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lundi 1er mai 2017

Fil de presse, mai 2017

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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Mise à jour quotidienne de liens vers des articles d’actualité et d’analyse sur les femmes, leurs droits, ce qui les intéresse. Ces articles proviennent de sources médiatiques diverses en ligne, non seulement des médias conventionnels. Les opinions exprimées dans ces articles n’engagent que leurs auteur-es.

Mai 2017

. La Gazette des femmes - Cesser de banaliser la violence sexuelle
Pourquoi faut-il encore éduquer la population à ce sujet, me direz-vous ? Parce que l’actualité nous donne tristement raison : il y a quelques jours à peine, on a condamné trois jeunes hommes pour un viol collectif, tandis qu’un réseau d’échange de photos intimes de 15 mineures (sans leur consentement) par des garçons d’une école secondaire a été démantelé. Ce qui ressort pourtant de ces faits très graves ? Ceci : les jeunes filles l’ont-elles cherché ? Récemment, Cosmopolitan a lancé une série de vidéos pour la campagne #ThatsHarassment (C’est du harcèlement). Elles tombaient pile : avril était le Mois de la sensibilisation aux agressions sexuelles. Le magazine y propose six mises en scène dans lesquelles des femmes vivent des situations de harcèlement sexuel inspirées de faits réels, avec des hommes qu’elles côtoient (collègue de travail, patron, médecin). C’est extrêmement bien fait. Et révoltant.

. Le Devoir - La délinquance sexuelle féminine serait sous-estimée
Le nombre de femmes qui commettent des agressions sexuelles est grandement sous-évalué, révèle une nouvelle étude de la chercheuse Franca Cortoni de l’Université de Montréal. En effet, elles seraient six fois plus nombreuses que ce que disent les statistiques officielles. "Attention, je ne veux pas qu’on commence à penser que c’est un nouveau fléau dans la société et que le nombre d’agressions commises par des femmes augmente tout d’un coup", met en garde la chercheuse. Ces femmes qui commettent des agressions sexuelles souffrent souvent de troubles de dépression, trouble d’adaptation, trouble de personnalité ou sont "borderline", et ce, souvent parce qu’elles ont été elles-mêmes victimes dans le passé. Par ailleurs, celles-ci n’agissent pas sous les mêmes impulsions que les hommes. Ces derniers sont mus par le désir sexuel et "considèrent qu’ils ont un droit indu en raison de leur supériorité". Chez la femme, on est dans une tout autre dynamique : elles cherchent davantage une connexion émotionnelle.

. Slate France - En Floride, une fillette de 11 ans forcée d’épouser son violeur qui l’a mise enceinte, un cas loin d’être isolé
Aux États-Unis, environ 200.000 jeunes de moins de 18 ans sont mariés chaque année, souvent pour cacher des viols passés... et futurs, car c’est l’un des seuls moyens de contourner les poursuites judiciaires liées à la majorité sexuelle de l’enfant. Plus de 700 millions de femmes en vie aujourd’hui ont été mariées de manière plus ou moins formelle avant l’âge de 18 ans. Selon l’association Filles, pas épouses, dans les pays en développement, cela représente une fille sur trois. À l’échelle de la planète, le phénomène concerne 15 millions de femmes par an. Soit une fille de moins de 18 ans mariée toutes les deux secondes. "Les législateurs doivent comprendre que le mariage des mineurs est dévastateur au Niger et en Afghanistan –mais aussi à New-York et en Floride", écrit Nicholas Kristof (deux fois prix Pulitzer) dans les colonnes du New York Times.

. Ressources Prostitution - Le terme de "travail sexuel" masque la réalité de l’oppression subie
Beaucoup de gens bien intentionnés utilisent les termes "travail sexuel" et "travailleuse du sexe" parce qu’ils pensent que c’est politiquement correct et que cela donne une forme de dignité aux femmes et jeunes prostituées. Elles et ils semblent tous oublier que les droits professionnels (c’est-à-dire du travail) impliquent certains standards et requièrent des responsabilités des travailleurs. Que disons-nous exactement quand on appelle une jeune de quatorze ans vivant dans une pauvreté abjecte une "travailleuse du sexe" ? Comment peut-on voir des très jeunes filles, vivant dans une sombre pauvreté et payées par des hommes moins d’un seul dollar pour un accès sexuel à leurs corps, comme des "travailleuses du sexe" au lieu d’enfants vulnérables et abusées ?

