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lundi 20 novembre 2006

Mondialisation, militarisme et trafic sexuel

par Jean Enriquez, CATW






Écrits d'Élaine Audet



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L’auteure a donné cette communication dans le cadre de la rencontre internationale de la Marche mondiale des femmes qui a eu lieu à Lima, au Pérou, du 4 au 9 juillet 2006. Elle s’exprime à titre de coordinatrice à la Coalition contre la traite des femmes Asie Pacifique (CATWAP) et d’intervenante féministe des Philippines auprès des survivantes de la prostitution.

Pour donner suite à la discussion précédente concernant l’impact sur les femmes de la mondialisation, je voudrais insister sur la nécessité de critiquer la mondialisation, en considérant non seulement son impact sur nos vies, mais en m’attaquant au fondement même d’une mondialisation masculiniste en raison de ses postulats. La mondialisation passe par une division genrée du travail, où les femmes subventionnent le travail reproductif, et par le néolibéralisme, qui repose sur les notions de concurrence et de domination.

La mondialisation fait également appel au pouvoir et aux armes des États. On fait miroiter l’aide militaire aux pays pauvres et ils se voient imposer par les États dominants des lois anti-terroristes servant à garantir la « sécurité » des investisseurs étrangers, sous prétexte d’une lutte contre le « terrorisme international ». L’OMC elle-même encourage la fabrication d’armes, en alléguant son exemption sur la sécurité inscrite à l’article IX du GATT. De là les subventions accordées aux opérations de Bombardier au Canada. Dans le même ordre d’idées, les membres du G-8 ont pressé le Massachusetts d’annuler son règlement interdisant de soutenir des gouvernements fascistes, comme celui du Myanmar. Ce que je veux démontrer, c’est que mondialisation et militarisme des États sont intimement liés.

Aujourd’hui, la mondialisation et le militarisme créent tous deux les conditions de la violence contre les femmes, particulièrement le trafic et la prostitution. Je veux toutefois préciser que la prostitution en elle-même, le fait d’acheter et de vendre les corps de femmes et d’enfants, est un système de violence contre les femmes qui sous-tend tout ce trafic. Les actions des acheteurs et des entreprises qui utilisent nos corps en échange de profits et d’autres considérations sont une violation flagrante de notre intégrité, de notre dignité et de notre autonomie. Les actes commis par les acheteurs et les capitalistes exploitent un contexte de choix très limités où sont enfermées les femmes, que ce soit au Nord ou au Sud. (Je reparlerai plus loin de cette question de choix.) Le trafic n’est que le moyen d’approvisionner en corps de femmes le marché de la demande - c’est-à-dire, l’industrie de la prostitution. C’est pourquoi nous exigeons une définition plus précise du trafic pour y inclure, non seulement les actes qui impliquent un élément de contrainte physique, mais, d’un point de vue féministe, tous les actes qui exploitent ou tirent avantage de compulsions ou de vulnérabilités créées par des contextes sociaux d’inégalité économique ou sexuelle.

L’expression « violence contre les femmes » fait référence à plusieurs types de comportements violents infligés aux femmes et aux filles en raison de leur sexe. En 1993, les Nations Unies ont présenté la première définition officielle de cette forme de violence lors de l’adoption par l’Assemblée générale de la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Selon l’article 1 de cette déclaration, la violence contre les femmes comprend : tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

Les liens affectifs et la dépendance financière qui lient souvent les femmes à leurs agresseurs ont des incidences marquées sur la manière dont ces femmes vivent la violence et sur les meilleurs moyens d’intervenir. Les cultures sont porteuses de croyances, de normes et d’institutions sociales qui sanctionnent et, de ce fait, perpétuent la violence contre les femmes. Souvent, les mêmes actes qui seraient punis si des hommes les commettaient contre un employeur, un voisin ou une connaissance, demeurent impunis lorsque ces hommes les commettent contre des femmes, particulièrement au sein de la famille ou dans des situations où les femmes sont payées, comme la prostitution.

Rôle du patriarcat et du capitalisme dans la promotion de la violence, de la prostitution et du trafic

Je parle ici non seulement à titre de militante à la Coalition contre la traite des femmes (CATW) mais également comme quelqu’une qui travaille directement auprès des survivantes de la prostitution. Des séances de counseling avec elles me convainquent chaque jour que les femmes s’engagent dans la prostitution en raison d’un vécu de viols incestueux, du cynisme de leurs familles et de leurs communautés à cet égard, des pressions culturelles qui les obligent à être à la disposition sexuelle des hommes et qui décrivent l’accès des hommes à leurs corps comme un processus d’empowerment. Par conséquent, quand je parle de choix, il n’est pas seulement question de choix économiques. Ces choix concernent également les rôles des femmes par rapport à ceux des hommes, les contextes habilitants et déshabilitants où la sexualité est définie et déterminée. Au Nord comme au Sud, les femmes ont pour contexte commun un patriarcat où les femmes sont violées, agressées, abusées sexuellement, où les femmes sont perçues et traitées comme des objets sexuels à l’usage des hommes, où les chaînes MTV disent aux jeunes femmes qu’il est « in » d’être utilisées sexuellement et où les hommes croient eux aussi que les femmes aiment être violées et prostituées - tout cela au profit du patriarcat.

