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lundi 24 juin 2013

La légalisation de la prostitution, une violence sociétale

par Sandrine Ricci, chargée de cours et doctorante en sociologie



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Pour son entreprise prostitutionnelle, l’industrie du sexe bénéficie de la banalisation grandissante de la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes. Elle profite aussi d’une volonté politique globalement inscrite dans une tendance à l’occultation des violences envers les femmes et dans une dynamique de relâchement d’interprétation des lois par les tribunaux canadiens depuis les années 1990. Un jugement de la Cour suprême en faveur du retrait des articles de loi concernant la tenue d’une maison de débauche (art. 210), le fait de vivre de la prostitution d’autrui (art. 212) et la sollicitation (art. 213), comme le demandent trois femmes dans l’industrie du sexe*, parachèverait le processus de légalisation totale de la prostitution au Canada. Cette perspective interpelle la responsabilité des juges et celle de l’ensemble de la population à l’égard de la reconnaissance de la prostitution comme une atteinte aux droits des femmes.

Depuis la fin des années 1990, on constate ainsi un relâchement de l’interprétation des lois par les tribunaux canadiens qui ont d’abord permis la nudité quasi complète des danseuses dites « exotiques », puis, par la suite, la danse aux tables, pour en arriver à un contact physique direct avec les clients-prostitueurs. De tels changements ont progressivement facilité le recrutement de femmes dans la prostitution, incluant celui des mineures, et l’expansion de la traite à des fins d’exploitation sexuelle, au bénéfice d’une industrie du sexe souvent associée au crime organisé, et de ses clients, principalement des hommes.

Rappelons qu’à l’heure actuelle, le Code criminel canadien condamne les activités entourant la prostitution, mais pas la prostitution comme telle. Il ne protège donc pas les personnes prostituées contre les proxénètes et criminalise autant les unes que les autres : bien souvent, les personnes prostituées ne sont pas considérées comme des victimes par le système judiciaire, mais comme des actrices de la prostitution.

D’autant que la mouvance actuelle propageant l’illusion du libre choix et la banalisation de la prostitution imprègne le discours de nombre d’acteurs et d’actrices dans ce dossier, que ce soit dans le secteur communautaire, incluant le mouvement des femmes, ou parmi les agents et les agentes de l’État. L’imprégnation d’un tel discours auprès des jeunes, filles, mais aussi des garçons, peut les conduire à envisager ce qui est présenté en termes de « travail du sexe » comme une façon d’accéder à une forme de reconnaissance ou à des biens matériels ainsi qu’à l’autonomie vis-à-vis de leur famille. La réalité du milieu de l’escorte ou de la danse nue tranche pourtant radicalement avec les représentations romanesques de la femme prostituée de haut vol, de la courtisane altruiste ou de l’escorte arriviste, qui prévalent dans un certain imaginaire collectif nourri de fictions, comme Pretty Woman, ou de déclarations récentes comme celles du cinéaste François Ozon, selon lequel beaucoup de femmes fantasment à l’idée de se prostituer, parce qu’elles ont essentiellement une sexualité passive.

Diversification des formes de prostitution

La culture de banalisation de la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes s’accompagne d’une diversification ahurissante des formes de prostitution mises en marché par l’industrie du sexe : « relation » complète, anale, sexe oral, avec ou sans préservatif, pornographie imprimée, vidéo, cybersexe, sadomasochisme, domination, téléphones pornos, escorte, « girlfriend experience », sexe tarifé à domicile, dans la rue, dans des bordels, des clubs privés, des bars, des salons de massage, des hôtels, que l’on trouve dans des petites annonces publiées dans les journaux de quartier, les grands quotidiens, les magazines culturels, les guides touristiques, les annuaires téléphoniques, sans compter l’offre omniprésente sur internet, qui inclut pédophilie, bestialité et autres pratiques déshumanisantes.

Tout cela pour satisfaire une demande accrue d’accès à des corps soumis, qui répondent à tous les goûts et ce, à des tarifs les plus « concurrentiels » possible (via des forums de discussion en ligne, des clients se partagent d’ailleurs les mensurations, les bonnes affaires et les stratégies pour avoir la plus « cochonne », la plus efficace, au meilleur prix, etc.).

Que ce soit sous la forme d’une « passe » vite faite dans la voiture du client, d’un 5 à 7 dans un bar de danseuses nues qui finit par une fellation dans un isoloir, d’un massage de « détente » sur l’heure du midi ou avant de rentrer à la maison, le sexe tarifé s’arrime désormais aux horaires de travail des différentes classes de travailleurs. La consommation de « services sexuels » ou de pornographie constitue pour certains un moyen de divertissement au même titre que les activités sportives et les jeux de société.

Les vacances sont vues par nombre d’hommes comme une occasion de tourisme sexuel qui, dans le prolongement de la prostitution coloniale, permet de consommer des corps exotiques à volonté et à bon marché, dans des destinations comme Bangkok, Boca Chica ou Marrakech, sans oublier les possibilités associées aux quartiers chauds d’Amsterdam ou de Berlin, ainsi qu’aux localités frontalières comme la Jonquera, aussi appelée la capitale des mégabordels, au cœur de l’Europe.

