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mercredi 19 mai 2004

Non au génocide de Gaza - Acte II

par Faïza Skandrani, écrivaine, fondatrice et présidente du groupe Égalité et parité






Écrits d'Élaine Audet



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Ceux qui ont hérité des souffrances du peuple juif et qui ont été éduqués par des parents ou des grands-parents échappés des camps nazis ont raison de vivre dans la hantise du retour de l’antisémitisme et devraient se mobiliser pour éradiquer une nouvelle forme de génocide.

Ceux qui ont subi l’oppression coloniale et qui ont été éduqués par des parents et des grands-parents qui ont combattu et milité pour se libérer du colonialisme ont tout aussi raison de vivre dans la hantise du retour du colonialisme oppresseur se targuant d’une mission civilisatrice.

Si le mot génocide palestinien paraît à une certaine frange d’intellectuels inapproprié ou disproportionné, tel était le cas pour les antisémites qui ne considéraient pas, à l’époque d’Hitler, le génocide perpétré par les nazis contre les juifs comme grave.

Aujourd’hui, l’avancée de la démocratie et des droits humains dans le monde aurait voulu mettre fin à tous les génocides du monde car l’être humain n’a choisi ni sa race, ni sa religion, ni son sexe, ni la couleur de sa peau.

Aussi les êtres humains devraient dénoncer tous les dérapages, qu’ils proviennent de juifs, de chrétiens ou de musulmans, Européens, Arabes, Israéliens ou Américains …convaincus que leurs causes sont justes car, précisément, c’est au nom de leurs convictions qu’ils commettent les crimes les plus terribles.

Dans la pratique quotidienne de la défense des droits de l’homme, il se pourrait que l’on fût accusé d’antisémitisme, de terrorisme, …et que des propos qui ne conviennent pas à des visions étroitement partisanes soient qualifiés d’immondes.

En effet, il n’est pas du tout évident de penser librement de nos jours, de s’efforcer de penser " autrement ", de tenter d’aller vers l’autre, d’établir un dialogue avec des personnes imprégnées d’idéologies différentes.

Les uns pourraient dénoncer les drames des Palestiniens, les autres les souffrances des Juifs, d’autres encore les discriminations raciales mais tous ceux-là ne sont pas divisés car leurs valeurs pourraient converger vers l’humanisme vieux de plusieurs siècles.

Les actes des kamikazes sont à dénoncer aux USA, en Irak, en Israël, au Maroc, en Tunisie, en Arabie Saoudite, en Turquie, en Espagne …tout comme sont à blâmer les bombardements, les destructions des maisons et des civils, les tortures infamantes infligées aux prisonniers des armées totalitaires en Afghanistan, en Irak, en Israël comme dans tous les autres pays, arabes ou non, qui violent la Convention de Genève.

Tous ces actes sont à condamner parce que tous ces actes sont des actes de terreur en ce qu’ils terrifient les populations civiles et qu’ils sont porteurs de morts, de souffrances, de maux de toutes natures.
Les actes de violence, qu’ils émanent des Etats (tortures) ou d’individus schizophrènes (exécutions sommaires) sont de même nature car ils ne tiennent pas compte de l’HOMME sans discrimination de religion, de sexe ou de race … Les uns sont " cachés ", les autres " montrés " avec une égale horreur …

Des discours qui cherchent à approfondir le conflit idéologique ou à exacerber le choc des cultures et des civilisations ne sont d’aucun intérêt. Des points de vue d’une réalité différente pourraient donner, à certains lecteurs, l’idée de défendre d’autres points de vue pour faire partager un aspect qui aurait pu échapper à certains auteurs …

Ecrire pour mieux appréhender la réalité et pour partager avec d’autres une ou des idées qui pourraient évoluer, se renforcer ou au contraire se transformer au contact d’un autre qui aurait su plaider la cause à laquelle il adhère …

Il est certain que beaucoup de terroristes invoquent l’Islam pour tuer comme d’autres pour clamer leur droit à l’autodéfense, comme d’autres encore prétendent imposer la démocratie et les droits de l’homme en semant des tapis de bombe sur les populations civiles. Tous ces faits et gestes sont à dénoncer, à condamner, à blâmer.
L’image de la décapitation en direct est monstrueuse comme sont monstrueuses les tortures pornographiques des prisonniers irakiens.
En fait toute action motivée par la haine est à bannir car " on ne peut semer la ciguë et prétendre récolter des épis ", d’après une épigraphe signée Machiavel et citée par Stendhal dans Le Rouge et le Noir.

