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samedi 1er octobre 2016

Fil de presse de Sisyphe, octobre 2016

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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Mise à jour quotidienne de liens vers des articles d’actualité et d’analyse provenant de diverses sources médiatiques, non seulement des médias conventionnels. Les opinions exprimées dans ces sources n’engagent que leurs auteur-es.

OCTOBRE 2016

. La Presse - Quand le patron du FBI rompt avec la tradition
En annonçant la réactivation de l’enquête du FBI sur les courriels d’Hillary Clinton à moins de deux semaines de l’élection présidentielle, le directeur de l’agence fédérale a rompu avec deux règles ou traditions que la ministre de la Justice Loretta Lynch aurait préféré le voir respecter, selon cet article du New Yorker. Première règle : le FBI ne fait pas de commentaire sur les enquêtes en cours. Deuxième règle : le FBI n’annonce pas, à quelques jours d’un scrutin, une action susceptible d’en influencer le résultat. Pourquoi James Comey, un républicain nommé à ce poste par Barack Obama, a-t-il rompu avec ces pratiques ?

. Sisyphe et Le Devoir - La religion à l’école n’est pas un remède à la radicalisation
"Je continuerai à crier haut et fort qu’il faut bannir l’enseignement religieux des écoles », écrit Andréa Richard. Depuis la désaffectation des religions et des églises au Québec, on n’entendait plus parler des religions, sauf pour les cérémonies de mariages et d’enterrements, et la voix des évêques se faisait rare. Mais voilà qu’en 2015-2016, presque tous les jours, aux nouvelles des médias, des faits, des opinions, des contradictions venant même des autorités gouvernementales et religieuses font la manchette ! En octobre, dans plusieurs journaux, presque quotidiennement un débat religieux apparaît. Les 24, 25 et 26 ont paru dans les journaux différents textes : le Vatican veut interdire la liberté de disposer des cendres, un groupe voit le recours à la religion comme solution pour prévenir la radicalisation.

. L’Actualité - Violences sexuelles. Écoute, mon homme
Voici un texte que j’ai d’abord essayé de ne pas écrire. Je participais mercredi à #StopCultureDuViol, la marche contre la culture du viol. Dans mon coin de foule, tous les slogans scandés provenaient d’une seule personne : un gars avec une grosse voix. Il était bien intentionné, le monsieur à la grosse voix, et sincère dans son envie de voir disparaître le patriarcat et d’affirmer que "Sans oui, c’est non". Il n’en était pas moins complètement aveugle à l’ironie d’être la voix principale… dans un événement qui incite les femmes à prendre la parole. Pendant que j’hésitais à écrire cet article, un célèbre chroniqueur adepte du point d’exclamation comme palliatif à la réflexion a pris le clavier pour écrire que se présenter à une manif contre la culture du viol, c’est détester le peuple québécois.

. Le Huffington Post Québec - Étude du Conseil du statut de la femme : les femmes radicalisées ne sont pas soumises (VIDÉO)
L’étude est basée sur une douzaine d’entrevues avec des jeunes femmes qui ont soit envisagé, soit tenté de se rendre en Syrie, ainsi que des membres de leur entourage. Bien qu’il n’existe pas de profil type, les jeunes femmes radicalisées ne sont pas désœuvrées, insistent les chercheurs. Au contraire, elles sont souvent scolarisées et bien intégrées à la société québécoise. "La recherche démontre que ces jeunes filles ne sont pas manipulées, encore moins naïves", a expliqué le directeur du CPRMV, Herman Deparice-Okomba. Ce sont plutôt une série de facteurs qui expliquent leur radicalisation, dont la quête de sens, des épisodes de vie traumatiques et le questionnement identitaire propre aux jeunes adultes. La propagande qui leur est destinée met l’accent sur "l’idéal maternel, conjugal et religieux que les femmes pourront construire là-bas", selon la chercheuse Hélène Charron.

. Urbania - Non, étrangler ses partenaires n’est pas une surprise sexy
J’aimerais m’adresser à toi, le gars qui étrangle ses partenaires sexuelles lors du premier rendez-vous. Je ne connaissais pas ton existence jusqu’à tout récemment. Mais ça fait deux fois qu’on me parle de toi. Je ne sais pas si tu incarnes un phénomène en croissance ou si tu n’es qu’un (deux) cas isolé. Ce que je sais, toutefois, c’est que tu es présent dans deux différents récits qui ne sont pas reliés entre eux et qu’on m’a confiés dernièrement. Il semblerait que toi, quand tu couches avec une fille pour la première fois, sans crier gare, tu mets la main à la gorge de la personne avec qui tu es en train de baiser et que tu serres. Autrement dit, tu étrangles ta partenaire d’un soir. Quelle est ton inspiration sur le plan sexuel au juste ? L’affaire Ghomeshi ? L’acteur porno James Deen ? Donald Trump ? C’est vrai qu’il y a du choix.

. Le Devoir - Abracadabra, nous revoilà !
Les sorcières évoquent la puissance politique et l’esthétique subversive. Pour plusieurs d’entre elles, la marginalisation historique des sorcières trouve un écho dans l’oppression que subissent les femmes d’aujourd’hui. Se revendiquer de cet être monstrueux permet de combattre l’aliénation des injonctions à la beauté, à la gentillesse, à la performance, à la douceur qu’on attribue encore naturellement aux femmes. "C’est correct que la sorcière soit méchante, dans un sens, martèle Marie-Andrée Godin. On se fait dire depuis des siècles et des siècles d’être gentilles. On n’est jamais “frue”, on se met au service de tout le monde. Il y a un pouvoir dans la colère ! " "La sorcière, c’est un pouvoir, c’est maléfique, observe de son côté Yolande Cohen, professeure au Département d’histoire de l’UQAM et spécialiste de l’histoire des femmes. C’est l’ensorcellement, c’est être crainte. C’est l’opposé de Cendrillon, dans un sens."

. La Presse - Sexisme à l’Assemblée nationale - La culture du silence
On parle beaucoup ces jours-ci, avec raison d’ailleurs, de la culture du viol, mais l’affaire Sklavounos nous rappelle, même si on a bien du mal à en parler, un autre phénomène profondément enraciné dans nos Parlements : la culture du silence. Je suis persuadé que l’immense majorité des 124 collègues députés de M. Sklavounos connaissaient sa réputation de chaud lapin. Comme tous les députés savent qui, parmi eux, a des problèmes d’alcool ou de drogue, qui entretient un "petit ménage" à Québec, loin de sa "légitime" restée dans sa circonscription, qui couche avec qui, même parfois entre gens de partis différents, etc. Une colline parlementaire, c’est un microcosme. Je ne sais pas si le sexisme est plus répandu sur les collines parlementaires qu’ailleurs, mais je sais qu’il est encore bien présent en politique, même si nous sommes en 2016. Lire aussi : Chair collaboratrice, sur le sexisme et le harcèlement en milieu parlementaire en France.

. Le Point - ZINEB. Détruire le fascisme islamique
Peut-on comparer fascisme et islamisme ? C’est l’avis d’Hamed Abdel-Samad, libre-penseur germano-égyptien vivant sous protection policière et dont l’essai polémique Le Fascisme islamique, après des péripéties éditoriales, sortira finalement en 2017 chez Grasset. C’est aussi l’avis de Zineb El Rhazoui, journaliste franco-marocaine et militante féministe menacée de plusieurs fatwas, qui a échappé à la mort en étant en vacances le 7 janvier 2015, jour où ses collègues tombaient sous les balles des frères Kouachi. Après avoir quitté Charlie Hebdo le 9 septembre, la trentenaire publie aujourd’hui Détruire le fascisme islamique, court mais brûlant texte. Entretien.

. Le Huffington Post France - L’égalité professionnelle hommes-femmes ? "Pas avant 2186", selon le Forum économique mondial
Selon le Forum économique mondial, si les choses continuent d’évoluer à ce rythme, l’égalité professionnelle véritable entre les hommes et les femmes n’est pas pour tout de suite. Dans son rapport mondial publié le 26 octobre, l’organisme table sur l’année 2186. Pour expliquer cet horizon lointain, les analystes démontrent le "recul dramatique des progrès" dans quatre domaines : le niveau d’instruction, les opportunités économiques, l’émancipation politique et la santé. Dans les secteurs clés de l’économie "Le fossé entre les sexes, désormais de 59%, est plus élevé qu’il n’a jamais été depuis 2008 (...) Les progrès se sont inversés, après avoir atteint leur pic en 2013".

. Ressources prostitution - Alisa, survivante : "Il faut dire la vérité sur les clients prostitueurs"
Il semble que les véritables victimes de la traite sexuelle soient les acheteurs de sexe… Selon un article publié récemment de la revue Reason, nous devrions prendre en pitié ces hommes, injustement vilipendés et incités au suicide, pour l’acte "inoffensif" d’exploiter et de violenter des femmes marginalisées. L’auteure prend comme exemple le cas de Sigurds Zitars, un comptable à la retraite de 62 ans qui utilisait sur internet le pseudonyme de "Tahoe Ted". Je connaissais cet homme, et ce n’était pas un chic type. Excuser l’achat de sexe et la promotion de la prostitution par Zitars sous prétexte qu’il manifestait des bribes d’humanité dans sa vie normale équivaut à dire à toutes les femmes qu’il a exploitées que personne ne se soucie de leur souffrance.

. Le Devoir - Violences sexuelles - Comment Québec traduira ses bonnes intentions
Après avoir multiplié les atermoiements, le gouvernement québécois dévoilera vendredi la Stratégie gouvernementale pour prévenir et contrer les violences sexuelles 2016-2021. Bonification de l’aide aux victimes, implantation de nouvelles activités de formation destinées aux policiers et aux procureurs, ainsi qu’élaboration d’un nouveau programme d’éducation à la sexualité : la vice-première ministre Lise Thériault présentera 91 « actions », dont 55 « nouvelles » ou « bonifiées », visant à stopper les agressions sexuelles et l’exploitation sexuelle.

. Le Journal de Montréal - Les gars moins forts que les filles
L’écart se creuse encore davantage entre les garçons et les filles dans le réseau scolaire québécois, révèle la nouvelle édition du Palmarès des écoles du Journal, si bien que plusieurs institutions strictement féminines trônent maintenant au sommet de ce classement. "C’est une tendance qui semble difficile à freiner", affirme Peter Cowley, auteur de ce classement réalisé par l’Institut Fraser. Dans 95% des écoles secondaires québécoises, les résultats des filles sont supérieurs à ceux des garçons en français.

. Sputnik - Des femmes réfugiées vendues par des proxénètes en Europe
En Autriche, des femmes réfugiées sont vendues avant d’être contraintes de se prostituer, selon une enquête policière sur la traite des personnes. Six femmes en provenance du Nigeria, qui ont été sauvées la semaine dernière par le service autrichien de lutte contre le trafic d’êtres humain, avaient été amenées en Autriche par des passeurs qui les ont par la suite vendues à des trafiquants. Ces derniers leur ont dit qu’elles devaient payer leur dette et les ont contraintes à avoir des relations sexuelles dans des centres d’asile et des bordels ou à travailler comme escortes.

. Libération - Inégalités salariales : à quelle heure les femmes arrêtent-elles d’être payées ?
Des milliers d’Islandaises ont symboliquement cessé de travailler lundi à 14h 38 pour protester contre les inégalités salariales entre hommes et femmes. La date n’a pas été choisie au hasard : le 24 octobre 1975, 9 Islandaises sur 10 s’étaient mises en grève pour rejoindre la capitale Reykjavik, et manifester pour le « Kvennafrídagurinn » (« le jour de repos des femmes » en V.F.). Cet horaire, à partir duquel elles ne sont plus théoriquement rémunérées si on compare leur salaire à celui de leurs collègues masculins payés jusqu’à 17h, diffère d’un pays à l’autre. Ainsi, les salariées canadiennes travaillent gratuitement à partir de 13h 50 et les salariées françaises à partir de 14h38.

