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vendredi 20 novembre 2009

Femmes et enfants tués par des hommes ou des inconnus au Québec en 2009

par Martin Dufresne






Écrits d'Élaine Audet



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2009

2009 : au moins 23 meurtres de femmes, dont 20 par un conjoint, partenaire sexuel ou membre masculin de la famille, ainsi que 10 meurtres de jeunes et d’enfants, dont 9 par leur père.

*Les notices en caractères gras désignent les meurtres commis par un conjoint, un ex-conjoint, un partenaire sexuel, le père ou un fils de la victime.

Joëlle Laliberté, 12 ans, et ses frères Marc-Ange, sept ans, et Louis-Philippe, quatre ans, apparemment tués par un de leurs parents ou les deux – Marc Laliberté, âgé de 46 ans, et Cathy Gauthier Lachance. 36 ans, à Chicoutimi, le soir du 1er janvier, dans ce qui aurait été un « pacte de suicide » des adultes qui venaient tous les deux de perdre leur emploi. Marc Laliberté s’est suicidé après le triple assassinat, mais son épouse a survécu à ses blessures et été accusée de triple meurtre prémédité et d’assistance à un suicide.

Monique Tardif, 83 ans, étouffée par son mari, Roland Pelletier, 86 ans, le 4 janvier à Lachine. Celui-ci a ensuite appelé la police pour déclarer que sa femme « ne respirait plus ». Il a été accusé de meurtre non prémédité.
Melissa Lambert, 31 ans, victime de deux balles à la tête, dans la nuit du 5 au 6 janvier, à Trois-Rivières. Cette gymnaste a été retrouvée gisant au sol dans un appartement de la rue Perreault, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine. Les policiers s’étaient rendus sur les lieux après que les jappements incessants d’un chien aient alerté les voisins. Elle a été transportée à l’hôpital de Trois-Rivières, où elle a succombé à ses blessures. La police recherche comme témoin important son conjoint, Guy Dupont, 39 ans, propriétaire du condo où s’est produit le meurtre, un homme dont le dossier criminel comprend des voies de fait et dont on n’a retrouvé que la voiture à quelques km du crime.

Anne-Sophie Turcotte, 3 ans, et son frère, Olivier Turcotte, 5 ans, poignardés dans leur sommeil à Piedmont le 22 février, à plus de 15 reprises, par leur père, Guy Turcotte, cardiologue de 36 ans à l’Hôpital de St-Jérôme, qui a été jusqu’à leur arracher le coeur soi-disant pour se venger de la mère des enfants, elle aussi médecin à cet hôpital, dont il venait de se séparer et avec qui il gérait une garde partagée des victimes. L’assassin a laissé des propos masculinistes où il disait entre autres : « Les femmes n’ont pas de coeur et les hommes n’ont pas de couilles. » Il a ensuite ingurgité de l’antigel (mais précisément à l’heure où il devait déjeuner avec ses parents qui l’ont retrouvé et emmené à l’hôpital). Il s’y est rapidement rétabli, après avoir été emmené à un autre hôpital, ses collègues de travail ayant refusé de le soigner. Même si l’assassin a été accusé de double meurtre prémédité (courriel adressé à la mère trouvé sur son ordinateur, propos justifiant le double assassinat, tenus une fois Couture arrivé à l’hôpital), la plupart des journalistes et éditorialistes masculins – comme Mario Roy de La PRESSE dans un texte intitulé « L’homme de Piedmont » – ont tous défendu les thèses négationnistes de l’acte de folie, du malaise masculin contemporain, bref relativisé la responsabilité de Turcotte pour le double meurtre, tout en reprenant les revendications masculinistes classiques pour plus de services, de soutien et de pouvoirs aux hommes, afin de leur éviter toute « détresse ».

Jessica Neilson, 25 ans, mère de famille trouvée morte dans sa voiture, au fond d’une ruelle du quartier St-Henri de Montréal, le 17 mars, trois mois après sa disparition. La voiture serait restée là tout ce temps sans que personne ne remarque la présence de la victime, partiellement dévêtue à l’intérieur. Son ex-conjoint, Shawn Forster Murray, 33 ans, qui a de longs antécédents de violence conjugale, est le principal suspect.