. L’Actualité - Le nouveau mal des ados
En hausse constante depuis 15 ans, la détresse psychologique liée à l’anxiété chez les jeunes a pris les proportions d’une urgence médicale. Au banc des accusés : la réussite scolaire et les réseaux sociaux. Au stress lié à la performance à l’école et aux relations sociales s’est ajouté progressivement l’anxiété provoquée chez les jeunes par l’utilisation démesurée des nouvelles technologies : 86% d’entre eux fréquentent les médias sociaux quotidiennement, un sur cinq passe plus de cinq heures par jour en ligne et un sur huit présente des symptômes de dépendance aux jeux vidéos, selon l’étude menée en 2016 par le Centre de toxicomanie et de santé mentale, affilié à l’Université de Toronto. La même étude révèle qu’en plus d’en subir les conséquences sur leur santé et leur hygiène de vie en général, 22% deviennent soit victimes de cyberintimidation, soit complexés à force de se comparer aux autres, les filtres du Web donnant l’illusion d’une vie parfaite.

. Irréductiblement féministe - Oui Anne Hidalgo, le racialisme est un racisme
Comment qualifier un festival qui discrimine fonction de la couleur de peau, de l’origine ou de l’ethnie ? De ségrégationniste ? En tous cas ça y ressemble, même si pour contourner l’interdit, un atelier du festival "Nyansapo" organisé par le collectif "afro-féministe" Mwasi, serait "ouvert à tous" pour environ 20% de la programmation. Un coup d’oeil sur la pigmentation de sa peau et pour peu qu’elle soit un peu trop blanche, on se sent tout de suite encouragé.e.s à participer ! En réalité, il s’agit d’une récidive (Camp d’été décolonial de l’an dernier) et les organisatrices sont connues pour appartenir à la nébuleuse "féminisme différentialiste" par opposition au féminisme universaliste : (féminisme islamique, afro-féminisme, Parti des Indigènes de la République…). Cette mouvance de l’entre soi se revendique de l’intersectionnalité des luttes, concept intéressant s’il ne servait surtout à détourner les femmes des luttes féministes au profit d’autres agendas politiques.

. La Presse - Femmes autochtones disparues et assassinées
Pendant des années, on a réclamé une commission d’enquête fédérale sur les femmes autochtones disparues et assassinées. Mais avant même de s’être mise en route, elle dérape déjà. La déception est à la hauteur des attentes. Si le travail de la commission est mal expliqué et mal compris, c’est aussi parce qu’il est mal défini. En plus de devoir enquêter sur les femmes disparues et assassinées, le gouvernement Trudeau lui demande d’examiner de façon plus générale la violence faite aux femmes. En théorie, c’est logique – on analyse ainsi le problème dans sa globalité. Mais en pratique, cela mène la commission sur deux terrains différents : la sociologie (comment la pauvreté, la sous-scolarisation et d’autres facteurs rendent les femmes vulnérables) et la justice (comment les policiers et les conseils de bande combattent les agresseurs et réseaux de trafic humain).

. Huffington Post Québec - Petite histoire du cycloféminisme
L’histoire d’amour des femmes et des bicyclettes débute à la fin des années 1800, à l’époque des corsets et des jupes longues. Montées sur leur machine à deux roues, les suffragettes ont lancé une mode qui a des répercussions jusqu’à aujourd’hui. Le 27 juin 1894, à 11h du matin, Annie Cohen Kopchovsky quitte Boston pour entamer un tour du monde à bicyclette. L’Américaine d’origine lettone tente de relever le défi posé par deux riches bostoniens, qui affirment qu’aucune femme n’est capable d’accomplir un tel exploit. La jeune immigrante, mère de trois enfants, est décidée à prouver qu’ils ont tort. Mieux vêtue, ayant troqué sa bicyclette pour un modèle plus léger, Annie Londonderry complète son voyage le 25 septembre 1895. Elle devient du même coup la première femme à faire le tour du monde à vélo.

