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jeudi 1er décembre 2016

Fil de presse de Sisyphe, décembre 2016

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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Mise à jour quotidienne de liens vers des articles d’actualité et d’analyse sur les femmes, leurs droits, ce qui les intéresse. Ces articles proviennent de sources médiatiques diverses en ligne, non seulement des médias conventionnels. Les opinions exprimées dans ces articles n’engagent que leurs auteur-es.

Décembre 2016


. Au féminin - La ministre de la Défense allemande refuse de porter le voile en Arabie saoudite
En déplacement officiel dans le royaume, la ministre allemande Ursula von der Leyen n’a pas voulu porter le hijab et elle a également refusé que toutes les autres femmes de sa délégation ne s’en pare lors de son séjour. "Le droit de choisir sa tenue est un droit qu’hommes et femmes partagent, a ainsi expliqué Ursula von der Leyen au magazine Bild. Cela me gêne que les femmes soient forcées à porter l’abaya." ​La photo la montrant aux côtés du prince, vêtue d’un tailleur-pantalon noir et les cheveux à l’air libre, a fait le tour de la Toile et son geste complètement assumé n’a pas plu à tout le monde. Ursula von der Leyen n’est pas la seule à s’être illustrée par le refus de porter le voile. Avant elle, Michelle Obama, Hillary Clinton, Mary du Danemark ou encore la princesse Lalla Salma du Maroc avaient elles aussi dérogé à cette règle.

. The Conversation - Angela Merkel, les secrets d’une longévité politique
C’est l’adaptabilité au-delà des clivages idéologiques qui explique, pour une part non négligeable, la capacité de la chancelière à durer. Adaptabilité revient à dire pragmatisme, mais Angela Merkel se laisse également conduire par des convictions tout en évoluant au gré des événements et de leurs conséquences pour l’Allemagne et l’Europe : abandon du nucléaire au lendemain de Fukushima, sauvetage de l’euro aux conditions de l’Allemagne lors de la crise grecque, accueil des réfugiés en 2015-2016, sur la base de la profonde conviction qu’il y va de la défense des valeurs qui fondent l’Europe. C’est là sans doute le plus grand défi qu’Angela Merkel aura à relever dans les mois et années qui viennent, car la contestation s’amplifie du côté des populistes.

. Le Devoir - Féminisme - Confessions sur un plancher de danse
"Je me présente devant vous comme un paillasson, a dit Mme Madonna Louis Ciccone. Je veux plutôt dire : comme une artiste féminine. Merci de reconnaître ma capacité à poursuivre ma carrière depuis 34 ans malgré le sexisme et la misogynie flagrants, face au harcèlement et aux insultes incessants." La mégastar a parlé d’un viol à 21 ans, de la difficulté de vieillir, de sexualité, de son industrie culturelle profondément sexiste. "Si vous êtes une fille, vous devez jouer le jeu, a résumé la femme de 58 ans. Vous avez le droit d’être jolie, mignonne et sexy. Mais n’agissez pas de façon trop maligne. N’ayez pas un avis qui dérange. Vous avez le droit d’être transformée en objet par les hommes et de vous habiller en salope, mais ne soyez pas maîtresse de votre côté salope. Soyez ce que les hommes veulent que vous soyez."

. Gazette des femmes - Ciudad Juárez : des mosaïques pour recoller des vies en morceaux
À Ciudad Juárez, ville mexicaine à la frontière du Texas, plus de 2 000 femmes et filles ont été assassinées au cours de 20 dernières années. Depuis deux ans, la maison La Promesse utilise l’art pour panser les blessures des mères de disparues et éveiller les consciences des femmes des quartiers les plus défavorisés. Entre 1993 et 2013, plus de 2 000 femmes et filles – généralement âgées de 13 à 25 ans – ont été assassinées à Ciudad Juárez, plusieurs d’entre elles ayant été violées, mutilées ou démembrées. Le machisme, l’explosion de la violence liée à la guerre contre le narcotrafic et l’impunité quasi totale qui règne dans la ville comptent parmi les causes et les facteurs aggravants du drame des muertitas ("petites mortes") de Ciudad Juárez, expression utilisée pour désigner les victimes de féminicides. La Promesse constitue un exutoire pour ces mères de disparues, mais aussi pour les femmes du quartier qui s’usent à travailler de longues heures dans les maquiladoras, les usines d’assemblage de grandes multinationales situées au nord de la ville, à la frontière du Texas.

. Le Monde - Aux Archives nationales, six siècles de grands procès faits aux femmes
L’exposition parisienne "Présumées coupables" propose six siècles d’affaires judiciaires féminines. Au fil de l’exposition, sorcières, pétroleuses – le mot n’a pas d’équivalent masculin –, empoisonneuses, mères infanticides, traîtresses à la patrie revivent à travers une remarquable sélection d’iconographie et de procès-verbaux d’interrogatoires, d’"auditions de bouche" et de plumitifs d’audience. Chaque époque a eu sa figure diabolisée de la femme. Toujours "présumées coupables", ces femmes célèbres ou anonymes n’ont longtemps été interrogées et jugées que par des hommes. Voir photos et texte.

. Génèthique - Un bébé, 3 ADN, 2 transgressions
C’est une première mondiale qui va avoir un retentissement important tant sur un plan scientifique, qu’éthique, juridique et financier. Comme telle, le feu vert accordé à ces manipulations est grave parce que cette nouvelle technique de PMA avec manipulation du génome implique plusieurs transgressions : elle modifie les lignées germinales et elle fabrique des embryons transgéniques. Pour mener à bien ces recherches et, à terme, ces essais, les chercheurs vont devoir fabriquer des embryons et recourir au clonage. Des pratiques qui ont été dénoncées par la convention d’Oviedo, que la Grande Bretagne n’a pas signée, et qui interrogent et divisent la communauté scientifique.

. Le Devoir - Prostitution - Justin Trudeau promet que le projet de loi C-452 sur la traite des personnes revivra
Le premier ministre Justin Trudeau s’est engagé pour la première fois, jeudi soir, à présenter une nouvelle mouture du projet de loi C-452 de l’ex-députée Maria Mourani sur la traite des personnes. Ce projet de loi a été adopté au Sénat et aux communes avant le déclenchement des élections de 2015, mais il n’a jamais été mis en vigueur par le gouvernement libéral. Il renversait le fardeau de la preuve vers l’exploiteur sexuel plutôt que les victimes. Parfois amoureuses de leur proxénète, ou terrorisées, il leur évitait d’avoir à témoigner devant les tribunaux. C-452 aurait aussi permis de confisquer les biens issus de la criminalité de celui qui est reconnu coupable d’exploitation et traite de personnes. "On est d’accord avec le projet de loi. On s’est rendu compte qu’il y avait des éléments anticonstitutionnels […] on a réglé ce problème et on s’attend à (le) présenter d’ici peu, à la rentrée", a déclaré M. Trudeau.

