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mardi 23 octobre 2007


La Collective des luttes pour l’abolition de la prostitution
Détourner les clients des rues d’Ottawa ne règle pas le problème de la prostitution

par Milaine Alarie et Geneviève Lafleur, pour la CLAP






Écrits d'Élaine Audet



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La CLAP désire se prononcer sur l’initiative du Service de Police d’Ottawa concernant la gestion de la prostitution de rue dans les quartiers de la ville. En effet, la Ville d’Ottawa enverra une lettre aux conducteurs soupçonnés d’être des clients potentiels de la prostitution. Si la CLAP applaudit l’initiative de contacter les clients afin de les dissuader d’avoir recours à la prostitution, elle dénonce cependant les arguments énumérés dans la lettre.

Un coup d’épée dans l’eau

Tout d’abord, ces arguments, loin de sensibiliser les clients à la réalité accablante de la prostitution, incitent simplement ces derniers à se déplacer dans d’autres quartiers. La lettre ne décourage pas les hommes à acheter le corps des femmes, mais leur suggère plutôt de ne pas le faire dans les quartiers d’Ottawa. Ainsi, cette lettre ne représente qu’une solution éphémère et ne fera que déplacer le problème.

Puis, la lettre renforce la stigmatisation des personnes prostituées en les décrivant comme les « pécheresses » qui amènent danger, drogues et SIDA dans les banlieues paisibles d’Ottawa. De plus, le document insiste sur la sécurité communautaire, ignorant celle des personnes prostituées, affichant une fois de plus le mépris que l’on exerce à l’égard de ces personnes.

Recommandations pour une réelle abolition de la prostitution

La lettre devrait plutôt reconnaître que la prostitution est une institution d’oppression dans lequel l’homme exploite femmes et enfants. Elle devrait renseigner le client sur les réalités sombres de la prostitution, en évitant tout propos méprisant à l’égard des personnes prostituées et en insistant sur le droit de tous et chacun de vivre dans la dignité, le respect et l’égalité. Puis, le client potentiel devrait être fermement averti que, s’il est intercepté à tenter d’acheter le corps d’autrui, une sanction sévère lui sera imposée.

Finalement, si la Ville d’Ottawa tient réellement à éliminer la prostitution de rue, elle devrait offrir des services d’aide aux personnes prostituées désirant se sortir de ce milieu opprimant et dangereux. La CLAP espère que la Ville d’Ottawa saura réorienter son projet afin de réellement éliminer la prostitution à Ottawa.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 18 octobre 2007.


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Milaine Alarie et Geneviève Lafleur, pour la CLAP

Membres de la Collective des luttes pour l’abolition de la prostitution (CLAP), Milaine Alarie est bachelière en Études des femmes et Geneviève Lafleur est travailleuse sociale.

Contact
Milaine Alarie
819-923-2323
Courriel : clap_ottawa@yahoo.ca



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