. Le Journal de Montréal - Des Québécois s’indignent
Des milliers de personnes, dont des victimes d’agressions sexuelles, ont manifesté avec indignation dans les rues de plusieurs villes du Québec hier pour dénoncer la banalisation de la violence faite aux femmes. "C’est une déclaration de guerre à la culture du viol", a déclaré la militante féministe Mélanie Lemay au Journal, avant le départ d’une marche organisée à Montréal. Des manifestations "Stop culture du viol" ont aussi eu lieu à Québec, Sherbrooke, Chicoutimi et Gatineau. Ce mouvement a pris de l’ampleur dernièrement dans la foulée de la vague d’agressions sexuelles à l’Université Laval et des allégations d’agressions sexuelles à l’endroit du député indépendant Gerry Sklavounos.

. Le Devoir - Projet de loi 62 sur la neutralité religieuse - La loi du tchador
En acceptant le tchador, Québec s’apprête à introduire dans les institutions un modèle de rapport hommes-femmes profondément inégalitaire. Ne cherchez pas le tchador et la burqa dans le Coran ou dans les hadiths du prophète Mohamed. Lorsque les versets coraniques lui avaient été révélés, à la Mecque et à Médine, l’islam n’avait pas encore atteint les contrées de l’Iran et de l’Afghanistan où prévalaient, depuis des siècles, ces codes vestimentaires d’un autre âge, et qui sont tout sauf islamiques.

. Radio-Canada - Des marches dans plusieurs villes du Québec contre la culture du viol
Dans la foulée de l’affaire Sklavounos et des événements survenus à l’Université Laval, les organisatrices souhaitent lancer un message fort contre la banalisation des agressions dont les femmes sont victimes. Des marches se mettront en branle à Montréal, à Québec, à Saguenay, à Sherbrooke et à Gatineau. « C’est nécessaire parce que nous avons vécu des événements dans les dernières semaines, et durant les dernières années, qui sont révélateurs d’une culture du viol qui est très présente. Qui blâme les victimes plutôt que de blâmer l’agresseur », déplore Marjorie Champagne, de la Marche contre la culture du viol à Québec.

. Le Devoir - Changer la honte de côté
Le viol n’est plus ce qu’il était. Les révélations concernant le comportement sexuel de Donald Trump, tout comme les événements récents entourant les agressions sexuelles à l’Université Laval, démontrent que ce que nous appelons d’ancienne mémoire « viol », le terme date de 1647, a énormément changé. Déjà, en 1975, l’Américaine Susan Brownmiller venait démanteler la notion du Petit Chaperon rouge et du gros méchant loup. Avant la publication de son livre phare (Against our Will : Men, Women and Rape), on concevait le viol comme essentiellement un crime d’honneur, l’acte d’un dépravé qui s’en prenait à une pauvre innocente, les déshonorant, elle et sa famille, à tout jamais. Brownmiller démontra que les agresseurs n’étaient ni particulièrement détraqués ni, surtout, inconnus de leurs victimes.

. Le Journal de Montréal - Pour un débat non partisan
Les consultations en commission parlementaire sur le Projet de loi 62 favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’Étatsont entamées depuis le 18 octobre dernier et se poursuivront jusqu’au 9 novembre. Or, les courts délais imposés aux groupes ne leur laissent pas suffisamment de temps pour se préparer et y participer adéquatement. Une vingtaine d’experts et d’organismes, et non les moindres, ont déjà décliné l’invitation. Malgré cette contrainte, j’ai accepté, d’y prendre part, en Commission des institutions, jeudi prochain, le 27 octobre, 15 h. On peut comprendre la hâte du gouvernement d’en finir avec un débat aussi sensible, mais ce n’est pas faire œuvre utile que d’aligner ce projet de loi dans le pipeline de la fin de session, avant Noël, alors que les citoyens ont la tête aux fêtes. De la neutralité religieuse de l’État, un débat sérieux, complexe, qui nécessite mûre réflexion, car il engage l’avenir du Québec. C’est un concept qui engendre un droit nouveau et qui doit être défini, non pas dans une loi ordinaire, mais dans la Charte québécoise des droits de la personne.

. Sisyphe et Le Huffington Post Québec - Le consentement pour les Nuls
Les comportements déplacés allégués de Gerry Sklavounos envers des stagiaires sont de l’ordre des situations de harcèlement en milieu de travail et doivent être traités comme tels. Cependant, les choix sexuels d’Alice Paquet lui appartiennent et ne peuvent en aucun cas être mis dans la balance pour justifier un abus sexuel.C’est elle qui décide. Beaucoup de gars s’imaginent qu’ils ont tous les droits s’ils sont en position de pouvoir, ou s’ils jugent que la fille devant eux est suffisamment vulnérable ou excitante pour justifier d’en abuser. Pour eux, si une fille s’est mise en position vulnérable, a eu plusieurs partenaires ou porte une tenue suggestive, elle est moins crédible pour porter plainte pour agression.

. RFI - États-Unis : les femmes plus que jamais derrière Hillary Clinton
À quinze jours de l’élection présidentielle, les sondages donnent toujours Hillary Clinton vainqueur. D’après une étude réalisée pour la chaine ABC, les femmes sont mobilisées comme cela n’est jamais arrivé lors d’une présidentielle. D’après cette étude réalisée pour le réseau ABC, si les femmes seules se rendaient aux urnes le 8 novembre, Donald Trump n’aurait aucune chance : 55% de l’ensemble des électrices affirment vouloir voter pour Hillary Clinton, contre 35% pour Donald Trump. Et si l’on s’intéresse aux femmes ayant fait des études universitaires, les chiffres sont encore plus édifiants : 62% des diplômées vont voter démocrate.

. L’Humanité - Chahla Chafiq : "Les intégristes sont obsédés par le corps des femmes"
Chahla Chafiq, sociologue, interroge l’islamisme sous l’angle du rapport entre le religieux, le politique, le sexe et le genre. Dès qu’une femme se voile, dit-elle, ce geste banalise un signe sexuel et symbolise une féminité soumise au regard de l’homme. La condition des femmes questionne radicalement le système social et politique. La philosophie du voile consiste à dérober les femmes aux regards illicites des hommes. Il est révélateur de la situation sociale et politique de la société concernée. Dès l’instant où la religion quitte le domaine de la spiritualité pour devenir la loi qui gère la vie collective et individuelle, le voile devient la bannière du projet politique islamiste. Ne faut-il pas d’abord se demander pourquoi l’imposition sacrée du voile ne concerne que les femmes ?

. L’Actualité - Pourquoi est-ce que Hillary Clinton dérange ?
Passer pour un politicien ambitieux est une bénédiction pour les hommes, mais une malédiction pour les femmes. Bien sûr, Clinton ne mérite pas d’être à l’abri des critiques. Mais ses défauts, quoique bien réels, ne suffisent pas à expliquer la vive hostilité qu’elle inspire jusque dans son propre parti. Chacun de ses points faibles, le moindre de ses faux pas sont interprétés comme des vices de caractère, des preuves supplémentaires de la corruption fondamentale de sa personne. Quoi qu’elle dise ou fasse, aux yeux de bien des électeurs, il y aura toujours chez elle quelque chose de pas net. Pourquoi ? Pour y voir plus clair, je me suis tournée vers Victoria Brescoll, professeure à l’École de gestion de l’Université Yale et spécialiste de la psychologie des organisations.

. La Presse - Dominique Fortier reçoit le prix du Gouverneur général
L’auteure Dominique Fortier a remporté le Prix littéraire du gouverneur général dans la catégorie « romans et nouvelles » pour son livre Au péril de la mer, un roman qui tranche avec ses trois précédents. Un livre plus personnel et "moins lyrique", dit-elle, où elle écrit pour la première fois au je. « C’est un prix remis par des pairs, donc par des gens qui connaissent le métier. Pour moi, cette reconnaissance signifie surtout que je ne me suis pas trompée de chemin, que je peux continuer », mentionne celle qui dit avoir mis 35 ans avant d’oser écrire, et qui doute toujours autant. Avec ce prix, Dominique Fortier succède à Nicolas Dickner, qui l’avait remporté en 2015 pour Six degrés de liberté. Et c’est une deuxième victoire consécutive pour leur maison d’édition, Alto, qui a fêté l’an dernier ses 10 ans.

. The Conversation - Ni "putes" ni prudes, et surtout pas "pédés" : attentes de genre chez les adolescent.e.s
Questionner les adolescent.e.s sur les violences qui se donnent à voir dans le cyberespace revient à leur demander lesquels des comportements des filles et des garçons sont pénalisés par leurs pairs. Un élève de 5e s’avance : "Une fille, si elle fait exprès de se montrer, c’est une pute". La fille qui "se montre", dans le contexte discuté, est vêtue d’un débardeur et prend la pose pour un selfie. Tous les groupes d’élèves rencontrés l’ont qualifiée de "pute" : ils la perçoivent comme cherchant à se mettre en valeur, à poser comme séductrice. Aussi : "La fille, la photo et la mauvaise réputation".

. Le Devoir - "Elle a pas l’air d’une fille qui s’est fait violer"
Alice Paquet a pris la parole pour dénoncer les agressions sexuelles dont elle a été victime. Ma vie publique a débuté avec fracas. Lors de la "vigile en soutien aux survivantes" d’agressions sexuelles à l’Université Laval, j’ai voulu apporter mon soutien au mouvement #onvouscroit par mon propre témoignage, dont la portée et le traitement dans l’espace médiatique m’ont rapidement échappé. J’ai en effet perdu le contrôle sur l’histoire, les faits et leur interprétation : alors que j’avais été présentée d’abord comme une fille confuse, puis comme une ex-prostituée, tout était mis en œuvre pour éroder la force et la crédibilité de ma parole. Ce qui me choque, c’est qu’on ait fouillé dans ma vie privée pour y repérer des détails qui n’ont servi qu’à détourner l’attention publique de l’agression dont j’ai été victime et à camoufler l’enjeu principal — en l’occurrence la banalisation et la minimisation systématiques des violences sexuelles à l’endroit des femmes. Aussi : "C’est ensemble que nous avancerons".

. Géopolis FTV - Nobel de la paix : seulement 16 femmes récompensées en plus d’un siècle
C’est le 10 décembre prochain à Oslo que sera remis le prix Nobel de la Paix au président colombien, Juan Manuel Santos. Un prix prestigieux qui récompense encore trop peu les femmes, le nombre des lauréates restant largement en deçà de celui des hommes. Si elles ont créé de nombreuses associations pacifistes et humanitaires entre 1850 et 1900 (le prix Nobel fut créé en 1901), aucune d’entre elle n’avait alors de hautes responsabilités dans les instances du pouvoir. Les femmes ont payé aussi plus lourdement leur engagement dans leur vie privée. 30% des nobélisées étaient célibataires ou divorcées et un quart d’entre elles n’ont pas eu d’enfant.
Si on peut noter une légère amélioration au XXe siècle dans la parité hommes/femmes, il reste que sur 104 prix Nobel de la Paix décernés, seules 16 femmes (dix avant 2000) l’ont obtenu. Voir ces femmes.

