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lundi 14 décembre 2009


Algérie
La Loi de la Nation, la première violence contre les femmes

par Wassyla Tamzali, avocate et directrice du Collectif Maghreb Égalité






Écrits d'Élaine Audet



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Qu’est ce que la violence ? Et pourquoi une journée contre la violence ? Cela semble si évident que ces questions sont peu ou jamais posées.

Le thème de la violence n’est pourtant pas apparu immédiatement dans l’arsenal onusien des luttes et des actions en faveur des femmes. Disons même que c’est le dernier. Ce n’est que le 17 décembre 1999 - 24 ans après la Conférence de Mexico qui a été le coup d’envoi de la décennie internationale pour les femmes, 20 ans après l’adoption de la Convention des Nations Unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes, et 4 ans après la fin de la décennie, conclue par la Conférence internationale de Pékin -, que les Nations Unis ont adopté la résolution 54/134 pour faire du 25 novembre une Journée internationale contre la violence à l’égard des femmes. Après avoir épuisé (sans les régler, bien évidemment) les questions de l’égalité en droit, de l’égalité des chances économiques, politiques et sociales, celles du droit à la santé – avec la question toujours controversée des droits reproductifs -, la communauté internationale a décidé, enfin ! pourrait-on dire, de dénoncer la violence faite aux femmes. Il faut féliciter les associations féministes dans le monde de ce succès, ce sont elles qui ont convaincu les diplomates qui traînaient les pieds, toujours frileux d’aborder les questions de fond.

La violence à l’égard des femmes, une constante structurelle dans la vie des femmes

Et qu’est ce que la violence ? Pas aussi clair que cela, même si, sur le corps des femmes et des petites filles, elle est parfois d’une évidence insoutenable. Mais quoi encore ? Dès les années 80, les études féministes aux États-Unis d’Amérique nous avaient appris que la violence contre les femmes ne sont pas des pathologies isolées et individuelles. Elles sont une constante structurelle de la condition des femmes ; nos sociétés légitiment la violence des hommes sur les femmes et mieux encore, cette légitimation est souvent appuyée par des femmes elles-mêmes. Cela n’étonnera pas ici. Combien de jeunes, et moins jeunes épousées confiant à mi-voix à leur mère, dans le secret des cuisines, les coups qu’elles ont reçus la nuit, et qu’elles tiennent cachés sous leurs vêtements, ont entendu celles-ci leur dire : « Chut, ne dis rien, il ne faut pas que cela se sache. » Souvent, elles ajoutent : « Si ton père le sait, il va le tuer. » Voilà la paix familiale garantie par le silence des femmes battues. Les hommes pourront prendre tranquillement leur café noir du matin.

Les femmes battues à la maison sont devenues, avec raison, le sceau de la subordination des femmes dans nos sociétés. Les femmes battues sont le premier maillon visible de ce continuum qui va de la violence acceptée dans nos sociétés, comme des traits de culture, à la violence condamnée, de la pratique coutumière invisible à la violence insoutenable du viol, de la prostitution, du crime d’honneur, du crime collectif en temps de guerre ou pas.

Les premières violences sont symboliques, elles sont insidieuses et acceptées par l’ensemble du corps social, les victimes comprises. D’où leur force dans nos sociétés et leur influence sur le vécu des femmes. Ces violences resteront symboliques jusqu’à la prise de conscience de la victime de la violence, et son refus par les femmes, son expression, transformeront la violence symbolique en violence physique inscrite dans la chair de la victime. C’est parce qu’un être humain refuse d’être sous l’emprise d’une violence symbolique, mais réelle, qu’il déclenche contre lui une violence physique. C’est ainsi que commencent les petites guerres quotidiennes des femmes. Et, pourrait-on dire, plus les femmes prennent conscience de leurs droits, et plus elles deviennent un objet de violence.

La Loi de la Nation comme violence

De toutes les violences symboliques à la source ce continuum infernal qui caractérise la structure de la violence, la Loi d’une nation est la première, car si la Loi libère, elle peut être aussi une violence symbolique, et la plus déterminante.