. Radio-Canada - Québec propose une enquête publique sur les événements de Val-d’Or
D’après les informations obtenues par Radio-Canada, cette commission n’aura pas pour mandat de refaire l’enquête criminelle sur les agissements des policiers visés par les dénonciations de femmes autochtones. Aucune accusation n’avait été portée contre les six agents de la Sûreté du Québec (SQ) mis en cause. L’enquête publique se pencherait plutôt sur le racisme systémique et ses causes. Elle commencerait au début de 2017 et durerait un peu plus d’un an. Le chef de l’Assemblée des Premières Nations pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, a fait savoir un peu plus tôt qu’il réclamait "une enquête judiciaire indépendante qui aurait une durée de vie d’un an, qui traiterait sur les relations entre les policiers et les membres de notre communauté. Qui se pencherait aussi sur les causes et les situations où il y a de la discrimination ou du racisme systémique".

. TVA Nouvelles - Québec veut plus de femmes dans la construction
Elles forment 1,5% de la main-d’œuvre dans la construction, moins qu’ailleurs au Canada, et ça n’est pas assez. On vise un taux de 3% pour 2018. La Commission de la construction du Québec (CCQ) lance une campagne pour y remédier. "La mixité en chantier" vise à faire évoluer les mentalités. "Une pelle mécanique, ça n’a pas de sexe", dit Diane Lemieux, présidente-directrice générale de la CCQ. Il y a 2868 travailleuses bien comptées dans la construction au Québec. En Alberta, les femmes représentent plus de 3% de la main-d’œuvre. Tant les employeurs que les collègues accueillent mal les femmes.Les problèmes de discrimination débutent dès l’arrivée des femmes dans les salles de cours. À peine 8% des 26 000 employeurs de l’industrie choisissent d’embaucher des femmes. Leur taux d’abandon est presque deux fois plus élevé que les hommes après cinq ans (57% contre 36%).

. Le Parisien - Miss France 2017 : les féministes s’attaquent à "la ringardise" du concours
Le concours Miss France fait toujours polémique chez les féministes. Pour l’association Osez le féminisme, le concours Miss France dont la prochaine édition se déroulera samedi en direct sur TF1, représente "la ringardise la plus vive, basée sur une concurrence ultra violente entre femmes". "Il est très curieux qu’en 2016, on éprouve encore le besoin de mettre en concurrence des femmes non pas sur des critères intellectuels ou de mérites, mais sur des critères purement physiques (…) Le plus problématique est que le concours Miss France, ultra médiatisé, impose des stéréotypes physiques irréels, sans compter le culte de la pureté avec des concurrentes sans petits amis."

. Le Journal de Montréal - Une ancienne esclave des gangs de rue lutte contre les proxénètes
Une ancienne esclave sexuelle battue à plusieurs reprises et dont le corps a déjà été vendu par des proxénètes est devenue l’ennemie des pimps en aidant les femmes qui tentent de fuir les gangs de rue. Mélanie Carpentier s’est prostituée pendant trois ans. On l’a humiliée, battue, vendue. Maintenant qu’elle s’est affranchie du proxénète qui s’est enrichi sur son dos, elle passe tout son temps à aider des femmes qui tentent à leur tour de reprendre leur vie en main. Depuis qu’elle a fondé l’organisme La Maison de Mélanie en 2013, elle a connu des femmes qui se sont fait enlever leur tatouage au fer à repasser, elle s’est fait raconter les horreurs de viols collectifs, a vu des femmes coucher par terre comme des chiennes et être droguées 24 heures sur 24 afin d’être capable de "faire" le plus de clients par jour.

. Terriennes - Violeurs exonérés de leur crime au Liban : article 522, chronique d’une fin annoncée
La roue tourne. Au moment même où la Turquie aimerait adopter un tel dispositif, malgré les protestations populaires et massives, le Liban s’engage sur la voie de son abrogation. Le calamiteux article 522 du code pénal libanais prévoit d’exonérer de toute condamnation un violeur s’il consent à épouser sa victime, l’assignant elle, ainsi, à une double peine. Comme cela existait au Maroc jusqu’en 2014, juqu’à ce qu’une adolescente de 16 ans se suicide pour échapper à cette sentence à vie, un mariage avec son violeur. Comme cela est suggéré par un animateur de télévision tunisien à son infortunée jeune invitée... Comme cela a été assénée par la justice tunisienne ce 13 décembre 2016 qui a autorisé, au nom de l’article 227 bis du Code pénal tunisien ("le mariage du coupable avec la victime de moins de 15 ans (...) arrête les poursuites"), le mariage d’une fille de 13 ans avec un proche l’ayant mise enceinte, provoquant l’indignation d’organisations qui jugent qu’elle a été violée.

. La Presse - Poursuite contre Benhabib : l’École musulmane de Montréal déboutée
Dans un jugement étoffé de 43 pages rendu mardi, la juge Carole Hallée conclut que Mme Benhabib a donné son opinion sur une question controversée, sans qu’il y ait diffamation. La poursuite avait trait à une entrevue que Mme Benhabib, chroniqueuse, écrivaine, conférencière, blogueuse et militante féministe, avait accordée à l’animateur Benoit Dutrizac, sur les ondes du 98,5, le 8 février 2012. Elle avait critiqué l’enseignement islamique dispensé à L’École musulmane de Montréal. "Le port du voile et la mémorisation coranique au niveau de l’enseignement du primaire sont assurément des sujets d’intérêt public qui justifient une liberté d’expression. Il s’agit de sujets qui soulèvent un débat dans notre société et il faut permettre à chacun de s’exprimer le plus librement possible sur ces questions", a dit la juge. Le texte du jugement à télécharger sur le site de SOQUIJ.

. Le Devoir - Joséphine Baker au-delà du cliché
L’artiste de cabaret Joséphine Baker, égérie des années folles, a adopté 12 enfants de nationalités, de couleurs et de religions différentes qu’elle a élevés dans une harmonie exemplaire dans son château des Milandes, au coeur du Périgord. Une expérience familiale et sociale peu connue, mais qui gagne aujourd’hui, plus que jamais, à être rappelée au bon souvenir du présent, estime la bédéiste Catel Muller. "Joséphine Baker a voulu prouver à elle-même et au reste du monde qu’il était possible de vivre dans la tolérance et l’amour des uns et des autres peu importe ses origines", lance à l’autre bout du fil celle qui vient d’inscrire dans le papier, avec son complice de longue date José-Louis Bocquet, une imposante biographie dessinée de la légendaire artiste.

. La Presse - Et si c’étaient des femmes blanches ?
Et si c’étaient des femmes blanches, les traiterait-on de la même façon ? Le gouvernement du Québec hésiterait-il autant à donner suite à leur demande ? On ne peut s’empêcher de se poser la question en voyant les tergiversations entourant la demande d’une commission d’enquête indépendante sur les relations entre policiers et autochtones au Québec. Plus d’un an après la première diffusion du reportage-choc d’Enquête sur ces femmes autochtones de Val-d’Or qui ont osé défier le silence, on attend toujours une réponse collective qui soit à la hauteur de leur courage. Le DPCP a pourtant été clair : "Le fait qu’aucune accusation criminelle ne soit portée dans certains dossiers ne signifie pas nécessairement que les évènements allégués ne se sont pas produits." En d’autres mots : l’absence d’accusations ne signifie pas que les femmes autochtones ont menti.