De plus, le patriarcat interagit avec le capitalisme et l’inégalité économique qu’il engendre. Au Nord comme au Sud, les femmes sont désavantagées économiquement, politiquement et socialement. La pauvreté et la discrimination raciale existent partout, quoique l’appauvrissement soit plus marqué dans le Sud. Et dans les deux hémisphères, nous savons que la mondialisation affecte plus durement les femmes.

Les causes qui sous-tendent la violence contre les femmes sont donc intrinsèques au patriarcat et aggravées par la pauvreté : d’abord, le sentiment qu’ont les hommes d’être en droit de dominer les femmes et de posséder leurs corps, un sentiment homologué par les institutions sociales ; ensuite, le refus d’accorder aux femmes l’égalité avec les hommes dans tous les domaines de la vie. Ces causes passent également par les définitions de la masculinité qui accordent aux hommes un accès illimité aux corps des femmes et des droits indiscutables de propriété à leur égard. Cette dynamique est nourrie de mythes sur les besoins irrépressibles des hommes et leur droit à acheter et à violer des femmes lorsqu’ils ressentent ces besoins. De sorte que même lorsqu’il n’y a pas d’échange d’argent, comme dans la prostitution, il y a toujours le viol. Des groupes particuliers de femmes sont également ciblés en raison de leur race, leur origine ethnique, leur classe, leur culture, leur orientation sexuelle, ou parce qu’elles font partie de communautés marginalisées.

La prostitution, une violence contre les femmes

Les conséquences sur la santé des femmes et des filles trafiquées de la violence et des abus sexuels qu’elles subissent sont les mêmes que celles que vivent les femmes battues et violées. Le problème, c’est que lorsque les femmes et les filles vivent ce genre de violences dans la prostitution, on qualifie leur expérience de « sexualité » (Raymond, et al., 2001). Contrairement à la prétention selon laquelle la prostitution serait un travail comme un autre, celle où aboutissent la plupart des femmes trafiquées est un monde où sévit la violence. Dans la prostitution, les femmes sont agressées, violées, battues, soumises à des actes sadiques, au harcèlement sexuel, aux agressions verbales, à une utilisation sexuelle par plusieurs hommes et à de nombreux autres actes inhumains. Dans un tel climat de terreur, nombre de femmes survivent en se droguant et en abusant de l’alcool pour oublier le traumatisme qu’est leur vie quotidienne. Plusieurs études ont déjà démontré qu’après quelques années dans la prostitution, les femmes souffrent de SSPT (syndrome de stress post-traumatique), une condition normalement associée aux traumatismes vécus en temps de guerre.

Il est donc urgent de remettre en question la demande de services de prostitution, les définitions de la masculinité et la mondialisation - des systèmes dont l’idéologie nourrit et aggrave la vente et l’achat de femmes.

La demande pour la prostitution

Laissez-moi vous donner quelques exemples de la demande contemporaine effrénée d’accès des hommes aux corps des femmes :

• Australie : Chaque semaine, 60 000 résidents masculins de l’État de Victoria dépensent 7 millions de dollars pour la prostitution, l’industrie légalisée rapportant plus de 360 millions par année et tirant profit d’environ 4 500 femmes et filles prostituées (Jeffreys)
• Pays-Bas : On y retrouve des associations professionnelles d’acheteurs et d’entrepreneurs en prostitution, par ex. : la Cooperating Consultation of Operators of Window Prostitution
• Italie : Un sur 6 (ou presque 17%) des hommes italiens utilisent des femmes dans la prostitution. En d’autres termes, en Italie, 9 millions d’hommes utilisent quelque 50 000 femmes dans la prostitution (Conférence internationale, 2004).
• Allemagne : 18% des hommes allemands paient régulièrement pour des services sexuels (Adolf Gallwitz, 2003). Un million d’utilisateurs de prostituées achètent quotidiennement des femmes en Allemagne à des fins d’activités sexuelles. (Herz, 2003).
• Royaume-Uni : 10% de la population masculine de Londres achète des femmes pour la prostitution. (Brown, 2000)
• États-Unis : On estime qu’environ la moitié des hommes adultes sont de fréquents utilisateurs de la prostitution, et que 69% de cette même population a déjà au moins une fois acheté des femmes à des fins d’activité sexuelle. (Brown, 2000).
• Thaïlande : 5,1 millions de touristes sexuels par année, 450 000 clients locaux par jour achètent des services sexuels (Barry). 75% des hommes thaïlandais achètent des services sexuels, et près de 50% d’entre eux ont vécu leur première relation sexuelle avec des femmes dans la prostitution. (Brown, 2000)
• Vietnam : 70% des clients arrêtés dans les bordels sont des fonctionnaires gouvernementaux. Au Cambodge, de 60% à 70% des hommes ont déjà acheté des femmes à des fins sexuelles.