. France Info - Œil d’or à Cannes : le prix du meilleur documentaire décerné à Agnès Varda et JR pour "Visages, villages"
"Le jury a été (...) touché au coeur par ce film qui conte la considération de l’Autre à travers l’art", a affirmé sa présidente, l’actrice française Sandrine Bonnaire. Dans "Visages, villages", présenté hors compétition, le tandem Varda JR sillonne les routes de France à bord d’un camion photographique, allant à la rencontre d’habitants de villages délaissés. Au fil de leurs déambulations, le film progresse au gré des souvenirs d’Agnès Varda, qui se rend par exemple sur la tombe du photographe Henri Cartier-Bresson, et va aussi frapper à la porte du cinéaste Jean-Luc Godard en Suisse. Comme après la lecture de certains livres, il y a des films qui donnent l’impression de sortir de la salle de projection meilleur que quand on y est entré. C’est le cas de "Visages Villages". Au fil de la pérégrination des deux compères, se tisse devant nos yeux un lien entre eux et des inconnus. Plus de détails sur le film : Cannes. "Visages villages" d’Agnès Varda et JR, un road trip photographique revigorant.

. Les Nouvelles/News - Ces six réalisatrices primées à Cannes
Lors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes, dimanche 28 mai, les actrices ne se sont pas contentées de passer les plats : Diane Kruger a étrenné son premier prix d’interprétation pour son rôle dans In the Fade de Fatih Akin, où elle joue une mère vengeresse dans sa langue d’origine, l’allemand. Mais un prix d’interprétation féminine, il y en a tous les ans. En revanche un prix spécial du 70ème anniversaire du Festival a été créé pour Nicole Kidman, sans doute parce qu’elle était omniprésente à l’image cette année. Dans la seconde saison de la série de Jane Campion Top of the Lake ainsi que dans trois longs métrages en sélection officielle : Les Proies/, Mise à mort du Cerf sacré, et How to Talk to Girls at Party. Derrière la caméra, la réalisatrice de Les Proies, justement, a mis un terme à une très longue disette. Lauréate du Prix de la mise en scène, Sofia Coppola est la deuxième femme dans l’histoire du festival à obtenir cette récompense : la première depuis… 56 ans.

. Entre les lignes entre les mots - Pratique du pouvoir et idée de nature - L’appropriation des femmes (Colette Guillaumin)
Deux faits dominent l’exposé qui va suivre. Un fait matériel et un fait idéologique. Le premier est un rapport de pouvoir (je dis bien un "rapport", et non "le" pouvoir…) : le coup de force permanent qu’est l’appropriation de la classe des femmes par la classe des hommes. L’autre est un effet idéologique : l’idée de "nature", cette "nature" supposée rendre compte de ce que seraient les femmes. Dans la première partie, l’appropriation des femmes, on verra l’appropriation concrète, la réduction des femmes à l’état d’objet matériel. Dans une seconde partie, le discours de la nature1, on verra la forme idéologique que prend ce rapport, c’est-à-dire l’affirmation que les femmes sont "plus naturelles" que les hommes.

. Huffington Post Québec - Fausse accusation de viol ? Rétablissons les faits
Il faut d’abord faire une distinction importante entre les fausses allégations et les fausses accusations d’agression sexuelle. Lorsqu’une personne dévoile une agression sexuelle subie à son entourage ou la rapporte aux autorités judiciaires, il s’agit d’une allégation. Un témoignage au service de police est nécessaire pour la mise en accusation. Les fausses accusations d’agression sexuelle concernent pour leur part des situations où une personne fait l’objet d’accusations criminelles relativement à une ou des infractions de nature sexuelle, mais que les faits reprochés ne se sont pas produits. Les fausses accusations sont assurément moins fréquentes que les fausses allégations, puisqu’elles ont passé l’étape de l’enquête pour déterminer s’il y a matière à poursuite, notamment en fonction des preuves disponibles. Même si des chiffres très variables ont été avancés pour estimer la prévalence des fausses allégations d’agression sexuelle, la majorité des études rigoureuses dans le domaine rapportent des proportions de fausses allégations faites à la police par des adultes variant entre 2 et 10 %.