. Ressources Prostitution - La pornographie investit dans la déshumanisation cruelle des femmes
La pornographie façonne la violence que nous vivons comme femmes dans les mains des hommes. En tant que militante contre les violences faites aux femmes, je sais que la pornographie est utilisée par les hommes pour nous attaquer. Des femmes m’ont raconté des cas d’hommes se servant de la pornographie pour préparer des jeunes filles aux actes qu’ils leur imposaient, des hommes qui contraignent leur copine/épouse à performer des actes qu’ils ont vu dans des films porno, des hommes qui utilisent la pornographie pour harceler sexuellement leurs collègues de travail, ainsi que des hommes qui demandent aux prostituées des actes de scènes vues dans la pornographie. Mais je vais laisser ces arguments de côté pour le moment pour m’attarder aux effets négatifs qu’a la pornographie sur vous les hommes.

. La Nouvelle Tribune - Bénin : De bouleversants récits sur les violences faites aux femmes
Nouvellement paru chez Stars Editions, Le temple de la Nuit profané est une bouleversante œuvre collective sur les violences faites aux femmes constituée de récits de plusieurs femmes écrivains membres de l’association Plumes amazones du Bénin avec la coordination de l’écrivaine et femme de lettres, Adélaïde Fassinou, relatant des cas troublants de viols, violences conjugales, excision, trahison et autres dont sont victimes au quotidien, les femmes et les filles. Envers les femmes, s’exerce une cruauté masculine dont diverses formes sont perceptibles dans cette œuvre collective. Cette cruauté qu’on attribuerait à des brutes s’exerce par des hommes insoupçonnables.

. Le Monde - La face cachée du sexe féminin
Cachez ce sexe qu’on ne saurait voir – depuis la feuille de vigne, nous avons bien compris le message. Quand on cache le sexe, on cache la sexualité… Mais si un sexe est "naturellement" caché, la sexualité devrait-elle l’être aussi ? Peut-on être censurée de naissance ? Le sexe féminin serait contrariant parce que invisible. Les femmes seraient non seulement affublées d’un orifice, mais elles en seraient un tout entier. Leur désir serait impalpable. Plutôt que de s’interroger sur un désir intrinsèquement invisible, il faudrait se demander pourquoi nous refusons de voir.

. Kedistan - Aslı Erdoğan - Une nouvelle lettre de prison
Aslı Erdoğan nous a fait parvenir une nouvelle lettre de prison, comme elle aurait saisi son blog. Elle poursuit par cette correspondance ce qu’elle n’a cessé de faire depuis des années, alerter les consciences, ouvrir les yeux pour agir.Plusieurs sites web, magazines, s’associent avec Kedistan dès aujourd’hui pour une publication simultanée, chacun avec ses lecteurs, lectrices, et engagent beaucoup d’autres à faire de même dans les jours à venir. La lettre sera également lue ce soir, dans beaucoup d’initiatives de soutien programmées, et remise à la “presse”et aux journalistes, à qui elle s’adresse principalement. De très nombreuses soirées de solidarité et de lectures auront lieu en décembre. En France, dans de petites ou grandes villes, en Suisse, en Allemagne, au Quebec, en Tunisie, en Grèce, en Turquie même… des individualités ne cessent de fédérer autour d’elles, pour étendre la solidarité d’ici le 29 décembre, date du “jugement”. Et ces petites rivières croissent… et fertilisent d’autres solidarités.

. Le Devoir - Violence sexuelle - Une consultation publique en toute intimité
Deux mois après les agressions aux résidences, à peine une quinzaine de personnes ont participé lundi à la consultation publique sur la violence sexuelle à l’Université Laval. Que reste-t-il de la mobilisation de cet automne ? Les gens avaient en outre deux autres occasions de s’exprimer en s’inscrivant à des groupes de discussion ou en répondant au questionnaire en ligne préparé par le ministère. À Laval, environ 600 personnes y ont répondu. Dans la mesure où les statistiques montrent qu’une étudiante sur quatre va être victime d’une agression pendant ses études, on peut présumer que ce point de vue s’est exprimé dans le cadre de la consultation en ligne. "À travers ces étudiantes-là, on a probablement des étudiantes qui ont déjà vécu ça."

. La Gazette des femmes - En affaires et solidaires
Elles travaillent dans les affaires, mais croient que l’ambition seule ne suffit pas à changer le système. Catherine Corley, de Catalyst, Caroline Codsi, de La Gouvernance au féminin, et Dana Ades-Landy, de l’Association des femmes en finance du Québec, pressent le milieu économique d’agir afin de féminiser les conseils d’administration et les lieux décisionnels. Une suite d’obstacles systémiques bloquent la voie des femmes en entreprise, obstacles qui se comparent à ceux que rencontrent celles qui souhaitent aller en politique : difficulté à concilier le travail et la famille, persistance des directions à invoquer le manque de femmes compétentes, réseaux traditionnels où les hommes se choisissent entre eux… La routine habituelle.

. Notes d’intention féministes - Lettre aux hommes que j’aime (et qui me le rendent bien)
Cette lettre je l’adresse à tous les hommes qui sont dans ma vie, à un degré ou un autre. Vous me faites du mal. Pas souvent, mais parfois. Et je vais vous expliquer pourquoi. Vous me faites du mal parce que vous n’êtes pas des femmes et que chacun d’entre vous, au moins une fois, vous vous êtes permis de me dire comment je devrais être en tant que femme ou en tant que féministe. Et si ce ne fut pas le cas, vous avez devant moi critiqué des femmes pour des choses insensées. Vous êtes sexistes.

. Le Devoir - Lutter contre le sexisme à l’école, avec quels moyens ?
Cette semaine, le Conseil du statut de la femme publiait un avis soulignant que l’école québécoise participe au maintien des inégalités entre les sexes. Le Conseil dresse deux constats principaux : les cours d’histoire n’incluent pas la contribution des femmes de façon transversale, et le cours Éthique et culture religieuse n’offre pas une perspective suffisamment critique sur le sexisme qui traverse les traditions religieuses. De plus, on déplore que ce cours n’aborde pas la question de la violence faite aux femmes. Ainsi, l’avis recommande que les cours de culture religieuse soient intégrés aux cours d’histoire afin de laisser plus d’espace à l’éducation à la sexualité et à la citoyenneté. On est même tenté de pousser cette interrogation un cran plus loin : si les femmes ne constituaient pas l’écrasante majorité du corps enseignant, laisserait-on se dégrader autant les conditions dans lesquelles travaillent les enseignantes, tout en continuant à les critiquer avec autant d’intransigeance ?

