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lundi 19 mai 2008

Réplique du Dr Michel Dubec aux critiques de son livre Le Plaisir de tuer






Écrits d'Élaine Audet



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Comme le veulent les règles de l’éthique en information, nous accordons le droit de réplique aux personnes dont les écrits font l’objet de critique sur Sisyphe. Voici donc la réponse du Dr Michel Dubec aux articles et à la pétition au sujet de son livre. Elle n’engage que son auteur.

Le 19 mai 2008

Chère Madame Carrier,

Puisque vous êtes disposée à accorder à M. Michel Dubec un droit de réplique, je vous saurais grée de bien vouloir mettre en ligne le texte ci-joint. Il s’agit du droit de réponse de l’auteur, que j’ai déjà envoyé à de nombreux autres sites, et auquel vous faites allusion dans votre post du 4 mai 2008.

D’avance, merci de le relayer dans les meilleurs délais possibles et de lui offrir la même visibilité qu’à tous les points de vue mis en ligne sur sisyphe.org depuis le texte initial de Brigitte Brami.

Je reste naturellement à votre disposition pour tout échange complémentaire sur cette affaire.

Cordialement,
Ralph Morélot pour les éditions du Seuil.

Droit de réplique du Dr Michel Dubec aux critiques adressées à son livre Le Plaisir de tuer

Dans une pétition diffusée sur Internet, il m’est reproché de me livrer à une justification « des violences faites aux femmes, et même des viols », dans mon dernier livre, Le Plaisir de tuer (co-écrit avec Chantal de Rudder, Seuil), et particulièrement dans les pages consacrées à Guy Georges (pp. 210 et suivantes).

Il va de soi que je condamne sans ambiguïté le viol, ainsi que la violence en général, y compris les violences conjugales, intra-familiales et le harcèlement. M’accuser de « complicité masculiniste » avec Guy Georges, c’est méconnaître d’abord la nature de l’avis que j’ai rendu dans cette affaire et où certains ont même vu la marque d’une excessive sévérité (Libération du mardi 3 avril 2001). C’est ignorer ensuite les chapitres que j’ai consacrés au viol des femmes, à l’inceste et à la pédophilie dans mon premier ouvrage (Crimes et Sentiments, co-écrit avec Claude Cherki-Nicklès, Seuil, 1992) à une époque où ces fléaux n’étaient pas combattus avec la même vigueur qu’aujourd’hui.

Du fait de mes responsabilités professionnelles auprès des tribunaux, je suis amené à rencontrer de multiples criminels. Il m’est demandé, dans ce cadre, de comprendre ou d’essayer de comprendre leur comportement avant de rendre un avis sur leur responsabilité pénale. Pour réaliser correctement ce travail, il convient de suspendre un instant le jugement moral pour considérer le monde de la vie psychique, les fantasmes qui la traversent et les modalités particulières d’un passage à l’acte.

La différence entre une personne ordinaire et Guy Georges n’est pas que la première n’aurait ni vie intérieure ni fantasmes, mais qu’elle en reste là. Guy Georges, lui, passe à l’acte, il viole, il tue. C’est en cela, et en cela seulement, qu’il relève de la justice criminelle. Mais, dans le cadre de l’expertise, c’est sur le terrain des fantasmes qu’il cherchait à nouer une forme d’entente avec son interlocuteur. C’est ce que j’ai voulu raconter, sans fard ni détours, dans les pages attaquées par les pétitionnaires.

Toutefois, comme tout récit, celui-ci a un début, un milieu et une fin. En l’occurrence, une rencontre, une épreuve et un dénouement. La rencontre, c’est celle de Guy Georges : je ne l’ai pas choisi, c’est la justice qui me l’a présenté. L’épreuve, ce sont nos entretiens où il cherchait à m’attirer dans une sorte de partage pervers, comme il l’avait fait ou le ferait bientôt avec les autres experts commis dans cette affaire. La description de ce qui se jouait dans ces échanges a pu heurter, voire scandaliser, mais il s’agissait bien d’une épreuve et non d’un simple moment d’empathie. Car on ne sort pas indemne de ce genre d’échanges, même si l’important est précisément d’en sortir, comme je l’ai explicitement souligné à la page 213 du livre incriminé : « On se réveille comme d’un mauvais rêve, brutalement. On se retrouve brusquement dans la peau de ses victimes, solidaire de leurs familles en deuil, broyé par la même insupportable douleur qu’elles, de l’autre côté du miroir, là où le fantasme s’arrête. Et on en veut à Guy Georges du bout de chemin qu’on a été capable de faire avec lui, comme s’il nous avait piégés... ».

