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jeudi 31 mai 2007

La scolarisation des filles en Afghanistan

par Carol Mann, chercheure en sociologie et directrice de l’association ‘Women in War’ à Paris






Écrits d'Élaine Audet



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L’opération américaine baptisée ‘Enduring Freedom’ fut mise en œuvre en Afghanistan au lendemain des événements du 11 septembre 2001 pour punir les présumés responsables, en particulier Osama Bin Laden, resté introuvable depuis cinq ans, et pour précipiter la chute des Talibans dont l’Occident ne s’était guère inquiété auparavant.

Dans les médias, du jour au lendemain, la burqâ à elle seule en vint à symboliser à la fois la domination masculine brute et ses conséquences sur le genre féminin, ornant une pléthore d’ouvrages traitant de près ou de loin de la situation afghane. Brandie comme un logo médiatique et paradigme de la femme afghane, elle a été transformée en cause célèbre à la suite des discours enflammés prononcés par les épouses des dirigeants américain et britannique, Laura Bush et Chérie Blair, qui s’érigèrent en championnes de l’instruction des femmes, à l’époque de l’« Operation ’Enduring Freedom’ » qui a suivi les événements du 11 septembre 2001 (1). La condition des femmes en Afghanistan, découverte ’soudainement’ au bout de sept années d’existence des Talibans, servit à justifier simultanément interventions militaires, ingérences humanitaires en Afghanistan et un certain discours féministe, en particulier aux Etats-Unis, de la part d’organismes qui découvraient la situation à retardement.

L’opération militaire comprenait une certaine notion de démocratie dans un effort de ’nation-building’ avec une large part dévolue à la scolarisation des filles. Les Talibans, on le sait, avaient interdit l’accès à l’école des filles, et imposèrent une scolarité strictement religieuse aux garçons, où une étude du Coran fondé sur la répétition de sourates appris par cœur et l’apprentissage de l’arabe, remplacèrent des cours de littérature, d’histoire ou de sciences. Le Ministre de l’Éducation au service du Mollah Omar déclarait fièrement qu’un futur médecin n’avait qu’à faire un stage chez un boucher pour apprendre tout ce qui lui pourrait être nécessaire à son métier en matière d’anatomie, ce qui reflète assez bien l’approche éducative de ce gouvernement.

La résistance

Une scolarité parallèle fut organisée dans les villes, surtout par des femmes lettrées, pour les jeunes filles sous forme de cours clandestins tenus à l’intérieur des appartements. Il y avait toujours un ouvrage de couture à portée de main en cas d’irruption de la part d’un milicien du Ministère de la Promotion de la Vertu et de la Répression du Vice. L’organisation féministe afghane RAWA (Revolutionary Association of the Women of Afghanistan), la seule à dénoncer depuis le départ les abus des intégristes, étendit ce type de scolarité à des villages. C’est ainsi qu’un bon nombre de filles et de femmes eurent accès à l’alphabétisation, privilège dont elles n’auraient guère pu profiter avant la mise en place de ce système, même avant l’arrivée des Talibans. En vérité, ceux-ci avaient interdit l’école aux quelques filles qui s’y rendaient en zone urbaine, la vaste majorité étant de toute façon analphabète.

Les médias se plaisent à donner l’impression d’un ’avant’ paisible où tous et toutes se seraient gentiment rendus dans des établissements scolaires, vivant une vie fondée sur des normes occidentales - avant l’intervention soviétique (décembre 1979) ou l’arrivée au pouvoir des Talibans (septembre 1996), selon l’opinion et surtout les intérêts de ceux qui tiennent de pareils propos.