Un chauffeur de taxi de 57 ans domicilié à Laval, Mahboud El-Hage, 57 ans, récemment séparé et qui vivait chez sa sœur, tue de coups de feu à la tête son épouse Jinane Ghanoum, 38 ans, mère de trois adolescent-es, le 24 mars, chez elle à Laval. En instance de divorce depuis quelques mois, El-Hage avait été déjà arrêté pour violence conjugale, mais avait été laissé en liberté, ce qui lui avait permis de menacer de mort Ghanoum à plusieurs reprises. Il s’est suicidé après le meurtre.

Lamia Bouchekkif, 30 ans, battue à mort le 10 avril par son mari, Alirio Lopez Herreno, 37 ans, qui a appelé le 911 pour dire que sa femme était tombée dans l’escalier et qu’elle semblait morte. Lorsque les policiers sont venus l’arrêter le 15 avril, ils l’ont trouvé pendu. Il avait perdu son emploi en décembre et sa femme, qui soignait une scoliose, lui avait annoncé son intention de divorcer.

Lisa Lespérance, 39 ans, étranglée le 20 avril à St-Côme par son ex-conjoint, Serge Gascon, 56 ans, qui l’avait convaincue de se rendre avec elle chez un notaire pour finaliser une séparation qu’il refusait d’accepter. Gascon a pris la peine d’aviser sa sœur par téléphone avant de commettre le meurtre et de se suicider par asphyxie dans sa camionnette, à côté du cadavre de Lespérance.

Huguette Rousse, 62 ans, étranglée le 30 avril, à Salaberry-de-Valleyfield, par son ex-conjoint Marc Thibaut, 51 ans, dont elle était séparée depuis l’été dernier. Il l’avait attirée chez lui, à quelques portes de chez elle, en se plaignant d’être déprimé depuis la perte de son emploi il y a quelques mois.

Jennifer Hernandez, 47 ans, veuve et mère de 5 enfants, morte étouffée puis brûlée dans un appartement du boul. Henri-Bourassa, au cours de la nuit du 30 avril à Montréal, après avoir appelé à l’aide en criant au meurtre sans que ses voisins n’appellent la police. Jose Calejas Hernandez, 25 ans, a été arrêté le même jour et accusé d’incendiat et de meurtre non prémédité.

Suzie Perreault-Ayotte, 65 ans, ex-conseillère municipale, abattue d’un coup de feu chez elle à Trois-Rivières, le 12 mai. Après un interrogatoire axé sur un soupçon de meurtre prémédité, son mari, Léger Ayotte, 68 ans, a été simplement accusé de l’avoir « aidée ou encouragée à se suicider » en lui fournissant une arme à feu chargée, selon sa version du drame. Des voisins ont pourtant témoigné que la victime semblait en pleine forme depuis un retour de voyage. Ayotte a été remis en liberté comme « ne présentant pas un danger pour la société » et invité à consulter un psychologue. Les médias ont fait grand cas de son traitement pour un cancer.

Kim Ngu Lien, 67 ans, morte le 20 mai après avoir été gravement battue à coups de poing par trois voleurs de sacoche de 15 et 16 ans à sa descente d’un autobus, la nuit du 18 mai, à Montréal-Nord alors qu’elle revenait d’un cours de danse en ligne. Un des adolescents (15 ans) est finalement accusé fin septembre 2009 d’homicide involontaire, vol qualifié, complot pour vol et possession de marijuana.

Huguette Bilodeau, 68 ans, trouvée morte dans le congélateur chez elle, à Chertsey, le 6 juin. Son fils dans la quarantaine qui habitait avec elle depuis 5 ans a été emmené par la police pour être interrogé comme « témoin important ». Il a finalement été simplement accusé d’outrage à un cadavre.