. Marseille Infos Autonomes - Italie : féminicide, sexisme d’Etat et luttes des femmes
De la montée de la violence de genre en Italie, du sexisme d’État et des luttes qui se préparent." Tant qu’il est vivant moi j’interviens pas" : voici la déclaration qu’a faite le médecin "objecteur de conscience" avant de laisser mourir Valentina et les deux jumeaux dont elle était enceinte de cinq mois. L’un des deux foetus avait des difficultés de respiration et au lieu d’intervenir et de provoquer ainsi l’avortement spontané, ce médecin a préféré laisser mourir la mère (et ses deux foetus avec). Ça se passe le 15 octobre 2016 à Catane. En Italie, la possibilité "d’objection de conscience" pour les gynécologues invalide dans les faits le droit à l’avortement obtenu avec la loi de 1978 suite aux luttes féministes. Sept gynécologues sur dix dans le pays refusent de pratiquer des avortements. Le même jour que celui de la mort de Valentina, Stefania est tuée par son ex-mari violent qui n’acceptait pas leur séparation.

. The Conversation - Harcèlement sexuel à l’école : est-ce la faute des réseaux sociaux ?
Selon l’enquête de l’Observatoire Universitaire International Éducation et Prévention, les pratiques en ligne ne sont pas le premier vecteur de violence, c’est plutôt l’espace physique ordinaire. La proportion d’élèves victimes est toujours plus importante en présentiel qu’en ligne. Sur les violences à caractère sexuel, les proportions sont non seulement significatives en présentiel, mais c’est aussi sur ce type de victimation que l’écart avec les garçons est particulièrement élevé. Ce sont ainsi 14% des filles qui signalent avoir subi des attouchements sexuels (toucher les seins, les fesses ou les parties génitales sans consentement), contre 6,7% de garçons. Ce sont aussi près d’un tiers des filles qui disent avoir été confrontées à des gestes sexuels qui les ont mises mal à l’aise.

. Le Journal de Montréal - Le procès politique contre Djemila Benhabib
Dans ses interventions publiques des dernières années, celle qui est devenue une figure majeure de la critique de l’islamisme à la fois au Québec et dans de nombreux pays européens n’a pas joué selon les règles du jeu de la dissidence domestiquée, aseptisée, et politiquement acceptable pour les gardiens de l’idéologie dominante qui par exemple, transforme la critique de l’islamisme en symptôme d’une islamophobie militante ou encore, qui veut faire de la laïcité une forme de néocolonialisme identitaire à l’endroit des immigrés. En d’autres mots, Djemila Benhabib nomme les choses, elle les critique frontalement, elle ne fait pas de concessions et témoigne d’ailleurs d’un immense courage, qui l’honore en notre temps où il manque un peu.

. Radio-Canada - Gangs de rue et prostitution : le silence des victimes complique les choses
Les gangs de rue se livrent notamment à la prostitution comme source de revenus. Or, les femmes qui sont embrigadées de force dans cette forme de commerce du sexe observent souvent la loi du silence, ce qui complique le travail des intervenants communautaires. C’est là l’un des constats faits à l’occasion du forum public sur les gangs de rue à Ottawa et à Gatineau, organisé par Radio-Canada, jeudi après-midi, au collège La Cité. Des spécialistes en traite de personnes et en intervention communautaire ont raconté la difficulté qu’elles éprouvent à obtenir des témoignages des victimes lorsque des accusations sont portées contre de présumés recruteurs ou proxénètes.

. Le Journal du dimanche - À Orlando avec les femmes de l’Amérique déclassée
Envoyée spéciale à Orlando en Floride, afin de couvrir l’élection présidentielle américaine de 2016, Karen Lajon a rencontré trois inconnues, trois femmes d’honneur que l’Amérique a brutalement laissées au bord de la route. La beauté de ces trois femmes réunies en cette journée du mois d’octobre ne s’apparente en rien aux signes extérieurs du paraître. Elle vient se nicher dans ce qui ne se voit pas. Anabelle, Noemi et Jessica portent en elles le diamant de la dignité. Ce sont pourtant les grandes perdantes de la machine à gagner et à rêver de l’Amérique. Celle que l’on vous fait miroiter dans les films avec grandes maisons, grosses voitures, jeunesse immortelle et compte en banque explosif. Noemi vit dans un motel depuis un an, Anabelle est sur le point d’être fichue dehors par son propriétaire qui vend sa maison, et Jessica ne sait pas si elle pourra payer le prochain loyer mensuel.

. Jeux de mots et d’images - Agressions sexuelles - Merci Alice
Le gars était leader adjoint du gouvernement. Pas un député ordinaire : un officier nommé par le premier ministre, avec la confiance qui va avec. J’ai même découvert à mesure que la journée passait que beaucoup de monde entretenait depuis longtemps de la méfiance au sujet de son comportement. Autant des hommes que des femmes. Et pourtant, il est toujours resté intouchable. Pour mille et une mauvaises raisons, devant lesquelles le silence a toujours prévalu. Ça fait des semaines qu’on parle tous les jours d’agressions sexuelles à la télévision et à pleines pages dans les journaux. Pourtant, malgré les partages et les retweets indignés, on n’arrive pas à ébranler durablement l’indifférence de nombreux dirigeants devant l’horreur. On continue trop souvent à banaliser les témoignages, à qualifier les agressions d’incidents, voire à suggérer l’existence d’une certaine responsabilité des victimes.

. Maze - L’héritage de Frida Kahlo, naissance d’une Fridamania
Le sort de Frida Kahlo est tragique et truffé de drames : victime d’un terrible accident à 18 ans, elle s’en remet au prix d’une vie de souffrance. Elle réalisera plus d’une centaine de tableaux dont la moitié sont des autoportraits. Luttant contre ce corps brisé, oscillant entre désespoir et joie de vivre mais sauvée par l’art, par son engagement féministe et par son amour passionné avec Diego Rivera, elle devient l’emblème de toute une époque et une source d’inspiration perpétuelle pour les femmes et la mode. La construction d’une telle réputation s’est notamment opérée grâce aux théories féministes actives depuis les années 70 aux États-Unis. Frida revendiquait la lutte des femmes au moyen d’une identification personnelle et multiple à des figures féminines légendaires issues de la culture mexicaine notamment populaire et religieuse. L’artiste développe une sorte de conscience précoce de la situation des femmes dans une société patriarcale et oppressante.

. Le Devoir - Allégations d’agressions sexuelles. Sklavounos, « insistant », « déplacé » et « cruiseur »
Les allégations d’agression sexuelle concernant le député libéral Gerry Sklavounos n’ont pas secoué les jeunes femmes qui l’ont côtoyé dans sa carrière politique autant que les élus de l’Assemblée nationale. D’ex-militants et employés de l’Assemblée nationale ont déclaré avoir été témoins ou victimes de comportements déplacés de la part de l’élu montréalais. Une ex-page a raconté avoir été victime de « remarques désobligeantes de sa part ». La page est tombée sur des députés « désagréables » lors de son passage au Parlement, mais Gerry Sklavounos était le « pire » d’entre eux, a-t-elle dit. « À un moment donné, je passais dans le corridor, puis […] il m’a dit : “ Damn, she’s hot ”, des choses comme ça ». À l’occasion de caucus tenus à l’extérieur de la capitale, Gerry Sklavounos aurait parfois masqué sa véritable identité, se décrivant comme un « courtier d’assurances » aux femmes avec qui il discutait après s’être installé à un bar d’hôte. Les mots « insistant », « déplacé » et « cruiseur » sont revenus souvent dans les conversations. Lire aussi : Allégation d’agression sexuelle : « Il m’a blessée pour la vie ».

. Le Monde - L’avenir des filles âgées de 10 ans en 2016 : un enjeu pour la stabilité et la croissance
On l’appelle la « génération ODD » : celle qui devrait jouer un rôle majeur dans la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies, dans les domaines qui concerne tous ces jeunes : éducation, santé, croissance économique, environnement. En 2030, échéance fixée pour ces dix-sept objectifs planétaires, adoptés le 25 septembre 2015, ces jeunes auront juste passé le cap des 25 ans. C’est sur les filles que l’organisation onusienne a décidé de centrer l’édition 2016 de son rapport sur la démographie mondiale. Pourquoi ? « Elles représentent un idéal pour mesurer les progrès enregistrés dans la réalisation de l’agenda mondial pour 2030, un indicateur sur les thèmes essentiels que sont l’égalité entre les sexes, l’accès à l’école, à la santé, la lutte contre la pauvreté, le bien-être », explique Benoît Kalasa, directeur à l’UNFPA.

. AMREF - Naître - Le webdoc sur le combat des sages-femmes africaines
En Afrique subsaharienne, une femme sur deux accouche seule, et près de 200 000 femmes meurent chaque année faute de soins basiques pendant la grossesse et l’accouchement. Pourtant, 80% de ces décès pourraient être évités par des sages-femmes ! Pour vous plonger au cœur de cette réalité et comprendre le rôle crucial des sages-femmes sur le continent africain, l’AMREF vous invite à découvrir son premier film et webdocumentaire : « Naître – Le combat des sages-femmes en Afrique », réalisé grâce au soutien de la Fondation Sanofi Espoir. Tourné au Sénégal en mars 2016, ce webdoc vous immerge dans le quotidien de quatre femmes.

. Le Devoir - L’homme est un loup pour la femme
Une étude expérimentale montre que le tiers des hommes pousseraient la séduction jusqu’à l’agression s’ils étaient assurés de ne pas être poursuivis. Plongés dans une mise en situation où une femme indique un intérêt sexuel et refuse ensuite d’aller plus loin, 30% des hommes ayant participé à une étude expérimentale rapportent explicitement une intention de commettre un viol s’ils étaient assurés de ne jamais être poursuivis. On demandait aux hommes s’ils auraient eu un rapport sexuel malgré l’absence de consentement, dans la mesure où ils étaient absolument certains que celle-ci ne porterait pas plainte. « C’est une question qui a été élaborée par le chercheur Malamuth dans les années 1980 et qui est très peu utilisée parce que les chercheurs la considèrent comme trop explicite. On se dit que personne n’est assez bête pour répondre oui à une question comme ça. » Et pourtant, à la grande surprise du chercheur, un participant sur trois a répondu par l’affirmative.

. Le Devoir - Agressions à l’Université laval. Émotion et solidarité sur le campus
« On est là, on vous croit ! » « Problème de société, pas de sécurité ! » Des centaines de personnes ont convergé vers les résidences de l’Université Laval mercredi soir pour exprimer leur soutien aux victimes des agressions de la fin de semaine. Beaucoup de personnes ont aussi profité de l’occasion pour répliquer à ceux qui ont réagi aux agressions de la fin de semaine en disant que les filles auraient dû barrer leur porte. « C’est une culture du viol qui fait en sorte que quand une fille se fait agresser dans ces résidences qui sont des maisons, un endroit où on est censés être en sécurité, on ne regarde pas l’agresseur mais le contexte de l’agression. La porte débarrée n’est pas une justification à un viol, à une agression », a lancé la représentante de l’Association des étudiants inscrits aux cycles supérieurs (AELIES), Milène R. E. Lokrou, avant d’être chaudement applaudie.

. Châtelaine - Pourquoi cette hésitation à élire une présidente ?
À quelques heures du dernier débat de cette pénible présidentielle américaine, je viens de relire de nombreux articles et chroniques sur Hillary Clinton, et je suis encore sous le choc. Comme toutes les femmes, ou presque, je crois que je me suis habituée à lire la haine à petites doses, mais en me livrant à cet exercice, j’en ai pris plein la figure. Sidérant de constater le flot d’injures et de haine auquel Hillary Clinton doit faire face depuis presque 30 ans. Ce qui arrive en ce moment à Hillary risque de faire reculer encore plus d’Américaines qui auraient aspiré à un engagement politique. Sans compter que les frasques de son adversaire semblent avoir libéré la parole d’hommes blancs en colère (angry white males), républicains, qui ne veulent rien savoir d’une femme comme présidente, après avoir "enduré" pendant 8 années un leader afro-américain. Aussi : "Présidentielle américaine : ce qu’il faut retenir du dernier débat entre Hillary Clinton et Donald Trump".

