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jeudi 1er février 2018

Fil de presse, février 2018

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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Février 2018

. Le Devoir - Un budget à l’enseigne féministe
Les aspirations féministes de Justin Trudeau auront visiblement guidé son troisième budget, tout au long duquel figure en filigrane le sort des femmes. Équité salariale au fédéral, congés parentaux bonifiés — et même créés pour les parlementaires —, aide aux entrepreneures et aux employées féminines de la construction. Aucun domaine n’a été oublié, pas même l’aide internationale ou encore les sports. Les "femmes" sont citées pas moins de 679 fois dans le document de 420 pages. Symbole s’il en est un : le gouvernement Trudeau annonce notamment qu’il fera de Condition féminine un ministère à part entière. Un projet de loi viendra « renforcer et officialiser les rôles importants » de l’agence, qui relève présentement du ministère du Patrimoine. Le gouvernement légiférera cette année en matière d’équité salariale au sein de sa fonction publique et des entreprises qui relèvent de sa compétence — transports, banques, télécommunications. Quelque 1,2 million de salariés seraient touchés par le changement — 800 000 au secteur privé fédéral, 400 000 dans la fonction publique. Lire aussi : "Budget fédéral 2018 : des mesures pour les femmes" - La Vérif : malgré 30 ans de promesses, l’inégalité salariale persiste au fédéral. Aussi : "Faits saillants du troisième budget Morneau".

. Chouf-Chouf - 28 février 1994 : Katia Bengana a été assassinée pour avoir refusé de porter le hijab
Le 28 février 1994, la jeune lycéenne Katia Bengana a été assassinée par des terroristes pour avoir refusé de porter le hidjab. Âgée à l’époque que de 17 ans, Katia fut surprise par son bourreau qui la tua à bout portant en plein centre-ville de Meftah, alors qu’elle sortait de son lycée pour se rendre à son domicile familial. Après avoir accompli son forfait, l’assassin sanguinaire, armé d’un fusil à canon scié, avait réussi à prendre la fuite, laissant sa proie gisant dans une mare de sang. Une brave combattante contre l’obscurantisme. Car, elle avait préféré mourir pour ses idées et ses convictions que d’abdiquer devant les menaces persistantes des intégristes islamistes qui voulaient semer la terreur dans la société algérienne.

. Le Soleil - 46 festivals de musique s’engagent à la parité hommes-femmes
Quarante-six festivals de musique et salons professionnels, en Europe comme aux États-Unis, se sont engagés lundi à une parité plus grande dans leur programmation d’ici 2022, alors que le manque de reconnaissance des femmes dans l’industrie du divertissement fait de plus en plus débat. Au Canada, le festival de musique électronique montréalais Mutek, la conférence BreakOut West, dans l’Ouest canadien, de même que North By Northeast et la Semaine de la musique canadienne à Torontose se sont joints au mouvement. Ces 46 festivals et salons professionnels, en Europe et en Amérique du Nord, s’engagent à ce que leurs têtes d’affiche, jurys et commissions soient composés au moins de 50 % de femmes.

. Le Point - Poussées par l’élection de Trump, les Américaines descendent dans l’arène politique
Les femmes, qui ne représentent aujourd’hui que 20% des élus au Congrès, devraient notamment participer en force aux élections de novembre prochain, où les démocrates espèrent reprendre la majorité parlementaire et imposer une cuisante défaite à Donald Trump. Selon le Centre pour les Femmes et la Politique de l’université Rutgers, dans le New Jersey, 437 femmes devraient cette année briguer un poste au Congrès et 51 au Sénat, soit deux fois plus que lors des élections de 2016. La plupart sont démocrates, scandalisées par la victoire d’un homme dépourvu de toute expérience politique et que plusieurs femmes accusent de harcèlement sexuel. Elles sont furieuses aujourd’hui encore que sa rivale Hillary Clinton, supposée être l’une des candidates les plus qualifiées de l’histoire des États-Unis, ait pu perdre face à Donald Trump. Beaucoup sont aussi animées par le sentiment que les droits des femmes sont aujourd’hui menacés, et particulièrement sensibles à la remise en cause de la loi sur la couverture santé pour tous, de la protection de l’environnement ou des restrictions sur les armes à feu. Jamais non plus on avait vu autant de femmes briguer un poste de gouverneur d’un État : près de 80 devraient se présenter cette année, contre 34 en 1994, le précédent record.

. Paris Match - Clients de prostituées : le choc de la réalité
Depuis le 13  avril 2016, s’offrir les services d’une prostituée est un délit, puni d’une amende de 1500 euros. Dissuasive, la loi n’a pas pour autant stoppé le recours au sexe tarifé. Elle l’a rendu plus risqué. Pour éviter la récidive, la justice a mis en place des stages de sensibilisation très réalistes. Rencontre avec huit clients tiraillés entre déni, mauvaise foi et… évidence. "Je n’y suis allé qu’une fois", assurent-ils presque tous, penauds. Le regard baissé, honteux d’affronter leur reflet dans celui des autres "acheteurs d’actes sexuels". Stéphanie Caradec, présidente du Mouvement du Nid, qui coanime des stages de sensibilisation, rappelle qu’"une prostituée qui souhaite se réorienter professionnellement en passant des concours administratifs ou en travaillant dans le secteur de la santé et du soin en est empêchée s’il y a un délit de racolage passif inscrit à son casier judiciaire". Et Maud Olivier, ancienne députée PS de l’Essonne qui a travaillé sur cette loi, de renchérir : "Inverser la charge pénale était nécessaire. Il est anormal qu’une victime soit punie par la loi vu ce qu’elle endure déjà."

. Le Courrier de Russie - Nord-Caucase : "Les Caucasiennes ne se sont jamais senties aussi peu libres qu’aujourd’hui"
Irina Kosterina, chercheuse auprès de la Fondation Heinrich Böll à Moscou, a parcouru la région de long en large, deux ans durant, à la rencontre de ses habitantes. Le plus difficile a été de convaincre les femmes de remplir nos questionnaires et de donner des interviews sur dictaphone. Bien entendu, nous leur garantissions anonymat et protection. Mais beaucoup avaient tout de même peur. Elles pensaient que si elles parlaient ouvertement de la violence dont elles sont victimes, de leur vie sexuelle ou de leurs relations avec leurs proches, leurs propos seraient utilisés contre elles, qu’elles risquaient d’être jugées, insultées, voire assassinées. Dans le Caucase, on considère majoritairement qu’une femme qui agit de manière "amorale" peut être tuée par un homme de sa famille. Cette pratique est justifiée par la coutume.

. Le Devoir - Celles qui meurent et celles qui restent
Difficile de connaître destin plus ardu que celui d’Angel Gates, l’une des femmes que l’on rencontre dans le documentaire Ce silence qui tue, de Kim O’Bomsawin. Née du viol de sa mère, alors que celle-ci n’avait que 12 ans, Angel a été vendue comme prostituée pour la première fois à l’âge de 11 ans par cette même mère, devenue héroïnomane. Depuis, Angel Gates a connu la consommation de drogue et la prostitution, et sa mère, à qui elle pardonne, a été assassinée par son conjoint, dit-elle, en 2008. Dans le cadre de ce film, qui porte sur les femmes autochtones assassinées et disparues, l’Abénaquise Kim O’Bomsawin a tenu à rencontrer des survivantes. "Je voulais montrer des femmes fortes, montrer le vrai visage de ces femmes qui risquent de finir comme les autres ou de devenir une statistique comme les autres. Mais qui, pour toutes sortes de raisons, sont restées en vie."

. TV5 - Rapport ONU Femmes 2018 : l’égalité des sexes, un droit et une nécessité pour l’humanité
Ou en est l’égalité des sexes dans le monde ? Voilà la question à laquelle tente de répondre le dernier rapport d’ONU Femmes publié mi-février 2018. Un état des lieux peu optimiste, qui tend à démontrer que seule l’amélioration des droits des femmes permettra de combattre pauvreté, violences et conflits, discriminations jusqu’au réchauffement climatique. En résumé, ces dix-sept objectifs fixés dépendent d’un seul, l’objectif numéro 5, qui se concentre sur l’égalité et l’autonomisation des femmes, car celles-ci font partie intégrante de tous les aspects d’un développement inclusif et durable.
On comprend vite qu’il s’agit donc aussi d’une question de temps, "face à l’augmentation des conflits, de l’exclusion et de la dégradation de l’environnement constatée actuellement (…) Les femmes se retrouvent confrontées à un ensemble inédit de défis dans tous ces domaines. Il est grand temps d’agir."

. Le Devoir - Le mouvement #MeToo rattrape les ONG humanitaires
Le mouvement de dénonciation des agressions et des inconduites sexuelles au sein des ONG prend de l’ampleur. Après les accusations et les soupçons concernant Oxfam, Save the Children, World Vision, Médecins sans frontières et Mercy Corps, c’est maintenant au tour de la Croix-Rouge de passer aux honteux aveux. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé ce week-end que, depuis 2015, 21 employés qui avaient payé des services sexuels lors de missions à l’étranger ont été congédiés ou ont démissionné alors qu’ils étaient sous enquête. Les contrats de deux autres personnes suspectées d’inconduites n’ont pas été renouvelés. La Croix-Rouge canadienne avait devancé le CICR la semaine dernière en révélant deux cas, dont un d’« agression sexuelle de nature criminelle ». La politologue et travailleuse sociale Athena R. Kolbe va encore plus loin. "L’exploitation sexuelle se fait par des soldats étrangers, des employés des Nations unies, des missionnaires."

. Le Monde - En Iran, le mouvement des femmes qui protestent contre le port du voile ne s’essouffle pas
Montée sur une armoire électrique dans la rue, la jeune Iranienne brandit au bout de son bras levé son foulard blanc. En bas, un policier essaie, d’un ton calme, de la convaincre de descendre. Après quelques secondes de discussion, le policier monte sur un arbre adjacent et donne un coup de pied à la fille qui tombe dans la foule. La jeune femme s’appelle Mariam Shariatmadari et la scène, filmée par des téléphones portables et publiée largement sur les réseaux sociaux, s’est déroulée, jeudi 22 février, en plein centre de Téhéran. Transférée à la prison d’Evin dans le nord de la capitale iranienne, Mariam Shariatmadari, blessée au genou, attend son jugement. Cette diplômée de l’université d’Amirkabir de Téhéran est la dernière Iranienne à s’être publiquement opposée à la loi qui oblige les femmes en République islamique d’Iran à porter le voile. Depuis, une trentaine d’autres femmes ont défié le pouvoir en adoptant les mêmes gestes, dans la capitale et parfois en province.

. La Presse - À la mémoire de Lily Tasso
La journaliste Lily Tasso s’est éteinte au début du mois, à l’âge de 96 ans. Reporter à La Presse pendant 30 ans, elle était une pionnière dans la couverture des sujets de société. Elle a été l’une des premières à parler des minorités culturelles. Elle était aussi reconnue pour ses reportages portant sur le sort des exclus. Les voix minoritaires dans les grands médias étaient - et sont encore - assez rares. Les voix de femmes de minorité, plus rares encore. Née au Caire en 1922 de parents libanais, Lily Tasso a immigré au Québec en 1954. Elle a d’abord travaillé comme pigiste pour plusieurs journaux égyptiens et a fait de la traduction durant quelques années. En 1961, elle est devenue journaliste au Nouveau Journal, avant de passer à La Presse, deux ans plus tard.

. Capital - De plus en plus de femmes "prennent la clé des champs"
Pour elles "le bonheur est dans le pré". Cheffes d’exploitation, cogérantes ou salariées, les femmes, longtemps reléguées au second plan derrière leurs maris, s’affichent aujourd’hui sur le devant de la scène, donnant une image plus moderne du monde paysan. "C’est un métier où l’on s’épanouit" et "on a envie d’attirer encore plus de femmes", résume Josiane Mehouas, 57 ans, ancienne ambulancière dans le Morbihan, aujourd’hui à la tête d’un élevage de porcs à Fréhel (Côtes-d’Armor). Signe spectaculaire de cette évolution dans un monde réputé machiste, la Fédération nationale des syndicats des exploitants agricoles (FNSEA) est dirigée par une femme. En réalité, les femmes ont toujours travaillé dans l’agriculture... mais dans l’ombre du mari.

. La Presse - Égalité hommes-femmes : la SODEC crie victoire
Un an exactement après la mise en place du plan d’action pour atteindre l’égalité hommes-femmes dans le milieu cinématographique, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) crie déjà victoire. Inspiré par la Suède, un des pays les plus paritaires au monde, l’organisme a créé la règle « 1+1 », qui permet à une entreprise de déposer deux projets de longs métrages de fiction uniquement si l’un des deux est écrit ou réalisé par une femme. Il a aussi assoupli les règles pour permettre à un plus large éventail de personnes de soumettre des projets, même si elles ont moins d’expérience en cinéma. Dès le premier dépôt qui a suivi ces nouvelles mesures, le nombre de projets écrits ou réalisés par une femme a atteint 41%, soit 10% de plus que la moyenne des cinq dernières années.