. Le blogue d’Hypathie - La ville, territoire masculin
La ville est souvent représentée par une divinité féminine et le vocabulaire qui la décrit s’applique aussi aux femmes. Prendre une ville, pénétrer la ville, routes pénétrantes, "l’espace de la ville apparaît comme le corps d’une femme qu’il faut conquérir et occuper". La Ville est le territoire de chasse des hommes : les femmes qui s’y déplacent, surtout la nuit, prennent leurs risques. Elles sont des putes, des "trainées", puisque les seules femmes autorisées à arpenter les trottoirs sont les prostituées, les "femmes publiques" que les hommes peuvent acheter pour assouvir leurs "besoins" sexuels. 94 % des noms de rues, places, ponts..., portent des noms d’hommes, généraux etfauteurs de guerre la plupart du temps. Les 6 % restants, des noms de femmes, sont généralement affectés à des allées ou des impasses (SIC). Marie Curie est habituellement sur des plaques de rues affectées à Pierre ET Marie Curie, les femmes peinant à exister par elles-mêmes, aussi illustres soient-elles. Sur 302 stations de métro parisien, 3 seulement portent le nom d’une femme.

. Le Devoir - États-Unis - Sale temps pour les femmes… (et les autres)
Six ans après la consécration de ce label, formulé initialement par Andrea Dworkin dans les années 1990, une autre loi restreignant l’IVG attend sa promulgation, en Ohio : l’avortement n’y sera plus possible à compter du moment où l’on peut entendre le battement de coeur de l’embryon. Au cours des 10 dernières années, les États fédérés ont adopté 231 mesures pour restreindre l’avortement. À travers le pays, des cliniques qui le pratiquent ferment tour à tour, au point où six États n’ont plus qu’une seule clinique (Arkansas, Mississippi, Missouri, Dakota du Nord, Dakota du Sud et Wyoming). Mais ce qui pèse plus lourd encore, ce sont les lendemains du séisme politique du 8 novembre, qui ne cessent d’apporter, par vagues successives, des répliques. Et on n’en a pas vu le bout, car il n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé il y a plus d’un quart de siècle.

. La Tribune de Genève - Funérailles obligatoires après chaque avortement
Au Texas, tous les moyens sont bons pour s’attaquer au droit à l’avortement. Cet État ultraconservateur du sud des États-Unis s’apprête à avaliser une loi qui impose que chaque fœtus avorté ou issu d’une fausse couche soit enterré ou incinéré. Et ce, quel que soit le stade de développement. Ce texte, ne nécessitant ni vote ni examen législatif car il a été créé par les services sanitaires locaux, devrait entrer en vigueur le 19 décembre. Pour les opposants, cette nouvelle mesure n’est qu’un obstacle de plus à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Jusqu’à présent, les restes fœtaux étaient brûlés avec les déchets biomédicaux. Une pratique à laquelle s’oppose le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, qui estime "qu’il est impératif d’établir des standards plus élevés pour démontrer que nous respectons la sainteté de la vie humaine". Autrement dit, aussi petit soit-il, le reste de l’embryon doit être assimilé à un être vivant.

. RFI - Djemila Benhabib, écrivaine et militante politique
Djemila Benhabib, auteure et militante politique était ce vendredi 9 décembre, l’Invitée du matin de RFI. Née en Ukraine d’un père algérien et d’une mère chypriote-grecque, elle a grandi à Oran en Algérie où sa famille est très engagée socialement et politiquement. En 1994, sa famille quitte l’Algérie pour raisons politiques. A l’occasion de la Journée nationale de la laïcité et de la condition de la femme, Djemila Benhabib nous donne son point de vue sur la situation de la laïcité en France. Elle répond aux questions de Frédéric Rivière.

. Ouest France - Grande-Bretagne. Plus de 300 policiers accusés d’abus sexuels
C’est un rapport accablant pour la police qui vient d’être publié outre-Manche. Au terme de deux ans d’enquête en Angleterre et au Pays de Galles, le corps d’inspection des forces de police révèle aujourd’hui que 306 policiers sont accusés d’avoir abusé de leurs pouvoirs à des fins sexuelles dans le cadre de leurs fonctions. Vingt agents de la paix et huit employés sont également mis en cause. Au total, 436 accusations ont été recensées en Angleterre et au Pays de Galles. Autrement dit, certains agents de police auraient commis plusieurs abus sexuels. "C’est le cas de corruption le plus grave auquel est confronté la police. (...) Le problème est probablement encore plus grave que les chiffres qui nous ont été rapportés ne le suggèrent", a admis le numéro 1 du corps d’inspection des policiers.

. Ressources Prostitution - Comment la prostitution est devenue le secteur professionnel le plus moderne au monde
Quand est tombée la nouvelle que la vice-présidente de l’une des "organisations de travailleuses du sexe" consultées par Amnesty International pour sa politique sur la prostitution avait été condamnée pour trafic d’êtres humains et proxénétisme, beaucoup d’abolitionnistes ont été consternées, mais non surprises. Car "les droits des travailleuses du sexe" sont de plus en plus un euphémisme pour désigner les droits des proxénètes, des propriétaires de bordels et des hommes qui paient pour du sexe. Le discours du "travail du sexe" a fait en sorte que "le plus vieux métier" devienne la profession la plus moderne du monde. La prostitution n’est plus considérée comme un vestige moyenâgeux patriarcal – elle est subversive, libératrice, et même féministe.

. Terriennes - Injures et grossièretés en tout genre : le sexisme en politique a de beaux jours devant lui au Québec
Alors que le Québec commémorait ce mardi 6 décembre 2016 les 27 ans de la tragédie de Polytechnique, cette tuerie masculiniste dans laquelle 14 étudiantes ont perdu la vie, visées parce qu’elles étaient des femmes, quatre députées du Québec ont confié au journaliste Hugo Lavallée de Radio-Canada qu’il fallait vraiment avoir les nerfs solides pour faire de la politique, face aux injures sexistes dont elles sont les cibles sur les réseaux sociaux. Les témoignages de ces quatre femmes politiques aguerries sont bouleversants dans leur crudité lorsqu’elles énumèrent les grossièretés qui circulent à la vitesse cybernétique sur les réseaux sociaux.

. The Conversation - Affaire Jacqueline Sauvage : la justice démunie face aux femmes sous emprise de leurs conjoints
La mobilisation se poursuit autour de Jacqueline Sauvage, devenue un symbole des victimes de violences conjugales. La manière dont la cour d’appel de Paris a motivé son refus d’accorder la grâce à Jacqueline Sauvage mérite réflexion. Selon le tribunal, cette femme de 68 ans "peine encore à ce jour à accéder à un réel et authentique sentiment de culpabilité." Une femme, donc, tue son mari après des décennies de calvaire, ce qui lui vaut une condamnation – le meurtre n’étant jamais acceptable, quelles que soient les circonstances. Cependant, on voit que la condamnation seule ne suffit pas. Il lui faut recevoir, aussi, une leçon de morale. Pour obtenir sa libération, Jacqueline Sauvage devrait faire publiquement acte de contrition. Qu’elle se sente coupable au plus profond d’elle-même n’est manifestement pas suffisant. Demande-t-on un "authentique sentiment de culpabilité" aux hommes violents ?