. Le Devoir - Eva Ottawa, un pont entre deux mondes
Quelques mois après la vague de dénonciations de femmes autochtones à Val-d’Or, le gouvernement a pris tout le monde par surprise en nommant une Attikamek à la tête du Conseil du statut de la femme (CSF). Née au début des années 1970 à Manouane, elle a grandi dans une famille qui valorisait l’éducation. Ses deux parents étaient professeurs dans une école autochtone. Quand elle décide de faire des études universitaires en sociologie, "c’est pour apporter quelque chose à [sa] communauté. Je voyais la situation chez nous : le taux de décrochage et les suicides. Les problématiques au niveau social, et c’est ça qui m’amenait en sociologie." Témoin des négociations sur la constitution de la nation attikamek en 1996-1997, elle comprend l’importance du droit.

. Le Figaro - Argentine : mobilisation après le meurtre d’une adolescente
Lucia Pérez, 16 ans, a été sauvagement assassinée par deux dealers après avoir été droguée et violée : pour protester, les femmes argentines ont stoppé toute activité durant une heure ce mercredi, avant des manifestations en Argentine et dans d’autres pays. À 13H00 (16H00 GMT), les Argentines ont arrêté de travailler une heure, certaines défilant déjà à Buenos Aires, sous la pluie, avec des pancartes "pas une de moins", "nous les voulons vivantes". Une grande manifestation était prévue dans la soirée. Plusieurs pays d’Amérique latine (Chili, Mexique, Uruguay...) devaient eux aussi se mobiliser mercredi en solidarité avec l’Argentine où une manifestation était prévue en fin d’après-midi, à l’appel du mouvement citoyen #NiUnaMenos (pas une de moins).

. Le Huffington Post Canada - L’excision, "scandale national" au Royaume-Uni
Elle concerne quelque 170 000 femmes, ont dénoncé jeudi des députés dans un rapport qui fustige l’échec des autorités à lutter contre ces mutilations et cite la France comme un exemple à suivre. Si les mutilations génitales féminines sont illégales au Royaume-Uni depuis 1985, les premières inculpations liées à ces pratiques n’ont eu lieu qu’en mars dernier. Dans son rapport, la commission parlementaire chargée des affaires intérieures juge que "l’échec" des autorités britanniques dans la lutte contre les mutilations génitales féminines est "un scandale national". Les parlementaires jugent que "le souci déplacé de respecter les sensibilités culturelles au détriment des droits de l’enfant est l’une des principales raisons" de cet échec.

. La Presse - Attrapez-les par la chatte
Le Dr Hobden a été condamné par la cour criminelle à neuf mois de prison à purger "dans la collectivité" pour des attouchements sexuels sur une ballerine de 17 ans qu’il traitait. Les faits remontent à 1997, mais la victime se dit profondément blessée, se sent encore manipulée. On a affaire ici non seulement à une "inconduite sexuelle", non seulement à un abus de confiance, mais carrément à une infraction criminelle. En Ontario, même une "simple" inconduite vaut un minimum automatique de cinq ans de radiation. Pendant l’enquête de la syndique, on a découvert que le médecin avait eu des relations sexuelles multiples avec deux autres patientes. Non, ce n’est pas grave, coucher avec des patientes – même une mineure. Ben non, y en a pas de tolérance zéro, voyons donc. Ben oui, la femme est traumatisée 20 ans plus tard, pis après ? Toute la sympathie, toute l’empathie, toute la compassion vont au médecin. Ils se mettent dans sa peau. Ça se sent, ça se lit, ça transpire de partout.

. Libération et FranceTV Info - Agressions, exploitation, harcèlement sexuel : le lot des femmes réfugiées en Europe
Amnesty International a recueilli en Allemagne et en Norvège les propos de quarante réfugiées qui s’étaient rendues en Grèce depuis la Turquie, avant de traverser les Balkans. Elle rapportent avoir vécu dans la peur et la violence permanente. Des témoignages bouleversants qui témoignent de l’horreur vécue par les migrants durant leur traversée de l’Europe et qui soulignent la vulnérabilité particulière des femmes dans ce périple. Leur exploitation commence avant même leur départ, au moment de négocier avec les passeurs. Quand elles n’ont pas assez d’argent, certains « essayent souvent de les forcer à avoir des relations sexuelles avec eux. Ils leur font du chantage, c’est une pratique répandue ». Lire aussi : Migrantes : le cri d’alarme de Gynécologie sans frontières. Dans les camps de réfugiés du Nord Pas-de-Calais, les femmes sont des victimes particulièrement vulnérables.

. Journal de Montréal - Mariages forcés au Québec. Dix femmes immigrantes de Montréal ont accepté de témoigner de leur sombre réalité
Violence physique, menaces, agressions sexuelles, pressions familiales : dix femmes immigrantes de Montréal victimes d’un mariage forcé ont accepté de témoigner de leur bouleversante réalité, bel et bien présente au Québec. Rendue publique récemment, la thèse de doctorat de Madeline Lamboley, intitulée « Le mariage forcé des femmes immigrantes au Québec », dresse un portrait sombre de cette réalité. « Il y avait un déni de la part des milieux, c’est une problématique qui n’était pas abordée ici. Mais j’étais convaincue. Si ça existe dans tous les autres pays du monde, pourquoi ça n’existerait pas ici, au Québec et au Cana­da ? » Malgré la peur qui les habite, les femmes qui proviennent de différents pays, dont le Bangladesh et l’Inde, ont accepté de témoigner pour dénoncer cette réalité. Aussi : Le mariage forcé de fillettes, "un viol encouragé", selon Khadija Al-Salami.

. Barbieturix - Mafalda, la plus jeune anti-conformiste et féministe des héroïnes de BD
En 2009, La Repubblica publiait en double-page un dessin de Mafalda, héroïne de BD argentine, s’adressant à Berlusconi : "Non sono una donna a sua disposizione" ("Je ne suis pas une femme à votre disposition"). Ce dessin faisait suite à des déclarations sexistes de la part du premier ministre italien qui avaient déclenché une vague de réactions : plus de 97 000 femmes signaient un appel contre le premier ministre italien. Le choix de publier alors le dessin de Mafalda, envoyé par son créateur Quino au quotidien en guise de soutien aux femmes indignées, n’est pas anodin : Mafalda est le symbole d’un esprit contestataire et anti-conformiste pour toute une génération dans le monde.

. France Musique - À 11 ans, elle compose son premier opéra qui sera dirigé à Vienne par Zubin Mehta
À onze ans, Alma Deutscher a composé un opéra qui sera créé à Vienne pour les fêtes de fin d’année, le 29 décembre 2016. Musicienne depuis ses deux ans, elle a commencé à écrire la musique à l’âge de six et dit souvent en souriant que si elle était "un gros et vieux bonhomme avec une barbe, on (la) prendrait peut être un peu plus au sérieux". Mais elle reconnaît que le regard des gens est en train de changer depuis la programmation de son opéra Cendrillon en Autriche, grâce à une association autrichienne dédiée aux jeunes talents. Alma Deutscher a déjà assisté aux répétitions de la production, qui sera dirigée par Zubin Mehta.

. Le Monde diplomatique - Les Japonaises indésirables au travail
Près de deux Japonaises sur trois mettent un terme à leur carrière lorsqu’elles deviennent mères. Prise en charge des enfants, manque de perspectives professionnelles, discriminations : les raisons de ce renoncement sont nombreuses. Au Japon, une femme qui devient mère a peu de chances de se voir confier des responsabilités : les dirigeants d’entreprise estiment que son esprit est trop accaparé par ce qui se passe à la maison. Alors que les Japonaises n’ont jamais été aussi nombreuses à faire des études supérieures, 60% d’entre elles arrêtent de travailler lorsqu’elles donnent naissance à leur premier enfant. En trente ans, leur situation professionnelle s’est lourdement détériorée : elles ne sont plus que 44,2% à avoir un emploi stable et à temps plein, contre 67,9% en 1985. En parallèle, la proportion de celles qui occupent des postes à temps partiel a grimpé en flèche, passant de 28,5% en 1985 à 43,9% en 2015.

. La Presse Avortements tardifs : le Collège des médecins "préoccupé"
Le Collège des médecins du Québec est "préoccupé" par la manière dont les avortements tardifs sont pratiqués dans la province et vient de former un groupe de travail en vue d’établir de nouvelles lignes directrices à ce sujet pour les praticiens, a appris La Presse. La décision survient dans la foulée d’une étude chapeautée par une chercheuse de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), qui indique qu’un nombre non négligeable d’interruptions de grossesse pratiquées à un stade de gestation avancée mènent à des naissances vivantes "accidentelles".

. TV5 - Harcèlement et sexisme : un collectif parlementaire lance un site pour témoigner
Un collectif de collaboratrices parlementaires a dénoncé lundi les propos et agissements sexistes comme "une réalité" marquant le "quotidien des femmes en politique", au-delà des seules "affaires" médiatisées, et lancé un site pour témoigner et informer, "Chaircollaboratrice.com". "De façon épisodique, avec notamment l’affaire Baupin, l’affaire Tron, l’affaire DSK, et l’actuel cas Baylet, le monde politique s’insurge contre l’un de ses membres qui aurait simplement +dérapé+. Ces affaires sont des cas extrêmes de harcèlement ou d’agression sexuelle, mais les propos et agissements sexistes sont le quotidien des femmes en politique, qu’elles soient élues ou collaboratrices", écrivent-elles dans une tribune parue dans Le Monde daté de mardi.

. La Presse - Traite de personnes : « Montréal est une plaque tournante »
Les services offerts aux victimes de traite de personnes sont quasi inexistants au Québec, alors que le nombre de dénonciations a quintuplé de 2009 à 2014 au pays, déplore l’organisme Le Phare des Affranchies. L’OSBL, qui fête aujourd’hui son premier anniversaire, s’est donné pour mission, au cours de l’année à venir, de mettre en place un service pour venir en aide aux victimes de traite de personnes. La traite de personnes est souvent décrite comme une forme moderne d’esclavage. Elle se caractérise par le fait de recruter, de transporter et d’abriter des personnes ou de contrôler, de diriger ou d’influencer leurs mouvements afin de les exploiter, habituellement par l’exploitation sexuelle ou le travail forcé.

. Euronews - Excision, mariage forcé : les femmes meurtries de l’Europe
Le mariage forcé et les mutilations génitales féminines sont des pratiques barbares qui n’appartiennent pas qu’au passé ou à d’autres continents. Elles existent aussi sur le sol européen. Dans cette édition, nous nous sommes rendus au Royaume-Uni et en Belgique pour recueillir le témoignage de femmes et filles qui ont été soumises à des mutilations génitales ou/et mariées de force dans leur pays d’origine ou en Europe. Elles osent briser le silence tandis que de nombreuses autres ne parviennent pas à s’opposer à leur famille et à leur communauté malgré l’aide d’associations et des autorités locales. En Europe, un demi-million de femmes ont subi une mutilation génitale. Evoquons le mariage forcé : en Grande-Bretagne, un pays qui est en avance sur l‘évaluation de cette pratique, près de 1300 cas sont recensés par an. Un sur quatre concerne des jeunes filles mineures. Aussi : "Incursion dans le monde des mariages forcés au Québec".

