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samedi 29 novembre 2008


6 décembre - La campagne des Roses de YWCA Canada
YWCA Canada demande au gouvernement fédéral un plan d’action pour mettre un terme à la violence contre les femmes et les filles






Écrits d'Élaine Audet



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Ottawa, mardi 25 novembre 2008 - YWCA Canada, la plus importante prestataire de refuges pour femmes et la deuxième prestataire de services de garde d’enfants, lance la campagne des Roses et demande au gouvernement fédéral la mise en place d’un plan d’action national visant à mettre un terme à la violence faite aux femmes et aux filles.

« Mettre un terme à la violence exige un changement dans notre mode de penser en tant que société », déclare Paulette Senior, DG de YWCA Canada. « La violence, quelle qu’elle soit, doit être considérée comme un comportement inacceptable », ajoute Mme Senior en faisant le lien direct entre la pauvreté, le manque de services de garde d’enfants abordables, et la capacité des femmes à se protéger contre la violence.

« Toute femme a besoin d’un endroit sécuritaire où vivre, elle doit pouvoir fermer sa porte sur la violence, après avoir fui un conjoint violent ou s’être sortie de l’itinérance », ajoute Mme Senior. « La vie dans la rue n’est jamais sans danger pour les femmes. »

Le lancement de la campagne des Roses, pendant la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, est soutenu par la Fondation canadienne des femmes, le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier, l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université et les associations membres de la YWCA à travers le pays.

« Les refuges d’urgence, le logement abordable à long terme, l’accès à un revenu décent pour les mères, les services de garde d’enfants abordables sont les éléments à mettre impérativement en place pour les femmes à travers le pays », affirme Gisèle Pageau du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier. « Dans notre Nord, le besoin de refuges d’urgence et de counselling professionnel est particulièrement alarmant. »

« Mettre un terme à la violence faite aux femmes exige la mise en place d’une stratégie à long terme qui renforce les femmes et traitent les facteurs qui mènent à la violence », confie Maureen Adams, vice-présidente de la Fondation canadienne des femmes. « Cela signifie que nous devons traiter la violence dans son ensemble : en assistant les enfants témoins de violence familiale, en informant les adolescents sur les relations saines, en aidant les femmes à reconstruire leur vie. Si les femmes continuent de gagner 73% de ce que les hommes perçoivent, et si plus d’un tiers des familles monoparentales dirigées par une femme continuent de vivre dans la pauvreté, alors les femmes et les enfants demeureront vulnérables à la violence. »

La campagne des Roses tire son nom du macaron créé en souvenir des 14 jeunes femmes assassinées à l’École Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. Cette campagne commémore également le 6 décembre comme notre Journée nationale de commémoration et d’action concernant la violence faite aux femmes. Elle définit clairement les actions à entreprendre par les particuliers, les communautés et les gouvernements. Les nouveaux macarons, signets et brochures ainsi qu’une communication virale envoyée aux députés ont contribué à sa promotion.

En visitant le site www.campagnedesroses.ca, les participant-es peuvent envoyer par courriel une rose virtuelle à leurs députés le 6 décembre, en leur demandant d’élaborer une stratégie nationale pour mettre un terme à la violence faite aux femmes et aux filles.

« Depuis le 6 décembre 1989, une génération d’étudiantes universitaires a grandi dans l’ombre du massacre de Montréal sans pour autant s’y sentir intimement liées », remarque Linda Rumleski, administratrice Genre et Equité auprès de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université. « Dans les campus des universités et collèges, les femmes sont exposées à de hauts risques, surtout celles entre 16 et 24 ans, qui sont particulièrement vulnérables aux agressions sexuelles ou aux relations violentes. »

La violence à l’égard des femmes est, dans le monde entier, la plus fréquente et la plus persistante des violations des droits de la personne, et le Canada ne fait pas exception. Plus de 50% des Canadiennes seront victimes de violence à un moment donné de leur vie, généralement avant l’âge de 25 ans, et dans la plupart des cas, elles connaissent leur agresseur.

« Alors que la violence chez les jeunes constitue une priorité au niveau des gouvernements fédéral, provincial et territorial, les discussions restent limitées aux armes et aux gangs », dit Tony Pacheco directeur général et président du YMCA-YWCA de la région de la capitale nationale. « Les jeunes femmes sont préoccupées par les agressions sexuelles et physiques, la discrimination et le harcèlement ainsi que par les problématiques de genre. »

« Le Canada n’est toujours pas un pays sans risque pour les femmes », déclare Paulette Senior. « Le gouvernement ne doit pas attendre le 20ème anniversaire du 6 décembre pour entreprendre les étapes nécessaires vers un plan d’action national coordonné. En revanche, une mise en place aujourd’hui même permettra de sauver des vies. »

Pour obtenir de plus amples informations sur YWCA Canada et ses programmes et services ou pour une entrevue avec Paulette Senior, DG de YWCA Canada, veuillez contacter Laura Tilley, coordinatrice de la communication au 647-883-2340.

A propos de YWCA Canada

YWCA Canada est la plus ancienne organisation de services polyvalents pour femmes au Canada. Avec 34 associations membres, couvrant plus de 400 districts et communautés du pays, la YWCA offre des programmes « Point tournant pour les femmes » traitant de leur sécurité personnelle et économique et de leur bien-être, qui s’adressent à 1 million de femmes et de filles dans neuf provinces et un territoire.

YWCA Canada est la plus importante prestataire de refuges permanents et d’urgence pour plus de 25 000 femmes, adolescentes et enfants, dont 6 000 femmes fuyant une relation violente chaque année.

La YWCA est la plus importante prestataire de programmes d’alphabétisation, d’aptitudes à la vie quotidienne, d’emploi et de conseil dans le pays, et la deuxième prestataire de services de garde d’enfants. YWCA Canada est membre de l’Alliance mondiale des YWCA qui regroupe 25 millions de femmes et de filles dans le monde entier, couvrant 125 pays. Pour plus d’information sur YWCA Canada et ses associations membres, veuillez visiter notre site à l’adresse suivante : http://www.ywcacanada.ca

Mis en ligne sur Sisyphe, le 25 novembre 2008


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