. La Gazette des femmes - Le slut-shaming
Temps de visionnement ? En moins de deux ! La série Quelques secondes pour comprendre, c’est des notions et des réalités sociales placées sous la loupe féministe et expliquées en plus ou moins une minute. Sans musique ni effets sonores, –idéal pour un visionnement discret dans les transports en commun ou dans les lieux publics , cette série signée Gazette des femmes entend informer sur des sujets actuels et secouer quelques idées reçues, au passage. Pour voir ou revoir notre première capsule, c’est ici : "La culture du viol en 64 secondes". Plus de détails sur le slut-shaming.

. CADTM - Ecoféminisme : pour un autre monde possible
Qu’est-ce que l’écoféminisme ? Je le comprends comme la rencontre entre la conscience féministe, écologiste, pacifiste et animaliste dans un XXIe siècle où il devient indispensable de revoir notre compréhension de la place de l’humanité sur notre terre. L’écoféminisme n’est pas seulement la conservation des espèces en voie de disparition. L’éco-féminisme allie la préoccupation pour la justice envers les humains à l’écologie sociale. Je dois, toutefois, souligner que je réponds à la question depuis ma proposition écoféministe. Mais il y a différentes manières de penser l’écoféminisme, certaines, par exemple, ne s’intéressent pas au sujet de "l’Autre animal". Ce que tout le monde partage est la préoccupation pour les sujets écologiques qui concernent surtout les femmes. Nous, les femmes, sommes vulnérables biologiquement et hormonalement aux produits toxiques utilisés actuellement, et nous sommes concernées autant comme consommatrices que productrices.

. Huffington Post Québec - Les cadenas sont dans nos têtes
En 2017, il n’y a en tout que 29% de femmes à l’Assemblée nationale, et bien qu’il y ait 12 jeunes hommes députés de moins de 40 ans, il n’y a actuellement qu’une députée dans cette tranche d’âge, soit mon ancienne camarade du Forum jeunesse du Bloc Québécois, Catherine Fournier. Après mûre réflexion, ma véritable hésitation à me lancer comme candidate était quelque chose qu’éprouvent typiquement de nombreuses femmes comme moi qui militent en politique. Alors que bien des hommes d’âge et de compétence semblables aux miens se seraient lancés pour la cause sans hésitation, moi, je m’étais rempli la tête d’insécurités. Ce n’est plus à prouver, l’environnement politique est injustement dur envers les jeunes femmes. Vu de l’extérieur, il ressemble à une arène où celui qui crie le plus fort, le plus agressif, le plus arrogant, le plus insensible est couronné roi.

. MaliActu - Esclavage sexuel : Le trafic des jeunes filles mauritaniennes vers l’Arabie saoudite
La pauvreté invite certains vices dans une société. En Mauritanie, des jeunes filles pré-pubescentes sont "mariées" à des riches saoudiens pour leurs seuls plaisirs sexuels. Aminetou Mint El Moctar, activiste mauritanienne pour les droits des femmes, a dénoncé la pratique des mariages des mineurs en tant que principal source du trafic des enfants. Les trafiquants abordent les familles pauvres et sans éducation. Ils proposent de marier leurs filles à des riches saoudiens. Une somme de plus de 14 millions de francs CFA et les promesses de meilleures opportunités pour les filles poussent les familles à accepter. Les intermédiaires sont habituellement associés à des agences de voyages locales. En réalité, ce sont des réseaux de trafic d’êtres humains. Les filles sont emmenées en Arabie saoudite par un membre de la famille ou par un agent désigné "tuteur".

. Le Devoir - Islamisme et terrorisme. Nos "pudeurs de gazelles"
Pour que ce terrorisme puisse agir aussi impunément, il ne suffit pas de recruter quelques têtes brûlées. Il faut d’abord une idéologie, celle de l’islamisme radical formulée depuis des décennies et largement diffusée par une armée de disciples. Il faut ensuite un terreau de fidèles capable de produire sans cesse de nouveaux combattants, de les soutenir ou simplement de les tolérer. La lutte contre Daesh ne saurait donc s’exonérer du combat contre cette idéologie et ce terreau. Sans eux, pas de terrorisme. La peur de l’"amalgame" ne peut justifier le silence ni le refus de questionner l’islam. Comment combattre en effet un ennemi qu’on ne nomme pas ? S’il fallait tirer une leçon de ce dernier attentat, c’est qu’il montre bien que le terrorisme islamique n’est en aucun cas le résultat de la misère des banlieues, de l’islamophobie, et encore moins de la laïcité, comme tant de bonnes âmes font mine de le croire.