. Le Devoir - Haro sur la violence sexuelle sur les campus
La réalité est venue rattraper la sortie médiatique de Mélanie Lemay, Ariane Litalien et Kimberley Marin : tandis que les jeunes femmes dévoilaient une série de recommandations adressées à la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, les autorités levaient le voile sur "près d’une dizaine" de plaintes liées à l’introduction de suspects dans les chambres des résidences universitaires de l’Université Laval. Pour atteindre les normes qu’elles réclament, les quatre femmes suggèrent notamment l’imposition de mesures de prévention de la violence sexuelle dans les établissements, la mise en place de mesures favorisant la dénonciation de la violence sexuelle à l’intérieur et à l’extérieur des murs, la formation annuelle des élus de l’Assemblée nationale et des membres des conseils d’administration des établissements postsecondaires québécoises et la mise en place d’une campagne de sensibilisation du grand public.

. La Presse - Au lieu de parler du vent
"Ce n’est que du vent. " C’est ce qu’a déclaré le premier ministre la semaine dernière, à la suite de la publication du rapport de la protectrice du citoyen qui faisait état des effets très réels de l’austérité sur les plus vulnérables. Du vent ? Nicole Croteau a reçu cette phrase comme une gifle. Elle fait partie de ces gens vulnérables qui savent ce que c’est que de se battre au quotidien pour survivre. Les gifles, elle connaît. Le vent, le vrai, aussi. Après 15 ans de vie professionnelle, la maladie l’a entraînée dans la spirale de la pauvreté. Laisser entendre que son épreuve, aggravée par l’austérité, n’est que du vent, c’est, à ses yeux, un "manque flagrant de compassion et de considération".

. Le Devoir - Le corps féminin comme champ de bataille
Avec "Une femme à Berlin", Brigitte Haentjens mesure le prix de la résilience et de la survivance. Les témoignages littéraires marquants sur les souffrances causées par la Deuxième Guerre mondiale ne manquent pas, de Primo Levi à Anne Frank. Mais on en connaît peu issus des peuples considérés comme les « bourreaux ». Les vaincus. Dans "Une femme à Berlin", son journal intime d’abord publié sous le sceau de l’anonymat, la reporter Marta Hillers a chroniqué ses dures expériences dans la capitale germanique assiégée puis occupée, au printemps 1945, alors qu’agonise le meurtrier conflit. Elle décrit la terreur des bombardements qui frappent Berlin, la faim constante. Et bientôt, avec l’arrivée de l’Armée russe, ce prix que les femmes depuis toujours paient durant les guerres : le viol.

. Huffington Post France - Un nouveau recul pour les droits des femmes : le divorce sans juge
C’est par un simple amendement auprès de la commission des lois de l’Assemblée nationale que le ministre de la Justice a provoqué les prémices d’un tremblement de terre dont personne ne semble mesurer les prochains dégâts. Le divorce sans juge aura des conséquences dramatiques pour les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants. Il s’agit d’ailleurs d’une ancienne demande des mouvements masculinistes. Or, les études montrent que dans de très nombreux cas, l’une ou l’autre forme de violence conjugale (psychologique, physique, sexuelle, économique et souvent plusieurs à la fois) existe dans le couple sans être révélée à la justice. Autrement dit, les parties ne sont pas sur un pied d’égalité pour négocier.

. Encyclopédie canadienne - Mois de l’Histoire des femmes : Idola Saint-jean
Idola Saint-Jean, militante féministe et pionnière de la lutte pour le droit de vote des femmes, est née le 19 mai 1880 et décédée le 6 avril 1945. Militante au sein de la Fédération nationale de la Société Saint-Jean-Baptiste (fondée en 1907), elle est secrétaire du Comité provincial pour le suffrage féminin, un comité bilingue dirigé par Marie Gérin-Lajoie (née Lacoste) et Anna Marks Lyman, présidente du Montreal Women’s Club. En février 1922, ce comité organise un événement d’éclat afin de convaincre les députés québécois d’appuyer le premier projet de loi visant à accorder le droit de vote aux femmes dans la province. En 1929, Idola Saint-Jean se présente comme candidate libérale à l’élection fédérale. Voir d’autres de ses nombreux engagements.

. TRADFEM - Le féminicide est prévisible et évitable, mais il faut nommer le problème
"Ils sont tous deux passés par-dessus la balustrade du balcon", a dit le réseau de télévision canadien CTV, le 20 décembre 2015, pour décrire la mort de Robert Giblin, 43 ans, et Precious Charbonneau, 33 ans, quelques jours avant Noël. Non, ce n’est pas cela qui est arrivé. Giblin a d’abord poignardé à sept reprises sa compagne enceinte. Puis il l’a jetée 21 étages plus bas, s’assurant de sa mort. Après cela, comme beaucoup d’hommes qui ne peuvent pas – ne veulent pas – vivre sans leur partenaire, Giblin s’est suicidé. D’autres comptes rendus journalistiques ont simplement dit que madame Charbonneau avait "été poignardée à plusieurs reprises avant d’être jetée du balcon", qu’elle était "tombée" ou avait "chuté", que "des plaies faites au couteau avaient été trouvées sur son cadavre". Ils ont même ramené l’affaire à un "décès dans une tour d’habitation".

. Le Devoir - Manuel Valls voit dans la burqa un outil de revendication politique
Le premier ministre de France, Manuel Valls, n’adhère pas à la thèse multiculturaliste selon laquelle il faut accepter toutes les déclinaisons vestimentaires au motif qu’elles relèvent de la liberté individuelle. Au contraire, il voit dans la burqa ou encore le burkini des outils de revendication politique — parfois précurseurs d’un discours radical — qu’il faut condamner. "Cacher la femme de l’espace public, c’est la négation de la femme, et ça, ce n’est plus un problème de religion. C’est un problème de valeurs démocratiques. Pour justifier de laisser les femmes s’habiller ainsi avec le niqab, le voile intégral, la revendication de la seule liberté ne m’apparaît pas suffisant". Voir aussi en vidéo propos de Manuel Valls : https://twitter.com/TontonFrankie/status/787043356920668162

. Observers France - "Église, ordure, tu es la dictature" : violente répression de féministes argentines
Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans des affrontements avec les forces de l’ordre lors d’une marche féministe dimanche soir à Rosario, la troisième ville d’Argentine. Cette répression a eu lieu après qu’un groupe de femmes s’est échappé du cortège principal pour manifester devant la cathédrale. Selon notre Observatrice, elles voulaient dénoncer les blocages de l’Église catholique sur le droit à l’avortement. Le défilé clôturait les 31e Rencontres des femmes, un événement annuel national au cours duquel des femmes débattent, sur la base du volontariat, des avancées et des manques en matière de droits des femmes dans le pays. La question des féminicides – le meurtre d’une femme en raison de son sexe -, mais aussi celle de l’égalité au travail et du droit à l’avortement étaient notamment à l’ordre du jour. En Argentine, une femme est tuée par son compagnon, ou ex-compagnon, toutes les 31 heures selon l’ONG Casa del encuentro.

. TV5 - Michelle Obama "glacée jusqu’à la moelle" par Donald Trump
Après les accusations d’agressions sexuelles par des femmes contre le candidat républicain Donald Trump, relayées par le New York Times, c’est au tour de Michelle Obama de donner de la voix, avec une déclaration virulente et inhabituelle. Et si Donald Trump rendait un grand service aux femmes, aux Américaines en particulier ? Par ses propos dégradants sur la façon dont on peut mettre une femme dans son lit révélés dans une vidéo diffusée par le Washington Post, par cette stratégie d’assauts sexuels répétés révélés par ses victimes, par ses attaques en dessous de la ceinture à l’égard de son adversaire démocrate Hillary Clinton, Donald Trump aura peut-être provoquée une secousse salutaire parmi l’électorat américain, en particulier chez les femmes, qui pourraient ne plus accepter les agressions sexuelles dans un silence honteux. Lire aussi : "Trop, c’est trop" : le spectaculaire discours de Michelle Obama contre Donald Trump.

. Le Devoir - Les médias, qu’ossa donne ?
J’étais à lire l’excellent livre de mon ancienne rédactrice en chef, Josée Boileau, qui vient de publier Lettres à une jeune journaliste. Vous devriez tous le lire, garçons, filles ou queers. Josée possède une solide expérience de la salle de rédaction que je n’ai pas (je suis une pigiste qui écrit de chez elle depuis perpète), un regard pluriel, une passion que je partage, mais elle semble plus confiante que je ne le suis. J’ai voulu revoir une de mes professeurs en journalisme à l’université, Armande Saint-Jean, retraitée depuis deux ans et qui a formé les Josée Boileau, Marie-Andrée Chouinard, Brian Myles et les (on peut dire « les » dans son cas) Jean-François Lisée des médias québécois. C’était l’époque de Pierre Bourgault. Nos profs étaient des militants, féministes, indépendantistes, en général épris d’une cause ou d’un idéal qui transcendait l’heure de tombée.

. La Presse - Violence sexuelle : les boys, on a besoin de parler
La culture du viol existe bel et bien. Il y a les femmes meurtries à petites doses par les violences ordinaires, qui les obligent à changer la serrure de la maison, par peur que l’ex ne vienne les agresser ; celles qui, dégoûtées par le patron qui essaie constamment de les peloter, préfèrent démissionner ; les femmes qui n’en peuvent plus de se faire siffler dans la rue comme le chien du voisin ; celles droguées à leur insu au GHB. Cette culture du viol est intrinsèquement liée à celle du silence et nous y participons tous, particulièrement nous, les hommes. N’est-ce pas le type de masculinité qu’on nous apprend depuis l’adolescence ? Les films, les publicités, internet, la musique nous enfoncent dans la gorge l’objectification sexuelle de la femme.

. L’Express - Au Japon, des femmes poussées dans la pornographie sortent de l’ombre
Jeune et jolie, Saki Kozai croyait son rêve de célébrité sur le point de se réaliser mais sa rencontre avec un supposé recruteur de mannequins a transformé sa vie en cauchemar. Elle n’avait que 24 ans, tout l’enthousiasme du monde et l’avenir devant elle. Elle a signé rapidement avec l’agence qui l’avait repérée dans une rue de Tokyo et lui promettait d’apparaître dans des films publicitaires. Mais dès le premier jour, la jeune femme a compris que son travail consisterait à avoir des rapports sexuels sous l’oeil des caméras. Maintenant âgée de 30 ans, elle fait partie d’un nombre croissant de femmes qui sortent de l’ombre pour faire savoir qu’elles ont été engagées sous la contrainte dans l’industrie japonaise de la pornographie, forte de milliards d’euros de chiffre d’affaires et productrice, selon les chiffres du secteur, d’une trentaine de milliers de films par an.

. TV5 - Halimata Fofana, ou la résilience d’une écorchée vive
Il lui a fallu de la rage pour se hisser au dessus de la mêlée. De l’obstination aussi. Halimata Fofana n’était pas née sous une bonne étoile. Vilaine petite canette d’une nombreuse fratrie, à peine née et déjà rebelle, dans une famille franco-sénégalaise où les filles étaient élevées dans la tradition. Les coups pleuvaient sur cette insoumise envoyée à l’âge de cinq ans au pays pour y être excisée. Le salut sera venu par l’école, l’exil au Canada, et l’écriture. Au Canada où elle vivait, où elle travaillait dans les services culturels d’une grande ambassade, Halimata s’est inventée un double de fiction, Mariama, par la voix de laquelle elle confessait ses douleurs, ses peurs, ses réussites aussi. Une voix qui lui permettait d’écrire à voix haute, ce qu’en société, il vaut mieux souvent taire.

