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mercredi 20 décembre 2006

Andy Srougi de Fathers4Justice poursuit Barbara Legault et la revue À bâbord !

par Claude Rioux






Écrits d'Élaine Audet



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Déclaration publique et appel à la solidarité

Barbara Legault et la revue À bâbord ! poursuivies pour diffamation
par Andy Srougi, coordonnateur de Fathers4Justice

[Montréal, le 18 décembre 2006] - La militante Barbara Legault et la revue À bâbord ! font l’objet d’une poursuite en diffamation intentée par Andy Srougi, un membre du groupe Fathers4Justice. « M. Srougi [...] s’est fait connaître pour avoir escaladé le pont Jacques-Cartier, l’année dernière. » (La Presse, 7 décembre 2006). M. Srougi accuse Barbara Legault d’avoir « proféré des propos haineux » à son endroit dans l’article « Des hommes contre le féminisme » publié dans le numéro d’octobre/novembre 2006 de la revue À bâbord !

Dans sa requête, M. Srougi prétend que Mme Legault a écrit « des propos diffamatoires, mensongères [sic] et haineux [...] qui ont porté atteinte à [sa] réputation et lui ont causé une détresse émotionnelle qui a engendré des conséquences physiques douloureuses, qui l’ont empêché de dormir, lui ont donné mal à la tête et lui ont causé énormément de stress ». La requête en diffamation peut être consultée sur le site www.papataime.com, dont M. Srougy est l’animateur.
L’homme, qui se présente comme un « activiste pour le droit de l’homme », exige 20 000$ en dommages moraux pour cause de diffamation et 4000 $ en dommages exemplaires.

Dans l’article en question, Mme Legault faisait justement état du fait que la mouvance masculiniste utilise de plus en plus la poursuite judiciaire à l’encontre des groupes et des militantes féministes. Ce n’est pas la première fois que M. Srougi a recours aux tribunaux contre les féministes et leurs alliées, de même que contre diverses instances gouvernementales et personnages politiques. La Presse du 9 novembre 2006 rapporte en effet que, « exaspéré par les manoeuvres “abusives” de Fathers4Justice, le Barreau du Québec vient de s’adresser à la Cour supérieure dans le but de faire déclarer l’organisme et son principal porte-parole, Andy Srougi, plaideurs quérulents. » Selon Le Petit Robert, la quérulence est une « tendance pathologique à rechercher les querelles et à revendiquer, d’une manière hors de proportion avec la cause, la réparation d’un préjudice subi, réel ou imaginaire ».

Récemment, M. Srougi aurait confié à La Presse que « Le conseil d’administration de F4J a décidé d’entreprendre des poursuites contre tout organisme ou tout individu qui tente de diffamer F4J. [...] On a maintenant un avocat salarié dans nos rangs. D’autres personnes citées par À babord ! vont poursuivre cette revue. En 2007, vous allez voir beaucoup, beaucoup de poursuites, surtout contre les groupes féministes radicaux. » (André Noël, La Presse, 7 décembre 2006).

Défense juridique : Appel à la solidarité

Barbara Legault et le Collectif de la revue À bâbord !, une publication autonome bimestrielle ne recevant aucune subvention et entièrement produite par des bénévoles, lancent un appel à la solidarité des groupes et personnes inquiétées par cette poursuite.

Nous considérons que ce geste de la part d’Andy Srougi dépasse l’étendue de la présente poursuite, puisqu’il a également déposé des plaintes contre d’autres groupes et individus féministes et proféministes auprès de la Commission des droits de la personne, entre autres. Nous ne croyons pas que ce sont l’auteure et la revue À Bâbord ! en particulier qui soient visées par les allégations de diffamation, mais bien les analyses féministes mises de l’avant dans l’article en question, idées soutenues et portées par le mouvement des femmes et ses alliéEs au Québec.

