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dimanche 15 août 2010

Tunisiennes et citoyennes par-dessus tout

par Sana Ben Achour, présidente de l’Association tunisienne des Femmes démocrates






Écrits d'Élaine Audet



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Tunis, le 13 août 2010

Comme chaque année, nous célébrons avec fierté la promulgation du Code du statut personnel qui, en son temps, le 13 août 1956, a représenté une conquête de la raison moderne et constitué un des éléments clés de l’émancipation féminine. C’est pourquoi, aujourd’hui, comme chaque année, nous le célébrons à notre manière, contre les dénis de l’histoire et l’amnésie générale des mémoires, en rendant d’abord hommage au peuple qui en a rendu possible l’esprit et la lettre. Cet hommage nous l’exprimons sans esprit d’exclusive mais non sans distance critique, à tous ceux et celles qui, à titre collectif ou individuel, femmes et hommes, ont posé les jalons de l’émancipation et de la dignité des Tunisiennes.

Nous rendons hommage à la génération des pionnières, en lutte dès les années 20 pour la dignité et dont ne parlent jamais les livres de classe ou la grande histoire. Nous rendons hommage à ces femmes anonymes ou publiques qui, courageuses et audacieuses, ont investi le champ public et politique, refusant les dominations et pulvérisant les schèmes de la réclusion féminine : Manoubia Ourtani, Habiba Menchari, Bchira Ben Mrad, Tawhida Ben Cheikh, Gladys Adda, Suzanne Jrad, Nabiha Ben Miled, Gilda Khiary, Chérifa Saadaoui, Chérifa Messaadi et bien d’autres encore, militantes de l’ombre, qui par l’action et la force de l’engagement ont ouvert les chemins de la liberté.

Nous rendons hommage à la génération de l’indépendance et à sa volonté modernisatrice et sécularisante de la société. Nous mesurons à sa juste valeur la politique sociale des institutions de l’État dans cette voie non sans en critiquer les voies autoritaires. Nous considérons avec objectivité le rôle de l’UNFT dont nous ne voulons ni taire les batailles historiques, ni oublier du reste les responsabilités dans la voie de la pensée unique, de la satellisation de la société civile et de l’accaparement de la question féminine.

Nous rendons hommage à la génération des féministes autonomes qui, dans la diversité de leurs parcours et riches de leurs expériences, ont refusé les tutelles ainsi que les assignations identitaires et œuvré à jeter les bases d’une citoyenneté à conquérir. À cette génération d’étudiantes, à ces militantes progressistes et de gauche, à ces actives dans le secteur public et des professions libérales, revient la fondation d’un mouvement autonome des femmes dont la dynamique se poursuit dans le présent. Notre devoir contre le travail de sape est de rappeler à l’opinion cette fabuleuse trajectoire qui, en 1978, commence avec le Club d’études de la condition féminine du club Tahar el Haddad, et trouve en Jelila Hafsia, alors sa directrice, femme de lettres et d’esprit, complicité et protection.

C’est ce mouvement de récupération de soi et de sa parole libre et autonome que nous voulons faire connaître dans ses étapes, sa trajectoire et ses divers lieux d’ancrage : le Festival de Tabarka de l’été 79, qui a vu éclore publiquement la pensée féministe, la Commission syndicale femmes au sein de la centrale syndicale de l’UGTT qui, en 198I, fonde les revendications spécifiques des travailleuses et fait de la journée du 8 mars l’expression du militantisme, le groupe informel des femmes démocrates qui, en 1982, en solidarité à l’appel des Libanaises et Palestiniennes contre l’invasion israélienne de Beyrouth, amorce le lien entre féminisme, politique et démocratie ; le groupe Nissa qui, en 1984, crée l’évènement médiatique en fondant une revue indépendante d’expression féministe appelant déjà, en lien avec les événements du pain, l’abolition de la peine de mort ; la Commission des droits des femmes au sein de la Ligue Tunisienne de Défense des Droits de l’Homme qui, face à la campagne de la mouvance islamiste contre le CSP et à l’appel à sa révision par référendum, inscrit en 1985 la question des femmes dans le combat pour les droits universels, l’Association Tunisienne des Femmes démocrates qui, en 1989, sur la base de la séparation du politique et du religieux, se lance dans la lutte pour la réforme égalitaire du statut personnel, et contre les discrimination et toutes les formes de violences envers les femmes ; l’Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche et le développement qui, à la même date, se pose en lieu de recherche féministe autonome.