. La Presse - Lutte à la pauvreté : où se trouvent les enfants les plus à risque ?
De toutes les régions du Québec, c’est à Montréal-Nord que l’on trouve la population d’enfants la plus à risque au chapitre de la pauvreté sociale et économique. Une étude qui sera rendue publique ce matin dans le cadre du 5e Symposium de pédiatrie sociale en communauté dresse une carte de la vulnérabilité infantile de tout le Québec. Des 30 quartiers ayant un indice de défavorisation socioéconomique chez les enfants parmi les plus élevés, 16 sont situés à Montréal. Il ne faut pas penser que parce que certaines collectivités semblent globalement plus fortunées qu’aucune pauvreté n’y existe, précise le professeur Tonino Esposito, auteur de la recherche. "Prenons par exemple Pierrefonds à Montréal. Cette région est très basse dans les indicateurs de défavorisation socioéconomique. Mais il y a pourtant des aires de diffusion sur ce territoire où la vulnérabilité est parmi les plus élevées de la province".

. Radio-Canada - Sereni-T, la rappeuse qui fait mordre la poussière aux hommes
Qui a dit que le rap était une affaire d’hommes ? Tamara Hector, alias Sereni-T, a prouvé qu’elle savait manier le verbe durant la End of the Weak, une compétition où des rappeurs improvisent des rimes lors d’un duel. Elle est la seule femme à avoir remporté cette épreuve, notamment grâce à sa persévérance, mais surtout grâce à son amour du rap. "J’aime la poésie depuis que je suis jeune, et puis le [l’acronyme] rap, ça veut dire rythme avec la poésie" , rappelle-t-elle. La scène rap est généralement un milieu masculin qui vient parfois avec son lot de sexisme. Ce contexte n’a pourtant pas empêché Sereni-T de prendre le micro sur scène. Pionnière des compétitions québécoises où s’affrontent a cappella des rappeurs, Sereni-T remarque que de plus en plus de femmes se démarquent à ces événements. "Je sens [que le milieu du rap] est macho, il y a beaucoup d’ego, mais présentement, les gens ouvrent leur cœur et leurs yeux. Les femmes sont présentement en train de devenir meilleures que les hommes."

. France Inter - La première défaite de ces législatives, c’est la parité
Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a dénoncé mardi une quasi stagnation du nombre de femmes investies aux législatives et le non-respect de la parité. Avec 3 344 candidates investies par les partis, le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) dénonce un taux de 42,4% de femmes investies. C’est mieux qu’en 2012 (40%) et en 2007 (41,6%) mais ce n’est pas encore les 50%, ce qui est pourtant incité dans la loi. Pour être respectée, la règle des 50% de femmes investies est assortie de contraintes légales et de retenues financières. Des sanctions insuffisantes, relève le HCE.

. Le Devoir - Nicole LeBlanc, libre jusqu’au bout
La comédienne Nicole LeBlanc est décédée mardi soir, entourée des siens, des suites d’un cancer des os. Née à Maria, Gaspésie, en 1941, l’actrice a marqué l’imaginaire du public québécois par son jeu authentique et ses personnages de femmes fortes. Sa grande amie Pauline Martin se souvient de Nicole LeBlanc comme d’une artiste à part entière. "Nicole dessinait énormément et magnifiquement bien ; elle écrivait bien, elle avait une calligraphie extraordinaire. Elle avait une collection de tableaux, de masques. C’était une dévoreuse de livres. Elle avait un rapport vrai avec la culture, mais elle n’étendait pas sa culture comme d’autres le font de la confiture. Elle était réellement cultivée. Elle avait aussi quelque chose d’extrêmement audacieux et de très libre. Elle portait des chapeaux extravagants qu’elle assumait totalement. Le mot liberté lui colle extrêmement bien."