Scolarisation des filles avant et après l’occupation

Avant de parler de l’état de la scolarité aujourd’hui, il faut, d’une part, évoquer la réalité de la situation avant le projet américano-karzaïen et, de l’autre, évaluer s’il y a vraiment eu un changement d’attitudes de la société afghane envers l’instruction des filles. En vérité, le gouvernement pro-communiste avait mis l’accent sur une scolarité laïque et obligatoire pour tous les enfants, à l’instar des rois progressistes qui l’avait précédé. Si aucun gouvernement afghan n’était véritablement arrivé à imposer l’école au fin fond du pays, c’est parce que, dans ce pays profondément tribal et rural, toute intervention venant de la capitale était et reste perçue comme une tentative d’ingérence et une menace proférée contre les privilèges patriarcaux autorisant la domination unilatérale des femmes, selon le droit coutumier pré-islamique, problème quasi-incontournable que connut l’Empire britannique dans la région avant l’aide humanitaire aujourd’hui.

L’ère pro-communiste permit l’accès des femmes à l’instruction et au travail, du moins à Kaboul : c’est bien de cette époque que datent les fameuses photos de jeunes afghanes en minijupes. Il est certain que ces mêmes jeunes filles court vêtues rentraient docilement à la maison le soir et épousaient quelque garçon choisi par la famille, malgré tout : les fondements de la société n’étaient guère ébranlés. La guerre civile entre les chefs de guerre (dont le fameux Massoud, vénéré en France, même si ses hommes sont responsables de la destruction d’une bonne partie de Kaboul, ce que n’importe quel Kabouli vous dira) et l’arrivée au pouvoir de ces anciens Moudjhaddins imposèrent un mélange unique d’islamisme et de droit coutumier, expérimenté dans les camps de réfugiés au Pakistan puis réimporté à la capitale. Les factions de Moudjhaddins étaient contre une éducation moderne pour les filles déjà dans les camps, puis en Afghanistan. Seules des femmes pouvaient désormais enseigner aux filles, une façon efficace de limiter toute scolarité, puisque les enseignantes n’étaient guère plus formées. Les femmes furent instantanément évacuées de l’espace public, et subirent un climat d’insécurité tel que les Talibans furent reçus en sauveurs quand ils prirent le pouvoir. Il faut préciser qu’aujourd’hui, parmi les représentants et dans le cabinet figurent certains de ces anciens seigneurs de guerre. La courageuse parlementaire Malalai Joya de la région de Farah est la seule qui ose dénoncer cet état des choses, et risque sa vie à chaque discours.

En 2001, on recensa 770 000 enfants scolarisés (2) ; en 2005, on passa à 5.2 millions selon le Ministère de l’Éducation afghane. Néanmoins, on ne peut se réjouir qu’à moitié : d’une part, la majorité des filles en âge scolaire ne vont pas à l’école, soit parce qu’il n’y a aucune structure, soit à cause des réticences parentales qui donnent priorité aux garçons. Les disparités dans le secondaire se poursuivent avec 5% des filles inscrites contre 20% de garçons, et arrivé au stade d’une quelconque formation professionnelle, sur les 57 000 inscrits ne figurent qu’environ 4500 filles (3).

Le problème d’alphabétisation est primordial - surtout dans un pays où 80% des habitants sont illettrés et de ce pourcentage une majorité de femmes. C’est ainsi que les classes se sont retrouvées remplies d’élèves de tout âge, de 6 ans à 20 ans sur les mêmes bancs. Le gouvernement Karzaï au début voulut interdire l’accès à l’école des femmes mariées de peur de contaminer l’innocence des élèves célibataires par de dangereuses révélations. Il s’agit d’une société où le meilleur garant de la virginité d’une jeune épouse est sa terreur lors de la nuit de noces parce qu’elle ignore tout du viol qui doit se dérouler avec l’homme inconnu que sa famille lui a choisi et souvent imposé. Néanmoins puisque les jeunes filles se marient souvent à partir de la puberté, les écoles auraient été quasiment vides sans la présence de ces très jeunes adolescentes.

Une éducation égalitaire ?

