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mercredi 10 novembre 2010

Femmes et enfants tués par des hommes ou des inconnus au Québec en 2010

par Martin Dufresne






Écrits d'Élaine Audet



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Femmes et enfants tués par des hommes ou des inconnus au Québec en 2010

Les noms qui figurent en caractères gras sont ceux où l’on sait que le meurtrier est le conjoint, un partenaire sexuel, le père, le frère ou le fils de la victime.

2010

(_____________________, 48 ans, trouvée morte le 27 février dans un logement de la rue Bossuet à Montréal. Un homme de 41 ans qui était sur place a été amené au poste pour interrogatoire.)

Jeannette Gélinas, 64 ans, disparue à Windsor, le 11 mars. Son partenaire sexuel, Robert Mayette, 67 ans, de Victoriaville, aurait jeté à l’eau la victime avant de se pendre. Les recherches se sont poursuivies le long de la rivière St-François jusqu’au 18 mars, mais sans succès.

Ginette Lavallée, 68 ans, poignardée à mort de plusieurs coups de couteau, à Mercier, le 24 mars, par son mari de 72 ans, Réjean Lépine, qui se serait ensuite infligé des blessures non mortelles et a été hospitalisé. Un voisin a indiqué qu’après avoir découvert le drame, le fils de la victime s’est mis à crier et à lancer des morceaux de bois. Lorsque les policiers sont arrivés, il leur a fait des reproches : « Je vous l’avais dit, vous auriez dû... » Lépine a finalement été accusé de meurtre 2 jours plus tard pendant lesquels son nom n’a pas été publié. Il avait fait une première tentative de suicide trois mois plus tôt.

Line Sansoucy, 40 ans, trouvée morte avec traces de violence, chez elle dans le quartier St-Léonard de Montréal, rue Viau, le 27 mars. Elle aurait été battue à mort après une « blind date ». Un homme de 36 ans, Paolo Dasylva, a été arrêté le 19 avril et des accusations de meurtre au premier degré déposées contre lui.

(_________________), 27 ans, trouvée morte chez elle, enveloppée dans un drap, à Longueuil le 29 mars, trois jours après son décès. Son conjoint, Ernest Jones, 50 ans, s’était suicidé ce jour-là en sautant en bas d’un immeuble en construction. Auteur de violences conjugales répétées contre la victime, selon le journaliste Hugo Meunier, il avait plusieurs fois parlé, en larmes, de ses difficultés et annoncé son idéation meurtrière à la surintendante de son appartement, qui l’assurait à chaque fois que c’était impossible, qu’il était une bonne personne, qu’il devrait demander de l’aide, etc. La police a cependant conclu que la femme était morte de mort naturelle et son nom n’a été publié nulle part.

La Québécoise Louise Gaudreault, 54 ans, poignardée à mort avec des ciseaux chez elle, près de Cabarete en République Dominicaine, le 9 avril. La police a traité comme principal suspect le peintre québécois Bob Desautels, 60 ans, du célèbre trio PDG, qui s’est illustré aux Foufounes Électriques il y a 15 ans. Lui-même a témoigné en avoir beaucoup voulu à la victime pcq son meilleur ami, le dominicain Luis Bonilla, s’était électrocuté en faisant des travaux chez elle un mois plus tôt. Desautels a été arrêté, relâché et invité à rester sur l’île par la police le temps de l’enquête, mais il est rentré au Canada et clame son innocence.

(________________), sexagénaire trouvée sans vie chez elle, rue de Bullion le 9 avril à Montréal. Son corps portait des traces de violence. Les journaux n’en ont pas reparlé.