. L’édition du soir - Le foot bientôt conquis par les femmes arbitres
Bibiana Steinhaus sera la saison prochaine la première femme à arbitrer des matchs de Bundesliga, le plus haut niveau de football en Allemagne. À 38 ans, Bibiana Steinhaus n’arrive pas comme une fleur au plus haut niveau du football allemand. Celle qui arbitre depuis 1999 a d’abord appris le métier chez les féminines. Elle a officié dans les plus grandes compétitions nationales et internationales du football féminin, tel que la Coupe du monde ou les Jeux olympique. Puis elle a basculé dans le monde des hommes, où elle fut la première femme allemande à prendre le sifflet pour un match de division 2. La véritable pionnière du genre est une Suisse : Nicole Petignat. Elle fut la première femme arbitre d’une rencontre masculine de haut niveau. En France, il y a aussi des femmes arbitres, et depuis déjà un certain temps. Mais elles ont du mal à exister dans un monde souvent réputé sexiste. Et dans les autres sports ?

. La Presse - Au déclin de ma vie, ma plus grande déception
En tant qu’octogénaire et ancienne religieuse, j’ai été témoin du fondamentalisme religieux, de la propagande religieuse, de l’endoctrinement et de leurs conséquences. Ensuite, j’ai eu la joie de voir, dans les années 1980 à 2007, monter une sécularisation et j’ai cru voir la laïcité s’installer comme une fraîcheur et une liberté qui faisaient du bien. Cette laïcité valorisait ainsi la vie à partir de la vie elle-même et non en regard de la mort et de l’après-vie. Par la laïcité qui unit, alors que les religions divisent, il devenait alors possible de redonner à l’homme toute sa dignité en voie d’un savoir, d’une science, et d’un mieux-vivre ensemble, tous en progression.

. TV5 - Un deuxième mandat pour le président Rohani : une bonne nouvelle pour les Iraniennes ?
Lors de son premier mandat, le président Hassan Rohani n’a pas réussi à tenir sa promesse de créer un ministère des Droits des femmes. Reconduit pour un second mandat, les attentes sont multiples. Car si les Iraniennes sont un peu plus présentes dans la vie politique, leur statut ne s’est guère amélioré et les interdits restent nombreux. Le voile islamique, pourtant largement rejeté par des jeunes Iraniennes, notamment issues des classes moyennes et aisées, reste obligatoire. Des brigades spéciales de la police partent chaque jour en chasse aux contrevenantes, qui sont passibles d’une amende, de prison ou d’un châtiment corporel, parfois plusieurs dizaines de coups de fouet. Toujours plus de fillettes, âgées de 10 ans ou moins, continuent à être mariées de force, dénonce le Comité des enfants de l’ONU, qui s’insurge contre les relations sexuelles tolérées impliquant des fillettes de 9 ans. Des mineures sont également condamnées à la peine de mort.

. La Presse - Le sexe des juges
Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Trudeau, en octobre 2015, la majorité des postes de juges de nomination fédérale (cours supérieures des provinces et territoires, cours d’appel, Cour fédérale, Cour d’appel fédérale et Cour canadienne de l’impôt) vacants on été comblés par des femmes. Au total, 60% de ces nouveaux juges sont de sexe féminin, alors que seulement 42% des demandes d’emploi provenaient de femmes, indiquent les données fournies par le Commissariat à la magistrature fédérale Canada. Ces proportions ne sont pas passées inaperçues. Certains, dans le milieu canadien du droit, se demandent si le gouvernement ne met pas trop l’accent sur le genre, et si on n’est pas passé à côté des meilleurs candidats, signalait récemment le Globe and Mail. C’était prévisible : la compétence est toujours la première objection soulevée lorsqu’il s’agit d’augmenter la représentativité d’un groupe. Dans le cas des juges de nomination fédérale, toutefois, cette inquiétude paraît bien exagérée.

. Irréductiblement féministe - Féministes ? Ma Chapelle oui !
Dans le quartier du métro La Chapelle dans le 18ème arrondissement de Paris, depuis longtemps la vie est compliquée. Les habitants se débrouillent comme ils peuvent avec leur environnement. Là comme ailleurs, ce sont les populations les plus vulnérables, en particulier les femmes, qui trinquent le plus. Et pourtant, il est des féministes pour douter et même critiquer, ridiculiser celles et ceux qui refusent de subir une telle situation. Au prétexte qu’il ne faut pas stigmatiser une population, une communauté, une religion, les migrants, des féministes sont dans le déni des réalités et contestent aux femmes en danger le droit de se défendre. Les classes moyennes quittent le quartier, toutes les femmes ou presque qui sont amenées à y rester subissent la domination masculine la plus caricaturale qui soit, mais non, il faudrait se taire et les laisser vivre un cauchemar quotidien pour ne stigmatiser ni ne gêner personne.

