| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Femmes du monde | Polytechnique 6 décembre 1989 | Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  

                   Sisyphe.org    Accueil                                   Plan du site                       






mardi 3 mai 2005


Sous-comité parlementaire sur le racolage
Le Canada s’apprête-t-il à libéraliser la prostitution ?

par Élaine Audet






Écrits d'Élaine Audet



Chercher dans ce site


AUTRES ARTICLES
DANS LA MEME RUBRIQUE


Pour un "bilan" de la loi C36 - Interroger aussi les femmes qui veulent sortir de la prostitution
Un "bilan" biaisé et incomplet de la loi C36 sur la prostitution
Prostitution - Pas si glam le Grand Prix
Prostitution, gangs de rue et crime organisé au Québec
Prostitution : les gouvernements ont les moyens d’agir
La complaisance des médias envers l’industrie du sexe doit cesser
Au gouvernement Trudeau - Il faut maintenir la loi sur la prostitution
Élection et prostitution - Lettre ouverte au Nouveau Parti Démocratique du Canada
Prostitution - La nouvelle loi canadienne inspirée du modèle nordique
Prostitution - Le projet de loi C-36 doit assurer partout l’immunité aux personnes prostituées
Une société progressiste encourage l’égalité, non la prostitution des femmes
Prostitution - Ce n’est tout simplement pas un métier
Projet de loi sur la prostitution : fiche d’information du ministère de la Justice du Canada
La prostitution : une nouvelle forme d’esclavage
La Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution estime que le nouveau projet de loi est porteur d’espoir
CSF - Le projet de loi fédéral sur la prostitution : un changement législatif historique
Le langage "colon" et celui des pro-prostitution
Prostitution - Le Canada est prêt pour un "modèle canadien" ciblant les acheteurs
Traite de personnes à Ottawa : au moins 150 femmes auraient été réduites à l’esclavage sexuel
Réplique à Martin Matte - La prostitution n’a rien d’un beau malaise
Virage à 180˚ sur les salons de massage : la Ville de Montréal songe à "aménager" la prostitution
L’inclusion de toutes les femmes passe par la reconnaissance de toutes les violences qu’elles subissent
Le film "Les criminelles", une infopub pour l’industrie du sexe !
L’assistance sexuelle, une atteinte détournée au droit des femmes à ne pas être prostituées
Pour une stratégie concertée contre la traite des femmes et l’exploitation sexuelle
La députée Maria Mourani dépose un projet de loi sur la traite des personnes et l’exploitation sexuelle
L’Adult Entertainment Association of Canada (AEAC) veut recruter des stripteaseuses dans les écoles secondaires
Prostitution - Affirmer le droit des femmes de vivre sans prostitution
Prostitutionnalisation du tissu social ou abolition de la prostitution
Cessons de banaliser la prostitution ! C’est de l’exploitation !
Lancement du DVD du film L’Imposture - La prostitution mise à nu. Projections à Montréal et dans d’autres villes
Le lobby de l’industrie du sexe tente de bâillonner des voix féministes par le mensonge et l’intimidation
Prostitution - Une forme de violence toujours taboue
Prostitution - Mauvais pour les femmes, mauvais pour les lesbiennes !
Détournement de la Commission d’enquête de la Colombie-Britannique sur les femmes disparues
La Commission d’enquête de la Colombie-Britannique sur les femmes disparues part perdante
La légalisation de la prostitution et ses effets sur la traite des femmes et des enfants
L’industrie mondiale du sexe et ses complices entravent l’autonomie de toutes les femmes
La prostitution est-elle bonne pour la santé des femmes et leur épanouissement ? 23e Cercle de silence
Une véritable solidarité avec les femmes prostituées réside dans la lutte pour l’abolition de la prostitution
Cinq bonnes raisons de refuser le jugement Himel sur la prostitution, comme féministe et comme citoyen-ne du monde
Pour l’égalité de fait pour toutes : une politique de lutte contre l’exploitation sexuelle de l’image et du corps des femmes et des filles
Aider les femmes prostituées à se situer au coeur de leur vie
Lettre à ceux et celles qui récupèrent le meurtre de Marnie Frey, victime de Pickton, pour servir leur cause
Décriminaliser la prostitution, un aimant pour les proxénètes et les clients