. Le Journal des femmes - Simone Veil au Panthéon : portrait des femmes intronisées
L’Élysée a confirmé l’entrée de Simone Veil au Panthéon le 1er juillet 2018. L’ancienne rescapée de la Shoah et ministre de la Santé y reposera au côté de son époux. L’Immortelle et ex-présidente du Parlement européen est décédée chez elle à Paris, le 30 juin 2017, à l’âge de 89 ans. Elle sera alors la cinquième femme à être inhumée dans le tombeau sacré de la liberté française. Si parmi les 80 "grands hommes" panthéonisés figurent des politiques, des écrivains, des scientifiques, quelques religieux et beaucoup de militaires, seulement quatre femmes ont reçu ce privilège national. Portrait de ces résistantes qui ont fait de leur vie un combat.

. Le Devoir - Marie-Thérèse Fortin réenchante Gabrielle Roy dans "La détresse et l’enchantement"
Ce n’est un secret pour personne : les oeuvres des grandes écrivaines québécoises et canadiennes sont très rarement adaptées sur nos scènes et nos écrans. "Je m’étonne de voir à quel point on s’extasie rapidement devant des oeuvres littéraires contemporaines venues d’ailleurs, avoue Marie-Thérèse Fortin, de quelle manière on s’emballe pour leur extrême modernité, tout ça sans avoir nécessairement pris le temps de lire ce qui a été publié de notable au Québec depuis les années 1960, à commencer par les écrits des femmes. Alors que certains pourraient voir dans la prose de Gabrielle Roy quelque chose de vintage, je perçois au contraire dans cette plume au souffle unique beaucoup d’avant-gardisme." C’est pour ainsi dire depuis sa parution chez Boréal en 1984, soit un an après la mort de l’auteure née en 1909, que l’autobiographie, qui retrace les années de formation de Gabrielle Roy, depuis son enfance manitobaine jusqu’à son retour d’Europe à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, c’est-à-dire trois ou quatre ans avant qu’elle commence à écrire Bonheur d’occasion, accompagne Marie-Thérèse Fortin.

. TV5 - "Femmes", l’hommage de la soprano Marie-Josée Lord aux héroïnes de l’opéra
"Les héroïnes de l’opéra sont beaucoup plus proches de vous que vous ne le pensez !" La soprano québécoise Marie-Josée Lord présente en cette fin février 2018 son dernier album baptisé Femmes. Femmes, parce que les chansons qu’elle a choisies d’y interpréter portent sur des thèmes qui touchent à la vie des femmes. Elle leur rend hommage à travers les personnages féminins les plus célèbres du répertoire lyrique. "Je suis présentement dans l’âge idéal, dans le moment idéal de ma vie" s’exclame la soprano avec un large sourire. Le fait d’avoir franchi la quarantaine lui fait se poser de nombreuses questions en tant que femme, nous confie-t-elle, sur la vie, la mort, et surtout, le vieillissement, avec le temps qui passe inéluctablement dans une société qui vénère la jeunesse éternelle : "Je me suis dit : où je me situe là-dedans ? Comment je veux vieillir ?"

. La Presse - Violence contre les femmes : Ottawa à la recherche de solutions
Ottawa est à la recherche d’organismes qui souhaitent développer des concepts novateurs pour venir en aide aux femmes victimes de violence fondée sur le sexe. La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, était à Montréal mercredi pour encourager les organismes québécois à soumettre leurs dossiers d’ici le 1er mars. Le présent « appel de concepts » s’inscrit dans le cadre du nouveau Programme fédéral de financement de la lutte contre la violence fondée sur le sexe. Une enveloppe de 100 millions sur cinq ans a été allouée l’été dernier à cette initiative. En sollicitant des propositions d’idées plutôt que des propositions complètes, Ottawa dit vouloir innover, tout en espérant élargir le nombre d’organismes qui postuleront.

. L’Actualité - De grands patrons s’engagent pour l’équité entre les hommes et les femmes
Il fallait des PDG pour le dire : si les femmes peinent à décrocher des postes de direction dans les entreprises, c’est en partie parce que les patrons ont des préjugés qui les désavantagent. Les cinq PDG présents sur scène à la conférence L’ACT sur l’équité entre les hommes et les femmes, le 21 février, à Montréal, avouent avoir pris conscience de leurs propres idées préconçues au cours des dernières semaines en participant au Projet invisible proposé par L’Actualité. "Je me suis rendu compte que j’avais moi-même ce type de préjugés en entrevue d’embauche", a dit avec beaucoup de franchise Sophie Brochu, présidente d’Énergir. Alexandre Taillefer a réalisé qu’il avait, tout récemment, traité de façon différente en entrevue les deux finalistes, un homme et une femme, au poste de PDG chez Téo Taxi. La conférence L’ACT a aussi cherché à donner aux participants des outils pour faire tomber les obstacles à l’essor des femmes dans les entreprises.

. Radio-Canada - Raymond Cormier non coupable du meurtre de Tina Fontaine
Le jury a tranché dans le procès de Raymond Cormier. Après trois semaines d’audiences au cours desquelles la Couronne a appelé environ 50 témoins, les jurés ont reconnu Raymond Cormier non coupable du meurtre au second degré de Tina Fontaine, à Winnipeg. Le corps de l’adolescente autochtone de 15 ans a été retiré de la rivière Rouge le 17 août 2014. L’histoire de sa disparition et de sa mort avait donné un nouveau souffle aux demandes pour une enquête publique sur les cas de femmes autochtones disparues ou assassinées. Pendant trois semaines, le jury a entendu les témoignages, en plus d’écouter des heures de conversation avec M. Cormier provenant d’entrevues avec la police et de conversations enregistrées secrètement pendant une opération d’infiltration policière.

. Le Devoir - Commission Viens : le système échoue à protéger les femmes autochtones vulnérables, selon un organisme
C’est ce qu’a déclaré devant la commission Viens Jessica Quijano, coordonnatrice du Projet Iskweu qui soutient les femmes disparues ou assassinées et leurs proches, soulignant l’échec du "système" à protéger les autochtones les plus vulnérables. Le phénomène est encore méconnu à Montréal, mais il existe. Ces derniers mois, 14 femmes portées disparues ont été retrouvées par le Projet Iskweu, dont deux ont été découvertes mortes. Formée comme travailleuse de rue, Jessica Quijano dit avoir elle-même retrouvé ces femmes, en faisant sa propre enquête dans les bars et leurs lieux de fréquentation. Mijoté depuis 2015 par le Foyer pour femmes autochtones mais officiellement mis en branle il y a quelques mois, le Projet Iskweu soutient donc les femmes autochtones itinérantes ou aux prises avec des problèmes de santé mentale, de dépendance aux drogues et à l’alcool ou impliquées dans le travail du sexe, c’est-à-dire celles qui sont plus susceptibles d’être assassinées ou portées disparues. Il est le seul au Canada qui a la collaboration de la police, l’appui de la communauté et du financement du fédéral et du municipal, souligne Nakuset, qui dirige le Foyer des femmes autochtones. Et, malgré tout, "il y a de la résistance de la police", a-t-elle déploré.

. Le Journal de Montréal - Des agressions sexuelles sur des enfants par des enfants
Cette semaine, l’équipe de l’émission "J.E." se penche sur un phénomène tabou et méconnu : les agressions sexuelles d’enfants perpétrés par d’autres jeunes dans des écoles ou lors de travaux scolaires. Le phénomène est difficile à chiffrer, mais bien connu des spécialistes. Les demandes d’aide pour ce qu’on appelle les comportements sexuels problématiques (CSP) sont en augmentation depuis quelques années. "J.E." a rencontré trois familles qui ont vécu pareille situation. Dans deux des trois cas, celui qui avait posé ces gestes avait moins de 12 ans et ne pouvait pas faire l’objet de poursuites. Dans tous les cas, le jeune en cause a pu poursuivre son cheminement scolaire, alors que la victime, elle, a dû changer d’école.

. TRADFEM - Janice Turner, The Times : Payer pour du sexe est toujours un abus de pouvoir
Comme Jeremy Corbyn, leader du Parti travailliste, les organisations d’aide humanitaire colportent le point de vue toxique que la prostitution est essentiellement un mode de vie choisi. C’est le cas d’Amnesty International qui, en 2015, a modifié sa politique en matière de prostitution pour en réclamer la décriminalisation intégrale. Les féministes ont été consternées : 3000 personnes, dont Gloria Steinem, ont signé une pétition exprimant leur horreur qu’Amnesty légitime non seulement la location des corps des femmes, mais aussi les proxénètes et les tenanciers de bordels qui les exploitent. Leurs pressions sont restées lettre morte. Amnesty a été détournée par des partisans de la politique d’identité libertaire qui considèrent la prostitution non pas comme un système de violence sexuelle qui mise sur l’adversité économique et l’inégalité, mais comme un choix personnel ou une identité sexuelle, à l’instar du fait d’être gay.

. Le Devoir - Les femmes et la difficile conquête médiatique des Jeux
Marit Bjoergen, ça vous dit quelque chose ? Jusqu’à mercredi, pas d’entrevue, pas de reportage aux heures de grande écoute. Pourtant, la fondeuse norvégienne, 14 fois médaillée olympique, était déjà devenue samedi dernier l’athlète féminine la plus décorée depuis 1924, avant d’y ajouter le record de l’athlète olympique le plus médaillé depuis 1924 de toute l’histoire des Jeux d’hiver, tous sexes confondus. L’invisibilité médiatique de son exploit sportif est le résidu de préjugés qui plombent encore parfois la couverture journalistique accordée aux épreuves féminines. Bien de l’eau a coulé sous les anneaux depuis que Pierre de Coubertin — misogyne avéré — se refusait farouchement à l’inclusion des femmes dans l’arène, mais il en reste des miettes. "Depuis 1998, l’écart moyen dans la couverture accordée aux hommes et aux femmes par NBC a oscillé entre 20 à 22 %. À Sotchi, il a été ramené à 10 %". Le contraire eût été gênant : 50 % des médaillés de Team Usa à Sotchi étaient des femmes ! À ce jour, sur les seize médailles américaines récoltées, neuf l’ont été par des femmes.

. TV5 - "Not your habibti", le #MeToo des Palestiniennes en forme de projet artistique
Dans les sociétés arabes, comme ailleurs, les femmes subissent des comportements déplacés, mais disposent de peu d’espace pour en parler. Certaines femmes refusent même de se dire victimes. Avec "Not your habibti" l’artiste americano-palestinienne Yasmeen Mjalli a décidé d’aider la parole à se libérer et de faire réfléchir sur la notion de harcèlement sexuel. Yasmeen Mjalli a grandi aux États-Unis dans une famille d’origine palestinienne. Il y a un an, elle décide de renouer avec son pays d’origine et de s’installer à Ramallah. Malgré une bonne acclimatation à la ville, quelque chose la gêne régulièrement : les propos et gestes déplacés des hommes dans la rue. Au plein milieu d’une place fréquentée du centre de Ramallah, Yasmeen a installé sa table et sa machine à écrire. Derrière elle, un panneau en anglais et en arabe annonce son projet : "Partagez votre histoire. Parlez du harcèlement de rue". Intrigués, des passants s’approchent. L’artiste de 21 ans, propose à qui le souhaite de laisser un témoignage, qu’elle transcrira de manière anonyme. Au bout de quelques heures, la jeune femme fait le bilan. Près de 200 femmes - et quelques rares hommes -, sont venues à elle, mais seulement 40 d’entre elles ont bien voulu témoigner.

. Le Devoir - Élections québécoises : de "tête découverte" à "visage découvert"
Les personnes portant un voile, un turban ou tout autre couvre-chef pourront désormais se présenter aux élections. La proposition du Directeur général des élections, qui voulait modifier le règlement pour autoriser les photos montrant un "visage découvert", a été approuvé mardi à la Commission des institutions de l’Assemblée nationale. L’ancien règlement sur la déclaration de candidature exigeait une photo "tête découverte", ce qui était jugé discriminatoire par certains partis, dont le Parti vert et Québec solidaire. Désormais, on acceptera une photo présentant une "vue de face complète du candidat à partir des épaules", selon ce qui a été entériné. La burka et le niqab demeurent toujours interdits.

