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vendredi 4 novembre 2011

Prostitution = violence - Imitons les féministes françaises

par Micheline Carrier






Écrits d'Élaine Audet



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Des dizaines d’organisations féministes françaises ont manifesté le 5 novembre pour revendiquer notamment ceci : "l’abrogation du délit de racolage et la mise en oeuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution."

Je rêve que les groupes féministes québécois, qui sont très nombreux, osent aussi sortir de leur réserve et réclamer la même chose du gouvernement du Canada.

Ils aideraient ainsi les femmes à lutter contre la violence.

Entre la fausse neutralité de la Fédération des femmes du Québec sur le sujet et l’engagement de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle, le choix me semble facile, si l’on est sincère en affirmant vouloir lutter contre toutes les formes de violence.

Il s’agit d’oser briser le silence et déplaire à certaines féministes influentes, dans les universités ou dans des groupes, et ainsi, on donnera l’exemple et du courage à toutes ces femmes qui ne sont pas dans la situation de prendre la parole pour dénoncer cet esclavage moderne que sont la prostitution et la traite des femmes et des enfants à des fins de prostitution.

Osons dénoncer collectivement cette institution patriarcale qu’est la prostitution, ce serait un acte féministe productif et percutant.

Mon souhait : que les prochaines manifestations publiques contre les violences faites aux femmes réclament du gouvernement canadien, comme revendication immédiate, "la décriminalisation des personnes prostituées et la mise en oeuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution."

"Si nous ne se soucions pas les unes des autres, si nous n’avons pas les yeux tournés vers la construction d’un monde où les options de survie des femmes ne passent pas par la vente de leur corps aux détenteurs du pouvoir, alors notre mouvement ne peut pas être qualifié de progressiste. Il ne peut même pas être appelé un mouvement. Ce critère n’a pas à être intériorisé par le seul mouvement féministe, c’est quelque chose que doit comprendre la gauche dans son ensemble. L’éthique du « chacun pour soi » n’a jamais été notre vision de la liberté, et pourtant, quand il s’agit des femmes, nous avons été manipulé-es au point d’y voir une formule libératrice." Meghan E. Murphy, dans "Prostitution et "slutwalk" - Bâtir un mouvement féministe progressiste à l’époque individualiste".

P.S. Si vous n’avez pas vu le film d’Ève Lamont « L’Imposture. La prostitution mise à nu », ne le manquez pas s’il est diffusé dans votre région ou procurez-vous-le en DVD. Depuis le temps que la propagande pro-industrie du sexe pratique l’intimidation et nous rabat les oreilles avec ce soi-disant "métier comme un autre", vous pourrez entendre un autre son de cloche dans ce film bouleversant, la parole de femmes qui sont sorties de la prostitution ou qui veulent en sortir. Page Facebook de « L’Imposture ».

Mis en ligne sur Sisyphe, le 4 novembre 2011


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Micheline Carrier
Sisyphe

Micheline Carrier est éditrice du site Sisyphe.org et des éditions Sisyphe avec Élaine Audet.



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