| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Femmes du monde | Polytechnique 6 décembre 1989 | Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  

                   Sisyphe.org    Accueil                                   Plan du site                       






mercredi 11 octobre 2006

La menace de tuer Redeker, un test pour l’état de notre démocratie

par Viviane Miles






Écrits d'Élaine Audet



Chercher dans ce site


AUTRES ARTICLES
DANS LA MEME RUBRIQUE


La 42e Assemblée Générale annuelle de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) rassemble jeunes et aînées
Les luttes menées à l’échelle locale sont liées et s’inscrivent dans un contexte global
À la mémoire de Marie Trintignant
L’économie du don, la théorie et les pratiques - Appel de textes
20e anniversaire de la Marche des femmes contre la pauvreté "Du pain et des roses" : des retrouvailles émouvantes et stimulantes
La présence des femmes sur Internet
"Lockout au Journal de Montréal. Enjeux d’un conflit de travail", chez M éditeur
Les garderies commerciales : la réponse du XX1e siècle ?
Grande manifestation contre l’austérité, samedi le 29 novembre à Montréal et Québec
Services sexuels pour les handicapés : la pitié dangereuse
Vatican VS mafia - Qui lave les péchés du monde ?
Résister et construire des alternatives au modèle patriarcal, capitaliste, raciste, lesbophobe et colonial
Obama ou le "Dream" de Martin Luther King ?
La dictature du regard
De petits pas contre la faim - Où déposer vos dons
Le féminin à géométrie variable - Être nommée pour exister !
Shéhérazade, une filiation possible pour les femmes militantes ou artistes contemporaines
La médaille du Barreau de Montréal 2012 décernée à Me Christiane Pelchat, artisane d’un monde meilleur
La CHI - Un humour dégradant et complice de l’injustice sociale
Grève étudiante - Des féministes de l’Université Laval s’indignent de la violence policière
Grève étudiante – "Allô la police !"
Témoignage - Mon chemin vers le bonheur
Des survivantes de tortures et de mauvais traitements exhortent le Canada à aider à mettre fin aux violations des droits de la personne aux Philippines
Discrimination sexiste dans l’industrie de la construction : mémoire
Aides domestiques – Le Conseil du patronat du Québec prend encore une fois position contre l’égalité des femmes
Québec - Une menace plane sur l’autonomie des organismes communautaires
Les femmes demandent réparation
Offrez des livres des éditions Sisyphe pour Noël 2010 - Deux forfaits à prix modique
Abolition de la Commission de l’équité salariale : un recul inacceptable pour les femmes !
Les crimes haineux déclarés par la police au Canada
Les organismes communautaires dénoncent les conséquences des actions gouvernementales
Les femmes immigrées et "racisées" font les frais d’une fragmentation du mouvement communautaire et d’un manque de ressources
Le réenchantement du monde par les médias
Dramaturgie de contes de fées dans les relations internationales
Équité salariale - la moitié des entreprises ne suivent pas la loi
Le scandale du financement des écoles privées
L’utérus national
Québec - Il y a 25 ans, Denis Lortie tirait sur des employés de l’Assemblée nationale
Mouvement de libération des femmes : 1970-2010
Éliminer la pauvreté : il faut faire plus ... et mieux
La Grande Déclaration Jeunesse de Québec
Nouveau-Brunswick - Aux personnes qui pensent que les femmes ont atteint l’égalité
Équité salariale - Radio-Canada à pas de tortue
Radio-Canada et les femmes journalistes - Avancez par en arrière, Mesdames