. 20 Minutes - Un Japonais remporte le droit de garde de 13 enfants nés de mères porteuses en Thaïlande
Dernier rebondissement d’un scandale ayant mis en lumière les zones grises du marché des mères porteuses. Six mères porteuses s’étaient trouvées au coeur d’une tempête médiatique en 2014 à la suite de la découverte, dans un appartement de Bangkok, de leurs bébés nés d’un même père japonais. Les mères, qui vivaient avec leurs bébés dans cet appartement loué par leur riche client Mitsutoki Shigeta, un Japonais de 24 ans fils aîné d’un milliardaire nippon du monde des télécoms, avaient porté plainte contre l’État afin de récupérer leurs enfants, remis aux services sociaux. Le commerce des mères porteuses s’est développé en Thaïlande depuis plusieurs années, grâce à un flou juridique, mais le scandale autour de ces bébés a suscité l’émoi et une loi interdisant cette pratique pour les étrangers.

. Prostitution et société - Oxfam, les humanitaires et la prostitution
L’affaire Oxfam vient à point nommé poser la question des rapports occultes qu’entretiennent certains personnels humanitaires avec une catégorie oubliée et particulièrement vulnérable des populations en détresse : femmes, jeunes filles, enfants et adolescents. Au lieu de la protection qui leur est due, celles ci n’auraient droit qu’à l’exploitation sexuelle. A en croire le travailleur humanitaire Andrew MacLeod interviewé par The Independent, il y a, notamment dans l’exploitation sexuelle des mineur.e.s, un fléau actuel et futur qui pourrait menacer tout le milieu de l’aide au développement. Si l’ampleur des réactions est sans précédent, ce n’est pas la première fois que sont dénoncés les agissements de personnels humanitaires ou de l’Onu. On se souvient de la mise en cause d’hommes appartenant à partir de 1999 aux forces de maintien de la paix envoyées en Bosnie. On pourrait aller jusqu’à interroger les raisons profondes du positionnement politique de certaines ONG internationales sur la prostitution. La présenter comme un effet de la liberté individuelle leur éviterait-elle d’avoir à rendre des comptes sur des comportements dont tout le monde sent bien aujourd’hui qu’ils sont insupportables ?

. Psychologies - Violences conjugales : pourquoi est-il si difficile de partir ?
"J’allais au travail avec des bleus, des fractures, côtes cassées, clavicule…" Face à une telle violence, pourquoi Julie est-elle restée quatre années avec un mari qui la battait ? Pourquoi les femmes qui subissent des agressions de leur conjoint ne partent-elles pas dès la première gifle ? Au-delà des raisons sociales ou économiques, les victimes d’hommes violents et manipulateurs sont bien souvent dans une situation d’emprise aux ressorts psychologiques puissants, qui rendent tout départ extrêmement difficile. "Je ne pouvais pas l’abandonner, il était le père de mes enfants. C’est horrible parce que c’était moi qui souffrais, mais je pensais plus à son bien-être qu’à moi-même." Son histoire est symptomatique de l’installation progressive d’une relation d’emprise."Les premières violences ne sont jamais physiques, explique Marie-France Hirigoyen, psychiatre. L’agresseur commence par des attaques, des disqualifications, qui minent la confiance en soi de la victime. Il lui répète qu’elle est incapable, la rabaisse, jusqu’à ce qu’elle finisse par le croire. Les mécanismes d’emprise dans le couple sont comparables à ceux à l’œuvre dans une secte".

. Le Nouvelliste Haïti - Communiqué - Le Canada résolu à poursuivre sa collaboration avec Haïti
De longue date, le Canada a travaillé en collaboration avec Haïti afin d’améliorer les conditions de vie de toute la population. Au fil du temps, de par notre proximité géographique, notre utilisation commune du français et l’importance de la diaspora haïtienne au Canada, des liens d’amitié profonds se sont forgés entre nos deux nations. À la lumière d’une vaste consultation effectuée l’an dernier, nous avons compris que le moyen le plus efficace d’éliminer la pauvreté est de renforcer le pouvoir des femmes et des filles. Nous voulons travailler avec les Haïtiens pour assurer le meilleur pour leurs sœurs, leurs filles et la mère de leurs enfants. Alors je les invite à devenir des leaders positifs, et à transformer les normes sociales qui causent des inégalités en Haïti. J’encourage les femmes et les hommes à donner aux filles la possibilité de poursuivre leurs études, et à militer pour qu’on mette fin à la violence faite aux femmes et aux filles.

. Info Plus Gabon - Première édition du Festival africain des films de femmes cinéastes du 10 au 20 mars prochain au Togo
Lomé, et la ville d’Agbodrafo, située à environ 35 km au sud-est de la capitale togolaise, vont accueillir, du 10 au 20 mars prochain, la première édition du Festival africain des films de femmes cinéastes (FAFFCI). Organisée par l’Association pépinière internationale d’acteurs de cinéma (PIAC), le FAFFCI a pour but de "mettre sous le feu des projecteurs les productions de femmes d’Afrique et d’ailleurs, et ainsi promouvoir l’équité genre dans l’industrie cinématographique". L’objectif est "d’améliorer la performance et d’augmenter l’effectif des femmes cinéastes techniciennes, et permettre l’échange d’expérience sur les métiers du cinéma entre des femmes cinéastes de différents horizons". Au programme de cette rencontre dédiée aux femmes professionnelles du 7ème art, des conférences-débats, une compétition de films documentaires et de films fictions, "tournés exclusivement par des femmes cinéastes, un master class sur la condition des femmes dans l’espace cinématographique", soulignent les organisatrices.

. La Presse - La chute de l’empereur du rire
Côté soleil, il y a Gilbert Rozon, jeune blanc-bec qui démarre un festival dans un champ de Lachute, réussit l’exploit de convaincre une légende de la chanson française de sortir de sa retraite et finit par bâtir un empire du rire unique au monde. Et dans l’ombre, il y a l’autre Gilbert Rozon. Le séducteur à la sexualité débridée et agressive, impérial et arrogant, qui a carburé à l’ecstasy et considère son entreprise comme un guichet automatique. Portrait d’un homme qui a été pris, il y a quelques mois, dans la tourmente de sa propre crise d’octobre. Pour rédiger ce portrait de Gilbert Rozon, La Presse a contacté 65 personnes, et 42 ont accepté de nous parler. Onze d’entre elles ont refusé que leur nom apparaisse dans cet article. Elles ont toutes invoqué la crainte des poursuites. De plus, dans la majorité des cas, les informations retenues ne pouvaient être obtenues autrement. C’est pourquoi La Presse a consenti à publier leur témoignage de façon anonyme. Gilbert Rozon a décliné notre demande d’entrevue pour ce portrait.

. 24 heures - La Catalane Anna Gabriel ouvre un nouveau front diplomatique à Genève
Après Carles Puigdemont exilé à Bruxelles, capitale européenne, voici Anna Gabriel à Genève, ville de l’ONU. Mais que fait donc la séparatiste catalane dans la Cité de Calvin alors même qu’elle est censée comparaître ce mercredi à Madrid devant la Cour suprême qui l’accuse de « rébellion » ? Il s’agit pour elle d’ouvrir un deuxième front diplomatique dans le cadre d’une "stratégie de défense" contre la machine à réprimer de l’État espagnol. Porte-parole de son parti durant la dernière législature, Anna Gabriel a joué un rôle déterminant dans l’arrivée au pouvoir de Carles Puigdemont en janvier 2016 et tout au long de la campagne en faveur du référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017. Minoritaire mais indispensable à la majorité indépendantiste, la CUP a été l’une des voix les plus fortes. Née en 1975 dans une famille minière et syndicaliste à Sallent de Llobregat, ville ouvrière située à 70 km au nord de Barcelone, Anna Gabriel a travaillé comme éducatrice de rue avant de faire des études de droit du travail et de prendre un poste de professeur associé à l’Université autonome de Barcelone, où elle enseigne l’histoire du droit. Son engagement politique, elle l’a commencé au sein d’une plate-forme antifasciste… à l’âge de 16 ans !

. Le Point - Bertrand Cantat accusé de harcèlement
Le 15 février, une femme de 45 ans qui se présente comme artiste et se disant victime de l’ancien chanteur de Noir Désir a poussé la porte d’un commissariat parisien pour se plaindre des "agissements" de Bertrand Cantat. "J’ai fait la connaissance de cet homme il y a plusieurs mois", indique-t-elle au gardien de la paix qui rédige la main courante informatisée que Le Point a pu consulter. D’après son témoignage, elle a connu la star de la pop française dans son milieu professionnel. "Il se fait passer pour un ami, mais en réalité il a un comportement menaçant et violent psychologiquement", poursuit la quadragénaire. "Je compte m’éloigner, mais j’ai peur des représailles personnelles" (d’ordre physique), note le policier entre parenthèses. Ou professionnelles, diffamation et harcèlement.

. Le Huffington Post France - Astrid de Villaines, journaliste de LCP qui a porté plainte contre Frédéric Haziza pour agression sexuelle, a démissionné
Astrid de Villaines a démissionné de la chaîne LCP. Trois mois jour pour jour après avoir porté plainte contre le présentateur Frédéric Haziza pour agression sexuelle, la journaliste a finalement quitté la chaîne parlementaire. À la suite d’une enquête interne et après avoir été suspendu pendant près de deux mois, son confrère avait lui été réintégré au sein du média en janvier. "Je suis journaliste politique depuis plusieurs années : les blagues potaches, les plaisanteries lourdingues, je sais ce que c’est. Je n’aurais pas intenté une action en justice pour cela, répondait-elle à ceux qui la soupçonnent d’exagérer la situation. Moi, j’ai vécu une agression sexuelle, il ne faut pas tout mélanger".

. The Conversation - Les armes numériques de la nouvelle vague féministe
Avec #MeToo, les femmes sont véritablement entrées dans la 4e vague du féminisme, l’ère du féminisme connecté. Sa maturité actuelle est liée à la maturité des médias sociaux nés en 2005 qui viennent appuyer cette cybermilitance. Cette 4e vague a été critiquée comme étant trop dépendante d’Internet, mais chaque vague antérieure a été accompagnée par un nouveau média, qui a élargi le cadre des publics subalternes concernés. L’"alliance" toute relative, voire la co-dépendance, entre le mouvement féministe et les médias renaît régulièrement aux États-Unis, qui sont un laboratoire d’innovation médiatique et techno-discursive depuis le XIXe siècle, quand le féminisme se fait collectif, après les écrits féconds de quelques pionnières. Avec Internet et les réseaux sociaux, il se fait connecté et rencontre de plus en plus les autres féminismes de par le monde. La métaphore de "la vague" émerge en 1920, selon Elizabeth Sarah dans son ouvrage Reassessments of “First Wave” Feminism, avant de se propager en Europe et dans le reste du monde dans les années 1970.

. Le Devoir - Yannick Nézet-Séguin et Lisa Batiashvili, musiciens complices
Le nouveau disque de Yannick Nézet-Séguin chez Deutsche Grammophon nous permet de découvrir un partenariat avec une soliste au fort tempérament, la violoniste géorgienne Lisa Batiashvili. Ce n’est pas faire preuve de chauvinisme que d’avancer qu’il se passe infiniment plus de choses dans les concertos de Prokofiev entre Lisa Batiashvili et Yannick Nézet-Séguin que dans celui de Tchaïkovski avec le trop placide et esthétisant Daniel Barenboïm. Il suffit d’écouter la complicité et l’émulation entre violon et orchestre dans le Scherzo du 1er Concerto pour comprendre le bénéfice musical de cette complicité. Lisa Batiashvili montre qu’elle mérite pleinement sa place au sommet de la hiérarchie des violonistes vedettes de notre temps. Il y a surtout l’intensité du son et de l’appui qui la différencient des très nombreuses violonistes que l’on voit émerger de toutes parts — Janine Jansen et Julia Fischer sont d’autres notables exceptions.

. Le Devoir - La chronique macabre de Lize Spit
On l’a entendu plusieurs fois au cours des derniers mois, cette douleur que des femmes avaient enfouie, comme un secret, et qu’elles révélaient enfin, libérée de la honte, avec l’espoir de mettre fin au statu quo du silence, à l’hégémonie de la peur. C’est la douleur de #MoiAussi, mais c’est aussi sa force de dire que porte Eva, narratrice du premier roman de Lize Spit. Immense succès de librairie à sa parution en Flandre en 2015, Débâcle, aujourd’hui traduit en français, nous plonge au coeur d’une bourgade belge où un jeu d’enfants s’apprête à glisser dans une cruauté adulte. Cri désespéré, Débâcle est une rébellion contre le pouvoir discrétionnaire et doit être entendu comme la revendication d’une existence libre pour les femmes, plus seulement reléguées à n’"être là que pour ne pas faire défaut".