Mais il faut, pour le comprendre, lire le récit du début à la fin et comme un ensemble de séquences indivisibles. Au-delà de son dénouement strictement judiciaire (l’avis que je rends finalement à la justice et que certains jugèrent, comme je l’ai dit, non pas complice, mais sévère), c’est aussi le travail d’un dépassement que j’ai voulu rapporter ici.

De ce point de vue, ce livre est un exercice de sincérité sur un métier que je pratique depuis plusieurs dizaines d’années. Celui-ci m’a exposé à bien d’autres épreuves, dont beaucoup sont racontées dans le livre. Etais-je plus vulnérable qu’un autre ? Plus faible ? Moins disposé à traverser ces descentes aux enfers ? Je ne le crois pas. Les experts ne sont pas des machines. Et c’est justement pour cela qu’ils doivent s’astreindre, plus encore que les autres, à voir clair en eux-mêmes et analyser leurs propres affects pour pouvoir faire correctement leur métier.

D’une manière plus générale, j’ai la conviction qu’il y a toujours un avantage à ne pas ignorer nos fragilités, à savoir que le mal est à nos portes, et qu’il y aurait un grand danger, aussi bien individuellement que collectivement, à s’interdire cette reconnaissance. Si l’on veut dominer ses passions, il faut commencer par éviter de se tromper sur soi-même, de se mentir et de s’abuser. C’est aussi le sens de la confession professionnelle que j’ai voulu livrer au public, dans toute la vérité de mon expérience.

Je regrette que mes propos aient pu être mal interprétés et que certaines phrases, a fortiori sorties de leur contexte, aient pu heurter. Mais le choc que certains ressentent à la lecture de ces lignes n’est encore qu’une pâle traduction de la douleur que l’on éprouve au contact des tueurs et des violeurs. Il est en tout cas, en dernière analyse, le prix d’un supplément de conscience que je crois vital.

15 avril 2008
Michel DUBEC

Mis en ligne sur Sisyphe, le 19 mai 2008

Note de Sisyphe

Diffusé en avril sur d’autres sites qui avaient relayé la pétition et des articles sur le livre, ce droit de réplique ne nous a été demandé que le 19 mai 2008. Les intéressé-es pourraient consulter les pages du livre qui sont discutées ici et que nous avons renoncé à publier sur Sisyphe pour respecter les droits de l’auteur et de l’éditeur.

Voici les articles reliés à cette réponse et publiés sur Sisyphe :

  • Une critique des pages sur le viol du livre "Le Plaisir de tuer"
  • Mise au point sur la suspension d’un article critiquant le livre du Dr Michel Dubec
  • Le Dr Michel Dubec impose la censure d’une critique de son livre Le Plaisir de tuer

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  • Woman found guilty of microwaving baby
    (1/11) 19 septembre 2008 , par

  • Quelques réflexions à la lecture de tous les commentaires sur ce livre
    (2/11) 8 août 2008 , par

  • > Réplique du Dr Michel Dubec aux critiques de son livre Le Plaisir de tuer
    (3/11) 13 juin 2008 , par

  • Voici le texte de la lettre proposée pour prolonger l’action
    (4/11) 27 mai 2008 , par

  • Défendons-nous
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  • > Réplique du Dr Michel Dubec aux critiques de son livre Le Plaisir de tuer
    (8/11) 20 mai 2008 , par

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    (10/11) 19 mai 2008 , par

  • > Pas seulement des féministes
    (11/11) 19 mai 2008 , par





  • Woman found guilty of microwaving baby
    19 septembre 2008 , par   [retour au début des forums]

    Bonjour,

    Je n’ai pas lu non plus le livre en question, simplement les arguments des uns et de autres.