. SFR - Des femmes indésirables dans un café : la journaliste de France 2 s’explique
Un reportage diffusé mercredi soir sur France 2 montre comment, dans certains quartiers français, les femmes ont de plus en plus de mal à occuper l’espace public. Après de nombreuses réactions, la journaliste à l’origine de l’enquête a notamment indiqué vouloir "briser la loi du silence". Caroline Sinz, journaliste au service société de France 2 et auteure de l’enquête suit notamment deux militantes de la Brigade des mères à Sevran, une banlieue du 93, dans le nord de Paris. Rejetées par des hommes dans un café, ces deux femmes sont également intimidées dans la rue et sont "régulièrement menacées", précise France 2. La journaliste explique aussi que de nombreuses femmes, qui se battent pourtant contre cette mise à l’écart, parfois au sein d’association, ont refusé de participer au reportage devant les caméras, par peur d’être victimes d’insultes ou d’agressions. "Il fallait briser cette loi du silence", estime-t-elle. Ce qu’elle a pu faire grâce aux militantes de la Brigade de mères et ces femmes qui tentent de s’organiser à Rillieux.

. TV5 - Au Canada, des billets de 10$ à l’effigie de Viola Desmond, canadienne, noire et militante des droits civiques
La nouvelle a embrasé les réseaux sociaux pour le meilleur, cette fois, accompagné des mots dièses #ViolaDesmond #surunBILLET, en français et en anglais. Une militante noire des droits civiques était donc l’élue des futurs billets de 10$ canadiens, les plus utilisés. On compare Viola Desmond à Rosa Parks parce que cette femme d’affaires de la Nouvelle-Écosse, qui était noire d’origine, s’est assise par inadvertance en 1946 dans une section réservée aux blancs dans un cinéma de New Glasgow, en Nouvelle-Écosse. Elle a été arrêtée, a dû payer une amende et a passé une nuit en prison. Cette propriétaire d’un salon de beauté a contesté l’amende à plusieurs reprises mais en vain. Voir aussi l’histoire
de Viola Davis.

. Le Devoir et Sisyphe Conseil du statut de la femme - Le cours d’éthique et de culture religieuse jugé sexiste
Le Conseil du statut de la femme (CSF) reproche au cours d’éthique et de culture religieuse d’enseigner les religions sans critiquer leur contenu sexiste. Dans un nouvel avis, il recommande que l’enseignement des religions soit séparé de celui de l’éthique, et joint au cours d’histoire. On donne l’exemple du récit d’Abraham dans l’Ancien Testament et de ses rapports avec son épouse Sarah et la servante de qui il aura un enfant (Ismaël). Certains manuels, note le Conseil, rendent Sarah "responsable du viol" de la servante et "euphémisent" la violence sexuelle subie par cette dernière. Les textes sur l’institution du mariage catholique posent le même problème, selon le CSF. On expliquera par exemple aux enfants que les interdits et les rites visent à mettre les femmes "au service de la communauté" en favorisant notamment la "stabilité de la famille". Or, à nouveau, c’est décrit sans regard critique, plaide-t-on. Lire le communiqué du CSF sur Sisyphe. Lire l’avis à télécharger en PDF sur le site du CSF.

. Ricochet - Entre le lièvre et la tortue
En réaction à la série d’agressions sexuelles commises contre des étudiantes dans les résidences de l’Université Laval, la ministre de l’Enseignement supérieur Hélène David a annoncé son souhait de tenir des consultations sur cette question, incluant au sein même des institutions d’enseignement postsecondaire. Si l’initiative semble a priori prometteuse, on ne peut que déplorer la période choisie par la ministre et craindre que son échéancier expéditif mine sa cueillette d’information. En contraste absolu avec l’exaspérante lenteur de certaines universités dans ce dossier, comme la tortue UQAM – dont on peut se demander si elle arrivera à destination, alors qu’elle révise depuis presque trois ans sa Politique 16 sur les violences à caractère sexuel et a cavalièrement supprimé le poste d’intervenante spécialisée en intervention auprès des victimes d’agression sexuelle –, la ministre demande aux universités et aux cégeps d’organiser en quelques jours une consultation auprès de leur communauté sur cette problématique.

. Jeune Afrique - Littérature : la Tunisienne Fawzia Zouari remporte le prix des Cinq continents de la Francophonie
Éditorialiste à Jeune Afrique où elle signe régulièrement le Post-Scriptum, Fawzia Zouari n’a de cesse d’explorer, avec courage, la question féminine à l’heure de la poussée des obscurantismes. Elle sera par ailleurs la présidente du jury de la deuxième édition du concours d’écriture numérique francophone « Au cœur des mots, femmes en lumière », sous le haut patronage de Michaëlle Jean et d’Albert II de Monaco. La romancière remporte la quinzième édition du prix des Cinq continents de la Francophonie avec son livre "Le corps de ma mère". Elle est l’auteure de nombreux romans comme La Caravane des chimères, Ce pays dont je meurs, La Retournée, La deuxième épouse, etc.

. Entre les lignes entre les mots - Les violences faites aux femmes dans les territoires andins du Pérou
Le livre Les femmes et les mines : mémoires d’un parcours de résistance dans les Andes péruviennes relate la trajectoire des femmes vivant sur les territoires affectés par l’exploitation minière, à travers tous les rebondissements sociaux qu’elles ont traversés durant une trentaine d’années. Ce livre illustre abondamment un grand nombre de violences subies par ces femmes des campements miniers du Pérou : la violence familiale d’une société machiste : les maris qui battent leurs femmes et leurs enfants, les garçons qui battent leurs mères et leurs sœurs, les femmes qui battent leurs filles ; la violence sexuelle des maris, etc.

. Le Monde - Violences sexuelles : pourquoi un tel décalage entre nombre de victimes et condamnations ?
En France, moins d’un cas sur cinquante de viol sur une personne majeure aboutirait à une condamnation. Une femme sur sept (14,5 %) a été concernée au moins une fois dans sa vie, selon une enqute publiée par l’INED à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui se déroule le 25 novembre. Cette étude révèle que 62 000 femmes déclarent avoir été victimes de viol ou tentative de viol dans l’année, et ce chiffre atteint même 580 000 lorsqu’on étend à des agressions sexuelles (attouchements, baisers ou rapport forcé...) Même quand il y a condamnation, la réponse judiciaire n’est pas toujours à la mesure de la gravité des faits. Dans de nombreux cas, des viols sont déqualifiés en agressions sexuelles, selon une étude menée au tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis) dévoilée en mars 2016. Résultat : des crimes qui devraient en principe être jugés aux assises sont jugés comme des délits, avec une attention et, le cas échéant, des peines nettement inférieures. « Une véritable injustice », estime Muriel Salmona.