. Organisation mondiale de la santé (OMS) - La violence à l’encontre des enfants
La violence à l’encontre des enfants couvre toutes les formes de violence subies par les personnes jusqu’à l’âge de 18 ans, qu’elles soient commises par des parents, ceux qui ont la charge d’enfants, des partenaires amoureux ou des étrangers. On estime que, dans le monde, jusqu’à 1 milliard d’enfants de 2 à 17 ans ont subi des violences physiques, sexuelles, émotionnelles ou des négligences au cours de l’année écoulée. L’expérience de la violence dans l’enfance a un impact sur la santé et le bien-être pendant toute la durée de la vie. La cible 16.2 du Programme de développement durable à l’horizon 2030 est la suivante : "Mettre un terme à la maltraitance, à l’exploitation et à la traite, et à toutes les formes de violence et de torture dont sont victimes les enfants". Dans le monde entier, les faits montrent qu’il est possible de prévenir la violence à l’encontre des enfants.

. Le Nouvel Observateur - Foucault en Iran : "Il ne voyait pas les femmes"
La féministe Marie-Jo Bonnet se souvient très bien de la Révolution islamique en 1978-79 et des positions de Foucault. Dans un livre à paraître sur l’histoire du MLF, elle dénonce "l’aveuglement du philosophe". L’imam Khomeiny, réfugié en France, envoie ses instructions aux leaders islamistes sur des cassettes. Elles sont diffusées partout et, aussi paradoxal que cela paraisse, remarque Chahla Chafiq, c’est l’imam qui encourage les femmes à sortir de chez elles. En "appelant les femmes à participer aux manifestations en ignorant le couvre-feu pour montrer leur opposition à la tyrannie, des millions d’entre elles, y compris les religieuses traditionalistes n’ayant jamais auparavant pensé quitter leurs maisons sans leurs maris ou leurs pères, descendent dans la rue, écrira-t-elle. L’appel de Khomeiny au soulèvement contre le Shah enlève ainsi tous les doutes dans les esprits des femmes musulmanes quant à leur droit de se rendre dans la rue de jour comme de nuit."

. TV5 - Révolution, évolution, législation, discrimination : sexes et pouvoir font débat sur France-Culture
Mieux vaut ne pas naître femme. Et si le mâle était une aberration évolutionniste ? "Sexe(s) et pouvoir" : la thématique vient de donner l’occasion à une vingtaine d’intervenant.e.s de croiser leurs réflexions à l’université de la Sorbonne à Paris au travers de tables rondes, retransmises sur France-Culture. Dans le dernier numéro de son excellente revue "Papiers", France-Culture consacre un article à Jean-Louis Etienne sous le titre "Déployez vos rêves !". On a très envie de s’approprier cette injonction pour la souffler à toutes celles et tous ceux qui, loin de la guerre des sexes, sont convaincu.e.s que le jour viendra où l’égalité entre les femmes et les hommes sera devenue un non-sujet. L’Histoire, on le sait, n’est pas avare de paradoxes. L’universitaire Michelle Perrot, auteure de "Mon histoire des femmes", se réfère d’entrée de jeu au 19ème siècle et aux révolutions qui ont créé des brèches dans lesquelles les femmes se sont infiltrées pour réclamer notamment le droit à l’éducation. Elle rappelle combien la sexualité, le mariage, la maternité recouvraient des réalités très différentes selon les classes sociales et combien les prêtres s’employaient à peser sur le comportement des femmes.

. Le Devoir - Les fines antennes de Catherine Martin
Je regardais cette semaine le beau documentaire de Catherine Martin, "Certains de mes amis", (en salle), songeant à quel point elle se révélait en peignant les autres. Faut dire que la cinéaste a tout fait ici : son, caméra, montage, etc. Pur produit de son univers intime, que ce film-là. Son portrait en creux, en somme, à fines touches d’ardeur, de générosité, de silences habités peuplés de centres d’intérêt multiples. Cette manière qu’a Catherine Martin de capter les gestes des métiers, les sourires de connivence que ces amis-là, si vivants, attentifs et doués, posent sur l’art, la nature, les rapports humains, fait écho à son intériorité profonde. Dis-moi qui tu fréquentes… Je crois retrouver sa petite musique intuitive d’une fois à l’autre au fil de ses oeuvres, même moins abouties que ce "Certains de mes amis", documentaire qui tire sa poésie d’une approche de rigueur, de pudeur, de sensibilité et d’altruisme. Au milieu des débats du jour appelant à une nécessaire mutation des rapports entre les sexes, certains peuvent se demander : qu’est-ce que les voix féminines apportent de si différent dans le monde culturel, au juste ? Lire aussi "Certains de mes amis" : Catherine Martin ou la quête lumineuse.

. Libération - "La Servante écarlate" inspire des manifestantes féministes en Croatie
À Zagreb, un groupe de militantes s’est rassemblé, vêtues de l’impressionnant habit écarlate des handmaids (servantes) de la série The Handmaid’s Tale (la Servante écarlate). La désormais célèbre coiffe blanche vissée sur la tête, capuches rouges, elles réclamaient la ratification de la convention d’Istanbul, pourtant signée en 2013 par la Croatie. Ce texte européen vise à prévenir et à lutter contre les violences faites aux femmes. En France, il a été ratifié et est entré en vigueur en 2014. En mars déjà, une dizaine de femmes, habillées en handmaids, avaient assisté en silence à une session du Sénat au Texas pour protester contre différentes mesures anti-avortement étudiées ce jour-là. Deux mois plus tôt, lors des grandes marches pour les droits des femmes qui ont eu lieu à travers les Etats-Unis, nombreux étaient les manifestants à brandir des pancartes faisant référence à des fictions.

. La Presse - L’arbre qui cache la forêt
Dans le cadre des dérives d’un certain féminisme, une nouvelle a particulièrement retenu mon attention. À la suite d’une intervention de la Ville de Laval pour limiter le développement de l’industrie du sexe sur son territoire (salons de massage érotique et sex-shop), voilà que la Fédération des femmes du Québec (FFQ) s’oppose au nouveau zonage en invoquant le droit à l’"autodétermination" des femmes. Pas un mot sur les proxénètes ni sur ce business propice à l’exploitation sexuelle, qui maintiennent des femmes dans un état de domination et de dépendance. Comment ne pas voir, au-delà des discours sur le choix des "travailleuses du sexe", la misère d’un grand nombre de femmes qui n’ont pas le choix ? Le choix des femmes est également l’argument invoqué par la FFQ pour justifier son opposition à la loi visant à interdire le voile intégral (niqab et burqa) dans la fonction publique. Ce faisant, elle banalise une pratique discriminatoire qui porte atteinte à la dignité des femmes. Cette position est d’autant plus choquante dans le contexte actuel où des dizaines de femmes résistent au régime iranien et se font emprisonner pour le simple fait de retirer leur voile.

. France-Culture - L’égalité des sexes fait-elle la richesse des nations ?
Dans le cadre du Forum "Sexe(s) et pouvoir", on se penche aujourd’hui sur les inégalités femmes-hommes dans le monde économique : plafond de verre dans l’accès aux postes, écarts de salaires, dévalorisation professionnelle... L’égalité est encore loin. Le sujet qui nous occupe aujourd’hui, “Sexe(s) et pouvoir”, ne saurait être abordé sans évoquer les inégalités et les discriminations qui touchent la moitié de la population, à savoir les femmes… Un problème certes connu de tous, mais qui n’a pas encore trouvé de réponse à la hauteur du dommage éthique, économique et social subi par elles et par nous tous. Alors, convoquer la science économique sur le sujet, peut sembler bien pragmatique, voire à la limite du cynisme. Pourtant, elle s’est emparée de ces questions, et des études chiffrées nous renseignent aujourd’hui sur la nature et l’ampleur des inégalités entre hommes et femmes. Car la discrimination de genre a aussi un coût. Certains font même l’hypothèse d’une immense perte de richesse qui saura peut-être faire céder les dernières résistances d’un système, naturellement peu enclin à l’inclusion...

. Le Huffington Post France - Réglementer la GPA reviendrait à reconnaître le droit, pour tous, de se servir de femmes mères porteuses
Du 6 au 9 février, la Conférence de la Haye a réuni son groupe d’experts sur la filiation et la maternité de substitution. Partant du principe que "les conventions de procréation pour autrui remontent même à l’époque de la Bible" (rapport 2012), la Conférence vise la reconnaissance transnationale des effets de cette pratique. Ce sont exclusivement des juristes impliqués dans cette pratique que la Conférence a choisis comme conseils, de même qu’elle consulte exclusivement des ONG qui lui sont favorables. Devant ces efforts de réglementation de la maternité de substitution au niveau international, il est important de comprendre pourquoi certains souhaitent réglementer, et ce que la réglementation signifierait.

. El Watan - Face aux pressions et au harcèlement. Le hidjab malgré moi…
Il sublime provoque, suscite des polémiques ; le voile, cet accoutrement ostentatoire islamique, continue à bouleverser la société algérienne. Ces dernières années, il tend à devenir ce paréo censé protéger les filles du harcèlement dans la rue. Pour d’autres, il ne s’agit que d’un phénomène de mode. Pour les islamistes, il est l’objet phare sur lequel se fonde leur idéologie et devient une cause prioritaire. Face à la pression, familles et filles cèdent au chantage. Depuis quelques années, le phénomène du harcèlement des étudiantes dans les campus prend de l’ampleur et des proportions alarmantes qui va jusqu’à l’agression, et rares sont celles qui portent plainte, de peur de représailles. Il n’est donc pas toujours facile d’être étudiante sans porter le voile.

. Le Monde - Le fatalisme de l’administration Trump face aux fusillades de masse
Le jeune homme avait posté sur les réseaux sociaux des messages "très alarmants", a indiqué le shérif du comté de Broward, Scott Israel, sans préciser leur nature. Le portrait du tueur n’a pas été rendu public par les autorités et un compte Instagram qui lui est attribué a été supprimé. Toutefois, Nikolas Cruz était connu au sein du lycée pour être un élève à problèmes, selon plusieurs témoignages. Victoria Olvera, une jeune fille de 17 ans, a déclaré qu’il avait été expulsé l’année dernière après une bagarre avec le nouveau petit ami de son ex-petite amie. Elle a dit que Cruz avait abusé de sa petite amie. "Il y a eu des problèmes quand il a menacé des étudiants l’année dernière et je pense qu’on lui a dit de quitter le campus", a affirmé de son côté, au quotidien Miami Herald, Jim Gard, un professeur de mathématiques. Selon l’enseignant, la direction du lycée avait prévenu de ne pas accepter l’élève s’il portait un sac à dos en raison de ces menaces proférées. Comme dans de nombreuses fusillades de masse, Nikolas Cruzaurait fait usage d’un fusil d’assaut très populaire aux Etats-Unis, le AR-15. Ce semi-automatique a toutes les apparences d’une arme de guerre et peut être facilement modifié pour être transformé en quasi automatique, un type d’arme théoriquement interdit.

. Le Nouvel Observateur - 17 propositions pour lutter contre les violences faites aux femmes
La plateforme Make.org a organisé une consultation nationale pour cette grande cause. 400.000 contributions ont abouti à 17 propositions. "Ces propositions couvrent bien tous les sujets, avec une pondération assez forte sur les violences conjugales et les agressions sexuelles. Etonnamment moins sur celles liées au travail, alors que la consultation a eu lieu après le traumatisme Weintein." "Ces 17 propositions seront discutées en atelier dans les jours à venir avec les associations. Le 8 mars, 10 propositions définitives seront rendues publiques. Début septembre, elles commenceront à être appliquées sur le terrain", espère Axel Dauchez.

. À dire d’elles - Saint-Valentin ou la défaite de l’amour
Le principal événement historique accolé à la Saint-Valentin en France est un acte qui signe la défaite de l’amour, et la victoire de l’obscurantisme religieux, sur fond de "grande peur" (la peste) : "Le samedi 14 février 1349, jour de la Saint-Valentin, on cerna le quartier juif. Tous ses habitants furent traînés par la foule au cimetière de la communauté, où on les entassa sur un immense bûcher. Deux mille Juifs furent brûlés vifs. Seuls échappèrent un certain nombre d’enfants et quelques adultes qui abjurèrent leur foi". D’une religion dont le message nous dit-on était un message d’amour, naît la haine, la destruction, et meurt ce qui fait la vie : le lien d’amour, c’est-à-dire la reconnaissance de l’autre, vivant comme moi, comme une personne vivante que je dois respecter. Voila qui résonne fort cette année à nos oreilles, avec la question de l’obscurantisme religieux, et de la haine des juifs sur le devant de la scène.

. Le Devoir - "Les Marguerite(s)" : toutes les écrivaines s’appellent Marguerite
Les femmes qui écrivent vivent dangereusement, pour reprendre un célèbre titre de livre. Le destin de Marguerite Porete en fait foi, elle qui devint, en 1310 à Paris, « l’un des premiers auteurs répertoriés à être brûlé spécifiquement pour son livre », Le miroir des âmes simples et anéanties. Un traité (l’ancêtre de l’essai) de spiritualité où cette intellectuelle établissait un « rapport très direct » avec la question divine. « En fait, je pense que ce qui lui fut reproché, c’est de se mêler de théologie », résume Stéphanie Jasmin, interviewée dans un Espace Go encore en chantier, qui s’apprête à rouvrir avec sa pièce, Les Marguerite(s). "Le débat se faisait entre hommes à l’université. Elle n’est pas restée à sa place. Les mystiques qui avaient des visions, à la limite on les tolérait, parce qu’on se disait qu’elles impressionneraient les chrétiens. Mais elle réfléchissait, alors c’était plus menaçant."