Quand le sexe prit le pouvoir
Pour le respect des droits et libertés des travailleuses et travailleurs (im)migrant-es au Québec et au Canada
Les nouvelles chaussures du ségrégationnisme
Aides familiales, travailleurs agricoles, et autres travailleurs (im)migrant-es à statut précaire : quels droits ? Quelles responsabilités gouvernementales ?
La pauvreté a des effets dévastateurs sur la santé des enfants
Arrière-pensées des discours sur la "victimisation"
Marchons le 7 septembre pour appuyer la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples
En Congrès, l’AFEAS réclame une loi pour protéger les droits collectifs acquis et l’égalité entre les sexes
Syndrome d’aliénation parentale ou SAP, une théorie contestée
Tuerie de Virginia Tech - La célébrité au bout du fusil
Dignes dingues dons
Luttes de classes et pauvreté plus tabous que le racisme. Entrevue avec Toni Morrison
Crime et pauvreté à l’ère du libéralisme
Sortir d’un gang criminel et reprendre goût à la vie
Printemps
Réaction du Comité des femmes des communautés culturelles de la FFQ sur les accommodements raisonnables
Rencontre laïque internationale le 10 février
Toutes les Montréalaises devraient disposer d’un logement de qualité, sécuritaire et abordable
Un goût de lendemain de veille
Lulu love Lili ou histoire d’L
Association étonnante d’une psychologue aux ateliers "Initiative vraie Beauté" de Dove
La Commission de l’équité salariale refuse la demande du gouvernement d’étaler le paiement
Devons-nous nuancer notre critique de l’islam ?
Point de rupture
L’R des centres de femmes du Québec à la recherche d’une travailleuse polyvalente
J’ai rencontré le quinquagénie
Le calendrier girl power 2007 s’inscrit dans le phénomène de l’hypersexualisation de la société
Jeux olympiques 2006 - J’ai perdu mes eaux limpides !!!
Déménagement du casino : une hausse du crime est prévisible
Ressources pour les femmes
Le gouvernement Harper veut museler les groupes de femmes
Dérives des banlieues : les filles, premières victimes
Les Misérables du XXIe siècle
Attention à la boîte de pandore de l’eugénisme scientifique
La France et le Québec, deux définitions divergentes de la laïcité dans l’espace public
Tout le monde en parle, de la peste raciste
Le mouvement étudiant et le renouvellement du projet social québécois
La longue marche des femmes vers l’égalité dans les métiers non traditionnels
Libre : la loi du genre
La Loi sur les normes de travail interdisant le harcèlement psychologique est en vigueur au Québec
Un couvre-feu pour les jeunes afin de réduire le vandalisme ?
Femmes, migration et frontières
L’amour a-t-il changé ?
Pauvreté : bouc émissaire
La Cour supérieure du Québec rend un important jugement sur l’équité salariale
Le totalitarisme "politically correct". Mythe ou réalité ? - Le milieu universitaire et la droite
Le totalitarisme "politically correct". Mythe ou réalité ? - Culture occidentale et analyse féministe
La chasse au "politically correct"
S’unir pour être rebelles - Rassemblement de jeunes féministes
La féminisation linguistique : nommer notre présence au monde
Équité salariale et dérives masculinistes
La malbouffe n’est pas toujours un choix personnel
Appel pour un Québec d’abord solidaire !
Les derniers titres de Sisyphe en permanence sur votre site
Radio France Outre-Mer attise le feu
La Charte mondiale des femmes pour l’humanité
Pourquoi cette rage ?
Privatiser les services de santé, un pis-aller
Une justice à géométrie variable
Quand l’industrie de la charité imite les « grandes »







