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dimanche 11 janvier 2004

Conférence de la lauréate du prix Nobel de la paix 2003

par Chirine Ebadi, avocate






Écrits d'Élaine Audet



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Permission générale accordée pour toute publication dans des journaux en n’importe quelle langue. La publication de ce texte, en quelque langue que ce soit, dans des périodiques ou des livres ou sous forme numérique ou électronique autrement qu’en résumé exige le consentement de la Fondation Nobel (postmaster@nobel.no). L’avis de droit d’auteur souligné ci-dessous doit apparaître avec toute publication de longs extraits ou de l’ensemble du texte. Copyright © Fondation Nobel, Stockholm, 2003.

Conférence donnée par la lauréate 2003 du Prix Nobel de la paix, Madame Chirine Ebadi (Oslo, le 10 décembre 2003)

Au nom du Dieu de la Création et de la Sagesse, Votre Majesté, vos Altesses royales, Honorables membres du Comité Nobel norvégien, Excellences, Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un honneur insigne de pouvoir m’adresser à la population mondiale depuis cette illustre tribune. Ce grand honneur m’a été décerné par le Comité Nobel norvégien. Je salue l’esprit d’Alfred Nobel et rends hommage à toutes celles et ceux qui marchent réellement dans ses traces.

Cette année, le Prix Nobel de la paix a été accordé à une femme originaire de l’Iran, un pays musulman du Moyen-Orient. Nul doute que le choix de mon nom aura un effet inspirateur pour la multitude de femmes qui s’efforcent de faire valoir leurs droits, non seulement en Iran mais dans toute cette région du monde, des droits qui leur ont été retirés au cours de l’histoire. Votre geste amènera les Iraniennes, et les femmes de bien d’autres pays, à croire en elles-mêmes. Dans chaque pays, les femmes constituent la moitié de la population. Le fait de déconsidérer les femmes et de battre en brèche leur participation active à la vie politique, sociale, économique et culturelle équivaudrait à priver la population de chaque société de la moitié de ses talents. La culture patriarcale et la discrimination infligée aux femmes, notamment dans les pays islamiques, ne peuvent perdurer éternellement.

Honorables membres du Comité Nobel norvégien !

Vous comprenez certainement que l’honneur et l’assentiment moral attachés à ce prix auront un effet bénéfique et durable sur les initiatives humanitaires et bienveillantes du peuple de l’Iran et de la région environnante. La vigueur de cet assentiment bénéficiera à tous les gens qui y oeuvrent pour la liberté et pour la paix, femmes et hommes confondus.

Je remercie le Comité Nobel norvégien pour cet honneur qui m’est fait et pour l’appui moral qu’il représente pour les partisans de la paix de mon pays.

L’événement d’aujourd’hui coïncide avec le 55ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, un texte qui débute par la reconnaissance de la dignité inhérente et des droits égaux et inaliénables de tous les membres de la famille humaine, comme fondement de la liberté, de la justice et de la paix. Ce document nous promet un monde où tous les humains jouiront de la liberté d’expression et d’opinion et seront préservés de la terreur et de la misère.

Malheureusement, le rapport déposé cette année par le Programme de développement des Nations Unies (PDNU) laisse présager, comme par les années passées, un désastre qui éloignera l’humanité du monde idéal esquissé par les auteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme. En 2002, près de 1,2 milliard d’êtres humains vivaient dans une pauvreté scandaleuse, gagnant moins d’un dollar par jour. Plus de 50 pays étaient aux prises avec la guerre ou avec des désastres naturels. Le SIDA a jusqu’à maintenant exterminé 22 millions de personnes et transformé en orphelins 13 millions d’enfants.

Par ailleurs, au cours des deux dernières années, certains États ont violé les lois et principes universels des droits de l’homme en exploitant les événements du 11 septembre et la guerre internationale contre le terrorisme comme prétextes. La Résolution 57/219 de l’Assemblée générale des Nations Unies, du 18 décembre 2002, la Résolution 1456 du Conseil de sécurité de l’ONU, du 20 janvier 2003, et la Résolution 2003/68 de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, du 25 avril 2003, stipulent et soulignent la responsabilité qu’ont tous les États de veiller à ce que toute mesure adoptée pour combattre le terrorisme respecte nécessairement l’ensemble de leurs obligations en vertu du droit international, notamment les droits universels de la personne et le droit humanitaire. Néanmoins, on a justifié et légitimé, par le truchement de la guerre contre le terrorisme, l’adoption de règlements restrictifs des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi que la création d’organismes spéciaux et de tribunaux d’exception qui rendent difficile et parfois impossible la prise de décisions équitables.