Prostitution - Nous ne devons pas nous contenter de la simple "réduction des méfaits"
Prostitution et crimes - Rapport d’enquête sur le traitement de l’affaire Pickton par le Service de police de Vancouver
Journée de lutte contre l’exploitation sexuelle - En mémoire de Nadia Caron (1983-2005)
Escalader le Kilimandjaro pour aider des femmes à quitter la prostitution
Prostitution juvénile : les jeunes filles de milieux riches autant à risque
Les bordels sont-ils un droit de l’homme ?
La prostitution, une violation des droits humains des femmes pauvres
Prostitution - Brisons la chaîne de l’exploitation
Le rapport Rice sur la traite à des fins de prostitution souligne l’inaction du Canada
"Gang" de rue et prostitution
La liberté de ne jamais se prostituer
Radio-Canada et la prostitution en Inde
Bordels, sport et défoulement masculin
L’Aboriginal Women’s Action Network s’oppose à la création d’un bordel à Vancouver aux Jeux olympiques de 2010
Dénoncer la pornographie, cette industrie de destruction
Il faut criminaliser la propagande haineuse contre les femmes
Requête en Cour supérieure de l’Ontario pour une déréglementation libérale de la prostitution
Sortir d’un gang criminel et reprendre goût à la vie
Traite des personnes et prostitution, un rapport important et novateur
La prostitution des enfants au Canada
Prostituées par choix ?
Les enjeux de la prostitution et les femmes
« La grande question qui sous-tend la traite, c’est la prostitution. »
La publicité pornographique il y a 25 ans
Les hommes préfèrent le discours apolitique sur la prostitution
Être femme dans un milieu d’hommes
Prostitution : pour un projet de loi abolitionniste
Prostitution juvénile - Blessées pour la vie
Hypersexualisation, érotisation et pornographie chez les jeunes
Clubs échangistes : un cadeau de la Cour suprême du Canada à l’industrie du sexe
Feu vert aux proxénètes et aux prostitueurs
La décriminalisation de la prostitution porterait préjudice aux femmes asiatiques
La prostitution est de la violence faite aux femmes
Le Parlement canadien a adopté le projet de loi sur la traite des personnes
OUI à la décriminalisation des personnes prostituées, mais NON à la décriminalisation de la prostitution
Prostitution, féminisme, dissidence et représailles
Pour une politique abolitionniste canadienne
La prostitution, indissociable de la violence envers les femmes
La prostitution chez les Amérindiennes du Canada
Narco-prostitution de rue et vie de quartier
270 000$ au groupe Stella pour une rencontre de 4 jours sur le "travail du sexe"
Trois positions dans le débat sur la décriminalisation de la prostitution
Le ministre de la Justice du Canada dépose un projet de loi sur la traite des personnes
Maisonneuve et Radio-Canada très à l’écoute du Forum XXX
Décriminaliser la prostitution n’améliorera pas la sécurité des femmes prostituées
La nécessité d’un débat public sur la prostitution et ses conséquences sociales
Les industries du sexe, des industries pas comme les autres !
Un sous-comité du Parlement canadien pourrait proposer la décriminalisation de la prostitution
Immigration de danseuses nues au Canada
Sexe, morale et interprétation
Le Canada contribue au trafic des femmes à des fins de prostitution
La prostitution, un choix de carrière pour nos enfants ?
Un geste précipité
La prostitution, un "droit des femmes" ?
Le ministre Philippe Couillard et Stella - Aider les femmes prostituées ou promouvoir la prostitution ?
Lettre sur la prostitution au Parti Vert du Canada
Ex-juge condamné à 7 ans de prison pour agressions sur des prostituées autochtones mineures
Le trafic sexuel des femmes au Québec et au Canada - Bilan des écrits
Le trafic sexuel des femmes n’épargne pas le Québec
Dossier prostitution : tous les articles du site
La pornographie n’est pas sans conséquences
Pourquoi "De facto" propose-t-il la légalisation de la prostitution ?
On veut protéger les clients dans l’affaire de la prostitution juvénile à Québec.
Prostitution - Des failles dans le processus de réflexion amorcé au sein de la FFQ
Prostitution : Un consensus à l’arraché
La prostitution, un métier comme quel autre ?
Bientôt des proxénètes et des bordels subventionnés ?
La prostitution est une forme de violence
Le prix d’une femme