Lucille Martel, 43 ans, tuée de 3 balles dans la nuque par son conjoint, Éric Hamelin, 39 ans, à Lavaltrie le 23 avril, après que celui-ci ait appelé sa mère pour l’avertir qu’il venait de tuer sa femme et son chien. L’animateur Claude Poirier a prétendu à la radio qu’il s’agissait d’un pacte de suicide. Les agents ont créé un « périmètre de sécurité » autour de la maison, mais n’ont pénétré dans la maison SEPT heures plus tard. Le Journal de Lavaltrie : « Même si, dans un passé récent, la police avait déjà été appelé à intervenir à cette adresse, aux dires des voisins, c’était un couple sans histoire. » La PRESSE : « …le couple avait fait les manchettes il y a environ deux ans, après avoir survécu par miracle à un plongeon en motoneige dans les eaux glaciales du fleuve Saint-Laurent. »

Marie-Pascale Proulx, 40 ans, de Laval, tuée chez elle le matin du 30 avril par son conjoint, Jacques Sauvé, 52 ans, qui a été arrêté le soir même à Québec où il s’était enfui. Les voisins entendaient souvent des cris venir de la maison.

Cinthia Toussaint, 23 ans, tuée et jetée dans un trou d’homme d’un terrain de stationnement du quartier St-Michel le 18 mai à Montréal, près de l’endroit où elle avait donné rendez-vous à un ex-conjoint, Mario Romain, 26 ans, pour discuter d’une dette de 700$ pour pension alimentaire qu’il avait à son égard. Romain a été arrêté et accusé de meurtre, malgré ses dénégations.

Thomas Phillipon, 4 ans, tué à St-Ferdinand le 24 mai, lorsque son père Denis Philippon, 26 ans et récemment séparé, a jeté sa voiture dans un champ à haute vitesse. Quelques instants plus tôt, Philippon avait causé un autre accident dans un village voisin en heurtant délibérément un camion, accident où les frères Alexandre Fleury, 14 ans, et Sébastien Fleury ont été tués.

Tiffany Morrison, une femme Mohawk de 25 ans, dont les restes ont été retrouvés dans des buissons près du pont Mercier le 31 mai. Elle était disparue à l’été 2009 après avoir été reconduite à Khanawake d’un bar de Montréal. Une enquête de meurtre a été amorcée.

Marie-Nicole Rainville, 71 ans, tuée par son mari, le juge à la retraite Jacques Delisle, 75 ans. Celui-ci a été accusé le 15 juin du meurtre prémédité de son épouse en novembre 2009, dans son riche domicile à Québec. Celle-ci avait été victime d’un ACV quelques mois plus tôt qui l’avait laissée avec d’importantes séquelles. Le juge Delisle, qui avait pris sa retraite en juin 2009, aurait déguisé son meurtre en suicide. C’est le fait que des membres de la famille ont demandé la présence d’avocats avant de répondre aux questions de l’enquête de routine qui aurait mis la puce à l’oreille des enquêteurs. Delisle a aussi été accusé de possession sans permis d’une arme à feu prohibée et chargée. Il a été libéré sur caution de 200 000$. Les médias parlent déjà de « meurtre par compassion »…

Cindy Gauthier, 24 ans, trouvée morte dans un terrain vague à Chibougamau, le 22 juin. Son conjoint, John-Ross Weizineau, 24 ans, a été arrêté après avoir fait une sortie de route au volant de la voiture de la victime, déguisé en femme, à Dolbeau. Il venait de purger huit mois de prison pour voies de fait. Il a été accusé de meurtre au deuxième degré.

(___________), 45 ans, tuée par son fils de 15 ans à Ste-Julie après une engueulade, le 28 juin. Le meurtrier, qui ne peut être nommé pour sa protection, avait obtenu une sortie du centre jeunesse où il avait été écroué après avoir battu sa mère il y a deux ans, l’ayant d’abord fait basculer dans un bain. La Couronne a déposé une accusation de meurtre au 2e degré (non prémédité) et a refusé de demander que la cause procède devant le tribunal pour adultes. Le père du meurtrier, un agent de la GRC qui avait quitté la mère durant sa grossesse, puis obtenu une garde partagée mais dont il n’assumait pas la responsabilité selon une proche de la victime, était à Toronto pour réprimer les manifestants anti-G20 au moment du meurtre.