. Ricochet - Le flambeau de Josée Boileau à une jeune journaliste
Le point de vue est façonné et enrichi par trois décennies de carrière en presse écrite, à la radio et à la télé. Josée Boileau insiste pour parler aussi, surtout, d’un "partage", d’une « transmission de connaissances à une jeune journaliste en début de carrière ». La sensibilité de l’auteure pour la place trop petite laissée aux femmes dans le domaine explique le choix d’adresser cette correspondance à sens unique à une jeune femme — un choix délibéré de l’auteure qui permet, en même temps, de renverser une norme sociale qui place d’emblée les hommes en avant et se révèle éclairant, du moins pour l’auteur de ces lignes. Elle consacre une partie de son livre à marteler l’importance de se battre pour que soient publiés des articles sur des sujets touchants particulièrement les femmes. « Dans les années 80, en dehors des magazines féminins, mes sujets sur la condition féminine exaspéraient la plupart de mes patrons, qui les bloquaient carrément ou minimisaient leur importance, peu importe le média », écrit-elle dans le livre.

. Radio-Canada - Une semaine après l’ouragan Matthew, le peuple d’Haïti se sent livré à lui-même
Dans la péninsule sud-ouest d’Haïti, frappée de plein fouet par l’ouragan Matthew la semaine passée, les résidents déblaient des routes et commencent à rebâtir des maisons. Ils prennent les choses en main, car dans des régions éloignées comme la leur, l’aide internationale se fait attendre. La situation est telle qu’à Genève les Nations unies réclament 120 millions de dollars américains pour subvenir pendant trois mois aux besoins urgents de ce pays de 10,5 millions d’habitants. Les États-Unis ont par ailleurs suspendu leur politique de déportation des Haïtiens présents illégalement en sol américain pour des raisons humanitaires liées à l’ouragan Matthew.

. France 24 - Bangladesh : "Plutôt mourir que de me laisser marier à 14 ans"
Activiste bangladaise de 21 ans, Radha Rani Sarker est venue en Europe à l’occasion de la Journée internationale des filles, le 11 octobre, convaincre Paris et Bruxelles de soutenir son combat contre le mariage des mineures dans son pays. Si elle avait suivi le chemin auquel les siens la prédestinaient, Radha Rani Sarker serait mariée depuis ses 14 ans et probablement, à 21 ans, mère d’une tribu d’enfants qu’elle n’aurait pas choisie d’avoir. Mais cette Bangladaise ne suit que la voie qu’elle s’est elle-même tracée. Elle a envoyé valser tradition et religion ; elle est restée hermétique à la pression sociale et familiale et s’est engagée dans un combat loin d’être gagné d’avance dans son pays : mettre fin au mariage des enfants, et plus particulièrement à celui des petites filles, qui y perdent leur santé, leur avenir, leur liberté.

. RFI - La journée des filles qui refusent d’être des femmes sous la contrainte
À l’occasion de la cinquième journée internationale des filles, la rappeuse afghane Sonita était invitée dans l’émission 7 milliards de voisins sur RFI. La jeune artiste est devenue activiste pour les droits des femmes et lutte contre le mariage précoce en diffusant sa musique pour des milliers de filles. Ces filles qui sont trop jeunes pour être mariées. Ces filles qui ont grand besoin que la loi interdise le mariage forcé. Les chiffres du calvaire de ces jeunes filles font froid dans le dos. Près de 15 millions de jeunes filles sont encore chaque année mariées de force sur la planète. "Ce qui, en cumulé, fait 720 millions de femmes qui vivent aujourd’hui dans un statut de mariage forcé", rappelle la ministre française de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol.

. Voa Afrique - USA : arrestation du patron de Backpage.Com, accusé de proxénétisme
Le patron du site de petites annonces Backpage.com, Carl Ferrer, a été arrêté jeudi, accusé de proxénétisme notamment sur mineur, et d’être à la tête d’une véritable "maison close en ligne", ont annoncé les autorités américaines. Ferrer, 55 ans, a été arrêté à son arrivée à Houston (Texas, sud) depuis un vol en provenance d’Amsterdam aux Pays-Bas, sur la base d’un mandat d’arrêt émis par les autorités californiennes, selon un communiqué du ministre de la Justice du Texas, Ken Paxton. Michael Lacey et James Larkin, deux gros actionnaires détenant des parts de contrôle sur le capital de Backpage, font également l’objet de poursuites criminelles pour entente dans le but de commettre du proxénétisme.

. Irréductiblement féministe - Combien y a-t-il de féminismes ?
N’en déplaise aux modes médiatiques, aux révisionnistes et aux imposteurs, il y a toujours eu plusieurs versions du mouvement social qu’est le féminisme. En résumé, en France, dès les années 60/70, ont coexisté trois principaux courants : réformiste, révolutionnaire puis socialiste et enfin radical ; sans oublier quelques théories critiques plus marginales. Ces courants, encore aujourd’hui, partagent l’idée que dans nos sociétés patriarcales, les femmes ne doivent plus être subordonnées au pouvoir masculin. Le système patriarcal organise l’appropriation et le contrôle des femmes et de leur corps pour maitriser la reproduction, la sexualité, l’organisation sociale de la famille et de nos sociétés.

. Jeune Afrique - Chine : quasiment absentes en politique, les femmes cartonnent dans le monde des affaires
Pour les Chinois, Hillary Clinton est un ovni. Une femme en politique ? C’est encore une incongruité dans la deuxième économie du monde. Aucune de celles qui "portent la moitié du ciel", comme l’a dit si joliment Mao, ne siège au comité permanent du Bureau politique, la plus haute instance du Parti communiste. Les femmes ne représentent même pas le quart des membres du Congrès national du peuple, l’équivalent du Parlement. Elles ne sont que 23% au sein de la fonction publique et moins de 1% dans les comités de village. Les femmes ont jeté leur dévolu sur le monde des affaires. Avec une réussite évidente. Onze des vingt femmes les plus riches du monde sont chinoises. Et si l’on prend en compte les self-made-women milliardaires, c’est-à-dire des femmes qui ne doivent leur réussite qu’à elles-mêmes, deux sur trois sont Chinoises. C’est beaucoup plus qu’aux États-Unis.

. La Presse - Grande Entrevue - Femme de paroles
Malgré ses 21 ans et sa réserve de jeune fille, Maïtée Saganash dégage un mélange d’aplomb, de candeur et de sérénité patiente proche de la sagesse. Elle sourit souvent, un sourire qui se pare d’affection dès qu’il est question des Premières Nations, son peuple, comme elle le dit si bien. En même temps, si Maïtée est Crie par son père, elle est Québécoise par sa mère Élaine Labrecque, une souverainiste (avec un peu de sang atikamekw paternel) qui a transmis à sa fille le goût de l’indépendance, mais aussi un amour de l’histoire du Québec, de sa culture et de son territoire, amour qui, par moments, déchire la moitié autochtone de Maïtée.

. Marianne - Littérature : le roman, arme du nouveau féminisme
Femelle vengeresse ou Ève moderne, proie des hommes ou fée émancipée... La rentrée 2016, d’Ivan Jablonka à Marie NDiaye raconte les femmes d’aujourd’hui avec plus de nuances et de subtilité que tous les essais sur la question. Le roman et l’autobiographie sont-ils les armes d’un nouveau féminisme narratif ? Cette rentrée, à l’heure où le corps des femmes (re)devient un champ de bataille politique avec le débat sur le port du burkini, des œuvres marquantes font de la féminité leur énigme centrale. Opprimées ou vengeresses, martyres ou martiales, leurs héroïnes suggèrent qu’entre un discours gentiment paritaire et la réalité sociale un fossé demeure.

. Radio-Canada - Un deuxième duel Trump-Clinton tendu
C’est un Donald Trump rattrapé par des propos misogynes, largué par plusieurs républicains, qui a affronté sa rivale démocrate Hillary Clinton pour un deuxième round oratoire. Loin de jeter l’éponge, le candidat républicain en a profité pour contre-attaquer durement, évoquant notamment les frasques sexuelles de Bill Clinton et menaçant sa rivale de prison s’il était aux commandes. Lire également : Présidentielle américaine : Donald Trump, un homme dangereux et La dernière affaire Trump : surtout, ne pas minimiser les agressions sexuelles. En réponse à Trump, des femmes racontent leurs agressions sexuelles sur Twitter.

. Gènéthique - M6 enquête sur les mère porteuses
M6 a diffusé un documentaire sur la GPA : "Mères porteuses : l’enquête qui dérange". Les premières images s’ouvrent sur le plateau de l’émission, envahit pour la circonstance de familles dont les enfants sont tous issus de GPA. Ils représentent de "nouveaux modèles de familles", explique Ophélie Meunier, la présentatrice, et l’histoire de certains "couples" présents sert de fil rouge au reportage. Le reportage, même s’il met l’accent sur la joie des nouveaux parents, sur les magnifiques relations entre les mères d’intention, les pères géniteurs, les mères porteuses qui gravitent autour de ces familles, donnant une vision idyllique de la situation, s’intéresse aussi au recrutement des femmes ukrainiennes. Toutes âgées d’une vingtaine d’année, elles expliquent qu’elles gagnent entre 46 et 110 euros par mois et qu’elles ne peuvent pas subvenir aux besoins de leur famille. Les 8000 euros qu’elles vont recevoir représentent 10 années de salaire ! Certaines se considèrent juste comme un incubateur.

. TRADFEM - Tenons tête à la violence des hommes et au ressac masculiniste
Un rapport du Centre canadien de la statistique, publié en février 2013, établit que "les taux de violence entre partenaires intimes sont plus élevés chez les femmes que chez les hommes" et qu’"en 2011, selon les données policières, les femmes représentaient 8 victimes de violence entre partenaires intimes sur 10". D’ailleurs, les femmes recourent habituellement à la violence comme tentative désespérée de se défendre elles ou leurs enfants, de sorte que même ces chiffres élevés ne représentent pas entièrement leur réalité. La divulgation de la violence masculine à l’égard des femmes a dû essuyer un mouvement de ressac, comme chacune des autres avancées féministes. Le ressac est parfois plus brutal, comme dans la propagande masculiniste qui nie que des hommes violent, agressent et tuent des femmes aussi souvent qu’ils le font, et cherche à imposer des droits des hommes à contrôler, exploiter et violenter des femmes.

. La Presse - Petit manuel pratique contre le sexisme au bureau
En avez-vous marre du sexisme dans votre entreprise ? Pas nécessairement le sexisme hyper évident d’un candidat présidentiel qui se vante d’agresser des femmes ou celui d’un patron pinçant les fesses de sa secrétaire alors qu’elle prépare le café, façon Mad Men. Mais le sexisme de tous les jours, le subtil, le sous-jacent. En avez-vous marre du sexisme dans les attitudes, dans les attentes, les a priori, les choix arbitraires qui sont... juste injustes. Eh bien, il y a maintenant un guide pratique pour vous aider. Il s’appelle Feminist Fight Club.

. Le Journal de Montréal - L’imprévisible Jean-François Lisée
La victoire de Jean-François Lisée, impensable au début de la course à la chefferie, transformera dans les deux années à venir le débat politique au Québec. Cette surprise du chef placera le gouvernement de Philippe Couillard sur la défensive et ceux qui aiment les joutes politiques seront servis. L’assurance, s’il est élu premier ministre, de reporter à un second mandat la tenue d’un référendum, qu’a apportée à la population Jean-François Lisée lui donne carte blanche pour redonner ses lettres de noblesse à l’éducation, pour faire de la culture le fer de lance d’une nouvelle fierté collective, pour conjuguer les objectifs économiques avec la bienveillance sociale et pour affirmer haut et fort la primauté du français dans la vie quotidienne mais aussi l’importance de parler, d’écrire et de lire, une nécessité inaliénable dans un Québec moderne.