    A titre personnel, je n’ai pas été choqué par ces extraits. D’ailleurs, hormis quelques sites féministes, l’affaire n’a pas eu d’écho.

    Je crois qu’il est toujours contreproductif de crier au scandale et de mettre en avant son indignation. (mais comment ! cet homme est dégueulasse ! il faut retirer son livre des ventes ! il faut lui retirer son poste !)

    M. Dubec aurait dû laisser couler, les choses se seraient tassées plus vite s’il n’avait pas répondu. Il a eu tort de vouloir supprimer des textes du web (notamment ici), qui n’est pas contrôlable. Il a un peu paniqué on dirait. Il a été naïf de ne pas prévoir cette réaction.

    Je suis étonné que Sisyphe crie à la censure alors que l’indignation de tous ceux qui ont réagi est avant tout destinée à censurer (faire pression sur l’éditeur pour qu’il retire le texte des ventes). Il ne faut pas non plus lui reprocher de gagner de l’argent avec cet ouvrage alors que vous mettez tant d’ardeur à assurer sa promotion.

    M. Dubec a probablement des collègues qui n’écrivent pas de livres, ne risquent pas de froisser telle ou telle communauté, mais qui ne savent pas reconnaître un délinquant dangereux, avec les conséquences désastreuses qu’on imagine pour certaines femmes.

    Les psychologues experts auprès des tribunaux ne sont pas toujours très compétents (voir Outreau) et commettent sans doute des erreurs désastreuses pour certaines femmes. Il serait certainement beaucoup plus utile d’aborder l’expertise des délinquants/criminels sous cet angle. Quelles formations pour les experts psychologues ? Sont-ils sensibilisé aux problématiques qui sont les vôtres ? Pourrait-on mettre au point des moyens de détecter les individus à risque, grâce aux neurosciences ? C’est comme cela qu’il faut faire avancer votre cause.

    Un mot sur la réponse de M. Dubec. Je suis étonné que Libération se soient plaints de sa sévérité à l’encontre d’un tueur en série comme Guy Georges, je voudrais voir cet article tiens. Qu’il ait su détecter la dangerosité de M. Georges, heureusement. Un enfant comprendrait que ce type est un danger absolu si on lui expliquait ce qu’il a fait. D’ailleurs ce genre d’expertises est sans enjeu pour l’avenir de l’accusé. Tout le monde sait qu’il mourra en prison. Ce qu’on attend des psychiatres qui travaillent sur ce genre de dossier, c’est de la pédagogie.

    Mais il y a d’autres dossiers ou il ne faut pas se rater. Certains des psychiatres qui avaient examinés Fourniret en 1984 n’ont apparemment pas vu qu’il était psychopathe, probablement manipulés.

    Un ancien psychiatre qui avait suivi Bodein dans un hôpital psy avait l’honnêteté d’avouer qu’il s’était fait complètement manipuler par Bodein.

    Bref, toutes ces réactions donnent une image déplorable du féminisme ; d’ailleurs je mets fin illico à mon incursion dans ce monde exotique (pour moi), intégriste et parfois inquiétant d’agressivité et d’intolérance.

    Je vérifierai que vous avez bien posté mon message. Vous ne censurez pas les messages un peu critiques j’espère.

    Cordialement

    Quelques réflexions à la lecture de tous les commentaires sur ce livre
    8 août 2008 , par   [retour au début des forums]