Pour sceller de lucratifs contrats, des gens d’affaires ou des politiciens – pensons à DSK - n’hésitent pas à offrir des « services sexuels ». Et de grandes fêtes se tenant lors d’événements sportifs courus comme le grand Prix de Montréal rivalisent entre elles pour savoir laquelle va proposer le meilleur cocktail composé d’alcool, de drogue et de sexe. Enfin, dans le confort de son foyer, quiconque possède l’équipement requis peut passer des heures à surfer sur internet et consommer ou diffuser de la pornographie ; parfois même involontairement, à cause de l’affichage intempestif de fenêtres publicitaires (pop-up) pornographiques et des cookies qui infestent nos ordinateurs. Bref, la consommation de sexe tarifé est une pratique intégrée au mode de vie d’une fraction de plus en plus large des hommes.

Divertissement normalisé

Le recours au sexe payant est plus que jamais un divertissement normalisé, présenté comme « naturel », à l’aune des rôles dictés par les stéréotypes sexuels et sexistes. Sa banalisation nourrit le mythe d’une sexualité masculine biologiquement déterminée par un désir irrépressible qu’il importe d’assouvir pour assurer une régulation sociale et éviter des débordements liés à des pulsions refoulées. Dans cette idéologie patriarcale, les femmes ont la responsabilité de satisfaire coûte que coûte la sexualité des hommes. C’est ce type de mythe que les féministes abolitionnistes travaillent à déconstruire en préconisant une sexualité vécue autrement que dans des rapports marchands générateurs de violence et d’exploitation, et à l’intérieur d’une quête d’égalité.

L’une des manières très efficaces de discréditer les voix qui dénoncent cette culture de banalisation (entendre les abolitionnistes) consiste à les associer au conservatisme politique et à la droite religieuse, cette droite qui constitue par ailleurs l’un des relais puissants du patriarcat. Dans leur défense de « la légitimité du travail du sexe », certains discours jugent réactionnaire, misérabiliste, moralisateur, victimisant, voire violent, le point de vue qui dénonce une tendance à la surenchère sexuelle et à la banalisation du sexe tarifé, la violence intrinsèque à la prostitution.

Inspirés par la pensée postmoderne aussi bien que par le sens commun, plusieurs estiment illusoire de vouloir transformer ou abattre les rapports de pouvoir en jeu dans la prostitution ; alors aussi bien travailler aux meilleures conditions possibles de son exercice. De cette analyse émane l’instrumentalisation de principes tels l’agentivité, l’empowerment, le droit de librement disposer de son corps ou même la libération sexuelle, ayant pour effet principal que la personne opprimée reste là où elle est, parquée, pour reprendre l’expression de Franz Fanon, tout en croyant qu’elle a une quelconque emprise sur sa situation. En conséquence, une femme affirmant pouvoir dissocier amour et exercice de la sexualité peut penser pratiquer la prostitution sans s’aliéner ; elle se sert simplement de son corps - qui ne serait pas elle-même, pour gagner sa vie. S’inscrire en faux contre cette proposition signifierait qu’on perpétue une vision moralisatrice de la sexualité.

L’industrie du sexe a clairement su reprendre à son compte ce type de principes féministes pour maintenir les femmes prostituées en poste au sein d’un lucratissime marché. Cette récupération garde dans l’ombre le fait que les personnes prostituées sont très majoritairement des femmes et les clients, des hommes, et qu’il y a donc là une manifestation de rapports de pouvoir liés au sexisme persistant au Québec comme ailleurs, ainsi que des rapports de pouvoir principalement liés au statut socioéconomique, au racisme et au colonialisme. Telle récupération de principes féministes par l’industrie du sexe garde aussi dans l’ombre le rôle du crime organisé, la violence omniprésente dans ce milieu et le fait que les histoires de vie des femmes qui sont prostituées s’avèrent marquées, pour la vaste majorité, par des abus de toutes sortes.

Légitimation de l’usage illimité du corps et de la sexualité des femmes

Les discours à l’effet que les « travailleuses du sexe » louent (et non vendent) leur corps (et non leur personne) dans le cadre d’échanges mutuels et de transactions sans impact sert en fait d’outil idéologique pour légitimer un usage illimité du corps et de la sexualité des femmes, celui des femmes prostituées comme celui de toutes les autres femmes, au service de l’ensemble des hommes. Or, c’est justement parce que les femmes souhaitent disposer librement de leur corps, qu’elles doivent s’opposer à cette forme de servage moderne qu’est la prostitution. Après avoir refusé le « devoir conjugal » édicté par les curés, les femmes n’ont pas à se soumettre à l’implicite devoir d’assurer le confort sexuel de tous les hommes.