Ce procès est donc éminemment politique, car cette poursuite remet en cause la liberté d’expression et la liberté de presse. Au sein du mouvement des femmes, le masculinisme est l’objet d’une attention soutenue, provoque des débats et suscite de vives inquiétudes.

La publication du texte « Des hommes contre le féminisme » n’est qu’une contribution de plus aux débats ayant cours. La poursuite intentée par M. Srougy, si elle était perdue par Barbara Legault et la revue À bâbord !, pourrait entraîner de graves conséquences pour les luttes féministes en général, en limitant sérieusement la capacité des féministes et des publications autonomes à publier des analyses et des opinions à même d’enrichir le débat public légitime et nécessaire sur la mouvance masculiniste. De plus, une victoire de M. Srougy menacerait sérieusement l’existence même de la revue À babord !

Création d’un fonds de défense juridique

Nous faisons donc appel à votre solidarité afin de créer un fonds de défense juridique qui leur permettra de se défendre dans cette cause contre les attaques d’Andy Srougi. Les frais liés au procès s’élèveront au bas mot à 4 000 $, en dépit du fait que maître Pierre-Louis Fortin-Legris et maître François Cyr, de l’étude Ouellet, Nadon & associés, tenteront de limiter le plus possible les honoraires et les frais liés à la défense.

Toute contribution sera la bienvenue, du plus petit don au soutien substantiel de la part d’organisations syndicales et communautaires. Veuillez s’il vous plaît envoyer vos dons avec la mention « Défense juridique » à :

La revue À babord !
Att : Claude Rioux/Défense juridique
Casier postal 67, succursale C
Montréal, Québec, H2L 4S7

Si le procès se solde par une victoire et que les frais juridiques sont couverts par Andy Srougy, les dons reçus seront retournés aux groupes et individus. Nous apprécions également les marques d’appui et de solidarité : n’hésitez pas à nous écrire. Les procédures judiciaires débuteront le 19 décembre. Nous vous tiendrons informéEs des développements dans cette cause. Nous vous remercions infiniment de vos contributions et de vos appuis.

En solidarité et en lutte,

BARBARA LEGAULT ET COLLECTIF DE LA REVUE À BÂBORD !

- 30 -

Pour information : Claude Rioux
crioux@ababord.org
Barbara Legault : barbaralegault@yahoo.ca

Mis en ligne sur Sisyphe, le 18 décembre 2006.
Transmis par Claude Rioux, le 18 décembre 2006.


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Claude Rioux


L’auteur est membre de la Commission civile internationale d’observation des droits humains au Mexique et membre du collectif de la revue À bâbord !



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  • La poursuite une arme redoutable !
    (1/1) 20 décembre 2006 , par





  • La poursuite une arme redoutable !
    20 décembre 2006 , par   [retour au début des forums]
    > Andy Srougi de Fathers4Justice poursuit Barbara Legault et la revue À bâbord !

    La poursuite judiciaire est devenue une arme pour imposer son point de vue, une arme pour réduire les gens au silence.

    On voit cela dans la poursuite judiciaire stratégique contre la mobilisation publique (L’AQLPA en a fait les frais dernièrement). Le but bien sûr est d’intimider, de réduire au silence, d’épuiser les personnes et les organismes financièrement, moralement, psychologiquement... Pendant que les individus se défendent, ils ont moins de temps pour les causes qu’ils défendent.

    Certains animateurs de CHOI-FM visaient les mêmes buts lorsqu’il narguaient les gens qu’ils insultaient, les mettant au défi de les poursuivre (donc d’engager argent, temps, ressources morales et psychologiques) si les propos qu’ils émettaient les brimaient.

    Un autre exemple : le groupe Sex Professionals of Canada qui veut poursuivre le gouvernement fédéral disant que ses lois menacent la vie des « travailleuses du sexe » ? Le groupe affirme qu’il veut défendre ses membres contre la violence. Cet argument, et la lutte contre le VIH/SIDA de tels groupe, sont des prétextes pour faire accepter la prostitution comme un travail.

    La poursuite : une arme de domination.


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