Depuis le 9 décembre 2004, au Canada, un sous-comité parlementaire tient des audiences pour examiner les lois sur le racolage. Il a pour but de proposer une réforme des lois actuelles sur la prostitution, qui mettraient la vie des femmes prostituées à risque, sans donner satisfaction aux résidant-es dont les quartiers sont envahis par le commerce à ciel ouvert d’êtres humains et de drogues. Mais qui a entendu parler de ces réunions ? Pourquoi les médias ne sont-ils pas tenus au courant régulièrement des témoignages instructifs qui y sont donnés et qui concernent un sujet d’intérêt public ?

"Nos participants ont l’impression d’être mal informés sur la façon dont vous allez, en tant que membres d’un sous-comité de la justice, examiner la situation et prendre des décisions, dit Lea Greenwood, coordonnatrice de Sexual Exploitation Education and Awareness Campaign of Toronto, lors de l’audience du 15 mars dans cette ville. C’est par hasard que nous avons appris, par un article du Globe and Mail, que vous veniez à Toronto, et nous nous demandons comment vous informez le public du travail que vous faites dans les villes que vous visitez. De quelle manière tenez-vous les collectivités au courant de votre travail, comment faites-vous pour obtenir ces informations ?"

Pour qui lit régulièrement les compte-rendus des séances du sous-comité (1), depuis sa première mouture en 2003 jusqu’à ce jour, il est évident que cette façon d’opérer en catimini ne peut être un hasard. Le ministère de la Justice n’a peut-être pas intérêt à déclencher un vaste débat public sur un sujet aussi controversé. Peut-être préfère-t-il pouvoir, en fin de parcours, proclamer les conclusions du sous-comité en ne fournissant que les noms des universitaires prestigieux-ses entendu-es et le nombre de femmes prostituées qui sont venues y témoigner. Pour qui n’aurait pas suivi le cheminement du sous-comité depuis le début, il serait alors difficile de contester ces conclusions.

Une députée néo-démocrate responsable de la mise sur pied du sous-comité

C’est la députée néo-démocrate de Vancouver-Est, Libby Davies, qui a demandé en 2003 au ministre de la Justice, Irwin Cotler, de mettre sur pied ce sous-comité. Dans sa lettre au ministre Cotler, Libby Davies souhaitait que le gouvernement fédéral décrète un moratoire sur l’application des dispositions du Code criminel relatives à la communication et à la sollicitation aux fins de prostitution. Selon elle, en forçant les femmes prostituées à prendre des risques pour échapper à la surveillance policière, ces lois auraient favorisé l’assassinat et la disparition d’une cinquantaine de femmes prostituées à Vancouver.

La députée néo-démocrate affirme que la mise au ban des femmes prostituées par la société en fait des cibles de choix pour les prédateurs sexuels qui profitent de ce que personne ne se soucie de leur sort et de leurs droits. La députée libérale Hedy Fry soutient constamment les propos de Libby Davies et reconnaît même, parfois, que celle-ci lui enlève les mots de la bouche. Quant à Paule Brunelle du Bloc québécois, elle se contente de délayer les questions des deux autres sur une soi-disant incontournable décriminalisation. Toutes leurs questions tendent à prouver que seule la décriminalisation totale et la reconnaissance de la prostitution comme un travail légitime pourraient améliorer le sort des personnes prostituées.