. Le Journal des femmes - Droits des femmes en Arabie saoudite : modernisation à deux vitesses
Les Saoudiennes ne seraient plus obligées de porter l’abaya, selon un haut dignitaire du royaume. Des dires qui confirment la volonté du régime d’élargir les droits des femmes. Un semblant de féminisme ou de la poudre aux yeux ? Depuis quelques mois, le prince héritier Mohammed Ben Salman mène une politique de réformes sociétales. Les Saoudiennes ont ainsi obtenu, après de longues années de campagne, l’autorisation de conduire. C’est une petite victoire pour les militantes féministes du royaume. Cette mini révolution prônée par le gouvernement n’est en réalité que l’arbre qui cache la forêt. Si l’abaya devrait ne plus être obligatoire, les Saoudiennes ne peuvent cependant toujours pas s’habiller comme elles l’entendent. Les femmes vont-elles obtenir davantage d’indépendance sous le règne de Ben Salman ? La réponse semble s’orienter vers un non, car les voix dissidentes au régime sont rapidement tues. Les associations féministes peinent à voir le jour et les partisans des droits de l’homme sont jetés en prison.

. Ouest-France - Des femmes musulmanes dénoncent les agressions sexuelles lors du pèlerinage à La Mecque
Dans la continuité de #MeToo et #BalanceTonPorc, un nouveau hashtag a vu le jour sur Twitter : #MosqueMeToo. Par ce biais, des femmes musulmanes témoignent du harcèlement et/ou des agressions sexuelles dont elles ont été victimes lors du hadj, le pèlerinage que font les fidèles aux lieux saints de la ville de La Mecque, en Arabie saoudite. Initié le 5 février par Mona Eltahawy, journaliste et militante féministe égypto-américaine, ce hashtag a vite pris de l’ampleur sur Twitter. Près de 6 000 tweets ont été publiés sur le réseau social sous ce hashtag. Bunga Manggiasih confie : "J’ai aussi été harcelée à La Mecque et à Médine pendant le hadj quand j’avais une vingtaine d’années. C’était dégueulasse et ça m’a déroutée. Je l’ai dit à mes parents tout de suite, mais je n’ai pu donner les détails que l’année dernière". Parmi les nombreux témoignages, une autre femme raconte que "les gens pensent que la Mecque est l’endroit le plus saint pour les musulmans et qu’il ne peut rien arriver de mal aux musulmanes. C’est totalement faux."

. L’Actualité - Que les plus égaux gagnent !
Si la Norvège domine à nouveau le tableau des médailles des Jeux olympiques de Pyeongchang, comme elle l’a fait il y a quatre ans à Sotchi, on mettra cette prouesse sur le compte de sa latitude nordique ou de sa longue tradition des sports d’hiver. À moins que ce ne soit sa qualité de vie, ses réserves de pétrole, son passé viking ? Il doit bien y avoir quelque chose. Car pour une petite nation de cinq millions d’habitants, c’est proprement miraculeux. Le mystère s’est récemment éclairci. On peut attribuer l’exploit à une autre caractéristique exceptionnelle de la société norvégienne : l’égalité entre les sexes. Le pays est deuxième au monde à ce chapitre, selon le plus récent classement du Forum économique mondial. Et ce ne serait pas étranger à sa puissance olympique. Deux équipes de recherche sont arrivées à la conclusion que l’équité entre les hommes et les femmes est l’un des plus puissants facteurs qui concourent aux succès sportifs d’une nation. Et les athlètes des deux sexes en bénéficient.

. BFMTV - Ces 6 découvertes scientifiques que des femmes se sont fait voler par des hommes
Les chromosomes X et Y, la composition des étoiles, la structure de l’ADN, la fission nucléaire, les pulsars ou encore la génétique des bactéries : toutes ces découvertes fondamentales pour la science l’ont été par des femmes. Mais ce sont des hommes qui s’en sont octroyé les mérites. Elles sont toutes des pionnières et ont largement contribué aux progrès de la science. Mais elles sont restées dans l’ombre. Victimes de ce qui est désigné comme l’effet Matilda, c’est-à-dire le déni ou la minimisation de la contribution scientifique de chercheuses au profit de leurs collègues masculins, nombre d’entre elles n’ont ainsi jamais reçu le prix Nobel qui leur revenait. Et ont parfois attendu longtemps pour bénéficier de la reconnaissance qu’elles méritaient.

. TV5 - Asma Jahangir : mort d’une défenseure acharnée des droits humains
Après une vie consacrée à défendre les droits humains, à tenir tête aux dictateurs, Asma Jahangir a succombé ce week-end à un arrêt cardiaque à Lahore au Pakistan. Elle avait 66 ans. Hommage international à une grande militante. Lundi, les unes des quotidiens pakistanais lui rendaient unanimement hommage. Elle "parlait avec un immense courage pour tous les opprimés du pays, agissant comme la conscience du Pakistan", "Et ainsi est enterrée une femme dont personne ne peut enterrer la cause. Même dans la mort, elle a fait en sorte que les femmes récupèrent leur espace. Même dans sa mort, nous avons vu un peu de vie. Une société où les femmes se tiennent côte à côte avec les hommes. #AsmaJahangir : vous vivez."

. France TV Info - "L’État est complice de ces crimes de masse que sont les viols", juge Caroline De Haas
Caroline De Haas, militante féministe, invitée mardi 13 février de franceinfo, a estimé que "plus de 200 viols par jour se produisaient en France", et que "2% seulement des violeurs seront condamnés". "On est dans une méconnaissance de l’ampleur des violences. L’État est complice, de fait, de ces crimes de masse que sont les viols, parce que l’on sait comment faire pour les arrêter et on ne le fait pas. On ne met pas les moyens sur la table", a déclaré l’ex-conseillère au ministère des Droits des femmes entre 2012 et 2013. Selon Caroline De Haas, "la justice, les commissariats, les gendarmeries, les hôpitaux ne font pas leur travail en France, en matière de violences sexistes et sexuelles". La militante a pris l’exemple de difficultés qui lui ont été signalées pour une jeune fille de 17 ans voulant porter plainte pour viol à Paris. "Trois commissariats lui ont envoyé le message qu’elle l’a bien cherché, que c’est de sa faute et qu’elle a bien aimé ça", a-t-elle relaté.

. TFO - Francophonie. Léonie Tchatat, la femme de tous les projets
Fondatrice de la Passerelle-I.D.É., un organisme voué à faire la promotion des talents francophones et favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, Mme Tchatat est elle-même arrivée au Canada au milieu des années 90. "La communauté francophone me tient beaucoup à coeur, dit-elle. Je crois que nous sommes une communauté vitale pour le développement du Canada et les francophones apportent énormément de contribution à la société. Aujourd’hui, les nouveaux arrivants francophones enrichissent la société et il faut pouvoir en tirer profit." "La création de la Passerelle passe par ma propre histoire et les défis que j’ai rencontrés quand je suis arrivée au Canada."

. Le Devoir - Margie Gillis, philosophe danseuse
Peut-être faut-il réintroduire le terme "philosophesse", à l’ancienne, pour parler de Margie Gillis. Car la danseuse étoile, essentiellement connue pour ses solos poreux d’émotions qui ont contribué à faire exploser la danse contemporaine d’ici sur les scènes du monde, porte une vision que ne renieraient pas les penseuses ancestrales. Celle d’une puissance féminine, d’un pouvoir matriarcal à recouvrer, de liens entre la nature, le corps, le physique, la physique, le spirituel, la vision créatrice, la guérison et le changement, peut-être plus nécessaire pour l’avenir de la planète aujourd’hui que jamais. Pour fêter ses 45 ans en danse, Margie Gillis revient en création, avec Hildegarde de Bingen comme égérie. Gillis s’est beaucoup inspirée du discernement et de l’intelligence particulière d’Hildegarde de Bingen. "Ce qu’il manque pour les femmes en ce moment de l’histoire, c’est de faire avancer notre discernement". Une approche féministe ? "Oui. Pour être humaniste, il faut être féministe."

. Le Devoir - Il y a 100 ans, les suffragettes remportaient leur lutte
L’affaire Harvey Weinstein et la campagne #MeToo ont donné un nouveau souffle au féminisme un peu partout dans le monde, et le Royaume-Uni ne fait pas exception. C’est dans ce contexte que survient, en ce début de février, le centenaire de la loi qui a octroyé le droit de vote aux femmes du Royaume-Uni. La coïncidence est sans aucun doute fortuite, mais elle donne un éclat et un relief inattendus à la commémoration de la victoire des suffragettes. Les gestes posés par ces militantes allaient de l’interpellation sans ménagement d’élus à la Chambre des communes au fait de s’attacher à des lampadaires, de lacérer un tableau à la National Gallery, de lancer des pierres dans des vitres ou d’incendier des bibliothèques, des actions qui leur ont souvent valu d’être arrêtées et incarcérées. Plusieurs d’entre elles ont entrepris des grèves de la faim pour obtenir d’être transférées dans les prisons réservées aux prisonniers politiques. Les autorités ont ordonné qu’elles soient nourries de force.Cette victoire avait été obtenue de haute lutte. Plusieurs des femmes qui revendiquaient le droit de vote l’ont payé de leur santé, certaines même de leur vie.

. Slate - Le sale arrière-goût de l’affaire Orelsan
La justice valide l’indulgence bonhomme pour les violences faites aux femmes et l’excuse vaseuse de la fiction. Admettons que quand il a écrit le texte de la chanson « Sale pute », qui a fait polémique en 2009, Orelsan n’ourdissait pas consciemment un complot visant à inciter ses auditeurs à « marie-trintigner » leurs compagnes. Admettons, enfin, que la liberté d’expression est si essentielle et fragilisée qu’il faille, en effet, veiller à déployer des trésors de finesse et d’objectivité avant toute censure. Voilà tout ce que nous pouvons agréer à propos de « l’affaire Oreslan » et de la relaxe du chanteur, par la cour d’appel de Versailles, le 18 février. Reste dans la bouche cet arrière-goût dégueulasse que l’on ressent quand on se fait salement avoir. Ainsi, je peux enregistrer une chanson dans laquelle je scanderais moult insultes et incitations habituellement punies par la loi et ne pas être condamnée par la justice.

. Radio-Canada - Journée internationale des femmes et des filles de science
Le 11 février, c’est la Journée internationale des femmes et des filles de science. L’objectif de cette journée est de favoriser la participation pleine et égale des femmes et des filles à l’éducation, à la formation, au marché de l’emploi et aux processus décisionnels dans les domaines scientifiques. Selon l’Organisation des Nations Unies, les femmes et les filles continuent d’être exclues du monde de la science et ne peuvent y participer pleinement. En 2014, au Canada, 36% des postes de recherche de niveau subalterne étaient occupés par des femmes. Ce pourcentage passait à 16% pour les postes de niveau supérieur et, finalement, sur les 19 titulaires de chaires d’excellence en recherche du Canada en 2014, seule une était occupée par une femme. Rencontre avec Martine Ooms, coordonnatrice des laboratoires en biologie moléculaire à l’Université King’s d’Edmonton.

. Le Courrier international - "Orgies" sexuelles à Haïti, l’ONG Oxfam dans la tourmente
Une enquête du quotidien britannique The Times dévoile que l’organisation caritative anglaise Oxfam a protégé sept de ses employés qui auraient engagé des prostituées à Haïti en 2010 après le séisme de Port-au-Prince. ‘On aurait dit une orgie à la Caligula avec des prostituées en tee-shirts Oxfam’”, titre sans détour le quotidien. Le directeur régional de l’organisation à Haïti, admet avoir engagé des prostituées dans la villa louée par Oxfam “avec des fonds caritatifs”, souligne The Times. Il serait l’une des trois personnes poussées vers la sortie sans aucune sanction disciplinaire. Le quotidien précise : “Aucun des accusés n’a été arrêté ou poursuivi en justice.”Le rapport constate également qu’“il y avait une ‘culture de l’impunité’ chez certains membres du personnel d’Oxfam présents à Haïti” et il précise “que des enfants ont pu être présents parmi les prostitués”. Il rappelle également que : “La prostitution est illégale à Haïti et l’âge du consentement est de 18 ans. Le sexe tarifé contrevient au code de conduite d’Oxfam et viole la déclaration des Nations unies sur le comportement des travailleurs humanitaires ratifiée par l’association.”