Lisette Duval Mailhot, 60 ans, tuée d’un coup de feu, alors qu’elle écoutait la TV, par son conjoint Robert Mailhot, 68 ans, le 24 octobre, à Montréal, dans l’arrondissement Pierrefonds-Roxboro. Le suspect, diminué par une maladie cardiaque depuis quelque temps, aurait ensuite tenté de s’enlever la vie en absorbant une substance toxique. Il va être accusé de meurtre. Le fils de la victime a déclaré à un journal local : « Le suicide est un problème qui touche plusieurs familles et c’est quelque chose que je vis présentement. »
Abdou Alain Keita, 11 mois, a été trouvé en détresse respiratoire, le 12 juin, chez son père, Mohamed Lamine Keita, 40 ans, à Montréal, à la suite d’un appel à la police. Malgré les efforts des ambulanciers, le décès a été constaté à l’hôpital, et l’affaire est traitée comme un meurtre prémédité. Le père était dépressif depuis la perte de son emploi.

Quatre résidantes de Brossard, tuées le 30 juin lorsque leur voiture a été précipitée dans le canal Rideau à Kingston, alors qu’elles revenaient de Toronto : Zainab Shafia, 19 ans, et ses sœurs Sahar et Getti, respectivement âgées de 17 et 13 ans, de même que Rona Amir Mohammed, 50 ans. Mohammed Shafia, 56 ans, le père des trois jeunes filles et ex-époux de la quatrième – qu’il a tenté de faire passer pour sa cousine – a été arrêté trois semaines plus tard avec sa femme et son fils de 18 ans, Hamed, alors qu’ils s’apprêtaient à quitter le Québec. La police explore l’hypothèse d’un crime d’honneur prémédité et a déposé des accusations de meurtre prémédité et complot pour le commettre. La DPJ était intervenue à trois reprises dans cette famille en raison du comportement de Hamed qui exerçait l’autorité familiale. Sa sœur Zainab avait porté plainte contre lui. Contrairement à un ordre du juge, Mohammed et Hamed Shafia ont été emprisonnés dans la même cellule en attente de leur procès, pour les protéger des autres détenus.

Kristelle Duval, 25 ans, est morte le 6 juillet, à St-Eustache, peu après avoir été portée au service d’urgence de l’hôpital local par son conjoint de 32 ans, Vivian-Marie Carcasse, 33 ans, disant qu’elle avait besoin de soins. Il a tenté de repartir mais a été arrêté pour violence conjugale. Elle avait décidé de le quitter mais il avait réussi à la convaincre d’aller chercher quelque chose avec elle. Les deux étaient originaires de l’île Maurice.

Giusepina « Pina » Rizzi, 47 ans, coiffeuse de cinéma depuis vingt ans, est trouvée par un passant, son corps enroulé dans un tapis calciné, dans un hangar de la rue Notre-Dame est à Montréal, le 4 août. Trois hommes avec qui elle a été vue quittant un bar de la rue St-Laurent au cours de la nuit deux jours plus tôt sont recherchés par la police.

Sonia Frappier, 30 ans, recherchée par la police, retrouvée portant des traces de violence sur le haut du corps, a été trouvée morte et à demi-dévêtue par un passant dans un stationnement de Chomedey (Laval), le matin du 10 août. Il pourrait s’agir d’un meurtre lié à la prostitution, fréquente à cet endroit. Elle avait été condamnée en mai à deux mois de prison pour possession de drogue et recel, alors que son complice avait été condamné à un an.

Carmen Jobin, 66 ans, poignardée à mort par son ex-conjoint, Jean-Pierre Jobin, 67 ans, qu’elle avait quitté depuis peu, à St-Jean-de-Matha, le 18 août, alors qu’accompagnée d’un policier de la Sûreté du Québec, elle était retournée chez elle déménager ses affaires. Le policier a commis l’erreur de la laisser seule avec l’assassin, pourtant très agité, qui après l’avoir tuée, s’est lui-même poignardé et est décédé quelques heures plus tard.