Des femmes qui ont une vision masculine de la prostitution

Les trois femmes membres du sous-comité, qui sont majoritaires, ne semblent jamais se préoccuper du fait qu’il s’agit concrètement de mettre à la disposition des hommes un "marché" de femmes de plus en plus vaste et renouvelable. Elles ne s’interrogent jamais sur la légitimité d’une telle exigence masculine ni sur les finalités et les retombées pour l’ensemble des femmes de notre pays. En tant que femmes, elles ferment les yeux sur les rapports sexuels de domination, inscrits en lettres majuscules, et souvent de sang, dans le système prostitutionnel, et examinent la possibilité de laisser des hommes - les clients-prostitueurs et les proxénètes - s’approprier légalement les femmes les plus pauvres et les plus vulnérables pour leur propres profits et plaisirs. Qui imaginerait décriminaliser le viol ou la violence conjugale sous prétexte que les lois n’arrivent pas à les éliminer ? Difficile de comprendre cette logique tordue.

En février dernier, dans un article faisant l’historique du sous-comité (2), Sisyphe se demandait si ce dernier n’avait pas déjà opté pour la décriminalisation de la prostitution. C’est l’impression que donnent les interventions des députées libérale, néo-démocrate et bloquiste qui en font partie. Elles ne remettent jamais en question l’existence même de la prostitution et, avant même la fin des consultations, ont l’air de tirer les conclusions qu’on pourrait retrouver dans le futur rapport du sous-comité. Quant au député bloquiste d’Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, auteur en 2002 d’un projet mort-né de légalisation de la prostitution, il n’est pas membre du sous-comité sur le racolage, ce qui ne l’empêche pas de se servir occasionnellement de ses privilèges parlementaires pour accroître au sein de ce sous-comité la représentation bloquiste et le nombre de membres favorables à la décriminalisation totale de la prostitution. Force est de constater que c’est un homme, Art Hanger, député conservateur et ex-policier, qui s’oppose seul et fermement à la décriminalisation et à la légalisation de la prostitution.

Absence remarquée des groupes de femmes

Il est également décevant de constater que, parmi les groupes féministes québécois, seuls les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) et La Marche mondiale des femmes ont présenté leur position devant le sous-comité. Rien de la part de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et du Conseil du statut de la femme (CSF), par exemple, qui ont pourtant présenté, ces dernières années, des rapports importants sur la question. Rien non plus de l’R des centres de femmes, de l’AFEAS, des comités de condition féminine des syndicats ni des groupes politiques, comme Option citoyenne ou l’Union des forces progressistes. N’ont-ils pas été informés et invités par le sous-comité ? Comment expliquer cette abstention dans une démarche d’une telle importance pour l’ensemble de la société, en particulier pour les femmes ?

Il en va autrement des groupes en faveur de la libéralisation de la prostitution qui ont témoigné en grand nombre, d’un bout à l’autre du Canada, et réclamé du sous-comité qu’il laisse les "travailleuses du sexe" décider elles-mêmes de ce qui leur convient, comme s’il existait une seul groupe dans la société qui fixe lui-même les règles de ses pratiques. Le sous-comité semble sensible à de tels arguments. Lors de ses audiences à Montréal, il s’est d’ailleurs rendu au local du groupe de défense des travailleurs et des travailleuses du sexe, Stella, pour y recueillir des témoignages. Pourquoi ce groupe qui réclame la reconnaissance de la prostitution comme travail ne peut-il, comme les autres, témoigner publiquement ? Faut-il voir dans ce choix un traitement d’exception et la volonté de soustraire ces témoignages à l’attention du public, comme on semble avoir voulu le faire à ce jour des travaux du sous-comité ? Comment pourrons-nous savoir si le sous-comité a rencontré des personnes prostituées autres que celles qui demandent la décrimination totale de la prostitution lesquelles, en fait, ne représentent qu’une minorité de "travailleuses du sexe" ?