Le gouvernement américain et celui de Karzaï se sont appuyés sur une idéologie des droits humains où figure une éducation égalitaire. Là-dessus se sont greffés les desiderata des réfugiés ayant été scolarisés à l’étranger, dans les villes pakistanaises, à une moindre échelle dans les camps de réfugiés et surtout en Iran. Les femmes ont bien compris qu’une éducation pouvait les aider à se frayer un chemin personnel, en dehors des contraintes d’un patriarcat d’une extrême dureté. Il n’est pas étonnant que lors des élections, elles aient voté massivement, se sachant les principales bénéficiaires de tout effort de modernisation. Il est bien connu que les premières conséquences de l’instruction des femmes, c’est la baisse de la mortalité maternelle et infantile, puis l’encouragement à l’éducation de la génération suivante.

Cependant, le niveau de scolarité, quand celui-celle existe, est généralement extrêmement bas. En juin 2006, j’ai pu visiter une faculté qui formait les enseignant-es scolaires située dans un bâtiment superbe construit par la France. Malheureusement, on n’avait pas prévu de contrôler le niveau des enseignant-es. Je me suis rendue au cours d’anglais : le professeur, pompeux et prétentieux, “parlait” un anglais des plus exécrables, au grand désespoir d’un bon nombre de ses étudiant-es dont une partie revenait du Pakistan et maîtrisait bien l’anglais. Ma jeune amie Yasmin, qui est dans ce cas, disait : “Avec ce prof, on va achever de perdre toutes nos connaissances”. Comme dans tous les pays en reconstruction, les plus intelligent-es, les plus compétent-es, maîtrisant des langues, préfèrent de loin un travail bien payé dans une ONG étrangère au salaire misérable des enseignant-es.

Dans ce pays, on fait passer une loi, éventuellement un bâtiment est construit par une ONG qui a négocié un accord et les efforts s’arrêtent là, les efforts sont souvent disparates, incomplets et mal coordonnés. Peu d’ONG, en dépit de leur bonne volonté, ont des connaissances de terrain et ils importent des stéréotypes de progrès qui ne s’appliquent pas. Ainsi, on préfère expédier des ordinateurs dans des villages où il n’y a pas d’électricité plutôt que considérer d’abord le problème d’énergie. C’est ainsi que des générateurs privés sont installés à la hâte en post-scriptum à des projets mal élaborés, fonctionnant à l’essence importée, plutôt qu’un travail sur l’énergie solaire dans un pays dont la chaleur justement est la principale ressource (et la culture du pavot, qui en résulte). Dans le cadre de l’enseignement, il n’y a pas de formation adéquate des enseignant-es, peu ou pas de bibliothèques scolaires ou publiques. Au niveau le plus basique, l’alphabétisation est inutile s’il n’y a rien à lire.

Et pourtant, même ces efforts sont chaque jour combattus par des forces réactionnaires qui s’opposent à ces écoles, en particulier à celles des filles. Les sympathisants Talibans (qui ne sont jamais partis, contrairement à ce qu’on imagine) incendient les écoles, exécutent les enseignant-es, intimident les familles. Mais ce ne sont pas les seuls : il y a des groupes criminels (dont les cartels contrôlant la contrebande et l’héroïne), les seigneurs de guerre - comme dans la province de Wardak tenue par les troupes de Abdul Rabb al Rasul Sayyaf, ancien allié de Massoud, islamiste wahabbite soutenu par l’Arabie saoudite et officiellement accusé de crimes contre l’humanité. Les causes sont multiples, en premier lieu idéologiques, contre l’émancipation des femmes ou contre le gouvernement Karzai, les ONG étrangères ou bien, il y a des règlements de compte locaux.

Hostilité aux réformes et régression

Le problème est celui que rencontrèrent les colonisateurs autrefois. Les réformes législatives destinées aux femmes, ce « féminisme colonial » selon la chercheuse Leila Ahmed (4), servaient à légitimer une critique d’un Islam arriéré sous couvert d’une volonté de faire progresser le statut des femmes. Les hommes se sentaient autrefois comme aujourd’hui dépossédés de leurs prérogatives, émasculés en sorte par des pouvoirs étrangers voulant agir à leur place, féminisant ainsi leur rôle. Dans une société aussi patriarcale, de tels efforts sont d’avance condamnés si les hommes ne prennent pas un rôle actif à ces programmes afin de préserver leur sens d’honneur.