L’objectif ici n’est évidemment pas de nier qu’un certain nombre de femmes font de la sexualité leur « métier » et sont convaincues d’exprimer ainsi leur propre liberté, et même, d’en retirer un sentiment de pouvoir personnel. Mais il est de notre responsabilité à toutes et à tous d’analyser cette parole à la lumière d’un cadre analytique plus large qui permet de prendre en compte les impacts psychologiques de la prostitution, ses conséquences sociales et les rapports de pouvoir à l’œuvre dans toute forme d’exploitation sexuelle à des fins commerciales.

Ainsi, la défense de la prostitution sur la base du consentement signifie qu’on élude la prise en compte des véritables conditions où s’exerce le choix individuel. Dès lors, la culture de banalisation de la marchandisation du corps et de la sexualité des femmes, dans laquelle s’inscrit la défense de la légalisation de la prostitution, constitue une forme de violence sociétale. D’une part, elle légitime le développement de l’industrie du sexe et l’exploitation croissante des femmes et des filles, et d’autre part, elle entrave la mise en place de rapports hommes-femmes égalitaires et la libération des femmes, celles qui sont prostituées au premier chef.

* La cause Bedford c. Canada, qui a été entendue par la Cour suprême le 13 juin 2013.

Note

Ce texte reprend des extraits du rapport de recherche La traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle commerciale : entre le déni et l’invisibilité (2012), de Sandrine Ricci, Lyne Kurtzman et Marie-Andrée Roy, publié par l’Institut de recherche et d’études féministes (UQAM). On obtient une synthèse de ce rapport sur le site de l’IREF.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 17 juin 2013

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Sandrine Ricci, chargée de cours et doctorante en sociologie

Sandrine Ricci est étudiante au troisième cycle en sociologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Inscrit dans le champ de la sociologie des rapports sociaux de sexe, son projet de recherche doctorale a pour ambition de contribuer à l’actualisation des analyses féministes des manifestations contemporaines de la violence envers les femmes. Sandrine Ricci est également chargée de cours à l’UQAM et coordonnatrice du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). De 2005 à 2010, elle a œuvré comme professionnelle de recherche au sein de l’Alliance de recherche entre l’Institut de recherche et d’études féministes et Relais-femmes (ARIR), membre de l’équipe travaillant sur les discours et les pratiques du mouvement des femmes québécois, ainsi que de l’équipe portant sur la traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle. Cette dernière a poursuivi ses travaux de façon indépendante et a publié son rapport de recherche en décembre 2012, intitulé « La traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle : entre déni et invisibilité » (les Cahiers de l’IREF).
Sandrine Ricci a complété une maîtrise en communication en 2007 et son mémoire portait sur les récits de survivance de femmes rescapées du génocide des Tutsi au Rwanda. Elle a collaboré avec plusieurs organismes communautaires et ONG, dont le Centre d’éducation et de coopération internationale (CECI), la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), le Collectif des femmes immigrantes du Québec et le Y des femmes de Montréal. [235 mots]

Elle compte plusieurs publications à son actif :

. Ricci, Sandrine ; L. Kurtzman et M.-A. Roy. 2012. « La traite des femmes à des fins d’exploitation sexuelle : entre déni et invisibilité ». Les Cahiers de l’IREF, coll. « Agora », no 4. Montréal : UQAM, 218 p.
. Ricci, S. 2010. « 20 ans à se souvenir, 20 ans à agir : exposé synthétique de la participation des groupes de femmes au colloque sur la tuerie de Polytechnique » in Blais, M. ; Dupuis-Déri, F., Kurtzman, L. et Payette, D. [dir.] Retours sur un attentat antiféministe : École Polytechnique de Montréal, 6 décembre 1989. Montréal : les Éd. du remue-ménage.
. Ricci, S. 2009. « Réflexion d’une chercheure muzungu sur sa relation contingente avec des rescapées du génocide des Tutsi », in Descarries, F. et L. Kurtzman [dir.]. Faut-il réfuter le "Nous femmes" pour être féministe au XXIe siècle ?, Cahiers de l’IREF, no. 19. Montréal : UQAM. 
. Ricci, S., Blais, M. et Descarries, F. 2008. « Une solidarité en mouvement : figures de la militance féministe québécoise », Amnis, « Femmes et militance », Paris, pp 169-182. En ligne http://amnis.revues.org/563
. Marchand, I. et Ricci, S. 2010. « Sexisme et racisme : la diversité ethnoculturelle, défi au mouvement féministe », in Corbeil, C. et Marchand, I. [dir.] L’intervention féministe d’hier à aujourd’hui. Portrait d’une pratique sociale diversifiée. Montréal : Éditions du remue-ménage.
. Szczepanik, G., F. Descarries, M. Blais et S. Ricci. 2010. « Penser le nous-féministes : le féminisme solidaire », Les Nouveaux cahiers du socialisme, No 4, « Luttes, oppressions, rapports sociaux de sexe ».
. « Vagins bulldozés », août 2004, http://sisyphe.org/spip.php?article1263,
. « Sexisme et mépris - Boycottons American Apparel », septembre 2005,
http://sisyphe.org/breve.php3?id_breve=441



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