Ainsi, l’infériorité des femmes inscrite dans la loi va autoriser toutes les violences. C’est dans une Loi qu’une nation dit l’ordre du monde et des choses, selon son point de vue. C’est la Loi qui installe ou non au cœur des sociétés le statut d’être libre d’un individu et fait naître l’interdit éthique de porter atteinte à son intégrité et à sa dignité. C’est à partir de cette inscription que nous pouvons rejeter fermement et sans demi-mesure tout ce qui de loin ou de près nous renverrait à ces débats effarants sur la longueur du bâton que l’on doit utiliser pour « corriger » sa femme, ou sur les manières de ne pas trop « l’amocher ». Ces débats mettent violemment en lumière l’indignité de ceux qui se plient à ces élucubrations.

Ces constatations coulent de source tant leur évidence est forte, et cela semble le B A Ba de toutes réflexions sur la violence ; sans l’égalité reconnue et acceptée par tous et toutes, les femmes sont infériorisées par la Loi et, de ce fait, livrées à la violence sociale. Cette égalité qui n’est toujours pas inscrite dans notre législation.*

C’est à partir de cette reconnaissance que s’effectuera efficacement un travail de lutte contre la violence faites aux femmes. D’ici là, on pourra toujours pousser des cris d’orfraie, donner des gages de bonne conscience, punir les maris violents, évoquer la morale religieuse, multiplier les abris pour les femmes battues, - et il faut le faire, car tout ce qui peut alléger le désarroi, le désespoir des femmes et des enfants battus, doit être entrepris, - cela n’arrêtera pas ce phénomène. Il faut prendre le mal à sa racine, et reconnaître solennellement que les femmes sont des citoyennes comme les autres ; que leur témoignage est aussi valable que celui des hommes ; qu’elles héritent de la même chose car elles ont la même place dans la famille, et qu’elles apportent autant que l’homme au bien être de cette famille ; que la polygamie est une indignité ; qu’elles peuvent souscrire une police d’assurance-vie sans l’autorisation de leur mari, etc. C’est à travers cette construction de l’égalité de tous et de toutes que l’on peut commencer à parler de respect dans une société. Certes, le problème ne sera pas encore résolu (voyons en Europe où l’égalité est reconnue et où la violence conjugale reste une préoccupation majeure), mais si cela n’est pas suffisant, cela est nécessaire et constitue la première étape.

Ségrégation sexuelle

La violence conjugale et la violence sexuelle, qui sont une seule et même violence, continueront de marquer de plus en plus notre société avec pour résultat de pousser encore plus loin la folle et suicidaire entreprise de ségrégation sexuelle qui est à l’œuvre dans notre pays. Les signes de cette entreprise sont divers, mais le plus emblématique est la pratique de voiler les femmes en commençant par les petites filles. La pratique grandissante de voiler les femmes dans notre pays (64% des femmes et 53% des adolescentes, selon le rapport du Collectif Maghreb Égalité, de février 2009) est une illustration de cette escalade. De plus en plus, des femmes, des jeunes et d’autres choisissent le voile sur les lieux de travail, à l’université, dans les maisons, comme pour faire rempart contre la violence sexiste. Ce voile qui ne protège pas les femmes, mais qui ne sert qu’à voiler nos esprits.

Il est temps de tirer les sonnettes d’alarme avant que ne retentisse le tocsin.

* En Algérie.

- Plus récent livre de l’auteure : Une femme en colère, Lettre d’Alger aux Européens désabusés, Éd. Gallimard, 2009.

- Lire aussi : « La violence contre les femmes en Algérie », par Boudjema GHECHIR, Président, Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADH)

Mis en ligne sur Sisyphe, le 25 novembre 2009


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Wassyla Tamzali, avocate et directrice du Collectif Maghreb Égalité

Née en Algérie en 1941, elle a exercé de 1966 à 1977 le métier d’avocat à la Cour d’Alger et mené parallèlement des activités journalistiques et culturelles. Rédactrice en chef du premier hebdomadaire maghrébin libre « contact » (1970-1973), elle est auteur d’un livre (1975) sur le cinéma maghrébin qui est un plaidoyer pour la liberté d’expression « En attendant Omar Guetlato », et un ouvrage d’art sur la parure des femmes berbères ‘’Abzim’’, un hommage à la créativité des femmes de son pays (1986). En 1996, elle est nommée Directrice du Programme de l’UNESCO pour la Promotion de la condition des femmes de la Méditerranée. Elle est, depuis avril 2006, Directrice exécutive du Collectif Maghreb Égalité, dont elle était membre membre fondateur. Son plus récent livre, Une femme en colère, Lettre d’Alger aux Européens désabusés, a été publié aux éditions Gallimard, en 2009.



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