Anthony Tanguay, 7 ans, et Gabriel Tanguay, un an, étranglés le 14 juillet sur la rue Galt à Montréal, par leur père, Jacques Roger Tanguay, 72 ans. Sa femme de 33 ans, avec qui il avait souvent des altercations, était absente de la maison au moment du double assassinat. Tanguay était apparemment très endetté et n’a laissé aucune note explicative avant de se suicider avec la même corde.

Shirel Attar, 14 ans, assassinée à coups de couteau, à Côte St-Luc, une banlieue de Montréal, le 9 août. Des voisins ont entendu des cris mais n’ont pas appelé la police. Les « querelles » étaient fréquentes dans ce logement. Moar Attar, 18 ans, frère aîné de la victime, a été appréhendé quelques heures plus tard pour interrogatoire, puis accusé de meurtre prémédité. Il a comparu de son lit d’hôpital, ayant été blessé dans l’incident. Au début octobre, il a été jugé apte à subir son procès mais impossible à tenir criminellement responsable, parce que souffrant de schizophrénie et d’épisodes psychotiques à l’occasion.

Marie-France Rhéaume, 40 ans, tuée dans ce qui a d’abord été perçu comme un accident de « car surfing » à Charlesbourg le 10 août, lorsqu’elle est tombée du toit d’un véhicule utilitaire sport roulant à grande vitesse qui s’est enfui ; elle est décédée 17 jours plus tard à l’hôpital. Son conjoint de 48 ans au lourd dossier judiciaire, Mario Girard, qu’elle avait quitté le jour du meurtre à cause de sa violence, a finalement été arrêté et accusé de négligence criminelle ayant causé la mort et de délit de fuite un mois plus tard.

Réjeanne Pelletier, 82 ans, de Rock Forest, portée disparue le 13 août et retrouvée morte dans un boisé proche de chez elle le 17. Un jeune homme de 16 ans qui avait apparemment volé la voiture de Mme Pelletier après avoir fait du porte en porte dans sa rue en demandant de l’aide a été arrêté à Sherbrooke le 16 août et accusé sous plusieurs chefs. Il s’était évadé en vélo d’un centre d’accueil de Sherbrooke.

Jeannine Proteau, 76 ans, asphyxiée par son conjoint Gilles Nadeau, 66 ans, le 22 août à Val-Bélair. Celle-ci était handicapée à la suite d’un ACV. Du meurtrier, qui s’est ensuite suicidé, les médias ont dit qu’il venait d’apprendre qu’il avait le cancer. Ils ont immédiatement parlé d’un « pacte de suicide » et il a fallu que la police corrige cette fausse impression parce qu’elle ne reposait sur aucun élément probant.

Suzanne Lamy-Boisvert, une infirmière de 52 ans, battue à coups de poings au visage et étranglée le 5 septembre à Louiseville par son fils Carl, 21 ans, un cégépien qui souffre du syndrome d’Asperger et a été accusé de meurtre au 2e degré (non prémédité).

Nouténé Sidimé, 13 ans, d’une commotion cérébrale après avoir été battue par son père de 71 ans, Moussa Sidimé, le 6 octobre à Longueuil. Il a été accusé de voies de fait graves ayant causé la mort.

Violaine Mouffe, 32 ans, trouvée morte à proximité d’un immeuble dans le quartier Pointe-St-Charles de Montréal, l’après-midi du 13 octobre. Selon la police, il s’agirait d’un meurtre, mais commis sans arme. Le nom de la victime n’a pas été divulgué avant plusieurs semaines.