Les provinces les plus touchées sont celles du Sud, en particulier Kandahar où les ONG et les forces de reconstruction sont en train de se désengager à cause du danger réel pour leur personnel et du sentiment de futilité qui s’installe : en effet, bon nombre des nouvelles installations ont été incendiées et le taux de scolarisation est en train de baisser. Quelques 160 écoles ont été attaquées cette année, 145 l’an dernier. 330 écoles ont été fermées dans le sud du pays, de peur de représailles qui s’étendent dans d’autres parties du pays. Selon un discours du Président Karzai aux Nations Unies, 200 000 enfants scolarisés l’an dernier ne le sont plus aujourd’hui. Les premières victimes en sont les filles, plus que tout, les familles craignent pour leur honneur sexuel et préfèrent ne pas prendre le risque de les envoyer sur le chemin de l’école. Dans les coutumes, il suffit d’une rencontre malencontreuse - loin d’un viol - pour compromettre l’honneur de la fille et toute la famille avec lui. Pour éclairer ce point, voici un exemple vécu personnellement lors d’une enquête dans un camp de réfugié-es au Pakistan, connu pour ses sympathies pro-Taliban. Un des responsables m’expliquait pourquoi il n’envoyait pas sa fille faire les courses dans une des échoppes poussiéreuses du camp : “Songez donc, si quelqu’un voyait le vendeur rendre la monnaie à ma fille en lui frôlant la main, même si elle porte la burqâ, ce serait la fin de mon honneur...” La jeune fille restera cloîtrée chez elle, avec ses sœurs.

En vérité, la véritable victime, c’est la nation afghane en entier : elle a déjà perdu une génération à cause de la guerre et ses conséquences, elle risque d’en perdre une seconde par ce refus de l’éducation et d’ouverture sur le monde extérieur.

Néanmoins, il reste des actions possibles et efficaces. C’est pourquoi nous voudrions vous présenter, dans un prochain article, un projet de bibliothèque pour jeunes destinée à la ville de Farah qui sera réalisé par l’association FemAid à Paris, la ACA Gallery à Toronto, en collaboration avec l’association de la parlementaire Malalai Joya, la plus digne et courageuse défenderesse des droits des femmes en Afghanistan aujourd’hui.

© Carol Mann

Notes

1. Alice Thomson, « Lifting the Veil on what Afghan Women really want », The Daily Telegraph, London, 23 November 2001.
2. World Bank, “GenderStats : Database of Gender Statistics".
3. Chiffres du Ministère de l’Education d’Afghanistan, cité par l’excellent rapport du Human Rights’ Watch (document PDF), Vol.18 n°6, juin 2006.
4. Leila Ahmed : Women and Gender in Islam, Yale University Press 1992.

Mis en Iigne sur Sisyphe, le 17 décembre 2006


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Carol Mann, chercheure en sociologie et directrice de l’association ‘Women in War’ à Paris
femaid.org

Carol Mann, sociologue spécialisée dans la problématique du genre et conflit armé, directrice de l’association ‘Women in War’ à Paris.

Historienne, docteure en sociologue (EHESS), spécialiste de genre et conflits, chercheure associée au LEGS (Université de Paris 8), Carol Mann a créé deux ONG, l’une humanitaire www. femaid.org, l’autre womeninwar.org, destinée à l’étude de la condition féminine dans des situations de guerre actuelle. Elle a longuement séjourné en Afghanistan, Pakistan, Iran, R.D. Congo et en Bosnie pour ses recherches et ses projets humanitaires. Elle est l’auteure de La résistance des femmes de Sarajevo, Le Croquant, Paris 2014, Femmes afghanes en guerre, Le Croquant, Paris, 2010, et de Femmes dans la guerre 1914-1945, Pygmalion/Flammarion, Paris, 2010, ainsi que de nombreux articles. Elle collabore également à divers ouvrages et revues scientifiques. Rejoindre l’auteure sur Facebook à la page Women in War et sur Twitter .



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