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lundi 3 octobre 2011

Pourquoi nous n’avons pas participé à la "Slutwalk" (marche des salopes) strasbourgeoise du 1er octobre 2011

par Les Poupées en Pantalon






Écrits d'Élaine Audet



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L’organisation, à Toronto, de la première "slutwalk" (marche des "salopes"), nous avait plongées dans un enthousiasme immédiat. Cette révolte spontanée, subversive et radicale inaugurait pour nous un renouveau du mouvement féministe, surgi de la réalité vécue par les femmes. La propagation au niveau mondial de cette manifestation nous a confortées dans notre excitation première.

Ainsi, en apprenant la tenue d’une "slutwalk" à Strasbourg, nous avons souhaité prendre part à cet événement, prêtes à en rejoindre les rangs à grand renfort de mégaphone et de slogans.

Mais après maintes réflexions et lectures sur le sujet, notre refus final d’y participer traduit notre désillusion. En effet, nous avons été très attentives à la manière dont la communication a été faite autour de cette marche.

Décortiquons a.

Premier support : l’affiche

Tout d’abord, la non-traduction de "slutwalk" (au premier plan sur l’affiche) crée une incompréhension et brouille le sens de la démarche. En effet, qui pourrait voir un lien évident entre "slut" et "salope" ? Or c’est bien de cela qu’il s’agit, d’une ré-appropriation d’une insulte que nous n’entendons que trop. Ce mot, salope, martèle le quotidien de chacune d’entre nous. Nous aurions trouvé de bon ton de rendre cela audible et visible.

Ensuite, la phrase "respect pour tous" a résonné pour nous comme un retour à l’ordre moral et au mysticisme visant à cacher la réalité. Cette utilisation du mot "respect" nous semble totalement hors de propos. Il ne s’agit pas de quémander un statut de femme respectable (c’est-à-dire femme "bien sous tout rapport"), mais de dénoncer et de s’opposer à un système hétéro-patriarcal et sexiste qui cherche sans cesse à diviser les femmes entre elles : celles qui ne méritent que de se faire violer et les femmes "respectables". Or pour nous, nulle femme n’est plus respectable qu’une autre, là n’est pas la question. La morale n’est pas au service de notre lutte (et réciproquement). Pour nous, participer à une "marche des salopes" devrait être l’occasion de répéter que, respectable ou non, aucune femme ne mérite d’être violée.

Est invoqué ce fameux respect "pour tous". L’absence de féminisation, plus particulièrement dans le cadre de cet événement, est aberrante. Les femmes ont lutté pour la disparition de ce masculin neutre qui l’emporterait en toute circonstance et notamment dans le langage quotidien. Pour nous, cela revient à ne pas s’adresser aux premières concernées : les femmes. Accepter le masculin comme sujet prétendument neutre ou universel, c’est prendre l’expérience masculine comme seul point de référence et mettre de côté le point de vue et le vécu des femmes.

Deuxième support : le dossier de presse

Dans les premières pages de ce dossier de presse est exposé un tableau détaillant les objectifs chiffrés et les attentes en termes de participation. En disséquant de la sorte cette manifestation sur l’autel des chiffres et de la rentabilité, son contenu subversif originel passe à la trappe et devient visiblement obsolète. Ces objectifs pragmatiques trahissent les revendications des femmes qui subissent jour après jour des agressions physiques et verbales n’ayant pour seul motif que leur genre. Pour nous, ce n’est pas tant le nombre de personnes présentes qui compte, que le seul fait de rassembler des femmes autour de revendications incontestablement féministes !

Mais guère de revendications et de subversion dans ce qui nous est donné à lire. Plutôt une manifestation teintée de bonne humeur et d’amusement et de grandes désillusions, encore une fois, pour nous. Car si, dès les années 70 les féministes ont teinté d’humour la politique, elles ont montré que le premier ne se substituera jamais au second. Et que l’humour est politique. La réappropriation de la rue doit être un événement joyeux, mais elle ne peut l’être que si elle est politique. Cependant la "slutwalk", telle qu’elle a été organisée à Strasbourg, était une démarche qui se réclamait de l’a-politisme… Dans une volonté de transformer un lieu de lutte en carnaval moderne où toute notion de réappropriation, de retournement et de combat est abolie ?