    Bonjour,

    Je n’ai pas lu le livre de Mr Dubec, mais bien la multitude de commentaires qu’il a généré, y compris ceux de l’auteur. N’ayant pas lu le bouquin, il m’est difficile d’apporter un éclairage personnel.
    Je me dois néanmoins de transmettre aux lecteurs/lectrices mon sentiment quand au viol et à ce que vivent les victimes.
    Tout d’abord, je suis un homme.
    J’ai eu plusieurs amies dans ma vie, trois d’entre elles (tout au moins celles qui se sont confiées à moi) ont été violées, et une quatrième a subi des attouchements poussés à l’âge de cinq ans. La première fut violée à l’âge de douze ans, par son oncle. Elle a préféré taire son expérience à l’époque, mais le souvenir de cette expérience traumatisante reste vif. La deuxième en Afrique, par des noirs, après que notre liaison était bien finie. Elle a porté plainte et la justice la suit dans ses démarches dans son pays.
    La troisième en France, violée (avec étranglement, elle fut laissée pour morte pendant plusieurs heures) par son ex-compagnon après que la liaison eût été terminée depuis des semaines de manière formelle et depuis des ans dans les faits, et les serrures de son logement changées. Comme la plupart des victimes, elle n’a déclaré le viol que poussée par psy, amis, avocats, et bien après que les traces physiques éventuelles eurent disparu, après une bonne semaine. Le violeur a également procédé à des attouchements sur la fille mineure de cette femme quelques mois auparavant et avant la fin de la liaison, (elle n’a pas voulu à l’époque avertir sa mère, et ne l’a fait que le viol de celle-ci effectué) et a souvent proféré des demandes sexuelles à sa fille majeure.
    Bien que le violeur eût passé 48 heures en garde à vue après avoir, quelques jours suivant les faits, escaladé le mur de la cour de ma compagne, (cueilli par la police en flagrant délit, en plus), et on suppose avec la ferme intention de recommencer ses exactions, malgré un arrêt de travail de 15 jours pour effondrement psychologique, la justice a conclu à un classement du dossier " en attente d’informations supplémentaires". Quantité de témoins existent pour attester de la violence de ce type depuis plus d’une dizaine d’années et dans d’autres circonstances, notamment avec certaines de ses compagnes précédentes.
    Malgré tout, ma compagne recommence un dossier, pour être certain qu’il soit condamné non seulement pour elle, mais aussi pour sa fille et dans le but d’arrêter une bonne fois pour toutes ses nuisances envers la gent féminine.
    Alors, je me demande si les commentaires de Mr Dubec, dans son livre, auraient pu déteindre même subconsciemment sur le Procureur et l’influencer dans le sens où celui-ci se soit senti « pardonné » à l’avance de cautionner le violeur plutôt que la victime.
    Je peux en tout cas vous garantir que ces quatre femmes subissent encore, et subiront sans doute toujours, les séquelles psychologiques de cette souillure.
    Je me félicite de ne pas me sentir personnellement déchiré par ce qu’elles vivent (sauf émotionnellement), je sais que ce n’est pas de leur faute ce qui leur est arrivé, mais dans le cas de ma compagne actuelle, des gens n’ont plus voulu lui parler une fois qu’ils ont appris ce qui lui est arrivé. Ce qui ajoute encore au sentiment de détresse et d’injustice qui est vécu par une femme violée lorsqu’elle trouve quand même les moyens de s’en sortir psychologiquement parlant. Je peux vous dire que ce n’est pas évident vu du côté du compagnon ou ami d’une victime car des bouffées de détresse remontent très souvent.
    Alors, en conclusion, et encore une fois sans avoir lu le livre, je me dis que cautionner, même dans le cas exposé par Mr Dubec, le viol et surtout la soi-disant acceptation et désir de viol par la femme, ainsi que le ramassis de conneries sur par exemple que si la femme ne résiste pas on ne bande pas, est une injure faites à celle qui en a été victime et à toutes les femmes en général. Une injure aussi aux hommes qui ne se reconnaissent pas dans la description que le Dr Dubec en fait.