. Le Devoir - La Maison-Blanche secouée par une affaire de violence conjugale
Donald Trump a souhaité vendredi le "meilleur" à son ancien conseiller forcé de prendre la porte dans un scandale qui vient désormais éclabousser l’entourage immédiat du président américain. En particulier, le secrétaire général de la Maison-Blanche John Kelly et la directrice de la communication de l’exécutif Hope Hicks sont pris dans la tourmente depuis la démission mercredi de Rob Porter, accusé par deux ex-épouses d’agressions physiques et de sévices psychologiques. On reproche notamment à John Kelly d’avoir été au courant du passé sulfureux de M. Porter, secrétaire du personnel de la Maison-Blanche, mais de l’avoir laissé naviguer au plus proche de Donald Trump bien que son passif ne lui eut pas permis d’obtenir un feu vert complet à l’issue de la vérification de sécurité à laquelle se soumettent les employés du 1600 Pennsylvania Avenue.

. Agora Vox - Néfertiti, es-tu là ?
La fin de vie et l’emplacement de la momie de la reine Néfertiti reste une énigme, mais une énigme qui a peut-être du souci à se faire. Les autorités égyptiennes viennent en effet d’annoncer le début d’une troisième phase de recherches non destructives, le long de la paroi Nord de la chambre funéraire de Toutankhamon. Il est acquis qu’Akhenaton était le père de Toutankhamon, et Néfertiti la plus connue et la plus belle des épouses de ce même Akhenaton, mais par contre il n’est pas établi que Néfertiti fut en fait la mère de Toutankhamon. L’origine de Néfertiti, tout comme la date de sa mort, son rôle réel dans la gestion du royaume, et son éventuel rôle de Régente dans la période d’intérim entre la mort d’Akhenaton et la montée sur le trône de Toutankhamon, reste mystérieuse. Mais même si Néfertiti et Toutankhamon n’avaient pas de liens de sang, les recherches en cours dans la tombe de ce dernier tentent de démontrer un autre lien, celui d’un partage de sépulture.

. Le Huffington Post Québec - Un processus d’embauche au fédéral parsemé d’insinuations sexuelles
L’un des hommes impliqués était un employé haut placé au sein du cabinet du premier ministre Trudeau. Une jeune femme qui a navigué dans les cercles libéraux brise le silence à propos d’un processus d’embauche au fédéral parsemé d’insinuations sexuelles qui a débouché sur des tactiques questionnables émanant du bureau du premier ministre Justin Trudeau, dans un billet de blogue publié sur le HuffPost Québec. L’un des hommes impliqués était Claude-Éric Gagné, un des Québécois les plus influents du cabinet du premier ministre (CPM) qui était sous enquête pour des allégations de comportements inappropriés. Après l’avoir contacté pour cet article, nous avons appris qu’il a démissionné de son poste lundi dernier. Ce faisant, le rapport à son sujet ne verra pas le jour. Lire aussi : "Une cellule secrète au bureau de Trudeau enquête sur le harcèlement".

. Reuters - Le mouvement en faveur des droits des femmes n’a jamais été aussi fort, selon Clinton
La dynamique en faveur de la reconnaissance des droits des femmes n‘a jamais été aussi forte qu‘en ce moment, a estimé lundi Hillary Clinton, évoquant notamment les prises de parole suscitées par l‘affaire Harvey Weinstein et ses suites. Clinton, qui s‘exprimait lors d‘une cérémonie rendant hommage à des défenseurs des droits de l‘homme, a évoqué la forte mobilisation lors des manifestations organisées à travers le monde pour promouvoir notamment l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. “Le battement régulier de ces femmes réclamant qu‘on écoute leurs expériences n‘a jamais été aussi fort”, a-t-elle dit. “Nous ne reviendrons pas en arrière, et les voix des femmes ne se tairont pas.”

. Mémoire traumatique - Protéger les enfants des violences sexuelles est un impératif : avant 15 ans un enfant n’est jamais consentant à des actes sexuels avec un adulte
7 arguments pour que la minorité de 15 ans, ou de 18 ans en cas d’inceste, d’acte commis par un adulte ayant autorité, et de handicap mental ou neurodéveloppemental tel que l’autisme chez la victime, soit constitutive d’un viol ou d’une agression sexuelle avec une présomption irréfragable d’absence de consentement. En France, deux affaires judiciaires ont récemment choqué l’opinion publique en septembre et en novembre, et ont fait prendre conscience du fait que nos lois et notre justice échouaient à protéger des enfants victimes de violences sexuelles, à punir leurs agresseurs et à reconnaître la gravité des préjudices subis. Beaucoup de personnes ont alors découvert avec stupéfaction et incrédulité que notre code pénal ne fixait pas de seuil d’âge pour les enfants en dessous duquel les actes sexuels seraient automatiquement considérés comme des agressions sexuelles ou des viols.

. TV5 - Sport "féminin" et médias : une visibilité gagnée aux points … d’audimat ?
En France, l’opération "Sport féminin toujours" veut mobiliser médias et publics . Depuis 2016, le Conseil supérieur audiovisuel français, en synergie avec le ministère des sports, le secrétariat d’État chargé de l’égalité homme-femme et le Comité national olympique se sont engagés dans la course derrière une même bannière poétiquement baptisée "Les 4 saisons du sport féminin", consistant, nous citons ici le dossier de presse officiel, "à donner un nouvel élan à la féminisation du sport, d’ancrer le sport féminin dans les usages et enfin d’encourager la diversité des sports retransmis sur les antennes". Elle consiste en priorité à rendre plus visible le sport pratiqué par les femmes dans les médias, et d’une manière plus concentrée et plus marquante encore durant tout un week-end de février, sur les antennes et écrans de plusieurs dizaines de tv ou radios, à des heures de grande écoute, ainsi que dans la presse écrite, sites web, et réseaux sociaux. Rebaptisée "Sport féminin toujours", cette opération se tient cette année le week-end du 10 et 11 février.

. Prostitution et société - L’autre héritage de 68 : la face cachée de la révolution sexuelle
Enfant en mai 68, adolescente au moment de la loi Veil, historienne, féministe, abolitionniste, Malka Marcovich saisit 68 à rebrousse poil. Alors que tout un chacun s’accorde à vanter la libération de la sexualité que cette "révolution" aurait permise, elle jette un pavé dans la mare. Au moyen de nombreux entretiens et de mois passés à compulser livres, films et documentaires, elle propose d’abord de sonder le terreau qui a vu germer 68 : avortements clandestins, contrôle des naissances, rock’n’roll, Brigitte Bardot à St Trop… Elle revisite ensuite, dans le sillage de mai 68, la naissance d’une société du tout sexuel : explosion de la pornographie, avènement de la sexologie, banalisation de la transgression. C’est le temps où les films Emmanuelle, Histoire d’O ou Le dernier tango à Paris (où l’actrice Maria Schneider est violée par Marlon Brando en accord avec le réalisateur Bertolucci) sont portés aux nues, où Les valseuses livrent une version romantique du viol. Et des jeunes femmes se lancent dans la prostitution en y voyant un geste d’émancipation…

. Le Devoir - Le nouveau modèle du Conseil des arts du Canada omet les genres
Le nouveau modèle du Conseil des arts du Canada (CAC), qui mise sur la diversité et l’équité, omet celles des genres. Pas de fonds ciblés pour les femmes. Pas d’initiatives spécifiques pour leurs voix, ni pour les organismes qui les portent. Le rééquilibre du milieu artistique vers une parité hommes-femmes n’est pas de ses priorités stratégiques. Une omission inadmissible pour plusieurs. C’est Ginette Noiseux, directrice du théâtre Espace Go, qui a sonné l’alarme. Vrai qu’en inclusion des cultures diverses, l’Espace Go a du retard par rapport à ses camarades, évalue Mme Noiseux. "Les causes que le CAC défend, on les comprend. Elles sont légitimes. Mais on en a déjà, une cause, nous ! La mission de Go est de repérer le talent des femmes et de lui permettre de se déployer. La parité hommes-femmes et la recherche d’équilibrage des genres ne sont pas dans les priorités du CAC en 2018 : ça me tue ! Ça devrait l’être, au même titre que la diversité, l’inclusion, la part faite aux autochtones."

. Libération - Françoise Nyssen en croisade contre les inégalités hommes-femmes
La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a présenté ce mercredi une feuille de route égalité hommes-femmes 2018-2022, qu’un panel de conseillères qualifiait la veille de « très ambitieuse ». L’idée dominante est celle qu’une « volonté politique » est nécessaire pour faire évoluer une « situation encore insuffisante à beaucoup de points de vue ». Deux axes sont privilégiés dans le cadre de cette feuille de route visant à mettre en avant des « mesures offensives, visibles et concrètes » : la lutte contre les violences et le harcèlement sexuel d’une part, la promotion de l’égalité professionnelle dans la culture d’autre part, aussi bien en termes de rémunération que de nominations – après qu’un écart moyen de 10 % a été observé point de vue salaires dans la culture, ce qui équivaut grosso modo aux autres secteurs d’activité. Souhaitant lutter contre « les stéréotypes dans l’audiovisuel, la presse, la publicité et l’édition », des référents égalité seront également nommés afin de recueillir la parole des victimes et témoins de violences sexuelles et de harcèlement dans les établissements concernés.

. Huffington Post France - Les révolutions féministes qui se cachent derrière chaque tendance de la mode
La mode ce n’est pas seulement les fringues et les défilés. C’est le reflet de la société, un phénomène qui permet de comprendre la mentalité et la structure d’une époque. Quels sont les mouvements de mode qui symbolisent la résistance féminine ? Ironiquement, tout commence par un sac perdu... À la fin du XIXe siècle, quand Millicent Garrett Fawcett va déclarer à la police la perte de son sac, on lui explique que celui-ci ne lui appartient pas, mais est la propriété de son mari. Indignée, elle décide de s’engager pour les droits de la femme. Des 1903, naît le mouvement des suffragettes. Vêtues de blanc, couleur de la paix et de l’espérance, elles se veulent réformistes, et souhaitent dialoguer avec le pouvoir politique encore aux mains des hommes. Leur victoire est globale et en 1944, le droit de votes sera appliqué en France. La couleur blanche symbolise aujourd’hui la couleur des mouvements féministes. Elle est souvent portée par les femmes en politique en référence aux combats et à la résilience des suffragettes.

. TRADFEM - Les hommes sont socialisés à se considérer comme dominants
Les hommes sont socialisés à se considérer comme dominants. Et cette attitude s’accompagne de certains avantages à court terme. Nous obtenons les meilleurs emplois. Mais c’est une façon très contraignante de vivre. La masculinité est définie comme la domination et le contrôle. Votre capacité d’empathie est réduite. Le féminisme m’a aidé à comprendre les limites que la masculinité m’imposait, dit Robert Jensen, en entrevue. Mon premier point d’entrée dans le féminisme a été sa critique de la pornographie. Comme la plupart des hommes de notre culture, je m’étais débattu contre ma propre utilisation de matériaux pornographiques. Tout d’un coup, voilà qu’arrivait une analyse parfaitement logique et qui non seulement expliquait le rejet de la pornographie par les femmes, mais m’aidait également à me comprendre en tant qu’homme.

. Deboutte à boutte - Honte et abus de pouvoir... nous aussi
Plusieurs ont pris conscience ces derniers mois, et c’est tant mieux, du sentiment de honte avec lequel doivent composer les victimes d’agression sexuelle et d’abus de pouvoir, femmes et hommes, et ce, pendant des années, voire des décennies, vivant plus souvent qu’autrement dans le silence et l’isolement, faute, entre autres, d’accompagnement adéquat. De là, une question légitime a été soulevée maintes fois : pourquoi ce lourd sentiment n’est-il pas porté par les agresseurs plutôt que par les victimes ? Similairement, les personnes vivant sous le seuil de la pauvreté au Québec sont aux prises avec ce même sentiment de honte et d’impuissance, l’atteinte à la dignité humaine ayant touché les bas-fonds de la pyramide de Maslow. Au cours de la dernière décennie, le filet social a complètement été démantelé, réduit à un mince et fragile fil. Les services sociaux ont âprement été sabrés, l’humanité aussi.

. Huffington Post Québec - Les infirmières restent sceptiques quant aux solutions du ministre Barrette
Si le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se montre ouvert à examiner la surcharge de de travail des infirmières, les principales intéressées doutent que leurs conditions vont s’améliorer de sitôt. Au terme de sa rencontre avec lui, mardi soir, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Nancy Bédard, a noté que M. Barrette "semble avoir compris ce qui se passe sur le terrain". Mais les professionnels de la santé qui vivent le temps supplémentaire obligatoire (TSO) et le ratio élevé de patients au quotidien ne sont pas aussi convaincus. Les infirmières souhaitent l’embauche de plus de préposés aux bénéficiaires et d’infirmières auxiliaires, entre autres. "On n’ira pas dire que ça va bien juste parce que le ministre veut se faire réélire à la prochaine élection." Lire aussi : "Non, les infirmières ne souffrent pas toutes !" (autre modèle de gestion en milieu anglophone).