Les partisans des droits de l’homme sont particulièrement inquiets lorsqu’ils et elles constatent que ces droits internationaux sont non seulement enfreints par ceux qui s’y opposent notoirement, sous le prétexte du relativisme culturel, mais également violés dans les démocraties occidentales, c’est-à-dire par les pays qui comptaient parmi les tout premiers codificateurs de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est dans ce contexte qu’on a vu, depuis plusieurs mois, des centaines d’individus arrêtés au cours de conflits militaires être emprisonnés à Guantanamo et privés de la protection stipulée par les conventions internationales de Genève, par la Déclaration universelle des droits de l’homme et par le Pacte international (des Nations Unies) relatif aux droits civils et politiques.

De plus, des millions de citoyens et de citoyennes de la société civile internationale se posent depuis quelques années, et particulièrement depuis quelques mois, la question suivante : Pourquoi certaines décisions et résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sont-elles contraignantes alors que d’autres résolutions du Conseil ne le sont pas ? Pourquoi au cours des trente cinq dernières années, des dizaines de résolutions de l’ONU concernant l’occupation des territoires palestiniens par l’État d’Israël n’ont-elles pas rapidement été appliquées, tandis qu’au cours des douze dernières années, l’État et le peuple irakiens ont été sujets à une attaque, un assaut militaire, des sanctions économiques et, pour finir, une occupation militaire, la première fois après recommandation du Conseil de sécurité des Nations Unies et la deuxième fois en dépit de l’opposition du Conseil ?

Mesdames et messieurs,

Permettez-moi de vous parler un peu de mon pays, de ma région, de ma culture et de ma foi.

Je suis Iranienne, une descendante de Cyrus le Grand, l’empereur qui a proclamé, alors qu’il était au pinacle du pouvoir, il y a 2 500 ans, qu’il " ne règnerait pas sur le peuple si celui-ci ne le désirait pas ". Il a également promis de ne forcer personne à changer de religion ou de foi et a garanti la liberté de chacun. La Charte de Cyrus le Grand est un des principaux documents qu’il importe d’étudier dans l’histoire des droits de l’homme.

Je suis musulmane. Dans le Coran, le Prophète est cité comme suit : "Nulle contrainte en religion !…Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie." Ce même livre divin présente la mission de tous les prophètes comme étant d’inviter tous les êtres humains à faire régner la justice. Depuis l’avènement de l’Islam, en outre, la civilisation et la culture iraniennes sont devenues imprégnées et animées d’humanitarisme et de respect à l’égard de la vie, des croyances et de la foi des autres ; elles ont acquis la tolérance, le sens du compromis et l’aversion pour la violence, le sang versé et la guerre. Les grands noms de la littérature iranienne, et notamment nos écrivains gnostiques - de Fafiz, Mowlawi (mieux connu en Occident sous le nom de Rumi) et Attar jusqu’à Saadi, Sanaei, Naser Khosrow et Nezami - sont les émissaires de cette culture humanitaire. Leur message est manifeste dans ces versets de Saadi :

"Tous les descendants d’Adam sont membres d’un même corps
Puisque tous ont même origine.
Quand par malheur l’un d’eux est opprimé
Les autres perdent le repos."

Le peuple iranien est aux prises depuis plus d’un siècle avec des conflits successifs entre la tradition et la modernité. Par un recours aux traditions anciennes, certains ont tenté et tentent encore de voir le monde par les yeux de leurs prédécesseurs et de résoudre les problèmes du monde actuel à l’aide des valeurs des ancêtres. Mais beaucoup d’autres gens, tout en restant fidèles à leur passé historique et culturel, leur religion et leur foi, cherchent à progresser de concert avec l’évolution mondiale, sans se laisser distancer par la caravane de la civilisation, du développement et du progrès. Le peuple iranien a démontré, notamment au cours des années récentes, qu’il se juge en droit de participer aux affaires publiques et qu’il tient à devenir maître de son destin.