    > Réplique du Dr Michel Dubec aux critiques de son livre Le Plaisir de tuer
    13 juin 2008 , par   [retour au début des forums]

    oui, évidemment, beaucoup de blablas pour s’excuser, comme beaucoup de personnes lettrées de sa condition, ce "brave" monsieur s’en sort avec sa plume à défaut d’autre chose...
    le pauvre, on le croirait presque !
    Pour moi en tout cas, ce type s’est définitivement décrédibilisé en écrivant de façon si maladroite ses pensées, et ensuite il voudrait qu’on le comprenne, ben voyons, après tout, il a bien écrit : que l’homme ne peut jouir qu’en brutalisant sa partenaire, mais est-il "h...l" ou quoi ? Je doute qu’il n’ait jamais eu une partenaire qu’il ait véritablement aimé et apprécié pour savoir qu’on n’a aucunement besoin de violence pour se satisfaire en tant qu’homme. Et tous ses blablas pour s’excuser, il peut se les garder, pour être polie..., moi je n’y crois pas, il a simplement joué du stylo pour essayer de sauver son bouquin à deux balles car c’est à peu près tout ce que ça vaut, pauvre type..., il ne vaut pas mieux que son guy georges adulé...

    Voici le texte de la lettre proposée pour prolonger l’action
    27 mai 2008 , par   [retour au début des forums]
    Michel Dubec : apologie du viol

    A

    Monsieur SARKOZY, Président de la République

    Madame Rachida DATI, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice

    Monsieur François FILLON, Premier Ministre

    Monsieur Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, des relations sociales, de la Famille et de la solidarité

    (Service des Droits des Femmes et de l’Egalité)

    Monsieur Bernard KOUCHNER, Ministre des Affaires Etrangères et de l’Union Européenne

    "Des citoyens et des citoyennes se sont mobilisés en réaction aux propos de M. Michel Dubec, psychiatre et psychanalyste, expert national auprès des tribunaux, ulcérés par son apologie du viol et son admiration professée pour le violeur et assassin en série Guy George, dans son livre Le Plaisir de Tuer paru aux éditions du Seuil.

    Une pétition signée notamment par des médecins, écrivains, professeurs, a recueilli 1350 signatures.

    Des courriers ont été envoyés au Conseil de l’Ordre des Médecins afin que des sanctions soient prises à l’encontre du Docteur Dubec en raison de ses propos dégradants envers les femmes et qui déshonorent le corps médical.

    Des courriers ont été envoyés à Madame la Garde des Sceaux, Ministre de la Justice afin que Monsieur Dubec, expert auprès des tribunaux, soit démis de ses fonctions, en tant qu’il discrédite la Justice française par ses affirmations essentialistes et révoltantes.

    Quelle n’est pas ma stupéfaction d’apprendre le 19 mai 2008 par un grand quotidien national, France-Soir, que Monsieur Dubec, par ailleurs condamné pour injures à caractère antisémite dans le même livre, dépose devant la cour d’assises des Ardennes dans le procès Fourniret.

    Est-ce pour lui fournir l’occasion de publier le second volet de ses fantasmes « Michel Fourniret, la jouissance de détruire des petites filles » ?

    Où est le respect des victimes, de leurs familles ?

    Est-ce là le cas que l’on fait aujourd’hui en France de la dignité et de la sécurité des femmes, quand tant de femmes sont violées chaque jour et meurent sous les coups des hommes ?

    Est-ce là la haute idée que l’on se fait de la justice française ? Laisser un psychiatre discréditer les institutions de la République en utilisant sa qualité d’expert auprès des tribunaux français pour justifier les violences contre les femmes ?

    A partir de juillet 2008, la France doit présider l’Union européenne. Le Ministère des Affaires Etrangères annonce que la France entend accorder la priorité à la promotion et à la Défense des Droits des Femmes : « La lutte contre les violences à l’encontre des femmes, qui passe par la promotion du statut et du rôle des femmes dans la société, constituera l’axe central de l’action de la France » ? Souhaitons que cela ne se résume pas à un effet d’annonce.

    Faut-il que les journaux étrangers s’intéressent à leur tour aux scandaleux propos de l’expert Dubec pour que les pouvoirs publics sortent de leur inertie ?

    Le rapport d’Amnesty International de 2006, l’enquête ENVEFF le soulignent : les violences contre les femmes sont AUSSI une affaire d’ETAT : elles sont aggravées par la carence de l’écoute des institutions. L’absence de réaction c’est la complicité.

    Je demande que le Docteur Dubec ne soit plus en mesure de donner son avis dans des dossiers qui traitent de viols et d’agressions sexuelles à l’encontre des femmes.