. Ressources prostitution - Certains "travailleurs du sexe" militants sont en réalité des proxénètes.
Certains proxénètes, certains acheteurs de sexe et certains gouvernements ont pris la décision qu’il est raisonnable de s’attendre à ce que certaines femmes tolèrent l’exploitation sexuelle et les agressions sexuelles afin de survivre. La plupart du temps, ces femmes sont pauvres et la plupart du temps elles sont marginalisées à cause de leur ethnie ou parce qu’elles sont racisées. Les hommes qui les achètent ou les violent, ont beaucoup plus de ressources et de pouvoir social qu’elles. Par exemple, un touriste prostituteur canadien au sujet des femmes Thaï, commente : ‘’Ces filles doivent se nourrir n’est-ce pas ? Je les aide à mettre du pain sur leur table. Je contribue. Elles mourraient de faim si elles n’étaient pas des putes’’. Cet auto-renforcement darwinien évite la question : Est-ce que les femmes ont le droit de vivre sans le harcèlement et l’exploitation de la prostitution, ou est-ce que ce droit est réservé seulement à celles qui ont un privilège de classe ou de couleur de peau ? ‘’Vous obtenez ce pour quoi vous payez, sans avoir à endurer un ‘non’’’, explique un consommateur. Un des plus grands mensonges est que la prostitution est volontaire. S’il n’y a aucune preuve de force contre elle, son expérience est considérée comme volontaire et ‘consentante’. Un client dit : ‘’Si je ne vois pas de chaîne à sa jambe, je suppose qu’elle a fait le choix d’être là’’.

. Atlantico - Chahdortt Djavann - Le chromosome X, terreur musulmane ? Pourquoi les islamistes ont un (gros) problème avec le sexe
Les sociétés occidentales ont connu une évolution accélérée vers la forme démocratique qui se traduit, de façon encore incomplète, par l’égalité absolue des sexes. L’islam est, en règle générale, encore étranger à cette évolution et théorise la différence des sexes, une différence essentialisée qui se retrouve aussi bien dans la structure familiale que sur le plan social, juridique et politique. Il est intéressant de souligner que ceux (et celles) qui dénoncent haut et fort les tentatives d’essentialisation des musulmans en Occident n’abordent jamais le fait que l’islam essentialise la condition féminine, et les rapports entre hommes et femmes.

. Village de la Justice - Expertises judiciaires : le recours au "syndrome d’aliénation parentale" bientôt proscrit car médicalement infondé
Le ministère des Familles de l’Enfance et des Droits des femmes vient d’annoncer la prochaine publication d’une fiche sur le site du ministère de la Justice, visant à proscrire l’utilisation du concept idéologique dénommé "syndrome d’aliénation parentale" (SAP) ou "Aliénation parentale" (AP). Depuis une dizaine d’années, de nombreux spécialistes de l’enfance et du psycho-traumatisme n’ont eu de cesse d’en dénoncer la dangerosité au regard de la protection des enfants. Ils déplorent également son introduction abusive dans les milieux de la justice par le biais de son enseignement dans certaines formations de professionnels et en particulier à l’École nationale de la magistrature.

. Sisyphe - À la mémoire des quatorze jeunes femmes assassinées le 6 décembre 1989, à l’École polytechnique de l’Université de Montréal, par Marc Lépine, au cri de "j’haïs les féministes" :
Geneviève Bergeron
Hélène Colgan
Nathalie Croteau
Barbara Daigneault
Anne-Marie Edward
Maud Haviernick
Barbara Maria Kluznick
Maryse Laganière
Maryse Leclair
Anne-Marie Lemay
Sonia Pelletier
Michèle Richard
Annie St-Arneault
Annie Turcotte

Lire des articles publiés sur le massacre de Polytechnique dans cette rubrique.

. La Presse - Drame de Polytechnique : 27 ans après, une victime continue de se confier
Vingt-sept ans après qu’un tireur eut fait irruption dans sa classe pour y exécuter de sang-froid plusieurs femmes, Nathalie Provost accepte encore de sortir dans les médias pour raconter son histoire parce que, selon elle, il reste « encore beaucoup de choses à faire », notamment sur le contrôle des armes à feu, une affaire qui est loin d’être classée malgré les promesses du gouvernement fédéral. Le 6 décembre marquele triste anniversaire de la tuerie à l’école Polytechnique de Montréal, qui avait fait 14 victimes - toutes des femmes. Nathalie Provost a été au centre du drame ; elle avait confronté le tireur lorsqu’il avait traité les étudiantes en génie de féministes. Mais 27 ans plus tard, celle qui se dit aujourd’hui ouvertement féministe accepte encore de ressasser ces douloureux souvenirs pour pouvoir faire contrepoids au lobby des armes à feu, qui est très présent au Québec, selon elle. Lire aussi : "Enseigner le drame du 6 décembre 1989, mais comment ?"

. La Gazette des femmes - Humilier les femmes : un sport de compétition ?
Fuck Her Right in the Pussy, les girlfriend pranks : sur le Web se propagent des phénomènes viraux qui mettent en vedette des hommes humiliant publiquement des femmes. À l’aube de 2017, alors que les Américains viennent d’élire un président qualifié de misogyne, on est en droit de se demander si on n’assiste pas à l’essor d’une nouvelle discipline : humilier pour mieux régner. Réflexions sur une tendance lourde, même s’il n’y a rien de nouveau sous le soleil… Une recherche rapide sur YouTube avec les mots-clés girlfriend prank offre près de neuf millions de résultats. Brad Holmes n’est pas seul. Plusieurs vidéos sont même réalisées par des filles (souvent sur la chaîne de leur copain, ce qui augmente sa notoriété), comme revanche d’un mauvais tour qu’elles ont subi. Ça va de la fausse demande en mariage à l’infidélité en passant par… la simulation de meurtre. Sans rire.

. Le Nouvel Observateur - Affaire David Hamilton : 40 ans de silence
Le silence. Il y a d’abord celui des victimes. Elles nous l’ont expliqué, chacune avec ses mots. La honte, la peur d’être grondée, l’incapacité de dire. La pudeur, en ce début de puberté où il est si compliqué de parler à ses parents. La croyance aussi qu’elles pourraient vivre avec ce souvenir enfoui. L’amnésie, pour certaines. Des générations de parents n’ont pas vu. Les amis n’ont pas su. Le silence, c’est celui que nous avons collectivement entretenu, galeristes, éditeurs, journalistes, acheteurs, voyeurs, en portant un regard complaisant sur ces photos dites "érotiques" de jeunes filles à peines pubères, avec leurs légendes explicites : "le Fruit défendu", "l’Objet du désir".

. Le Temps - Femmes en colère contre Donald Trump
Le 21 janvier, lendemain de l’investiture de Donald Trump comme président des États-Unis, de nombreuses femmes, inquiètes et en colère, défileront à Washington. Depuis le Lincoln Memorial, l’endroit même où Martin Luther King a tenu son fameux discours "I have a dream" en 1963, jusqu’à la Maison Blanche. Leur rêve à elles : que leurs droits ne soient pas bafoués. Et que le harcèlement sexuel ne devienne pas une norme, qui permette d’être élu à la tête des États-Unis. Il ne s’agit pas d’une marche contre Donald Trump, mais contre les valeurs qu’il semble vouloir imposer. C’est pacifiquement qu’elles veulent délivrer un message à la nouvelle administration Trump : les femmes ne doivent pas être marginalisées. Car c’est bien la crainte d’un retour en arrière en matière de droits des femmes qui les anime.