Ce conflit se manifeste non seulement en Iran mais dans plusieurs États musulmans. Prétextant que la démocratie et les droits de l’homme sont incompatibles avec des enseignements islamiques et avec la structure traditionnelle des sociétés islamiques, certains musulmans ont légitimé des gouvernements despotiques et continuent à le faire. Toutefois, il n’est pas si facile de régner sur un peuple conscient de ses droits, au moyen de méthodes traditionnelles, patriarcales et paternalistes.
L’Islam est une religion dont le premier sermon au Prophète débute par le mot "Récite !" Le Coran glorifie la plume et l’écrit. Un tel sermon et un tel message ne peuvent entrer en conflit avec la conscience, la connaissance, la sagesse, la liberté d’opinion et d’expression et le pluralisme culturel.

Il en est de même pour la condition discriminatoire des femmes dans les États islamiques, que ce soit dans la sphère du droit civil ou dans le champ de la justice sociale, politique ou culturelle : cette condition s’enracine non dans l’Islam mais dans la culture patriarcale et dominée par les hommes qui prévaut dans ces sociétés. Cette culture ne tolère ni la liberté, ni la démocratie, tout comme elle ne croit ni en l’égalité de droit entre hommes et femmes, ni en la libération des femmes de la domination masculine (celle des pères, des maris, des frères…), parce que cette libération menacerait la position historique et traditionnelle des régents et des gardiens de cette culture.

Il faut dire aux gens qui ont proposé la notion d’un conflit de civilisations ou qui ont prescrit la guerre et l’intervention militaire dans cette région, ainsi qu’à ceux qui invoquent l’apathie sociale, culturelle et politique des pays du Sud pour justifier leurs actions et leurs opinions, que, si vous croyez réellement au caractère universel des lois internationales sur les droits de la personne, y compris le droit des nations à décider de leurs destins respectifs, et si vous croyez réellement à la priorité et à la supériorité de la démocratie parlementaire sur les autres systèmes politiques, alors vous ne pouvez penser seulement à votre sécurité et à votre confort, de façon égoïste et méprisante. Les Nations Unies doivent accorder la priorité absolue à la recherche de nouveaux moyens et de nouvelles idées pour permettre aux pays du Sud de bénéficier eux aussi des droits de l’homme et de la démocratie, tout en préservant l’indépendance politique et l’intégrité territoriale de leurs pays respectifs, en regard des changements à venir et des relations internationales.

La décision du Comité du Prix Nobel de la paix de faire de moi sa lauréate 2003, à titre de première personne iranienne et de première femme d’un pays musulman, m’inspire, comme elle inspire des millions d’Iraniennes, d’Iraniens et de ressortissants d’États islamiques. Elle nous apporte l’espoir que nos efforts, nos initiatives et nos luttes pour réaliser nos droits humains et pour établir la démocratie dans nos pays bénéficient de l’aval, du soutien et de la solidarité de la société civile internationale. Ce prix appartient au peuple iranien, à ceux des États islamiques et à ceux des pays du Sud, pour qu’ils instaurent chez eux les droits de l’homme et la démocratie.

Mesdames et messieurs,

J’ai parlé en avant-propos des droits de l’homme comme garants de la liberté, de la justice et de la paix. Si les droits de l’homme ne peuvent figurer dans les lois ou être appliqués par les États, alors, comme en témoigne le Préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme, les êtres humains n’auront d’autre choix que d’organiser une " révolte contre la tyrannie et l’oppression ". Un être humain que l’on dépouille de toute dignité et que l’on prive de tout droit, un être humain affamé, accablé par la famine, la guerre et la maladie, un être humain humilié et un être humain pillé n’est aucunement en position ou en état de recouvrer les droits qu’il ou elle a perdus.

Si le XXIe siècle souhaite se libérer du cycle de la violence, des actes de terreur et de la guerre et s’il souhaite ne pas répéter l’expérience du XXe siècle - celui où l’humanité a connu le plus grand nombre de désastres -, il n’existe pas d’autre voie que la compréhension et la mise en oeuvre de chacun des droits de l’homme pour chaque membre de l’humanité, sans égard à sa race, son sexe, sa foi, sa nationalité ou son statut social.
Dans la perspective d’un tel jour, veuillez agréer toute ma gratitude.
Chirine Ebadi. Conférence d’acceptation du Prix Nobel de la paix, Oslo, le 10 décembre 2003.