. Le Monde - Violences faites aux femmes : Twitter, Facebook et YouTube accusés de laxisme
Les auteurs de violences faites aux femmes en ligne bénéficient d’une "très grande impunité" sur Facebook, Twitter et YouTube. C’est la conclusion d’un rapport publié le 7 février par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE). En juin et juillet 2017, cette instance consultative a signalé auprès de ces plates-formes 545 contenus insultants, menaçants ou constituant une forme de harcèlement moral ou sexuel envers des femmes. Seuls 7,7 % d’entre eux ont été supprimés. Le HCE s’est associé, pour ce testing, à trois associations féministes : le collectif Féministes contre le cyberharcèlement, la Fondation des femmes et l’association En avant toutes. Cet organisme placé sous l’égide du premier ministre s’attaque à un phénomène d’ampleur : dans un rapport de l’ONU publié en septembre 2015, 73 % des femmes interrogées avaient déclaré avoir été confrontées à des violences en ligne ou en être les victimes. Le plus mauvais élève en la matière est YouTube, qui n’a retiré aucun contenu malgré les 198 signalements effectués. Facebook< arrive en seconde position, avec 11 % des messages violents censurés (soit 17 sur 154). Twitter en dénombre 13 % (25 sur 193).

. Europe1 - Le JDD - Caroline Fourest à propos de Tariq Ramadan : "Je n’ai jamais croisé un manipulateur aussi dévastateur"
Je suis soulagée pour les victimes qui se reconstruisent à travers cette procédure, notamment "Christelle", avec laquelle je suis en contact depuis presque huit ans. À l’issue de la confrontation, elle a commencé à sortir de l’humiliation. Je suis aussi soulagée pour l’Europe et pour les musulmans. Mon espoir, c’est que ceux qui se sont laissé berner par sa propagande et n’ont jamais fait l’effort d’ouvrir mon livre [Frère Tariq, Poche], qui démontrait le double discours de Ramadan – preuves à l’appui, de manière très documentée et très détaillée –, ouvrent les yeux. Les faits pour lesquels il est aujourd’hui mis en examen sont d’une cruauté qui dépasse tout ce qu’on pourrait démontrer dans un livre. Il y aura toujours des gens pour se ranger du côté du bourreau ou encore des personnes prêtes à croire la parole de femmes violées quand il s’agit de Harvey Weinstein, mais qui ne voudront jamais entendre qu’il existe des prédateurs chez les prêcheurs musulmans. La théorie du complot, c’est le fonds de commerce de Tariq Ramadan. Cela fait trente ans qu’il veut faire croire que tout ce qui lui arrive n’est qu’un complot judéo-sionisto-islamophobe.

. Les Terriennes - Journée mondiale de lutte contre l’excision : les ados en ligne de mire
En cette nouvelle journée de mobilisation internationale contre les mutilations génitales féminines, l’association "Excision parlons-en" lance le second volet de sa campagne "Alerte Excision". Objectif : informer les ados des risques qu’encourent les jeunes filles issues de l’immigration, lors de leurs vacances dans les pays de leurs parents où se pratique encore l’excision.

. Huffington Post Québec - Michelle Obama enchante les Montréalais en militant pour l’égalité homme-femme
Selon les organisateurs, plus de 10 200 personnes étaient entassées dans le Palais des congrès, lundi soir, pour entendre l’ex-première dame participer à une séance de question-réponse animée par Sévrine Labelle, présidente-directrice générale de Femmessor Québec. Elle a notamment réitéré l’importance de l’éducation pour les jeunes, qui doivent exploiter leur plein potentiel, au-delà de leur genre et de la couleur de leur peau, a-t-elle martelé. Mais les adultes doivent en même temps montrer l’exemple et leur donner confiance en eux _ surtout dans le cas des petites filles, qui voient les femmes qui sont en minorité dans les postes de pouvoir, a-t-elle plaidé. "Je dis cela à tous les pères, frères et maris dans cette salle : si vous ne donnez pas d’espace aux femmes dans vos bureaux, pensez à ce que ça fait aux filles que vous pensez aimer. Ce sont des messages subliminaux que nous, les femmes, avons chaque jour", a-t-elle soutenu. Elle a souligné l’importance de nommer dans les postes de direction, et dans les hautes sphères de la politique, des femmes, car elles vivent des expériences différentes des hommes que seules elles peuvent comprendre.

. Le Monde - Mort de la Chilienne Margot Duhalde, seule femme pilote des Forces françaises libres
Margot Duhalde a pris son envol. Seule femme pilote des Forces françaises libres durant la seconde guerre mondiale, la Chilienne est morte à l’âge de 97 ans à Santiago, a annoncé, lundi 5 février, le gouvernement chilien. Les autorités, qui n’ont pas précisé les causes de sa mort, ont rendu hommage à "son courage pour réaliser le rêve de toute une vie, combattre les stéréotypes et ouvrir la voie aux autres femmes". "Margot Duhalde a prouvé dans un monde d’hommes qu’il n’y a rien d’impossible pour les femmes", a réagi sur Twitter la présidente chilienne, Michelle Bachelet. Avec ses actes héroïques, cette mère d’un enfant a fait l’unanimité : elle été décorée par l’Angleterre, le Chili et la France, où elle a reçu la Légion d’honneur. Margot Duhalde a volé pour la dernière fois en 2007 à 86 ans.

. La Presse - Plaintes sexuelles : ceci n’est pas une chasse aux sorciers
Alors que les dénonciations d’inconduite sexuelle se multiplient en politique canadienne, assiste-t-on à un dérapage, un ressac ? À une chasse aux sorciers ? On n’est pas rendu là. Le déséquilibre penche encore du même côté. À tout le moins, on garde une impression de désordre dans le traitement des plaintes. Mais ce désordre paraît inévitable, parce qu’on juge du passé avec les nouvelles normes du présent, et parce que cet examen se fait sans processus établi pour traiter les plaintes. Peu après son élection, le gouvernement Trudeau a adopté une politique anti-harcèlement pour la Chambre des communes. Mais cette politique ne constitue pas une loi, et elle ne touche pas les employés de cabinet politique. Un projet de loi est maintenant à l’étude, et il s’appliquerait à tous les employés de compétence fédérale. Il précise quels comportements sont inacceptables, à qui déposer une plainte et comment l’examiner.

. Huffington Post France - Marin Alsop, première femme à la tête de l’orchestre symphonique de Vienne
Cette cheffe d’orchestre américaine a été nommée directrice musicale de l’Orchestre symphonique de la radio de Vienne, en Autriche. Elle devient ainsi la première femme à occuper ce poste depuis la création du fameux orchestre, en 1945. Marin Alsop, âgée de 61 ans, est à la fois "très honorée d’être la première" mais aussi "assez choquée que, de nos jours, il y ait encore des premières fois pour les femmes". Elle succède à Cornelius Meister, un chef d’orchestre et pianiste allemand. Son contrat débutera en septembre 2019 pour une période reconductible de trois ans. Si cette nomination est particulièrement notable, c’est parce que la scène musicale viennoise n’est pas réputée pour son égalitarisme. En effet, dans les rangs du mythique Orchestre philharmonique de Vienne, fondé en 1842, sur la centaine de musiciens, on trouve une quinzaine de femmes... depuis seulement vingt ans.

. ROSA - La campagne ROSA - Résistance contre l’Oppression, le Sexisme et l’Austérité
Avec ROSA, nous voulons promouvoir et organiser des événements, des actions et des campagnes contre le sexisme et le système qui l’entretient. ROSA a été initiée par le Parti Socialiste de Lutte (PSL) et les Étudiants de Gauche Actifs (EGA), mais se veut en première instance être un instrument de lutte ouvert à tous ceux et celles qui soutiennent son message et qui souhaitent s’impliquer dans cette lutte. Le nom de cette campagne nationale fait référence à Rosa Luxemburg, une socialiste, théoricienne et activiste allemande du début du 20e siècle exécutée en 1919 en raison de sa politique révolutionnaire. Ce nom s’inspire également de Rosa Parks, célèbre militante afro-américaine qui a refusé de céder sa place de bus à un passager blanc, déclenchant ainsi le boycott des bus de Montgomery dans le cadre du Mouvement des droits civiques.

. Le Devoir - Des infirmières au bord de la crise de nerfs
Individuellement, par petits groupes lors de sit-in ou par le truchement de leurs syndicats, les infirmières lancent un cri du coeur. Elles se disent à bout de souffle. Elles se plaignent du manque de personnel, des heures supplémentaires obligatoires, de leurs tâches épuisantes, de la désorganisation du réseau. Le ministre Gaétan Barrette refuse de l’admettre, mais sa réforme centralisatrice menée tambour battant n’a fait qu’empirer leur situation déjà précaire. Le premier ministre Philippe Couillard a affirmé y voir une tactique des syndicats pour rouvrir les conventions collectives. C’est de la fabulation : aucun des syndicats représentant des infirmières ne songe sérieusement à réclamer l’ouverture de leurs conventions collectives signées il y a moins de deux ans. En revanche, ils font pression pour que leurs conventions soient appliquées, notamment avec la mise sur pied de projets-pilotes visant la hausse des ratios infirmières-patients, et plus généralement pour que le recours aux heures supplémentaires obligatoires ne soit plus aussi répandu. Lire aussi : Je suis Émilie - "Une réforme néfaste du système de la santé".

. La Presse - Relations profs-étudiants : l’Université de Montréal fait son mea culpa
L’Université de Montréal reconnaît avoir toléré, faute de balises adéquates, des comportements "inacceptables" du professeur Jean Larose, parti à la retraite en 2011 à la suite d’une plainte pour attouchements et harcèlement sexuels qui a été rejetée. Un cas qui illustre, selon le recteur, les limites d’un processus disciplinaire "long, opaque, complexe", qui doit être changé. Allégations d’abus de pouvoir, d’inconduites sexuelles et de conflit d’intérêts... Quatre ex-étudiantes ont raconté à La Presse avoir subi ou été témoins de comportements inacceptables du professeur honoraire de l’Université de Montréal Jean Larose. À la fin des années 90, Sarah Rocheville, aujourd’hui professeure à l’Université de Sherbrooke, dit avoir été témoin de ce qu’elle appelle « le désastre Larose » chez plusieurs étudiantes. "Ce que je lui reproche, c’est d’avoir érigé en système, session après session, un abus de pouvoir légitimé par son statut de professeur. " "Ce cas me semble exemplaire et exceptionnel. Il n’y a pas de doute sur ce cas. Il n’est pas sujet à interprétation. Il n’y a pas lieu de se dire : est-ce que c’est un prof qui a eu une aventure avec une étudiante ? Non. Il y avait vraiment, pour lui, une mission pédagogique qui passait par le lit. "

. Radio-Canada - Brigitte Haentjens : une foi inébranlable dans le théâtre
"Les femmes de ma génération ont beaucoup de difficultés à s’affirmer simplement, à se mettre en avant, à se mettre en lumière, à travailler pour soi. On est beaucoup plus à l’aise de travailler pour les autres." L’auteure et metteuse en scène Brigitte Haentjens explique les embûches qui ponctuent son parcours professionnel. Téméraire et passionnée, elle devient pourtant la première femme à la tête du Centre national des Arts d’Ottawa, elle écrit environ une pièce par année depuis 40 ans, elle a publié huit livres et demeure une alliée de taille pour les causes féministes. Signataire de #EtMaintenant, Brigitte Haentjens espère un changement dans les mentalités. "Je crois qu’il faut définir de nouvelles bases de cohabitation. J’aime les hommes, je crois aux désirs, je pense qu’il peut exister en société […]. Il faut casser des vieux patrons, des vieux modèles", pense-t-elle.

. Le Journal de Montréal - Les transgenres pourront choisir entre une prison pour femmes ou pour hommes
Les transgenres pourront dorénavant choisir d’être incarcérés dans un pénitencier pour hommes ou pour femmes en fonction de leur identité de genre, a annoncé Service correctionnel Canada (SCC) mercredi. L’organisme a expliqué qu’un délinquant transgenre pourra choisir son lieu d’incarcération "indépendamment de son anatomie ou du genre inscrit sur ses documents d’identité, à moins qu’il existe des préoccupations majeures liées à la santé ou la sécurité qui ne peuvent être résolues". Les employés de SCC seront aussi tenus d’utiliser le nom et le pronom préféré du prisonnier, à la fois dans à l’oral et dans les documents écrits. "Ces modifications permettront d’améliorer la sécurité et la dignité des délinquants transgenres sous responsabilité fédérale au Canada, touchant tous les aspects de leur vie quotidienne", a expliqué Jennifer Metcalfe, la directrice générale de Prisoners’ Legal Services, un organisme qui a contribué à l’implantation des changements.