. TV5 - Donald Trump, le sexisme et le machisme en bandouilière
Donald Trump ira-t-il jusqu’au scrutin du 8 novembre 2016 ? Comme nous l’avions écrit dès le début des primaires, les femmes auront peut-être raison de sa candidature, ou plutôt ce qu’il en dit et ce qu’il semble en penser. Dans son propre camp, certaines figures éminentes demandent son retrait. Même si à un mois du vote, cela semble trop complexe. À la veille du deuxième débat contre Hillary Clinton, la campagne de Donald Trump pour la Maison Blanche est secouée comme jamais. Le candidat républicain a dû s’excuser pour des propos de 2005 où il se vante d’imposer son désir aux femmes. L’incendie a éclaté vendredi avec la publication par le Washington Post d’une vidéo datant de 2005 et dans laquelle Donald Trump, alors homme d’affaires et vedette de télévision de 59 ans, est enregistré à son insu en train de parler en termes très crus et dégradants de sa façon d’aborder les femmes qu’il convoite, au besoin sans leur consentement. Lire aussi : Donald Trump en difficulté avec l’électorat féminin - "Le président du Parti républicain condamne les propos machistes de Trump".

. La Voix de l’Amérique - La Suède durcit sa loi contre les crimes sexuels sur internet
La Suède va réprimer plus sévèrement les abus sexuels de mineurs sur internet en instituant un crime d’agression sexuelle, passible de dix ans de prison, selon le rapport d’une commission de révision pénale. La nouvelle disposition permettra de reconnaître l’agression, qu’elle ait lieu par webcams interposées, par injonction sur les réseaux sociaux ou par téléphone.

. Konbini - L’université américaine Duke ouvre un cours pour les hommes féministes
L’université Duke (Caroline du Nord) a lancé à la rentrée 2016 un cours de 9 semaines, conçu par les étudiants et les responsables de son Centre des femmes. Le programme vise à créer un espace fraternel, dédié à la réflexion sur les privilèges masculins et le patriarcat. Dans une interview accordée à Broadly, Keith Lawrence, le directeur de la communication de Duke développe : “Les hommes qui s’inscriront à ce cours pourront explorer le concept de masculinité et comment il influence le monde qui les entoure. En ce sens, il ressemble à beaucoup d’autres programmes qui existent déjà dans d’autres facs.”

. Le Devoir - À quand un plan climatique féministe ?
Dans les 31 pages de l’accord de Paris sur le climat, ratifié par le Canada cette semaine, se cache une révolution passée inaperçue : un traité international reconnaît enfin que les femmes sont plus vulnérables aux changements climatiques. Et pour cause. Les femmes et les enfants sont 14 fois plus à risque que les hommes de perdre la vie lors de désastres climatiques, selon les analyses du Fonds des Nations unies pour la population. Lors du tsunami de 2004 en Asie, 70 % des personnes décédées étaient des femmes. Entre autres raisons, parce qu’elles n’avaient jamais pu apprendre à nager ou à grimper dans les arbres. La présidente du Global Fund for Women, Kavita Ramdas, rappelle que, outre certaines différences biologiques, ce sont les inégalités de genre déjà présentes dans la vie quotidienne des femmes qui les rendent encore plus vulnérables lors des catastrophes climatiques.

. Libération - Pour un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme à Paris
Parmi les différents projets proposés au vote des Parisien.ne.s dans le cadre du « budget participatif » de la Mairie de Paris, le projet n°7 s’intitulait "Pour une bibliothèque des femmes et du féminisme". Cette initiative ne peut, sur le principe, qu’emporter notre adhésion. Mais par son imprécision, elle se révèle au contraire un projet dangereux qui suscite notre plus grande inquiétude. D’abord, ce projet pourrait n’être qu’une manière détournée de faire disparaître l’actuelle bibliothèque Marguerite-Durand, installée dans le XIIIe arrondissement de Paris et connue, fréquentée et appréciée par les professionnel.le.s comme par les amatrices et amateurs de l’histoire des femmes. Cette bibliothèque met en effet aujourd’hui à disposition du public des collections riches et des fonds d’archives inédits, conformément au souhait testamentaire de sa fondatrice, la journaliste et militante féministe Marguerite Durand.

. Le Mouvement du Nid - Girls of paradise : quand la réalité s’impose aux "clients" de la prostitution
Le Mouvement du Nid-France présente "Girls of Paradise", un dispositif iconoclaste qui s’attaque au confort des "clients" pour mieux toucher l’opinion publique. En apparence, "Girls of Paradise" est un site comme tant d’autres, véritable catalogue de personnes destinées à la consommation sexuelle : jeunes femmes en lingerie, descriptifs de prestations sexuelles formatés… Quelques heures après son lancement, le site recevait déjà 3000 appels téléphoniques. Mais ce site est en réalité un dispositif imaginé par l’agence McCann pour le Mouvement du Nid. Au bout du fil, ce n’est pas une personne prostituée qui répond mais une sympathisante de l’association, qui révèle au "client" l’histoire vraie qui se dissimule sous le profil convoité.

. Entre les lignes entre les mots - Le voile, le burkini et l’impureté de l’Histoire
Voiler, dévoiler, couvrir, découvrir : c’est bien ce double mouvement qu’il faut analyser. Mes amis philosophes se trompent lorsqu’ils ridiculisent le débat, hier sur le foulard, aujourd’hui sur une tenue de plage, en évoquant un "bout de tissu" sans importance, un choix d’habillement qui ne vaut certainement pas un débat politique. Au contraire, l’histoire de la pensée a pris très au sérieux l’affaire du voile et du dévoilement de la vérité, celle-ci en général représentée par un corps de femme. Le burkini est-il un signe — "ostentatoire", rajoutent nos hommes politiques —, ou le lieu d’une production de signes ? Puisqu’il y a un sujet, sous le burkini, arrêtons-nous à la production de signes. Il y en a plusieurs, possiblement contradictoires. Si la chose est politique, ce que finalement tout le monde reconnaît, il faut confronter ce débat au principe de l’égalité des sexes et de la liberté des femmes.

. Le Monde - En Pologne, l’interdiction totale de l’avortement est rejetée en commission parlementaire
Conscient de l’extrême sensibilité du sujet, qui avait amplement mobilisé les femmes lundi à travers le pays, le chef du parti au pouvoir, Jaroslaw Kaczynski, a décidé de mettre le holà à une proposition de loi dont son parti n’était pas l’initiateur, mais qui avait recueilli près de 500 000 signatures citoyennes. Selon un sondage, 67% des Polonais ont apporté leur soutien aux manifestations de lundi. C’est la première fois depuis son arrivée au pouvoir, en octobre 2015, que le parti conservateur semble reculer sous la pression de la rue, alors qu’il avait soutenu le renvoi du texte en commission parlementaire. "Aujourd’hui, le PiS (Droit et justice) a mis sa conscience dans sa poche, (…) parce qu’il a eu peur des femmes qui sont sorties dans la rue, a commenté l’ancienne chef du gouvernement centriste, Ewa Kopacz. C’est la liberté et le droit de faire ses propres choix qui ont gagné."

. Libres penseurs athées - Compte-rendu de procès (intégral) : Les Écoles musulmanes de Montréal contre Djemila Benhabib
29 septembre 2016, quatrième journée du procès. En avant-midi, argumentation de Julius Grey, avocat des EMM, et en après-midi, celle de Marc-André Nadon, avocat de Mme Benhabib. Selon Me Grey, il y a "effectivement diffamation et injures" faites et répétées intentionnellement, visant un groupe qui est déjà la cible de préjugés dans la société actuelle. Il prétend établir un parallèle entre les propos de Mme Benhabib contre les Musulmans et l’antisémitisme. Me Nadon cite un texte de Julius Grey lui-même publié en 2008 ("Liberté d’expression") dans lequel Me Grey vante les mérites et l’importance primordiale de la liberté d’expression, même quand il s’agit de propos scabreux ou de mauvais goût, et dénonce la "gentillesse étouffante" de la "rectitude politique".

. Radio-Canada - Un règlement à l’amiable s’annonce dans le dossier de harcèlement sexuel à la GRC
Environ 500 employées de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) espèrent obtenir un dédommagement sans devoir poursuivre un recours collectif pour harcèlement sexuel et discrimination au sein de la police fédérale déposé en 2012 contre Ottawa, selon ce qu’a appris CBC. D’après l’avocat David Klein qui représente les membres féminins de la GRC, le harcèlement sexuel au sein de la police fédérale a empêché certaines de ses clientes de garder un emploi en raison d’importantes blessures psychologiques.

. Slate France - L’histoire de Joséphine, petite chronique du sexisme ordinaire
Si les femmes ont obtenu au cours du XXe siècle de nombreux droits, la différence de traitement reste manifeste dans la vie de tous les jours. Du 8 septembre 2016 au 8 mars 2017, Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes a lancé une mobilisation contre le sexisme. C’est l’occasion de rappeler l’histoire du droit des femmes et de s’interroger sur l’aboutissement du combat mené par nos mères et grands-mères. Malgré la multiplication des mouvements féministes, des politiques publiques et un empilement de lois successives, les inégalités persistent. Notre sujet n’est pas là. Nous parlons ici d’un sexisme ordinaire, insidieux et souvent accepté. Le sexisme au quotidien est accepté car il fait partir des rites et de la culture des entreprises.

. Le Huffington Post Québec : Le Parti québécois et la laïcité : une descente aux enfers ?
Décidément, alors que la course à la direction touche à sa fin, il est difficile de ne pas voir que le Parti québécois s’embourbe dans le débat sur la laïcité. Cette aspiration à la laïcité, à savoir une nette dissociation de l’État et des institutions publiques à l’endroit toute croyance ou pratique religieuse, demeure pourtant une attente largement partagée par les Québécoises et les Québécois depuis plus de 50 ans. Celle-ci est l’expression de la modernité et de l’avancement de la démocratie. Si le Parti québécois décide aujourd’hui de tourner le dos à une réelle laïcité, s’il lorgne vers le communautarisme et les compromis avec divers intégrismes religieux, dont l’intégrisme islamique, il ne se sortira pas de sa torpeur et des reculs sévères qu’il a subis depuis quelques années.

. La Presse - Trudeau pressé d’agir lors d’une cérémonie sur les femmes autochtones disparues
Le premier ministre Justin Trudeau s’est fait presser de passer de la parole aux actes contre la discrimination envers les populations autochtones durant une cérémonie empreinte d’émotion, mardi, sur la colline du Parlement, honorant la mémoire de femmes assassinées ou disparues. Natan Obed, président de l’organisation inuite nationale représentant 60 000 membres, a fait valoir, mardi, que la gestion du cas d’Annie Pootoogook reflétait des problèmes profondément enracinés qui devraient être abordés dans le cadre de l’enquête publique annoncée sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

. Droits des femmes contre les extrêmes droites - Existe-t-il une "théorie du genre" ?
Il s’agit en fait, non pas d’une théorie, encore moins d’une idéologie, mais d’un concept, un domaine de recherche pluridisciplinaire, né il y a une trentaine d’années aux États Unis, qui fait référence aux rôles, responsabilités, assignés traditionnellement aux hommes et aux femmes dans une société donnée. En France, on a longtemps employé, et on emploie encore, surtout les expressions "rapports de sexe" ou "rapports sociaux de sexe". Le genre est parfois défini comme le "sexe social", différencié du sexe biologique. Il s’agit d’une construction sociale de la différence des sexes, telle que Simone de Beauvoir l’écrivait en 1949 : "On ne naît pas femme, on le devient", expression tout aussi symétriquement applicable aux hommes. Cette différenciation des sexes fonde une hiérarchie au profit du masculin qui varie en fonction des lieux, des époques et du contexte socioculturel. Le genre est la construction sociale de l’oppression des femmes. Être sensibilisé-e aux études de genre, c’est donc faire la part du culturel, des stéréotypes pesant sur les individu-es en fonction de leur sexe, et avoir conscience des rapports sociaux inégalitaires entre les sexes.