Loin d’être mort sous l’action des féministes, comme le proclament régulièrement les médias, le patriarcat revient aujourd’hui en force et réclame le droit irréductible des pères sur les enfants ainsi que celui de tous les hommes d’acheter légalement des femmes, réduites au rang de marchandises comme les autres. Que des hommes cherchent à protéger leurs privilèges, il n’y a là rien d’étonnant. Mais que les membres féminins du sous-comité ainsi que la majorité des groupes de femmes ne s’interrogent pas sur ce processus de normalisation de la domination sexuelle me semble incompréhensible, triste et révoltant.

La vigilance est de mise

Lors du récent congrès du parti libéral du Canada, le chef libéral et premier ministre canadien, Paul Martin, a carrément repoussé la motion des jeunes libéraux en faveur de la décriminalisation totale de la prostitution, ce qui a conduit à la défaite de cette motion. Mais le ministre de la Justice, Irwin Cotler, a tenu à préciser qu’un sous-comité étudiait la question et déposerait bientôt des propositions à la Chambre des communes. Comme on l’a vu, le Bloc québécois et le Nouveau parti démocratique favorisent un projet de décriminalisation et/ou de légalisation de la prostitution, pendant que le Parti conservateur défend le statu quo.

Aux dernières nouvelles, le sous-comité s’est vu refuser les fonds qui devaient lui permettre de se rendre en Angleterre, aux Pays-Bas, en Suède et au Névada (EU) afin d’étudier comment on applique les lois sur la prostitution dans ces différents pays. Le sous-comité devrait remettre un rapport au gouvernement en juin. Qu’adviendra-t-il de ce rapport si une élection est déclenchée dans les prochaines semaines ? Les citoyen-nes qui souhaitent faire savoir à leur député-e* leur opposition à la décriminalisation totale ou à la légalisation de la prostitution pourrait profiter de l’occasion pour exiger d’elle ou de lui un engagement ferme en ce sens au cours de la période électorale. Il serait important d’informer l’opinion publique, par tous les moyens à notre disposition, des enjeux déterminants pour les femmes, les enfants et la société en général d’une éventuelle décriminalisation ou légalisation de la prostitution.

* Pour trouver les coordonnées de votre député-e, voir Liste des membres de la Chambre des communes.

Notes

1. Pour lire les compte-rendus des audiences.
2. Sisyphe, Un sous-comité du Parlement canadien pourrait proposer la décriminalisation de la prostitution, février 2005.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 11 avril 2005.


Partagez cette page.
Share


Format Noir & Blanc pour mieux imprimer ce texteImprimer ce texte   Nous suivre sur Twitter   Nous suivre sur Facebook
   Commenter cet article plus bas.


Élaine Audet

Élaine Audet a publié, au Québec et en Europe, des recueils de poésie et des essais, et elle a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs. Depuis 2002, elle est l’une des deux éditrices de Sisyphe.
Ses plus récentes publications sont :
- Prostitution - perspectives féministes, (éditions Sisyphe, 2005).
- La plénitude et la limite, poésie, (éditions Sisyphe, 2006).
- Prostitution, Feminist Perspectives, (éditions Sisyphe, 2009).
- Sel et sang de la mémoire, Polytechnique, 6 décembre 1989, poésie, (éditions Sisyphe, 2009).
- L’épreuve du coeur, poésie, (papier & pdf num., éditions Sisyphe, 2014).
- Au fil de l’impossible, poésie, pdf num., (éditions Sisyphe, 2015).

On peut lire ce qu’en pensent
les critiques et se procurer les livres d’Élaine Audet
ICI.



    Pour afficher en permanence les plus récents titres et le logo de Sisyphe.org sur votre site, visitez la brève À propos de Sisyphe.

© SISYPHE 2002-2005
http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Retour à la page d'accueil |Admin