| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Femmes du monde | Polytechnique 6 décembre 1989 | Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  

                   Sisyphe.org    Accueil                                   Plan du site                       






samedi 20 avril 2013

Mémoires de femmes

par Micheline Mercier






Écrits d'Élaine Audet



Chercher dans ce site


AUTRES ARTICLES
DANS LA MEME RUBRIQUE


J’ai déposé mes ailes
Le réveil de la sacrifiée
Enfance violée
Chemins de patience
Comme un cœur qui pleure
Elle marche
À Nadia Ajuman
Trop près pour que tu me voies
La magie de toi
Haïti - Des énergies positives existent encore
J’ai pas choisi
Dans la peau d’un Noir
Quatre chrysanthèmes
Tu es présente
Femmes-mères
Le coeur au centre
"Nous sommes tous des guerriers", de Sébastien Bec
Je crois en la femme
Envol et autres poèmes
Eux-elles et nous
Dans la Médina
Discernement
Quatre chrysanthèmes
Feux de langue
Le coeur au centre
Luminance
Feu sage
Effritement
Dissolution
Être prostituée, j’en ai jamais rêvé
La peur
Parole de louve
Illustre Mahomet !
Avril et ses vents
Chuchotements écrits
Poèmes de Kaboul
Funeste
Les longs chemins
Sous les cendres
Abnégation
Note finale
Mon bout du monde
L’étoile la plus fade
Comment (version rap)
Bas salaire
Lisse comme une pierre blanche
Chair, chère
Némésis
Dessins de l’U
Intervalle
Fer et feu







Mine de rien, la planète vibre de nouveau au son des battements de cœur de femmes qui, d’un commun accord se lèvent dans un silence abyssal et affirment d’un regard franc, nimbé d’une grande paix intérieure et d’une profonde sagesse que la vie leur a donné le pouvoir de co-création. Par leur volonté d’avoir, à travers les siècles, gravé le livre des droits ancestraux, elles ont ainsi acquis le droit de partager les dignes valeurs d’un véritable sang commun.

Mères de fils et mères de filles, mères d’un monde de grandes mères, mères d’un monde en éveil, tout simplement sans frontières. Gardiennes du souffle du cœur, elles prononcent haut et fort des paroles qui donnent vie à chaque levée du jour. Que de mots justes, justes paroles issues de la source et imprimées dans l’âme de ces femmes prêtes à donner leurs précieuses vies ne serait-ce que pour en sauver une, avec la certitude qu’une seule de ces vies est un réservoir de mémoires collectives enfouies au fond de l’univers. De tout, du tout en toutes, messagères, porteuses de droits communs, d’un profond ressourcement qui donne accès à une naissance exempte de tache. Ces femmes sans nom, ni prénom s’attèlent depuis des temps immémoriaux à la tâche d’élever la conscience universelle du monde vers l’inconditionnalité de l’amour.

Contrat de secrets mystiques, des femmes de cœur qui donnent sans compter recevoir ne serait-ce qu’une obole de gratitude. Vivantes dans l’ombre d’un magistral pardon, elles sont les illustres inconnues d’un mode de vie pavé d’un univers quantique et non illusoire. Femmes d’espérance aux couleurs multiples qui mènent la marche sur une rivière dorée sous un soleil radiant. Que de mains ouvertes semeuses d’espoir, d’harmonie, de paix, d’apaisement. Toutes en douceur, calleuses d’avoir trimé dur, d’or ou d’ébène, porteuses de miel, teintées du rosier qui jadis fut conçu par une autre mère prénommée terre de roses et finalement porteuses d’eau de guérison. Toutes ces femmes qui donnent dans un inconditionnel amour, une minuscule étincelle qui peut encore ressembler au bonheur d’être fidèle à la réalité.

Visages rigolés d’un pur lâcher prise, lissés par le pardon, avec ou sans voile, émetteur d’énergie et de regards cristallins, quintessence d’un esprit de compassion qui émerge par le don d’être un fil conducteur de liberté. Et parfois, par quelque regard dans l’espace d’un moment d’éveil, pointe une lueur de gratitude en leur direction.

Ce que bénira toujours le ciel est que toutes ces femmes qui, dotées d’un même rêve ont posé le pied sur terre, sur mer, dans les déserts, les oasis, les champs de blés. De villes en campagnes, d’un pays à l’autre, des continents jusqu’à la voûte stellaire, elles ont lutté, se sont butées à d’incommensurables embûches, elles ont chuté et se sont relevées dans toute leur force créatrice, elles ont alors levé les bras et prié d’une même voix l’espace d’un temps, le chant des retrouvailles et se sont uni à la puissance de la vie, de l’amour, de la paix et de l’harmonie en tout et partout.

À toutes ces femmes de cœur, sans noms sans couleurs et sans frontières de tout temps, de tous âges, À toutes ces femmes innommables au même regard dirigé vers des horizons de liberté, à toutes ces femmes qui se fondent dans un battement de cœur collectif. À la puissance des racines du monde. À la puissance des mémoires collectives préservées par la passion des mémoires cellulaires, je greffe aussi les battements de mon cœur, la puissance de ma mémoire et ma passion de femme sans frontière.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 20 avril 2013


Partagez cette page.
Share


Format Noir & Blanc pour mieux imprimer ce texteImprimer ce texte   Nous suivre sur Twitter   Nous suivre sur Facebook
   Commenter cet article plus bas.

Micheline Mercier

Micheline Mercier est née à Windsor en Estrie (Québec). De 2001 à 2007, Les Cahiers de la femme de l’Université York (Toronto), le site sisyphe.org et la revue Arcade de Montréal ont publié plusieurs de ses textes. Son premier recueil de poésie spirituelle « Mémoires Chakrique » a paru en août 2013.



    Pour afficher en permanence les plus récents titres et le logo de Sisyphe.org sur votre site, visitez la brève À propos de Sisyphe.

© SISYPHE 2002-2013
http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Retour à la page d'accueil |Admin