Autorisation de diffuser accordée à Sisyphe par Metula News Agency : référence PR281071006IT. 3 octobre 2006 - Auteure : Viviane Miles. Toute reproduction entière ou partielle de cet article est soumise à la détention d’un accord ad hoc de la Metula News Agency. Les reproductions et/ou diffusions d’articles protégés par des droits d’auteur sans être au bénéfice d’une autorisation écrite sont illégales et passibles de poursuites pénales. Les sous-titres sont de Sisyphe.

Condamné à mort par des groupes islamistes. En 2006, en France. Au lendemain de la publication d’une tribune libre dans le Figaro, dont le thème était la violence de l’islam, une fatwa a été lancée contre son auteur, Robert Redeker, professeur de philosophie dans un lycée toulousain. Depuis près de deux semaines, et pour échapper à cette sentence, l’enseignant est contraint de se terrer « quelque part » dans l’Hexagone, de fuir de cachette en cachette.

Dans un pays démocratique comme la France, l’Etat est responsable de la sécurité de tous ses citoyens, en dehors de tout débat. Or, le professeur toulousain a adressé un appel de détresse à l’un de ses amis, se plaignant d’être abandonné par le gouvernement et de devoir trouver lui-même des abris de fortune, à ses propres frais. Je rappelle pourtant que, selon la loi, Robert Redeker a le droit absolu d’être protégé à son domicile, même si cela nécessite la mobilisation d’une division d’infanterie toute entière. Et si la configuration de sa demeure ne permet pas d’assurer sa sécurité, dans tout autre lieu décent mis à disposition par les autorités, et à la charge de ces dernières, bien évidemment, puisqu’elles se montreraient incapables d’assumer la protection du citoyen dans son espace naturel de vie. Ce qui se passe actuellement, dans le cas du professeur de philosophie toulousain, est tout à fait inadmissible et révoltant de la part des représentants de l’Etat.

J’ai, de plus, froid dans le dos en constatant qu’en moins de 24 heures, le temps écoulé entre la publication de l’article de Redeker et celle de la fatwa lancée contre lui, des groupes islamistes, implantés sur le territoire national, ont bénéficié d’une structure de renseignements suffisamment sophistiquée pour cerner leur cible. Ce, au point d’indiquer, sur Internet, le plan d’accès à son domicile, de faire connaître son lieu de travail, les détails sur les membres de sa famille ainsi que ses numéros de téléphone. La police doit prendre ses dispositions afin d’empêcher que ces groupes ne mettent leur menace à exécution. Dans le cas précis, il n’est pas question de se contenter d’une condamnation verbale ou de principe, ni même de se cantonner à défendre Redeker, mais c’est une action offensive qui s’impose de la part de la police, de la justice et du gouvernement. Une action qui fait long feu ! Le 1er ministre Villepin a à sa disposition tous les services assurant la sécurité du pays ; à ce titre, il peut et doit organiser une contre-offensive contre les terroristes. A lui de prendre donc instamment des mesures concrètes pour résoudre les problèmes de Redeker et combattre le terrorisme, non de s’en tenir à des paroles rassurantes. Il est 1er ministre, pas simple citoyen, ses commentaires sont secondaires, c’est son action qui compte.

Etant donné le niveau d’organisation des criminels qui menacent le professeur Redeker, il y a urgence absolue à les découvrir, les arrêter, les interdire, les démanteler : c’est ce que tous les citoyens de ce pays sont en droit d’attendre de leur gouvernement. C’est aux assassins et à leurs sympathisants de se terrer, et non à un personnage qui, pour avoir exprimé ses idées, doit désormais déménager tous les deux jours à la sauvette, après avoir été obligé de cesser d’exercer sa profession. La démocratie, en tant que système de gouvernement, ne consiste pas uniquement à assumer le bon fonctionnement des institutions quand tout va bien, mais c’est un système qui, lorsqu’il est correctement compris et appliqué, doit permettre de se confronter avec succès à ses ennemis auto-déclarés, lorsque ceux-ci le terrorisent. Si la démocratie cesse de fonctionner face aux menaces, c’est soit qu’elle n’était pas comprise par ceux qui sont les garants de son application, soit qu’elle a disparu dans les faits.

Dans le cas qui nous agresse, force est à la démocratie de constater que ce ne sont pas des « bandes de jeunes qui expriment une colère spontanée » qui posent cette fois-ci problème, mais des réseaux terroristes sophistiqués, organisés et par là même extrêmement dangereux.