Nous voulons rendre hommage aux militantes qui, loin des projecteurs et en dépit du blocus policier et financier, au Centre des femmes victimes de violence de l’Atfd, travaillent inlassablement depuis 1991 à faire tomber le mur du silence autour des violences multiformes envers les femmes, assurant écoute, soutien psychologique, orientation juridique, accompagnement social, hébergement et défense judiciaire.

Nous voulons rendre hommage à la ténacité de ces militantes qui, dans le cadre des groupes de travail de l’association, ont fait la lumière sur les discriminations et les injustices sociales appelant, sans plier aux mesures de rétorsion et à la diffamation, à la réforme égalitaire d’un code du statut personnel désormais insuffisant, à la levée des réserves sur les instruments internationaux relatifs à la non-discrimination à l’égard des femmes, à l’égalité dans l’héritage des biens, au droit au logement décent pour les femmes, au droit à l’hébergement universitaire pour les jeunes étudiantes, à la définition d’une politique publique de l’État contre le harcèlement et les violences d’où qu’elles viennent, au dévoilement de la féminisation de la pauvreté et de la vulnérabilité sociale, au respect des règles du jeu démocratique, à la libération de la vie politique et publique, au respect des libertés.

Nous voulons rendre hommage à toutes les féministes autonomes, adhérentes de l’association ou sympathisantes qui, bravant le siège policier, se sont mobilisées sans compter pour assurer les formations aux jeunes de l’université féministe Ilhem Marzouki, à son ouverture en 2009, permettant ainsi de renouer le lien social entre les générations et de redonner à cette jeunesse, que guette l’enfermement, le goût de la conquête et du vivre ensemble.

Nous voulons rendre hommage aux luttes des femmes du Bassin minier de Rdayef dont la résistance est, pour toutes et tous, une source inépuisable de courage et de force.

Nous voulons rendre hommage aux syndicalistes qui, partout dans les régions du pays et dans tous les secteurs du travail, œuvrent à restaurer la dignité et à défendre les droits fondamentaux économiques et sociaux.

Nous voulons rendre hommage aux défenseures et défenseurs des droits humains qui, au sein de leurs associations ou dans leur réseau, à l’intérieur comme à l’extérieur, en leur qualité individuelle ou à titre collectif, oeuvrent contre vents et marrées à construire une société civile plurielle et active dans laquelle sont respectées la citoyenneté, la dignité et l’égalité.

Nous voulons rendre hommage aux combats de ces jeunes, filles et garçons qui, rejetant le désespoir, l’exil et la peur se posent en acteurs autonomes de leur devenir et tissent en lien avec les combats pour les droits, la liberté d’expression et la démocratie dans notre pays, l’avenir d’une autre Tunisie au moyen d’instruments nouveaux, vifs et originaux.

Nous voulons rendre hommages à toutes et tous ceux qui, par la plume, le journalisme, le théâtre, la danse, le chant, le cinéma, la poésie, la musique, la peinture, la photographie, la caricature, sur la toile et le web, construisent avec goût et intelligence, les lumières du pays.

Nous leur rendons hommage à toutes et à tous pour leur impertinence et leur vouloir être égaux et libres, vivant dans leur pays en dignité et en droit, participant pleinement de son histoire et de son devenir. Ce sont ces femmes et ces hommes que notre association veut célébrer aujourd’hui le 13 août 2010, en portant haut et fort leur message… le nôtre, pour les droits universels sans réserve, pour l’égalité de droit et de chance entre les sexes, pour la justice sociale et le renforcement des capacités et de l’autonomie des femmes, pour la démocratie et l’alternance, pour les libertés publiques et privées, collectives et individuelles. Ce combat, nous continuerons à le mener sans concessions, malgré tout, malgré les blocus et les sièges, malgré les diffamations et les outrages, contre les asservissements et les tutelles… pour une citoyenneté pleine et entière.

Pour l’ATFD
La Présidente
Sana Ben Achour

Association tunisienne des Femmes démocrates
112, Avenue de la Liberté 1002 Tunis
Tél : (216)71 890 011 Fax : (216) 71 890 032 P (216) 22 953 782
Courriel.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 14 août 2010


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Sana Ben Achour, présidente de l’Association tunisienne des Femmes démocrates



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