. Le Parisien - "Dernier tango à Paris" : Bertolucci et Brando ont planifié le viol de Maria Schneider
Dans une vidéo de 2013, qui vient de faire surface sur le web, Bernardo Bertolucci admet que l’actrice ignorait ce qui l’attendait alors que la caméra tournait. Et il convient qu’il avait convenu auparavant, avec son interprète masculin, de ce qui allait se passer. Et s’il avoue se sentir "horrible" pour ce qu’il faisait subir à Maria Schneider, il se justifie en disant avoir provoqué sa réaction "en tant que fille et pas en tant qu’actrice." La comédienne française n’a jamais vraiment fait carrière après ce film et a dû lutter contre différentes addictions et contre la dépression. Comme le rappelle l’article de ELLE, elle avait expliqué dans un entretien s’être sentie humiliée : "J’ai eu l’impression d’être violée à la fois par Bertolucci et Brando."

. Condition féminine Canada - Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes
Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes au Canada. Instituée en 1991 par le Parlement du Canada, cette journée souligne l’anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes en 1989, à l’École polytechnique de Montréal. Elles ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes. Tout en commémorant les 14 jeunes femmes qui ont perdu la vie par un acte de violence sexiste qui a bouleversé la nation, le 6 décembre offre aux Canadiennes et aux Canadiens l’occasion de se conscientiser au phénomène de la violence envers les femmes dans notre société. C’est aussi l’occasion de penser aux femmes et aux filles qui sont aux prises avec la violence au quotidien et de rendre hommage à celles qui sont mortes à cause de la violence sexiste. Enfin, pendant cette journée, les collectivités peuvent réfléchir à ce qu’elles pourraient faire concrètement pour aider à éliminer toutes les formes de violence à l’endroit des femmes et des filles.

. Le Devoir - Valérie Plante est élue chef de Projet Montréal
Projet Montréal vient d’élire sa première dirigeante, qui espère devenir la première mairesse de la ville l’an prochain. Valérie Plante a emporté la course à la chefferie de sa formation devant Guillaume Lavoie, pourtant souvent présenté comme favori. Il avait l’appui des deux tiers du caucus de l’Hôtel de Ville. Cette éventuelle victoire ferait d’elle la première mairesse de la ville cofondée par Jeanne Mance 375 ans auparavant. "Des pays comme l’Italie et la France, qui ont une culture, je dirais, un peu plus macho — je généralise bien sûr —, ont réussi à élire une mairesse à la tête de Paris et une mairesse à la tête de Rome. Je pense que Montréal est tout à fait prête à élire sa première femme à la tête de la ville. C’est là que nous sommes rendus."

. Radio-Canada - Une justice parallèle pour les Témoins de Jéhovah pédophiles
Ils sont polis et cognent à votre porte le samedi matin. Mais on en connaît peu sur eux. Saviez-vous que les Témoins de Jéhovah ont leur propre système de justice ? Des tribunaux internes qui interprètent la Bible de façon stricte… et qui ont parfois pour effet de protéger des pédophiles. Agressée pendant plusieurs années par une personne de son entourage, Marie-Claude Lavoie avait 14 ans lorsqu’elle s’est confiée à des copines témoins de Jéhovah comme elle. À l’époque, un comité judiciaire est convoqué, auquel son présumé agresseur ne sera pas convié, car il n’est pas témoin lui-même. Marie-Claude doit donc se présenter seule, sans l’appui de sa mère. Les femmes n’ont pas le droit d’assister à ces comités ni d’accéder à quelque poste décisionnel que ce soit.

. Le Soleil - Labeaume rejette le projet de loi sur la neutralité religieuse
Le maire Régis Labeaume refuse que la Ville de Québec soit assujettie au projet de loi sur la neutralité religieuse du gouvernement Couillard - pas tel qu’il est rédigé actuellement. "Nous refusons que l’on refile la patate chaude aux municipalités en leur demandant de faire respecter des règles qui s’avèrent inapplicables, puisque le projet de loi exige des services à visage découvert alors qu’il permet quelques lignes plus loin des accommodements pour contourner ce principe". "La société québécoise est fondée sur des principes de laïcité et d’égalité des sexes qui font que tout geste ou toute forme d’avilissement ou d’asservissement de la femme nous abhorre", peut-on lire dans la lettre du maire. "Nulle part dans le Coran n’exige-t-on que les femmes se voilent le visage. Cette coutume est un projet politique et je m’opposerai toujours vivement à toute forme d’extrémisme qui exige que la femme se voile pour des raisons religieuses."

. Le Devoir - Mademoiselle Sloane - L’homme qui aimait les femmes
Elizabeth Sloane, une lobbyiste redoutable, est en l’occurrence la plus récente de la longue lignée de protagonistes féminines fortes qui distinguent la filmographie du réalisateur John Madden. À cet égard, Elizabeth Sloane marque l’apogée de cette figure de battante. Vedette montante de la plus grosse firme de lobbying de Washington, on lui offre au début du film un mandat difficile mais extrêmement prestigieux : gagner les femmes à la cause des armes à feu. Or, il se trouve qu’Elizabeth représente cette rare exception au sein d’une profession vilipendée : elle a des convictions ET une conscience. Aussi décide-t-elle, après avoir été tancée par son patron paternaliste, d’offrir ses services à la partie adverse dont l’idéalisme handicapant ne saurait être plus éloigné de son pragmatisme décapant.

. Ressources Prostitution - Erreurs d’une certaine gauche sur la prostitution…
Au printemps dernier, des délégués de diverses branches d’Amnistie Internationale se sont réunis à Dublin afin d’établir leur position officielle sur la prostitution. Dans la résolution qui en a émergé, l’ONG a déclaré ses plans pour ‘’développer une politique qui supporte la décriminalisation complète de tous les aspects du travail du sexe consensuel’’. Dans les semaines précédant la rencontre des délégués de AI, plus de 400 groupes de femmes et de militantes individuelles ont ajouté leur nom à une lettre ouverte condamnant l’organisation pour sa position et dans le but d’encourager l’application de ce que les féministes appellent le modèle nordique.

. Le Journal de Montréal - Le tchador et les aveugles
On a beaucoup parlé ces jours-ci du tchador. Le Québec doit-il s’y ouvrir ou non ? Lise Thériault a dit qu’elle ne verrait rien de mal à ce que des femmes le portent à l’Assemblée nationale. Une première ministre en tchador ? Pourquoi pas ! On n’en sera pas trop surpris. Le Parti libéral fait de sa soumission devant l’islamisme une forme supérieure d’humanisme éclairé. Devant le hidjab, le tchador, le niqab et la burqa, ces autruches ne veulent souvent voir que des vêtements, même si on convient que certains d’entre eux sont dérangeants. Leur argument : depuis quand le gouvernement doit-il dire aux gens comment s’habiller ? Il suffit pourtant de s’inscrire dans une perspective occidentale pour comprendre que ce n’est pas le cas. Ces « vêtements » sont des symboles politiques.