. Libération - Petit guide du féminisme illustré
Les éditions du Lombard et leur réjouissante Petite bédéthèque des savoirs publient au même moment L’artiste contemporain et une Histoire de la prostitution, et Le féminisme. C’est la chercheuse Anne-Charlotte Husson, du blog Genre !, et l’illustrateur Thomas Mathieu - à l’origine du Projet crocodile - qui se sont attelés à la tâche. Jamais rébarbatif, le propos théorique est clair, pédagogique et illustré par l’exemple à travers sept slogans et citations particulièrement parlants. Les notions clés y sont explicitées (domination, intersectionnalité, performance, féminicide, théorie queer, male gaze…). On y retrouve les principales étapes du mouvement féministe, comme le retentissant procès de Bobigny sur l’avortement en 1972. Le féminisme, Anne-Charlotte Husson et Thomas Mathieu. Éd. le Lombard, 96p, 10e. Parution le 7 octobre.

. Condition féminine Canada - Célébrons le Mois de l’histoire des femmes
Octobre est le Mois de l’histoire des femmes au Canada. Tout au long de ce mois, Canadiennes et Canadiens sont invités à célébrer les réalisations de femmes et de filles qui ont fait figure de pionnières dans notre histoire. Durant le Mois de l’histoire des femmes de 2016, nous reconnaissons les femmes pleinement autonomes qui ont façonné l’histoire du Canada — des militantes, des meneuses, des artistes, des universitaires, des entrepreneures, etc. Nous applaudissons leurs victoires et reconnaissons les défis immenses qu’elles ont su relever. Nous faisons le récit de leurs exploits à une nouvelle génération de Canadiennes et de Canadiens pour les inspirer à finir l’important travail nécessaire pour que l’égalité entre les sexes devienne une réalité. Qui a façonné votre histoire ? Dites-le sur les médias sociaux en utilisant le mot-clic #GrâceàElle.

. Mezetulle - Les habits neufs du délit de blasphème
Jeanne Favret-Saada a bien voulu confier à Mezetulle les "bonnes feuilles" de son livre à paraître chez Fayard Les christianismes contre le blasphème. Cinéma et liberté d’expression, 1965-2006, avec l’aimable autorisation de l’éditeur. Elle nous convie ici à une passionnante plongée dans l’histoire moderne du délit de blasphème et des "habits neufs" dont il se revêt inlassablement. La période que nous vivons n’est pas en reste : un siècle après sa disparition, en s’engouffrant paradoxalement dans les virtualités d’une loi de 1972 contre le racisme, le délit d’opinion religieuse a fait sa réapparition dans nos prétoires. Il diffère de l’ancien délit de blasphème en ce qu’il ne sanctionne plus les offenses à Dieu mais celles à la "sensibilité de ses fidèles".

. TV5 - Pologne : les femmes en grève nationale contre l’interdiction du droit à l’avortement
La grève. C’est un moyen rare qu’utilisent, ce lundi 3 octobre 2016, les Polonaises décidées à enrayer par tous les moyens la proposition de loi examinée par les Parlementaires polonais visant à interdire quasi totalement l’interruption volontaire de grossesse dans ce pays catholique où ce droit fondamental était déjà réduit à la portion congrue."Grève nationale des femmes !" Ce mot d’ordre a été rarement entendu dans l’histoire de l’humanité. Mais quand, il le fut, l’effet ne manqua pas d’être retentissant. Et à long terme. Ainsi de ce 25 octobre 1975, en Islande lorsque les Islandaises abandonnèrent postes de travail et tâches domestique. Outre l’accord à des revendications sociales immédiates, ce petit pays septentrional fut l’un des premiers au monde, quelques années plus tard, à être dirigé par des femmes.

. Urbania - Moi pis mes bros only
Hier, Koriass est entré sur le plateau et a réalisé qu’il y avait presque seulement des gars et il a « ouvert sa gueule dans le micro ». Hier, je suis entrée sur le plateau et il n’y avait rien de différent pour moi. Ça fait 10 ans que je fais de la musique et que je rentre dans des endroits similaires où il y a toujours une GRANDE majorité de garçons. Hier c’était comme d’habitude. Même si aujourd’hui, il y a de plus en plus de filles qui évoluent dans ce milieu et qu’elles sont bonnes, très bonnes, même parfois meilleures que des garçons, elles portent encore le poids de notre histoire, de nos habitudes, des paradigmes musicaux et sociaux, du paternalisme.

. Marianne - Djemila Benhabib : le djihad tente d’imposer sa loi aux tribunaux
Depuis le 26 septembre et jusqu’à ce vendredi 30 septembre, l’indomptable essayiste passe donc en procès au Canada, poursuivie par l’association Les Écoles musulmanes de Montréal. Une affaire qui remonte à 2012. Djemila Benhabib avait osé, dans une interview, se dire scandalisée par des méthodes pédagogiques qu’elle a elle-même subies, enfant, en Algérie. Le djihad juridique a commencé dans les pays arabes avant de se répandre en Occident. L’Égypte fut l’un de ses premiers champs de manœuvres. Dans les années 90, au Caire, la lutte contre le terrorisme va de pair avec une réislamisation de la société supposée protéger le peuple de ce même terrorisme. Comme d’habitude - comme aujourd’hui dans les sociétés occidentales -, ce raisonnement, qui allie l’inconscience à la lâcheté, ne tient pas.

. Le Huffington Post Québec - L’insatisfaction corporelle : une problématique vécue par beaucoup trop de jeunes
Au Québec, un adolescent sur deux n’aime pas son corps, les filles désirant une silhouette plus mince et les garçons, une silhouette plus musclée. À cet âge, trois filles sur quatre ont déjà fait des efforts répétés pour maigrir alors que près de la moitié des adolescents ont consommé des suppléments alimentaires afin de gagner du muscle. Même son de cloche chez les enfants de 9 ans : le tiers des fillettes de cet âge auraient déjà essayé de perdre du poids. Pire encore, saviez-vous que dès l’âge de 5 ans (!), un enfant pouvait être insatisfait de son corps ?

. Le Devoir - Les femmes doivent-elles payer pour leur succès ?
Le succès vient-il avec un prix à payer ? C’est la question qu’ont posée à une vingtaine de femmes accomplies Marie Hélène Poitras et Léa Clermont-Dion, féministes de deux générations dans Les superbes. Une enquête sur le succès et les femmes. Jusque-là tout allait bien. Roman plébiscité, prix France-Québec, passage remarqué à l’émission Tout le monde en parle. Puis un jour, tout bascule. Le succès de l’écrivaine Marie Hélène Poitras se transforme en cauchemar, en boulet. Boudée par des pairs, violemment attaquée par un éditeur sur Facebook, elle voit son ascension, jusque-là ponctuée de fleurs et de champagne, tourner à l’enfer quotidien. Dans tous les milieux, l’escalade des femmes vers le succès ne se fait pas sans heurts, sans jalousie, sans attaques personnelles sur leur physique, leur sexualité, autant de choses qui n’ont rien à voir avec leurs idées ou leurs compétences. Lire aussi : "Les superbes : les deux tranchants du succès féminin", dans La Gazette des femmes.

. La Presse - Après l’affaire de Stanford, la Californie durcit les peines pour viol
La Californie a adopté vendredi deux lois qui étendent la définition du viol et rendent obligatoire la prison si la victime est inconsciente, après le scandale déclenché par un viol à Stanford pour lequel le coupable n’a purgé que trois mois de prison. Brock Turner, qui avait violé en janvier 2015 une jeune femme ivre et inconsciente sur le campus de la prestigieuse université de Stanford, n’a passé derrière les barreaux que la moitié de sa peine initiale de six mois et a été relâché début septembre. "Condamner des criminels à (de simples) mises à l’épreuve victimise à nouveau les victimes, décourage d’autres victimes de parler."

. Secrétariat à la condition féminine du Québec - Appel de projets 2016-2017 pour Stratégie pour l’égalité entre les femmes et hommes
Si le Québec peut se réjouir de l’exceptionnelle progression des femmes dans l’ensemble de la société québécoise, des données établissent que des inégalités persistent et que les efforts doivent être maintenus afin d’atteindre l’égalité de fait au Québec. Dans le contexte des travaux d’élaboration de la future Stratégie pour l’égalité entre les femmes et hommes, et en continuité avec les appels de projets 2015-2016 "Projets locaux et régionaux" et "À égalité pour décider", le Secrétariat à la condition féminine (SCF) lance son appel de projets 2016-2017, qui vise à soutenir financièrement des initiatives permettant de franchir un pas de plus vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette année, l’appel de projets a la particularité d’être composé de deux volets distincts.

. La Presse - Pour en finir avec la culture du viol
"À Laval, les filles avalent", "à Ottawa, y sucent même pas", ont chanté des étudiants en droit de l’Université de Montréal lors des initiations de la rentrée, qui comportaient plusieurs activités sexistes et dégradantes. D’autres ont jugé bon de travestir dans les réseaux sociaux le slogan de sensibilisation au consentement sexuel "Sans oui, c’est non" en message faisant l’apologie du viol : "Sans oui, c’est mieux". On pourrait dire qu’il faut que jeunesse se passe. Ou que les étudiantes qui ont participé à ces activités sexistes l’ont cherché...On pourrait dire tout ça. Mais ce serait encore une fois banaliser l’inacceptable. Ce serait oublier le fléau que cachent ces prétendus "incidents isolés" : une personne sur trois a été victime de harcèlement ou d’agression sexuelle depuis son arrivée à l’université, révélait en mai une enquête menée dans six campus au Québec. Le plus souvent, les victimes sont des étudiantes de premier cycle.

. Le Journal de Montréal - Ventres à louer, tchador à vendre
Qu’est-ce qui occupe l’esprit de la ministre Stéphanie Vallée cette semaine ? Les mères porteuses. "Il y a de plus en plus de couples homosexuels au Québec et il y a cette volonté d’avoir recours aux mères porteuses pour avoir un projet parental", a-t-elle dit mardi. Dans une société de consommation qui ne se refuse rien, il faut rapidement satisfaire la demande. Après tout, le projet parental d’un couple d’hommes homosexuels vaut bien l’utilisation du ventre d’une femme pendant neuf mois, non ? La ministre Vallée pilote maintenant le projet de loi 62 sur la neutra­lité religieuse de l’État, une coquille vide.

. Le Devoir - Québec planifie une nouvelle prison pour femmes
La cohabitation entre détenus des deux sexes à Leclerc "n’est pas la solution", affirme le ministre Coiteux. Il avait prévenu dès le printemps dernier qu’il considérait la mixité comme une solution temporaire, forcée par la surpopulation dans les prisons provinciales. Le transfert des détenues à Leclerc a donné lieu à toutes sortes de difficultés : intimidation, regards et frôlements, ont dénoncé au cours du printemps des organismes d’aide aux détenues. La protectrice du citoyen, aussi ombudsman correctionnel du Québec, a souligné d’autres lacunes provoquées par le transfert des femmes à la prison Leclerc, dont des fouilles à nu dans des lieux ne permettant pas de préserver leur intimité.

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<--- Consultez les fils de presse des années et des mois antérieurs à gauche dans cette page.

Mis en ligne sur Sisyphe, octobre 2016


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