. Le Parisien - Il y a cent ans, les femmes britanniques obtenaient le droit de vote
Il y a un siècle, les femmes britanniques obtenaient le droit de vote, après des années de lutte menées notamment par les suffragettes, dont les actions spectaculaires ont choqué le pays mais changé le monde. Le 6 février 1918, le Parlement britannique adoptait la "Loi de 1918 sur la représentation populaire" : 8 millions de femmes âgées de plus de 30 ans étaient ajoutées aux registres électoraux. Il fallut attendre encore dix ans pour que les femmes obtiennent de pouvoir voter dès 21 ans, comme les hommes. Parmi les militantes qui ont lutté pour ce droit, les suffragettes ont marqué par leurs actions d’une violence inédite pour l’époque, même si leur influence fait aujourd’hui débat. Des centaines de suffragettes ont été emprisonnées et ont observé des grèves de la faim derrière les barreaux.

. Le Temps - Tariq Ramadan : la solidarité au service du "séducteur"
Publiquement, son discours est exemplaire. L’intellectuel brillant, engagé socialement, semble mesuré dans ses propos… En privé, il manipule, construit sa toile : combien de jeunes (garçons autant que filles) se sont-ils convertis sous son influence ? Combien de filles (dont certaines mineures) se sont-elles laissé séduire par son discours ? Combien de personnes ont-elles été trahies par les agissements de Tariq Ramadan ? Combien de victimes se réfugient-elles aujourd’hui dans le silence face au charismatique intellectuel ? Pour maintenir le silence, Tariq Ramadan a pu compter sur de nombreuses "tolérances" ou lâchetés : d’abord de la part de sa hiérarchie au sein du Département de l’instruction publique, qui a minimisé les accusations portées à l’encontre du charismatique professeur de philosophie. ; ensuite dans les instances dirigeantes de l’Union des organisations islamiques de France qui connaissent depuis des années les mœurs sexuelles de Ramadan ; parmi nombre de responsables associatifs dans le monde francophone enfin qui se retranchent dans le déni, au mépris de leurs coreligionnaires, en droit d’attendre un peu plus de probité de leurs leaders… Lire aussi : Lire aussi : "Beaucoup de femmes attendaient la mise en examen pour viols de Tariq Ramadan, déclare l’avocat d’une des plaignantes". - "Phénomène de fascination", polémiques... Huit choses à savoir sur Tariq Ramadan, mis en examen pour viol.

. La Presse - Séduction : #etmaintenant... on fait quoi ?
Les signataires du mouvement #etmaintenant - lancé en réaction au « droit d’importuner » - sont catégoriques : les abus de pouvoir sont intolérables. Le droit de dire « non », sans crainte de représailles, absolu. Pour ce qui est des rapports de séduction, elles lancent un appel au respect. Cinq d’entre elles se prononcent sur ce qui est apprécié et détesté dans différentes situations. "Le problème, ce sont les gens qui insistent, qui ne tiennent pas compte du langage verbal ou non verbal. On ne va pas dans un bar pour être "prise". Se faire offrir un verre déjà versé, c’est non. Se faire imposer un verre, sans savoir ce qu’il y a dedans, se faire dicter ce qu’on va boire, c’est non. Une fille qui tourne le dos à un gars qui danse devant elle, c’est qu’elle n’est pas intéressée." La violence sexuelle a lieu parce qu’il y a un terrain propice à cette violence. "À l’université, ça commence comme ça. Quand un professeur masculin favorise la parole d’élèves masculins blancs, les filles ne se sentent pas à leur place. L’autre problème, c’est celui de considérer le corps étudiant comme un jardin dans lequel on va cueillir des fleurs. Les regards, les commentaires ou les gestes de certains professeurs ou étudiants créent un climat très malsain."

. La Nouvelle union - Agressions sexuelles : le CALACS attend ses 13 000$
"C’est maintenant que le téléphone sonne ! Le chèque de 13 000$ promis, on voudrait bien le voir", a dit Lise Setlakwe, directrice générale du Centre d’aide et de lutte contre les violences à caractère sexuel (CALACS) Unies-vers-elles. Mme Setlakwe s’est ainsi exprimée lors de la conférence de presse convoquée par la Corporation de développement communautaire des Bois-Francs qui réclame de Québec du budget supplémentaire pour les groupes communautaires. Dans la foulée du mouvement de dénonciations, la ministre Lucie Charlebois avait annoncé un octroi de 1 million$ pour les CALACS, ce qui devait se traduire par une aide supplémentaire de 13 000$ pour celui de Victoriaville. Or, à ce jour, le CALACS n’en a pas encore vu la couleur. Le député Lefebvre a dit que la ministre Charlebois qu’il avait rencontrée avait été assez honnête pour admettre que l’octroi représentait bien peu. Le gouvernement du Québec a, par la suite annoncé, qu’il attribuerait une somme de 17 millions$ pour lutter contre les agressions sexuelles.

. The Times of Israël - Un journal ultra-orthodoxe floute les femmes sur des photos d’Auschwitz
L’hebdomadaire "Mishpacha", largement lu dans les communautés en Israël et aux États-Unis, a publié la semaine dernière un article sur les survivants des expériences horribles menées par le médecin d’Auschwitz Josef Mengele sur les jumeaux juifs. Mais dans une photo d’un jumeau survivant lors de la libération du camp en 1945, les têtes de deux femmes ont été pixelisées. Les journaux ultra-orthodoxes en Israël, y compris la version hébraïque de "Mishpacha", ont une politique controversée qui consiste à ne pas publier de photos de femmes. Cette politique a provoqué l’indignation internationale à plusieurs reprises, notamment lorsqu’un journal a retouché l’image d’Hillary Clinton à partir d’une photo du personnel de la Maison Blanche. Pour Keats Jaskoll, résidente de Beit Shemesh et fondatrice de l’organisation religieuse de femmes, Chochmat Nashim, la pixelisation des femmes équivalait à effacer leur mémoire.

. Le Devoir - L’islamophobie et le chat d’Amir Khadir
Il est fort probable qu’en occultant la réalité de l’islamisme, en refusant d’en discuter, on alimente la haine, les ressentiments qu’on prétend combattre. Et les victimes, comme toujours, seront les personnes innocentes, à commencer par la majorité des musulmans qui ne partagent pourtant pas cette vision extrémiste de l’islam. Au lendemain des commémorations du massacre de la mosquée de Québec, Amir Khadir appelle la population du Québec à un acte de courage face à l’islamophobie qui gangrénerait leur société "Trouvons le courage d’appeler un chat un chat", dit-il, c’est-à-dire faisons face à la réalité pour nous défaire de la peur fantasmée, irrationnelle, des musulmans. D’accord, allons-y courageusement. Il arrive justement que nous craignons de dire qu’il existe, dans l’histoire et dans le monde d’aujourd’hui, un phénomène religieux violent qui s’appelle l’islamisme : l’islam extrémiste, guerrier, conquérant, celui du djihad armé et de l’entrisme social, c’est-à-dire la revendication sans fin d’accommodements religieux et culturels.

. La Presse - Le cri du coeur de Fatima Houda-Pepin au premier ministre : "Agissez !"
Elle porte un jugement très sévère sur le gouvernement Couillard, accusé d’immobilisme sur toutes les questions identitaires. Qu’il s’agisse de faciliter le vivre-ensemble entre immigrants et société d’accueil, de contribuer à réduire le taux de chômage des nouveaux arrivants, de lutter contre la radicalisation et l’intégrisme religieux, d’assurer la laïcité de l’État québécois ou de défendre la langue française, le gouvernement Couillard a échoué sur toute la ligne, selon celle qui fut vice-présidente de l’Assemblée nationale. Mme Houda-Pepin a été membre de l’équipe libérale pendant 20 ans, de 1994 à janvier 2014, avant d’être exclue du caucus libéral pour ses positions sur la laïcité de l’État et son opposition farouche au port de signes religieux par les employés de l’État ayant un pouvoir de contrainte (policiers, juges, gardiens de prison). Depuis son élection en 2014, a-t-elle estimé, le gouvernement Couillard a totalement erré sur la question des discours haineux et de la laïcité de l’État, incapable de déposer des projets de loi « le moindrement crédibles ».

. Université de Sherbrooke - L’Université de Sherbrooke accueillera des physiciennes de partout au Canada
Reconnues pour leur engagement en faveur de la diversité dans le domaine des sciences, des étudiantes du département de physique se voient confier l’organisation d’une rencontre d’importance nationale en physique. C’est donc à Sherbrooke qu’aura lieu la 7e Conférence Femmes en Physique du Canada (FPC) du 17 au 20 juillet 2018. Cet événement annuel regroupe des physiciennes des quatre coins du Canada issus de la communauté étudiante et professorale universitaire et du secteur privé. En plus de pouvoir en apprendre davantage sur les travaux de chercheuses québécoises de renommée internationale, les participantes seront conviées à des ateliers de développement d’habiletés professionnelles ainsi qu’à des panels de discussion sur les obstacles auxquels font face les femmes et les minorités s’orientant dans une carrière scientifique.

. MSN - Anti-Trump, doyenne de la Cour suprême et fervente défenseure du droit des femmes : qui est Ruth Bader Ginsburg ?
"Il était temps ! Pendant tellement longtemps, les femmes sont restées silencieuses pensant qu’il n’y avait rien à faire…" Le 21 janvier dernier, la doyenne de la Cour suprême américaine, Ruth Bader Ginsburg, a réagi au mouvement #metoo. Aujourd’hui âgée de 84 ans, elle demeure une figure majeure de la lutte pour les droits des femmes. Issue d’une famille de la classe moyenne de Brooklyn, elle apprend les valeurs d’indépendance par sa mère. Avocate brillante, elle plaide six fois devant la Cour suprême dans des affaires de discrimination sexuelle et contribue à faire changer les lois dans les années 1970. Elle se souvent avoir "ressenti un sentiment de pouvoir. J’en savais beaucoup plus sur la discrimination que les neuf juges." En parallèle, elle s’engage aussi pour le droit à l’avortement. En 1993, alors âgée 60 ans, le président Bill Clinton la nomme juge à la Cour suprême, faisant d’elle la seconde femme à y siéger. Durant la campagne présidentielle de 2016, elle prend violemment position contre Donald Trump. Encore aujourd’hui, elle est fermement opposée à sa politique et témoigne de son désaccord en n’assistant pas aux discours du président. À 84 ans, Ruth Bader Ginsburg est donc la doyenne de la Cour suprême et assure : "Tant que je pourrai faire ce boulot à fond, je le ferai !"

. Comité Laïcité République - Elisabeth Badinter : "Une partie de la gauche est devenue la complice de ceux qui cherchent à détruire la laïcité"
Ce qu’on avait peut-être pas encore pleinement réalisé, il y a plus de dix ans, c’était l’état d’avancement de la guerre contre nos principes et nos valeurs, ou plutôt leur détournement à des fins de destruction. En fait nous vivions une véritable révolution où tout se renversait en son contraire, sans que l’on y trouve à redire. Du moins dans une grande partie de la gauche, et notamment chez les intellectuels. J’en citerai deux exemples. Le premier concerne la laïcité. Alors que la loi de 1905 fut l’un des grands combats de la gauche au vingtième siècle, une partie de la gauche d’aujourd’hui est devenue la complice la plus active de ceux qui cherchent à détruire cette laïcité. Faute de pouvoir l’attaquer de front, car enfin la grande majorité du peuple y tient toujours, on cherche à l’annihiler par le jeu des adjectifs. Pour l’un, elle doit être "ouverte", pour l’autre, "positive", et pour le troisième "apaisée".

. La Presse - Personnalité de la semaine : Caroline Ménard
Quand elle était enfant, sa mère l’appelait "mon petit rat de bibliothèque". Aujourd’hui, Caroline Ménard passe son temps avec des souris. Des souris de laboratoire qui l’aident à explorer l’univers du stress et de la dépression. La scientifique a été capable de voir comment certaines manifestations physiologiques du stress dans le sang - sous forme de molécules liées à la réponse au stress - traversent la barrière dite hématoencéphalique, censée protéger le cerveau, et sont liées à la dépression. Cette découverte pourrait mener à de nouveaux traitements contre la dépression, une maladie, note-t-elle, où de 30 à 50 % des personnes atteintes ne réagissent pas aux traitements médicamenteux actuels. Le pourcentage élevé de dépressifs chez les personnes obèses, souffrant de diabète, de maladies dégénératives et de maladies cardiaques l’incite à croire qu’il faut aller chercher des liens entre toutes ces maladies.

<<<--- Lire les fils de presse précédents dans cette page, colonne de gauche.

Mis en ligne sur Sisyphe, février 2018


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