    Même tirés de leur contexte, et habilement noyées dans d’autres phrases, il est décemment impossible de justifier des phrases telles que celles-ci : « Guy Georges, c’est différent. On peut être avec lui, jusqu’au viol compris. » et : « Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré (...) », enfin : « Jusque-là, on peut le comprendre, et même, il nous fait presque rêver, il nous agrippe crûment par nos fantasmes. »

    Ces quelques lignes dévoilent que le Docteur Dubec, submergé par ses propres sens, n’est plus dans la capacité de conduire des expertises, ni d’en rédiger les conclusions, avec les qualités professionnelles nécessaires, c’est-à-dire la mesure, la neutralité et l’objectivité.

    Je demande que le Docteur Dubec ne soit plus en mesure de donner son avis dans des dossiers qui traitent de viols et d’agressions sexuelles à l’encontre des femmes. "

    Défendons-nous
    27 mai 2008 , par   [retour au début des forums]
    Lettre contre les propos de Michel Dubec

    M.Dubec en publiant ce livre avait un unique motif : faire encore plus d’argent en utilisant son statut d’expert et en misant sur le voyeurisme des lecteurs. Et déballer ses fantasmes par -dessus le marché. Il y en a que ça amuse de se masturber en public. Aucun jugement moral n’est de mise en cette affaire : chacun a droit à ses fantasmes, chacun peut même exprimer sa haine des femmes. Le hic c’est qu’il existe une littérature pornographique pour cela. Mais aveuglé par son excitation, Dubec a tout mélangé : ses déballages discréditent le corps médical, discréditent la justice, bafouent les victimes et leurs familles, conforte dans la certitude de leur légitimité les violeurs amateurs. Il n’avait pas prévu que les femmes N’AIMENT PAS être traitées comme des victimes, et que les hommes N’AIMENT PAS qu’on traite les femmes comme des victimes. Il est important que le psy soit recadré et désavoué par la Justice, c’est une question de crédibilité de l’institution. Envoyons aux politiques cette lettre publiée sur http://le psy qui justifieleviol.over-blog.com

    >Violer et tuer
    20 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    Ce qui me heurte dans les propos du Dr Dubec, c’est son attitude un peu complaisante face au violeur. Il dit qu’il est "possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré, mais évitent de les soumettre à des conditions trop crapuleuses ou de les terrifier, au point qu’elles ne devinent pas qu’elles vont mourir". Mon Dieu, j’en frissonne d’horreur que quelqu’un, un psychiatre en plus, puisse s’identifier à un tel individu qui traite des femmes ainsi. Il a l’air d’en parler d’une façon détachée. Un viol est un viol. On dirait qu’il trouve que le meurtre est acte grave, mais pas le viol : "Après, quand il tue, tout bascule. On le rejette, incapable de saisir, de ressentir, appréhender pourquoi il le fait, aussi "proprement" qu’il le fasse". On a beau avoir tout le contexte et se triturer l’esprit pour comprendre autre chose que ce qui est écrit, on ne peut que conclure qu’il dit que le viol n’est pas grave (il peut s’identifier au violeur qui force de belles filles à baiser) du moment que le violeur ne tue pas. Je veux croire que ce n’est pas ce que le Dr Dubec pense vraiment, mais c’est ce qui est écrit. Même au niveau des fantasmes, ça m’inquiète. Les fantasmes ont le dos large, parfois.

    Je vous pose quelques questions, Dr Dubec : Avez-vous déjà eu en consultation une femme violée ? Si oui, comment vous sentiez-vous face à elle, en écoutant le récit de son viol ? Vous identifiez-vous au violeur ou à la femme violée ? Votre "compréhension", dont vous nous entretenez dans ce texte, allait-elle au violeur ou à la victime ? Pardonnez-moi de vous poser ces questions ici, mais je ne peux vous les poser en personne, un océan nous sépare. J’ai beau essayer de vous comprendre, mais je comprends aussi les femmes qui ont réagi à vos propres.