Une condamnation de la fatwa mitigée

De plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, les Français n’ont pas condamné de façon unanime et exemplaire la fatwa lancée contre le professeur. Il est effarant de réaliser, qu’au berceau des droits de l’Homme, de nombreuses personnes soutiennent les menaces de mort proférées à son encontre. Je suis absolument choquée par la déclaration de Robien, le ministre de l’Education Nationale, qui mêle deux événements qui n’ont strictement rien à voir l’un avec l’autre. L’orientation de l’expression d’un point de vue par un individu ne doit, en effet, pas entrer en ligne de compte, ni même être mentionnée dans aucun communiqué ; la seule chose qui importe, à l’exclusion de toutes les autres, lorsqu’un intellectuel est menacé du châtiment suprême pour avoir exprimé ses opinions, c’est une condamnation totale et sans retenue par les pouvoirs publics, les intellectuels et le peuple, de tous ceux qui font peser une menace criminelle et physique sur l’un des habitants de ce pays.

Le fait de simplement évoquer que Redeker, en tant que fonctionnaire, « doit se montrer prudent et modéré en toutes circonstances », comme l’a fait Robien, atténue, voire explique sa condamnation à mort. Mettre dans la balance d’une part l’expression d’une idée, et d’autre part une menace de mort est inadmissible dans la République.

Même remarque en ce qui concerne le discours de Villepin. Bien qu’il commence par dire que la menace est « inacceptable », ce qui donne l’impression qu’il soutient inconditionnellement Redeker, il n’en poursuit pas moins en affirmant que « chacun doit pouvoir s’exprimer librement dans le respect bien sûr des autres. C’est la seule limite qui doit être acceptée à cette liberté. » Cette affirmation est correcte et peut s’appliquer à tous les cas. Mais dans cette occurrence précise, rappeler l’existence de cette limite de la liberté sous-entend que le professeur de philosophie l’a peut-être outrepassée, et cela explique que ce dernier soit menacé par ceux qui refusent et rejettent la liberté de s’exprimer.

Le communiqué du MRAP du 29 septembre est carrément infâme, quant à lui, qui va au bout de la symétrisation des actes, que nous condamnons. L’organisation de Mouloud Aounit réclame ainsi « d’une même voix, la condamnation des propos provocants de M. Redeker, sa protection contre toute atteinte physique et le châtiment des auteurs de ces inadmissibles intimidations et menaces de mort », concluant que c’est la « preuve, s’il en était besoin, que toute forme de violence en appelle hélas d’autres en retour, parfois plus extrémistes encore ». Le MRAP, dont le premier réflexe, lors du déclenchement de cette affaire, fut de passer au scanner l’article du professeur, « pour voir s’il y a dans ce texte matière à qualification pénale, et (pour porter) plainte le cas échéant. » Ce mouvement termine ainsi sa glissade qui l’a mené de la défense des victimes du racisme à celle de l’islamisme, comme en témoignait la série d’articles que notre agence lui avait consacré en 2003 déjà : « SOS MRAP : Mouvement à la dérive ». [1ère partie ; 2ème ; 3ème ; 4ème ].

Seule est en cause la menace. Expliquer c’est excuser, et excuser c’est justifier que des assassins puissent appeler à perpétrer un crime. Cela va même plus loin, car de victime, Redeker acquiert, de par ces excès de consensualisme, le statut de coupable. Coupable d’avoir froissé la susceptibilité d’une partie de la population du monde et de France, d’avoir provoqué l’ire de groupes fanatiques islamistes, pour lesquels l’existence même d’un débat d’idées est impensable. Car c’est bien de tuer tout débat qu’il s’agit, ne nous y trompons pas. Au-delà de la menace qui pèse sur Redeker, c’est en effet toute expression différente ou dérangeante que ces extrémistes tentent, par tous les moyens, y compris la menace de mort, de faire taire. Pas de détracteur, ou des contempteurs qui s’auto-bâillonnent par peur de la violence qu’on pourrait leur infliger, pas de débat. Et attention, sauf à évoluer dans une démocratie éveillée et sûre de ses valeurs, ces techniques d’intimidation fonctionnent parfaitement, l’histoire contemporaine l’a hélas prouvé !