. RTBF - L’interview de Christine Delmotte : c’est quoi être féministe aujourd’hui ?
Christine Delmotte met en scène 5 actrices pour raconter quatre épisodes-clés - trop peu connus - de l’histoire des femmes : les suffragettes en Angleterre et leur lutte pour le droit de vote en 1913, les féministes en France pour le droit à l’avortement en 1971 et en 2012, la jeune Malala au Pakistan pour le droit à l’éducation, les Femen en Ukraine contre les dictateurs et les prédicateurs religieux. "Je me rends compte que, toute féministe que je sois, il s’agit souvent, dans la pièce, d’événements que je ne connaissais pas, notamment au XXe siècle. À commencer par les suffragettes : je ne connaissais pas l’agressivité de leur combat, leur opiniâtreté, donc ça m’a touchée de le raconter. Bien sûr, on a aujourd’hui beaucoup d’acquis, mais certains sont en train de s’effilocher, donc c’est bien de rappeler comment on les a gagnés, et les luttes qui y ont mené."

. Slate France - La violence verbale inouïe envers les femmes qui ne veulent pas d’enfant
Les personnes qui ne veulent pas d’enfants, et en particulier les femmes, sont quotidiennement les réceptacles de remarques acides, voire franchement dégueulasses de la part de leur entourage, parfois même très proche. Le fait de ne pas être mère, la trentaine passée, surtout si c’est un choix, est presque toujours considéré comme une anomalie. Les professionnels de santé, pourtant avertis et censés s’interdire d’émettre une opinion sur les choix de vie de leur patients, participent aussi parfois à ce tribunal populaire, avec, en plus, l’air docte de celui qui sait et à qui on ne la fait pas. Ces professionnels, qui sont alors dans une démarche relevant quasi du prêche, se risquent même à mentir éhontément et à devenir les auteurs d’une dangereuse désinformation.

. La Revue de l’Afrique - VIH/Sida : Hausse alarmante de l’infection chez les jeunes filles et femmes africaines
Si le traitement des malades infectés par le virus du sida s’est grandement amélioré dans le monde, la prise de traitements antirétroviraux ayant doublé au cours de ces cinq dernières années, l’ONU s’alarme la propagation inquiétante de la maladie auprès des adolescentes et jeunes femmes africaines. Chaque semaine de 2015, pas moins de 7 500 adolescentes et jeunes femmes de par le monde ont contracté le VIH. Et leur grande majorité se trouve en Afrique australe. "Les femmes jeunes sont confrontées à une triple menace : elles ont un risque élevé d’infection par le VIH, de faibles taux de dépistage et une mauvaise observance du traitement."

. Grazia - Brésil : une étape essentielle dans la décriminalisation de l’avortement
La cour suprême brésilienne vient de rendre un arrêt indiquant qu’avorter lors du premier trimestre de sa grossesse n’est pas un crime. Celle-ci vient en effet d’annuler la peine de prison de certains employés d’une clinique de Rio de Janeiro, qui avait procédé à un avortement clandestin, en 2013. Pour les juges, la criminalisation de l’avortement "viole divers droits fondamentaux des femmes" et est "incompatible avec les droits sexuels et le droit à la reproduction des femmes, qui ne peuvent être contraintes par l’État de poursuivre une grossesse non désirée".

. La Presse - Une Femen accusée à Montréal réclame l’arrêt des procédures
Une militante de Montréal qui a manifesté seins nus lors des festivités entourant le Grand Prix, en 2015, a été violemment traînée sur le trottoir par des agents de sécurité qui tentaient de l’arrêter, a relaté son avocate, mercredi. Les accusations pesant contre Neda Topaloski devraient être retirées en raison de son arrestation illégale, a estimé Véronique Robert devant la cour municipale à l’ouverture de son procès de deux jours. La Couronne n’a pas nié le fait que Mme Topaloski ait été traînée, mais elle a fait valoir que ce traitement ne représentait pas une arrestation illégale puisque la jeune femme n’était pas maîtrisée par des policiers, mais bien par des agents de sécurité. Lire aussi : "L’arrestation, le miroir et la Femen".

. Jeune Afrique - Ce jour là : le 1er décembre 1955, Rosa Parks refusait de céder sa place dans un bus
Le 1er décembre 1955, Rosa Parks refusait de laisser sa place dans un bus de l’État de l’Alabama, aux États-Unis. Par ce geste symbolique contre la ségrégation, elle allait contribuer à changer le visage de l’Amérique. Rosa Parks est fatiguée. Couturière de 42 ans, elle a travaillé toute la journée, à Montgomery, en Alabama. Dans le sud des États-Unis, la ségrégation raciale s’effrite, certes, sous l’impulsion de décisions courageuses de la Cour suprême, mais elle persiste malgré tout. Rosa Parks, elle, s’est assise. Dans l’autocar de la ville, qui doit la ramener chez elle, elle espère du repos et du répit. Mais son attitude rebelle va bouleverser la société américaine. James Blake, vétéran de l’armée américaine et surtout chauffeur du bus numéro 2857 dans lequel est monté Rosa Parks, est en effet à cheval sur le règlement. Il demande ainsi à la couturière et à trois autres passagers noirs de se lever pour laisser leur place assise aux usagers blancs. La réponse de Rosa Parks est claire : "Non "

. BuzzFeed News - Voici comment les sites anti-IVG veulent vous piéger
Jeudi 1er décembre, une proposition de loi pour élargir le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse sera débattue à l’Assemblée. Elle vise les sites internet qui, se présentant comme neutres, diffusent en réalité des informations biaisées sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). "Etre hostile à l’IVG est une opinion protégée par les libertés publiques en France, a commenté la ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, à l’initiative du texte. « Nous ne sommes pas contre l’existence de sites de propagande anti-IVG. Nous souhaitons qu’ils cessent de se dissimuler et s’assument comme tels. "

øøø


<--- Consultez les fils de presse des années et des mois antérieurs à gauche dans cette page.


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  • Fil de presse de Sisyphe, décembre 2016
    (1/2) 21 décembre 2016 , par

  • Fil de presse de Sisyphe, décembre 2016
    (2/2) 19 décembre 2016 , par





  • Fil de presse de Sisyphe, décembre 2016
    21 décembre 2016 , par   [retour au début des forums]

    P.S. à ma lettre d’hier ou d’avant hier :
    "Bravo pour votre "fil de presse" !
    J’en extrais une série d’exemples pour les envoyer à ceux qui doutent de l’utilité du féminisme, et aussi à quelques sites féministes afin qu’ils suivent votre riche source d’informations.
    Cordialement
    Peter Bu

    Finalement, je mets ses extraits également sur mon blog sur le site de mediapart.

    Fil de presse de Sisyphe, décembre 2016
    19 décembre 2016 , par   [retour au début des forums]

    Bravo pour votre "fil de presse" !

    J’en extrais une série d’exemples pour les envoyer à ceux qui doutent de l’utilité du féminisme, et aussi à quelques sites féministes afin qu’ils suivent votre riche source d’informations.

    Cordialement
    Peter Bu


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