Marie Altagracia Dorval, 28 ans, poignardée à mort le 16 octobre, chez elle à Montréal-Nord, par son mari, Edens Kenold, 34 ans, qui l’avait agressée par le passé et dont elle était en train de divorcer. Il la harcelait depuis plusieurs mois et elle avait obtenu une ordonnance de non-communication, mais la voiture de son mari était souvent sur sa rue sans que celui-ci soit arrêté. Elle avait demandé l’aide de la police deux mois plus tôt mais aucun enquêteur n’était venu la rencontrer. Comme à leur habitude, les médias ont simplement parlé d’une « dispute conjugale ». Kenold a été arrêté le lendemain, accusé de meurtre prémédité, puis soumis à trois évaluations psychiatriques successives en deux mois.

Chantal Charbonneau, 37 ans, étranglée à St-Mathias-sur-Richelieu, le soir du 18 octobre, par son ex-conjoint, René Thériault, 45 ans, qui habitait encore chez elle-même s’ils étaient en instance de divorce. Le meurtrier a abandonné le cadavre dans le coffre de sa camionnette dans un boisé près de chez son oncle, 400 km plus loin dans le bas du fleuve, à St-Modeste, où il a été arrêté.

Anne-Marie Desaulniers, 21 ans, étranglée le 20 novembre à Laval par son conjoint depuis 5 ans, Steven Léger, 26 ans, décrit par des proches comme « jaloux et possessif » et qui la battait souvent. Il n’a été accusé que de meurtre au 2e degré.

Sylvie Bergeron, 49 ans, poignardée chez elle à Québec le 30 novembre, après avoir été vue dans un bar du quartier St-Roch avec un jeune homme de race noire dont des photos ont été divulguées par le réseau TVA un an plus tard. La victime a été décrite par les médias comme ayant des problèmes psychiatriques.

Deyan Perisic, 10 ans, abattu de plusieurs balles le 13 décembre par son père montréalais à Coldspring, au Texas. Predrag Perisic, 54 ans, avait, après un divorce, obtenu de la juge Hélène Lebel la garde de Deyan et de sa sœur, Danyela, 12 ans, pour les emmener au Texas où il s’acquittait d’un contrat de génie – et ce malgré les préventions de la mère et les témoignages des enfants qui avaient peur du père, aux antécédents de violence familiale. Récemment, un nouveau jugement rendu au Québec avait, vu le non-respect du droit de visite de la mère, ordonné à Perisic de remettre les enfants à celle-ci. Il a alors disparu de son appartement au Texas et a appelé, le 10 décembre, le prêtre orthodoxe conseiller de la famille pour lui dire qu’il tuerait les enfants si son ex-conjointe tentait de faire appliquer l’ordonnance de garde. À l’arrivée de la police chez son frère où il s’était réfugié avec eux plutôt que de les remettre à l’avocat de la mère au Texas, comme convenu, le père s’est mis à tirer sur les jeunes. Danyela a tenté de protéger son frère et a été frappée de huit balles, mais a survécu. Perisic a été arrêté.


, 25 ans, morte après une chute du 11e étage du balcon d’un hôtel Holiday Inn (situé dans le quartier de la prostitution) à Montréal, angle de Bullion et René-Lévesque, le matin du 18 décembre. Le corps a simplement été remarqué par une passante qui a appelé la police. Un homme de 40 ans qui se trouvait dans la chambre, en violent choc nerveux, a été brièvement interrogé et relâché. La police a simplement dit qu’il n’était pas le conjoint de la victime mais originaire de l’Ontario.

Ornelia Fortunato, 49 ans, poignardée à mort chez elle le 19 décembre à Montréal par John Mullin, un schizophrène de 50 ans qu’elle hébergeait en même temps que son fils adulte. Il l’a agressée dans son terrain de stationnement. Elle a tenté de se réfugier chez elle mais il l’a suivie et a défoncé la porte. La police est allée arrêter l’homme à l’hôpital psychiatrique Douglas où il s’était réfugié.

Mis en ligne sur Sisyphe en 2010


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Martin Dufresne



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