Il manque cruellement une analyse des violences contre les femmes que la "sluwalk" prétend dénoncer. Sexisme, rapports de domination et d’oppression d’un genre sur l’autre ne sont pas même évoqués. La question du genre a pourtant à voir avec les violences, dont les viols. Le fait que l’écrasante majorité des victimes de violences sexuelles soient des femmes (98%) en est un indice... Nous vivons dans un monde qui trouve son ancrage dans l’oppression des femmes par les hommes. Les relations entre les genres sont régies, que ce soit consciemment ou non, par des rapports de domination. Ainsi, une personne va se voir dénigrée, humiliée, soumise et plus encore, pour la seule raison qu’elle est une femme. À ce titre, les inégalités flagrantes qui touchent les femmes (salaires, violences, exploitation domestique) ne représentent que la partie émergée de l’iceberg du patriarcat.

Les femmes vivent sous la menace constante de l’agression, du viol, parce que le système d’oppression a entériné le fait que leur corps ne leur appartient pas et qu’un homme peut légitimement se l’approprier comme bon lui semble. Tout est bon pour renforcer le sentiment d’impunité des hommes qui rend par extension les femmes coupables des agressions qu’elles subissent (on dit d’ailleurs dans le langage courant qu’une femme « s’est faite violée ») : elle sortait seule la nuit, elle était en jupe, etc. Or il s’agit de l’exercice d’une domination d’un sexe sur l’autre que la société autorise (combien de violeurs sont jugés ?). Les femmes se font violer au seul motif qu’elle sont des femmes et pour leur rappeler quelle est leur place. Et que dire des viols de lesbiennes (pour la seule raison qu’elles sont lesbiennes) par lesquels les hommes reprennent "leurs" droits sur un corps qui se refuse à eux ? Il ne s’agit en aucun cas d’une « incohérence » de la société, bien au contraire ! Cela fonctionne parfaitement, discours et pratiques sexistes sont bien rodés et se renforcent mutuellement. Il s’agit d’un système basé sur le patriarcat, le sexisme et l’hétérosexualité comme norme.

Quelle tolérance ?

Mais après avoir constaté cette divergence de point de vue concernant la nécessité de tenir un discours politique ou non, nous n’étions pas au bout de nos peines. Car ce qui nous a estomaquées par-dessus tout, c’est le recours au terme "tolérance" comme moteur principal de cette action. « La “slutwalk” est un message de tolérance et de respect envers chaque individu, concernant son apparence ou sa sexualité ». L’utilisation de ce mot nous apparaît scandaleuse en toute circonstance. Il inclut d’emblée qu’il y ait les tolérants d’une part et les toléréEs d’autre part ; toléréEs qu’on accepte finalement bien malgré soi. C’est un terme condescendant qui ne se rapproche en rien de la revendication d’égalité. Ce mot récurrent, notamment dans le phrasé raciste, nous semble déplacé ici, tant il implique un rapport de domination des uns sur les autres. Pour se permettre de tolérer quelqu’un, il faut être dans une position de dominant. Ce sont les Blancs qui "tolèrent" les Noirs, les hétéros qui "tolèrent" les homos et les hommes qui "tolèrent" les femmes en jupe. Tolérer, ce n’est pas donner une place d’égal mais supporter à contrecœur. Qui tolère place une frontière entre lui et l’autre.

Enfin, cette ardeur à s’excuser et à se détacher de tout féminisme nous interpelle : « La “slutwalk” ne se revendique pas féministe mais égalitaire. Nous ne militons pas pour une libération sexuelle ou une autonomie mais un respect de chacun pour chacune, quels que soient son âge, son genre, son orientation sexuelle ». Qu’y a-t-il donc dans ce féminisme qu’elles rejettent tout en s’en réappropriant les luttes ? Est-ce notre analyse des rapports de domination qui vous effraye et que vous préférez passer sous silence ? Contrairement à ce que raconte ce dossier, nous pensons qu’il n’y a pas de luttes contre les violences sans analyse des rapports de domination et des structures sociales qui la fonde.

La violence ne tombe pas du ciel.

Publié avec la collaboration amicale du groupe Les Poupées en Pantalon.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 3 octobre 2011


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