Rôle de la mondialisation et de la militarisation dans la promotion de la prostitution et du trafic

Après avoir illustré en termes concrets le rôle du patriarcat dans la création et le maintien du trafic sexuel et de la prostitution, laissez-moi réitérer le rôle de la mondialisation dans la promotion de la prostitution et du trafic. Le plus récent Accord général sur le commerce des services faisant partie des traités de l’OMC a institué la libéralisation du tourisme. Depuis, des investissements illimités dans ce secteur ont tiré profit des femmes comme « ressources » à exploiter dans l’industrie du tourisme, et cette pratique de vente des femmes se poursuit. Avant même la signature de cet accord, nous savons que la mondialisation appauvrissait des millions de femmes en les licenciant ou en ne leur offrant que des contrats temporaires de 3 ou 6 mois, en leur octroyant les plus bas salaires possibles, ou en les expulsant de leurs terres pour convertir ces dernières en cultures commerciales.

Étant donné l’appauvrissement massif des femmes, le système du trafic se retrouve encore plus mondialisé et la mondialisation des économies en fait une industrie globale multimilliardaire :

• Le trafic mondial est une industrie qui rapporte 7 milliards de dollars. (UNICRI)
Selon le Federal Bureau of Investigation américain (FBI), la traite des personnes génère environ 9,5 milliards $ de revenus par année.
• En Thaïlande, le trafic rapporte 500 milliards de Baht par année (ce qui équivaut à environ 124 millions US) et représente environ 60% du budget du gouvernement (CATW).
• En Corée, les profits de l’industrie du sexe ont atteint 24,0712 billions de won, ce qui équivaut à 4,4% des 578,8 billions du PIB national, soit le même montant que les profits combinés des industries de l’agriculture et de la pêche.
• Dans le monde entier, l’industrie de la pornographie et du sexe en ligne génère environ un milliard de dollars par année et devrait augmenter jusqu’à 55-57 milliards au cours des cinq prochaines années.
• Les propriétaires, les proxénètes et les gérants gagnent à ce système tandis que les femmes continuent à y perdre, en étant forcées de se droguer, en voyant leurs corps mutilés, etc.
• Les employeurs des pays développés continuent d’importer des travailleurs à bas salaire et des esclaves ; le recrutement illégal est pratique courante dans le Sud.
• Les politiques gouvernementales normalisent le trafic (légalisation de la prostitution, tolérance, etc.)

La demande est créée par le patriarcat et par la mondialisation, mais elle l’est aussi par la militarisation des pays occupés par les forces armées américaines et par la concurrence croissante au sein de l’industrie mondialisée du sexe. En Corée seulement, 5 000 femmes des Philippines et encore plus de femmes russes sont engagées dans la prostitution en périphérie des bases militaires américaines. Parallèlement, la concurrence crée des pressions pour que soient « importées » des femmes de plus en plus jeunes, aux traits plus « exotiques », ce qui a pour effet de victimiser nos filles indigènes et autochtones.

Laissez-moi maintenant attirer votre attention sur la pornographie. Certaines féministes allèguent que la pornographie est une forme d’expression sexuelle. Encore une fois, on néglige complètement de reconnaître les dommages que cause la pornographie aux personnes qu’elle utilise et même à celles qui la consomment. On fait preuve de cynisme envers les femmes qui sont payées et revendues dans les annonces pornographiques, envers celles qui sont utilisées dans les imprimés pornographiques et, encore une fois, envers nous toutes dont la subordination comme groupe est érotisée dans la pornographie. Dans nos recherches auprès des jeunes hommes, il est clair que les mensonges qu’ils apprennent au sujet de ce que veulent les femmes, les mythes qui affirment que les femmes aiment être violées et prostituées, proviennent tous de la pornographie. Leur violence envers les femmes et leurs façons de les utiliser sont issues d’une « sexualité » qui leur est dictée par les médias et par d’autres hommes qui partagent avec eux leurs lectures.