Nécessité d’analyse et de débat

C’est cependant d’un élargissement du débat dont notre société a au contraire besoin ! De poser par exemple la question : qu’est-ce qui est dangereux, la démarche de gens qui interpréteraient faussement des textes religieux ou les textes eux-mêmes, qui seraient les vecteurs d’une violence intrinsèque ? La meilleure manière de repousser l’obscurantisme et de faire taire les intégristes est, à l’évidence, de propager partout le débat, d’étudier les dogmes et de les analyser, d’en parler sans peur et au grand jour. J’inclus à cette discussion nécessaire, que les islamistes tentent d’empêcher, la critique de tous les dogmes, de toutes les religions et de tous les courants politiques. Et que personne ne se croie exonéré, les indulgences ne sont plus en vente dans les Monoprix ! Il y a interdiction, en démocratie, de renoncer à la liberté d’expression, quel que soit le prix à payer. Après la condamnation à mort de l’écrivain indien Salman Ruhdie, pour avoir publié « Les versets sataniques » il y a près de vingt ans, après l’assassinat du réalisateur néerlandais Theo van Gogh, pour avoir tourné un film sur la condition des femmes dans l’islam, on cherche en vain un événement qui ferait réagir les gouvernements et les populations occidentaux. Avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

Quant à d’autres réactions, publiées en nombre sur des forums Internet, certaines sont tellement ahurissantes, que c’est par devoir d’informer, parce qu’elles sont significatives d’une tendance répandue, que je les mentionne. Telle la diatribe nauséeuse de Danielle Bleitrach, sur le site de Bellaciao, qui assure que « Redeker est entré dans une dérive et dieu sait où cela le mènera », sans le moins du monde condamner ses chasseurs. Ou encore, la déclaration à la presse, le 28 septembre dernier, d’une élève de l’enseignant de philosophie, qui trouve que « c’est normal qu’il y ait des gens qui se révoltent, il (Redeker) a dit des choses qui étaient fausses par rapport au Coran ». Franchement, j’ai rarement lu ou entendu des remarques aussi stupides et irresponsables !

Que des gens en viennent à raisonner de la sorte, c’est pour moi la marque d’un échec de l’éducation apportée dans l’enseignement républicain. Il y a, aujourd’hui, une banalisation et une domestication de la violence et du terrorisme qui me font craindre le pire. C’est avec des raccourcis comme la normalisation de menaces de mort contre quelqu’un qui exprime une opinion, avec la réaction très molle des défenseurs de l’Etat de droit, que l’intolérance et le totalitarisme progressent. La France a-t-elle perdu son ressort ? A-t-elle encore la force et le courage de s’opposer à la vague qui commence - l’apathie relative face aux menaces contre Redeker le démontre - à la submerger ? Et ce n’est pas une décliniste qui pose cette question, mais une optimiste, que l’observation de ce qui se déroule dans ce pays de France rend sérieusement inquiète.

3 octobre 2006, Metula News Agency ©

Toute reproduction entière ou partielle de cet article est strictement soumise à la détention d’un contrat ad hoc valide selon les conditions générales de la Metula News Agency.

*Rédaction de la Ména.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 10 octobre 2006

Lire également sur le même sujet

Robert Redekert : Première victime de la fatwa en France, par Évariste, dans ReSPUBLICA.


Partagez cette page.
Share


Format Noir & Blanc pour mieux imprimer ce texteImprimer ce texte   Nous suivre sur Twitter   Nous suivre sur Facebook
   Commenter cet article plus bas.

Viviane Miles



Plan-Liens Forum

  • Nous avons encouragé le monstre
    (1/4) 11 octobre 2006 , par

  • Le djihad contre la pensée
    (2/4) 11 octobre 2006 , par

  • >Luttons ensemble contre la barbarie
    (3/4) 11 octobre 2006 , par

  • > La menace de tuer Redeker, un test pour l’état de notre démocratie
    (4/4) 11 octobre 2006 , par





  • Nous avons encouragé le monstre
    11 octobre 2006 , par   [retour au début des forums]