    >Pas les fantasmes
    20 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    Je ne m’intéresse pas aux fantasmes de M. Dubec, il peut bien nourir les fantasmes qu’il veut et même s’identifier aux fantasmes d’autres hommes (criminels y compris). Ce qui m’intéresse, c’est que M. Dubec est expert-conseil auprès des tribunaux et d’autres instances. C’est un point inquiétant si M. Dubec utilise sa "compréhension" des fantasmes des violeurs et tueurs en série et que cela a pour effet de banaliser les conséquences des actes commis.

    > Réplique du Dr Michel Dubec aux critiques de son livre Le Plaisir de tuer
    20 mai 2008 , par   [retour au début des forums]
    Réplique de Dubec aux critiques sur son "livre"

    Dubec aurait pu s’épargner la peine - et à nous l’ennui - de sa fastidieuse réponse. Plus qu’une "épreuve de sincérité", son livre ressemble comme 2 gouttes d’eau à une opération commerciale des plus vulgaires sur le dos des victimes : titre racoleur, appel à la complicité de potentiels lecteurs masculins qui sont supposés se retrouver dans les fantasmes ici complaisamment étalés. Il me paraît clair que M. Dubec, mis en cause par de nombreuses protestations auprès de Mme la Garde des Sceaux et du Conseil de l’Ordre des médecins, cherche ici à sauver la face et à minimiser les dégâts. Il ne nous convainc pas. Eh non, Monsieur Dubec, la majorité des hommes ne partage pas vos penchant à obtenir "la défaveur" d’une jolie femme. Navrée, mais vos écrits en révèlent infiniment plus sur vos frustrations personnelles et le minable de votre sexualité (dont tout le monde se contrefiche par ailleurs), que sur la psychologie masculine. Quant à celle des femmes, vous risquez d’avoir à en apprendre beaucoup.

    Sylvie Garenne

    Propos pour le moins équivoques
    20 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    Vous écrivez : « Il va de soi que je condamne sans ambiguïté le viol, ainsi que la violence en général, y compris les violences conjugales, intra-familiales et le harcèlement. M’accuser de « complicité masculiniste » avec Guy Georges, c’est méconnaître d’abord la nature de l’avis que j’ai rendu dans cette affaire et où certains ont même vu la marque d’une excessive sévérité (Libération du mardi 3 avril 2001). »

    Ce ne sont pas vos livres et idées antérieurs qui sont commentés, mais le livre au titre provocateur que vous avez publié en 2007 : « Le Plaisir de tuer. » Et vous avez écrit concernant le tueur-violeur en série : « Guy Georges, c’est différent. On peut être avec lui, jusqu’au viol compris. » Et ceci : « Pour parler sans détour, dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. L’acte de pénétrer est en lui-même agressif. Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas. » "Obtenir la défaveur de sa partenaire", c’est-à-dire aller à l’encontre de sa volonté ? Et aller à l’encontre de sa volonté, c’est-à-dire la forcer ? En langue ordinaire, pas en jargon psy, forcer une femme à avoir un rapport sexuel, ça s’appelle la violer. Vous avez une bien étrange conception de la sexualité masculine. Et ne me dites pas que c’est sorti du contexte, j’ai beau lire et relire, c’est ce qui est écrit et je n’en vois pas d’autre sens.

    >Comprendre est une chose
    19 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    Vos explications ne me convainquent pas. Comprendre est une chose, s’identifier aux fantasmes d’un violeur en est une autre. Il était inévitable que vous soyez interprété et je ne comprends vraiment pas que vous en soyez étonné. J’ai lu ce livre et j’ai sursauté comme bien d’autres aux pages (pas hors contexte du tout) que l’auteur de l’article commente.

    > Pas seulement des féministes
    19 mai 2008 , par   [retour au début des forums]

    Procès Fourniret - Condamné pour injures raciales, le psychiatre témoigne

    Isabelle Horlans et Sandrine Briclot, le lundi 19 mai 2008 à 04:00, France-Soir

    Le Dr Dubec traverse une zone de turbulences. Condamné pour avoir injurié « l’abject juif » Maurice Joffo, il est l’objet d’une pétition pour « légitimation du viol ».

    Lire l’article ici.


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