Il serait toujours judicieux de frotter son esprit à ceux qui pensent autrement mais jusqu’à nouvel ordre les Arabes ne sont pas responsables de la Shoah et de nombreux juifs, du moins en Tunisie, ont été " protégés " par le Bey de Tunis qui s’est dressé contre la machine nazie et a interdit aux Allemands de toucher à un cheveu des citoyens juifs tunisiens (ce qui n’a pas été fait en Europe !).

Il est tout de même curieux qu’Israël cherche à dégager le corridor de Philadelphie (qui agresse le sémantisme du mot signifiant aimer son frère) en faisant croire à l’existence de tunnels souterrains entre la Palestine et l’Egypte ! Ce scénario est désuet parce qu’il a déjà été utilisé par l’armée am.ricaine en Irak I, Afghanistan et en Irak II …
Ben Laden évoluait dans des tunnels imaginaires dont la représentation imagée a permis à l’armée américaine de justifier le recours aux bombes à l’uranium enrichi et autres armes sophistiquées… De même Israël avance l’existence de ces tunnels pour détruire des maisons, tuer plus de Palestiniens, les disperser et les obliger à quitter leurs terres, eux qui réclament le droit au retour !
Israël tue et des manifestations contre l’antisémitisme sont organisées à Paris !

Les exhortations des grandes instances internationales sont sans effet.
Parole, parole …les Palestiniens continuent à être massacrés. C’est honteux ! Pour Israël, son Premier ministre, les membres du Likoud, la cour suprême d’Israël, " les chiens aboient et la caravane passe ", la caravane de la mort qui laisse derrière elle un paysage de tremblement de terre, un paysage lunaire où rien n’est épargné.
Israël n’est pas au-dessus des lois internationales, car ce sont ses violations de la légalité internationale qui ont semé, alimenté et créé les terroristes qui embrasent le monde aujourd’hui.

L’anarchie mène à la violence et la violence conduit à l’anarchie et au désir d’instaurer un autre type de justice à la Robin des bois : ce phénomène est dangereux car le terroriste pourrait être auréolé du mythe du brigand sympathique, persécuté, exécuté mais protégé par les populations frustrées : les terroristes musulmans d’aujourd’hui pourraient rappeler les carbonari italiens des années 1816-1820 en Europe, et les romantiques eux-mêmes comme Lord Byron, Stendhal, Schiller … se sont apitoyés sur le sort d’un Silvio Pellico ou d’un Confalonieri.

L’Autriche, la France, l’Espagne ont fait exécuter de nombreux conspirateurs qui contestaient les Restaurations, mais aujourd’hui l’Autriche a perdu le pouvoir qu’elle détenait à cette époque.

Le fait qu’une puissance politique comme celle des Etats-Unis oppose son veto à chaque fois que l’organisation onusienne veut sanctionner Israël pour ses crimes contre l’humanité (Jenine), fait que cette puissance encourage ce pays à instaurer une anarchie juridique, source d’une anarchie politique (multiplication des kamikazes), économique (perte d’emplois, perte de biens et de personnes), sociale (avec le millier de sans abri).

Anarchie juridique, source première du terrorisme, qui est la quête exacerbée par la population opprimée, frustrée, humiliée d’un ordre nouveau, qui transforme les opprimés en oppresseurs arbitraires. Réveillons-nous et crions ensemble à la face d’un monde anesthésié par la violence : NON AU GENOCIDE DE GAZA ET DU PEUPLE PALESTINIEN ! Ecrivons en rouge un S.O.S. et lançons le cri du cœur pour engager l’humanité à défendre un peuple abandonné de tous et menacé par des extrémistes de droite qui ne cherchent qu’à le détruire pour occuper ses terres.

Mis en ligne sur Sisyphe le 18 mai 2004

Lire également de la même auteure : « Non au génocide de Gaza et du peuple palestinien »


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Faïza Skandrani, écrivaine, fondatrice et présidente du groupe Égalité et parité

Faïza Skandrani est écrivaine et poète. Elle enseigne la littérature française à Faculté des Sciences Humaines et Sociales de l’Université de Tunis. Membre du Bureau directeur de l’Association des femmes tunisiennes pour la recherche sur le développement (AFTURD), elle est chargée des communications pour cet organisme.



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