- Version française : Martin Dufresne

- Texte original en anglais :
http://www.nobel.no/eng_lect_2003b.html

- Prière d’indiquer la source originale en conformité avec les exigences du copyright si on publie des extraits ou des résumés.

© Permission générale accordée pour toute publication dans des journaux en n’importe quelle langue. La publication de ce texte, en quelque langue que ce soit, dans des périodiques ou des livres ou sous forme numérique ou électronique autrement qu’en résumé exige le consentement de la Fondation Nobel (postmaster@nobel.no). L’avis de droit d’auteur souligné ci-dessous doit apparaître avec toute publication de longs extraits ou de l’ensemble du texte. Copyright © Fondation Nobel, Stockholm, 2003.

Nos remerciements à la Fondation Nobel qui a autorisé la diffusion de cette conférence.

Mis en ligne sur Sisyphe, 7 janvier 2004


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Chirine Ebadi, avocate



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  • >l’espoir
    (1/1) 24 novembre 2005 , par





  • >l’espoir
    24 novembre 2005 , par   [retour au début des forums]

    Bonjour je m’appelle Djamila, je suis originaire du Kazakstan depuis 6 ans je suis en Belgique. Cette année J’aurais 18 ans et je sais ce que je veux en faire de ma vie, je fais tout pour pouvoir devenir medecin et aider les gens mais par dessus tout je voudrais aider les enfants de ce monde qui grandissant trop vite, leur solitude je ne la connais que trop bien. Quand on voit ses parents se déchirer, se détruire à cause de la pauvreté. Ne pas fermer l’oeil de la nuit pour enfin écouter la beauté et le réconfort du silence, penser que se gêler dans la neige ne peut être que bénéfique pour tout le monde. Aimer sa famille à en être praît de mourir pour elle sans pourtant qu’elle fasse attention à vous. Je suis une fille, une fille dans une grande famille de filles, ma mère est issue d’une fmille de 6 enfants dont 1 seul garçon qui est mort en prison quand j’avais un peu près 4 ans. Moi-même j’ai deux frères, un grand et un pertit, la jalousie je l’ai connu dès le momment que je su comprendre. Mon grand père offrais des cadeaux en cachette à mon grand frère, maintenant je peu comprendre, mais lorsque j’étais petite j’en ai passé des nuits entières à pleurer. Je comprend ma famille mais je ne lui pardonnerais pas pour autant, tout les choses que j’ai recentie m’en aigrie. Même si mes parents, ma famille me démande pordon, car ces pas leurs quelques paroles qui vont comblé tout le manque même pas d’affection mais d’attention que j’ai ressentie. Ici, en Belgique j’ai appris que moi aussi j’avais des désirs et par dessus tout j’ai rencontré quelqu’un qui m’aime et qui est près à donner sa vie pour moi. La confiance est une chose que je n’accorde presque à personne, mais ne vous faite pas idées je suis quelqu’un d’assez fort et je passé un certain temps à pleurer sur mon sort mais je sais qu’il est loin d’être le pire.Et que faire de soi un martir n’avance nul part. Je voudrais que la société comprenne qu’il ne faut pas aimer quelqu’un ou le contraire simplement parce qu’il est plus "utile". On gâte telement les garçons musulmans qu’ils deviennent tout sauf ce qu’il faut.
    Je vit toujours dans la même famille sauf que j’ai un nouveau papa qui grâce à mon étoile nous, moi et mes fréres considaire comme des egaux, il m’etoure d’attention grâce à lui j’ai compris que je ne suis pas un déchet de la nature mais une personne qui a droit au mêmes privilèges. Une chose est sûr ce qui m’est permis d’être la aujourd’hui, d’être maître de mon propre déstin , c’est ma foi, je crois en Allah et je ferais tout pour que les gens comprennent que musulman ne veut pas dire terrorisme ou encore femme sans droit. Quand j’ai lu votre texte sa ma donner du courage, l’imprétion de ne pas être seul et je voudrais vous dire que je vous soutient de tout mon coeur et que ce combat un jour je le ménerais avec vous.


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