S’opposer à la légalisation et criminaliser la demande de prostitution

Présentement, le défi à surmonter est celui d’une légalisation grandissante de la prostitution à laquelle les gouvernements procèdent eux-mêmes en décuplant le trafic de la prostitution. Cela s’est produit dans plusieurs pays : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas et l’Allemagne. On tolère également la prostitution dans d’autres pays lorsque la société civile se contente de critiquer les soi-disant pires formes de travail des enfants et de prostitution « forcée ». Pourquoi ne qualifier que la prostitution « forcée » de violence contre les femmes ? Existe-t-il une prostitution « libre » ? Comment peut-on parler de prostitution libre dans le contexte de cultures qui forcent les femmes à accepter que, faute d’autres options, le fait de mettre nos corps en marché sera une source d’estime de soi et de pouvoir ?

Le défi actuel consiste à s’opposer à l’idéologie de la mondialisation qui normalise la prostitution en la présentant comme une forme d’empowerment, du fait de le qualifier de « travail du sexe ». Ce phénomène très récent, lié à la montée du postmodernisme, consiste à refuser de situer la pornographie et la prostitution dans le contexte du patriarcat et des inégalités structurelles économiques et politiques. Et à refuser de les situer dans un continuum de viol, d’hétérosexisme et d’utilisation du viol comme arme de guerre.

Le défi actuel consiste à s’opposer à la légalisation ou à la décriminalisation de la prostitution. À cesser de s’en prendre aux femmes et aux enfants dont on exploite les vulnérabilités pour criminaliser plutôt les acheteurs et les entreprises et pour affaiblir le patriarcat et le capitalisme mondial dans l’industrie de la prostitution. Le défi consiste à criminaliser la demande.

Le défi actuel consiste à exercer des pressions sur les États, non seulement pour exiger des programmes destinés aux survivantes de la prostitution, mais pour qu’ils s’attaquent aux causes profondes de la prostitution et du trafic sexuel : d’une part, le patriarcat, dans lequel les hommes définissent leur sexualité par leur supériorité sur les femmes et par l’accès aux corps des femmes ; et d’autre part, les inégalités économiques mondiales, opérationnalisées par la mondialisation néolibérale, où le travail des femmes est exploité pendant qu’elles demeurent appauvries et privées de contrôle sur les ressources.

Permettez-moi de vous citer quelques chiffres en terminant :

• 30 millions de femmes et d’enfants trafiqués en Asie (ONU, 1998)
• 10-40 millions de personnes en servitude pour dettes en Inde (rapport US TIP, 2006)
• Au moins 2 000 personnes quittent les Philippines quotidiennement, dont 74% de femmes (CATW)
• 200 000 personnes qui transitent de la Colombie vers l’Europe

Nos alliances vont donc aux survivantes de la prostitution. Dans notre travail direct auprès d’elles, on nous dit que si d’autres possibilités s’offraient à elles, si le monde était différent, si la prostitution ne drainait pas les filles blessées et appauvries, elles ne seraient pas dans la prostitution. Bref, la prostitution n’est pas la concrétisation d’un de leurs rêves de petite fille.

Pendant que je vous parle, des millions d’autres femmes et d’enfants sont trafiqués vers et en provenance de l’Asie, de l’Amérique du Sud, de l’Afrique et aussi des pays du Nord. Nous voulons un monde où les femmes ne se feront pas prostituer et ne seront pas considérées collectivement comme une sous-classe.

Agir sur les causes de la prostitution et du trafic

Féministes, nous devons travailler à bâtir un monde exempt de violence contre les femmes - exempt du viol, des coups, de la prostitution et du trafic sexuel. Nous devons agir sur les causes profondes du trafic sexuel et de la prostitution et refuser d’accepter l’idée, même de la bouche de victimes, qu’il n’y a rien à faire et qu’il faut accepter le trafic et la prostitution comme un travail normal pour les femmes. Même si des esclaves ont déclaré que l’esclavage était acceptable, nous avons continué à lutter pour abolir l’esclavage. Allons-nous nous croiser les bras et permettre que des femmes et des filles, nos filles et nos petites filles, soient traitées comme des esclaves sexuelles, et nous contenter d’appeler leur situation un travail ?

Je ne parle pas de sortir de force des femmes des bordels, je parle de faire un travail d’organisation avec elles et de militer pour des alternatives en critiquant les structures de pouvoir. Ainsi, aux Philippines, nous nous organisons avec les survivantes, nous approfondissons notre connaissance du féminisme par l’éducation, nous offrons des services de santé et psychosociaux qui ne se limitent pas à renseigner les gens sur le VIH/sida, nous luttons contre les politiques de l’OMC qui exacerbent la vulnérabilité des femmes et des filles et nous cherchons à abolir les structures génératrices d’inégalités pour les remplacer par des alternatives féministes et socialistes.

Traduit par Michelle Briand et transmis par la Marche mondiale des femmes.

English version.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 18 novembre 2006


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Jean Enriquez, CATW



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