    Je pense que nous avons encouragé le monstre à grossir au sein de nos démocraties, sous le prétexte de la diversité culturelle et du respect des religions. Un citoyen autre qu’islamiste ne pourrait lancer des menaces de mort contre un autre sans être arrêté et traduit devant les tribunaux. Pourquoi en va-t-il autrement pour ceux qui menacent de mort Redeker ? Parce qu’on a peur d’eux, des réactions qui peuvent s’en suivre dans toute la communauté musulmane. On a peur d’être traité de xénophobe, islamophobe, etc. Aussi bien ramener les bûchers en France, il semble que certains n’y seraient guère opposés. Une telle attitude molle de la part des autorités est justement une incitation à haïr. Ne me parlez pas de tolérance, vous avez peur à en faire dans votre froc.

    Le djihad contre la pensée
    11 octobre 2006 , par   [retour au début des forums]

    "Le djihad contre la pensée"

    Lettre au journal Le Devoir

    par Marc Angenot, professeur titulaire, Université McGill et 24 autres signataires, le 6 octobre 2006

    Nous, écrivains, artistes, intellectuels, politiciens et simples citoyens canadiens, tenons à exprimer par cette lettre notre totale solidarité avec le philosophe français Robert Redeker, condamné à mort dans son propre pays par une fatwa criminelle qui démontre par l’absurde la justesse des arguments ayant valu des menaces d’assassinat formelles à cet intellectuel courageux.

    Non seulement nous exhortons l’État français à prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour que s’applique sa constitution sur son propre sol, nous demandons aussi à nos deux ordres de gouvernement, Ottawa et Québec, de dénoncer avec force cette « seconde affaire Salman Rushdie ». Nous souhaitons vivement que les autres pays de l’Union européenne ainsi que les institutions qui les représentent prennent clairement leurs responsabilités devant ce terrorisme global qui entend faire régner dans nos sociétés encore libres une dictature infâme. Espérons que les États-Unis d’Amérique et la Russie se coaliseront sans délai pour la défense des valeurs centrales de notre civilisation, une civilisation pour laquelle la liberté de pensée n’est pas négociable.

    Quant aux autorités musulmanes, nous les sommons, si elles ne veulent pas voir advenir le choc frontal prédit, annoncé, promu et désormais enclenché par le néobolchevisme islamiste, de se dissocier au plus vite des auteurs de cette fatwa et de ceux qui l’appuient activement ou par leur silence.

    Enfin, nous osons affirmer que le moment n’est plus au repli défensif. Car résister au totalitarisme et au terrorisme, ce n’est pas seulement aligner quelques mots sur des pétitions comme la nôtre, c’est avertir les criminels en puissance que nous n’avons pas peur et que nous ne plierons jamais devant leurs intimidations barbares et leurs projets liberticides.

    Dans le quotidien Le Devoir, édition du 11 octobre 2006.

    >Luttons ensemble contre la barbarie
    11 octobre 2006 , par   [retour au début des forums]

    Merci pour cet article qui fait du bien, surtout quand on lit des propos aussi choquants que ceux de Danielle Bleitrach par ailleurs.
    La barbarie ne se justifie pas, et il va nous falloir être de plus en plus vigilant-e-s face à ceux qui trouvent excusables ces appels au meurtre.
    Tous les débats peuvent et doivent avoir lieu ; cela n’est hélas pas un acquis, mais un droit précieux et fragile qu’il nous faut conserver.
    M. Redeker, si vous lisez cette page, je vous souhaite bon courage pour traverser cette épreuve.

    > La menace de tuer Redeker, un test pour l’état de notre démocratie
    11 octobre 2006 , par   [retour au début des forums]
    Demain, le Mrap lancera lui même les fatwas

    le communiqué du Mrap est en effet infâme. Un site consacré aux dérives du mrap reprend les termes de Aounit sur l’affaire Redeker
    http://mrap.over-blog.com/article-4005764.html


        Pour afficher en permanence les plus récents titres et le logo de Sisyphe.org sur votre site, visitez la brève À propos de Sisyphe.

    © SISYPHE 2002-2006
    http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Retour à la page d'accueil |Admin