......................, femme de 37 ans, tuée à coups de couteau à Montréal, apparemment par son conjoint, le 26 août, angle Crémazie et 21e rue, en présence de ses deux enfants.

Daphnée Pelchat, 6 ans, assassinée par son père, Albert Pelchat, 46 ans, dans un motel de Brossard, au cours de la fin de semaine du 18-20 septembre. Il s’est ensuite suicidé. Les corps ont été trouvés par la femme de chambre le 20 au midi. Le père, qui avait violenté la mère à plusieurs reprises, était séparé de celle-ci depuis la naissance de l’enfant. Pourtant, malgré le dépôt par la cousine/deuxième mère de la victime d’une plainte à la DPJ pour violence psychologique, il avait toujours droit à des visites le week-end. La mère s’inquiétait pour la sécurité de l’enfant, mais la DPJ tardait à réclamer des visites supervisées. L’organisme s’était contenté de demander à Pelchat de se soumettre à un test psychologique…

Natasha Cournoyer, 37 ans, disparue le soir du 1er octobre à Laval, après sa sortie de son emploi au Service correctionnel du Canada, qui l’amenait à être en contact avec des ex-détenus. Elle a été retrouvée morte le 5 octobre à Pointe-aux-Trembles dans un boisé au bord du St-Laurent qui était souvent utilisé par des consommateurs de drogue. Claude Larouche, un menuisier de 47 ans, avec un lourd passé d’agressions contre femmes et enfants, a été arrêté le 6 novembre sur la base d’une preuve d’ADN. Il avait tenté d’agresser une joggeuse quelques instants avant le meurtre de Cournoyer.

Monique Chapleau, 60 ans, poignardée à mort à Roxboro le 24 octobre, par son conjoint André Beaudet, 68 ans, qui a ensuite inhalé des produits chimiques. Beaudet avait déjà fait quatre tentatives de suicide.

Marie-Josée Desmeules, 40 ans, tuée chez elle de cinq balles par son conjoint, Harold Gauthier, 42 ans, dont elle s’apprêtait à divorcer, à Chicoutimi le 1er décembre. Dépressif, il avait détruit des objets chez elle en mai 2006, avait tenté de se suicider et n’aurait pas dû posséder des armes à feu, la police de Saguenay ayant fait en juin 2006 une demande préventive pour lui retirer le droit d’acheter une arme à feu. Mais le ministère de la Sécurité publique s’est désisté de cette requête et Tremblay a conservé le droit d’acheter l’arme qu’il a utilisée pour tuer sa conjointe en 2009. Il s’est suicidé après le meurtre. La famille de Desmeules a réclamé en mars 2010 à la succession de Gauthier plus d’un demi-million pour graves préjudices et perte de soutien affectif.

Keven Duquet, 17 ans, poignardé avec un couteau de boucher le soir du 6 décembre par Jonathan Dulac, 18 ans, qui n’aurait pas aimé une remarque de Duquet, dans un autobus de Québec où les deux étaient passagers. Dulac a été accusé de meurtre non prémédité.

Cécile Leduc, 51 ans, abattue d’un coup de fusil de chasse chez elle par son mari, Marc Massé, 48 ans, le 12 décembre à St-Constant. TVA – dont elle était une employée – a pudiquement rapporté que « leur relation s’était détériorée dans les derniers temps… ». Massé s’est suicidé après le meurtre.

......................., 28 ans, a fait une chute mortelle de 9 étages d’un immeuble à logements de Montréal, à 5 :30 a.m. le 12 décembre, peu après avoir été vue se disputer avec un homme de 21 ans. Celui-ci a été emmené au poste de police comme témoin important pour interrogatoire. Aucune accusation n’a été portée.

....................., 84 ans, en phase terminale à l’hôpital de Chicoutimi, agressée par un autre résidant, de 72 ans, le 21 décembre. Elle est morte le lendemain, mais le Dr Michel Miron, chargé de l’enquête, a décrété qu’elle était morte de « mort naturelle ».

Mis en ligne, novembre 2009


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Martin Dufresne



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