. Slate France - Les cibles de l’attentat étaient jeunes et c’était des femmes
En ciblant une star de la pop américaine dont le public est principalement jeune et féminin, l’attentat de Manchester envoie un message clair. L’auteur ou les auteurs de cet attentat ont attaqué une cible bien particulière, au même titre que celui d’Orlando avait visé des homosexuels. La terreur visait cette fois une catégorie de population particulièrement opprimée par les défenseurs d’un extrémisme qui a la liberté des femmes en horreur et une vision de l’humanité à domination masculine et où les femmes n’ont droit ni à la liberté, ni à la sexualité autre que soumise et cachée.

. Europe 1 - Virginie Despentes : "Je ne pense pas avoir de place dans le monde"
Un événement. Virginie Despentes, l’auteure d’Apocalypse bébé (prix Renaudot, 2010) clôt, sans faiblir, sa trilogie Vernon Subutex. sur la fin d’un monde. Comment vieillir dans l’univers du rock et du porno ? Il paraît que la quantité moyenne d’eau contenue dans un organisme adulte est de 65%. Virginie Despentes est constituée à 65% de colère et de timidité. On ne sait pas ce qui a prévalu en premier. La timidité : on ne réussit pas à formuler tout ce que l’on aimerait dire et alors la colère gronde. La colère : on ressent trop de choses fortes pour pouvoir les exprimer et alors la timidité grandit. L’une ou l’autre.

. La Presse - Égalité femmes-hommes. Au pied du mur
Le Québec a certes des services publics plus efficaces que les États-Unis, mais nous vivons dans le même monde. Ici et aux États-Unis, la politique est comme le dos d’un canard, et n’absorbe plus, comme elle l’a déjà fait, les demandes des femmes. Alors que plusieurs signes sont là qui démontrent la forte menace du statu quo. Dans ce monde, le pouvoir passe par l’argent et la politique, mais 50% de la population mondiale est laissée pour compte : les secteurs névralgiques des nouvelles technologies (93% des start-ups américaines sont menées par des hommes, clame The Economist), et de l’intelligence artificielle, les grands chantiers de construction et d’infrastructures, la mondialisation de la finance, sont des domaines où les hommes sont rois, et les femmes reléguées dans un second rôle. La politique ne parvient pas à les intégrer, et la justice tarde à se moderniser pour assurer leur sécurité. optimisme faiblit devant l’ampleur de la tâche. Sommes-nous assez organisées pour faire tourner le vent ? Oui, nous féministes, avons des voix fortes, amplifiées par les réseaux sociaux, mais politiquement, qu’est-ce qui change ?

. Slate Afrique - Afrique du Sud : manifestation contre les violences faites aux femmes
Ces derniers jours, plusieurs meurtres de femmes ou de fillettes, souvent assortis de viols, ont fait la une de l’actualité en Afrique du Sud, qui détient un des plus forts taux de criminalité au monde. Selon de récentes statistiques officielles, une femme y meurt sous les coups d’un proche toutes les huit heures et une femme sur cinq y subit au moins une agression violente dans sa vie. Le président Jacob Zuma s’est rendu jeudi au domicile des parents d’une fillette de 3 ans tuée et violée, pour dénoncer ce phénomène. Rassemblés à l’appel d’un collectif baptisé "#pas en mon nom", les manifestants ont parcouru les rues de la capitale sud-africaine derrière une femme symboliquement vêtue de blanc. "Nous devons maintenant assumer la responsabilité collective de nos actes honteux", "arrêtez ça, s’il vous plaît" ou "je suis un père, un frère et un oncle aimant", proclamaient les pancartes arborées par la foule, largement masculine.

. Le Journal de Montréal - Trump, le Saoudien
L’image de Donald Trump, vendeur d’armes, qui fait la génuflexion devant le roi Salmane d’Arabie Saoudite, ne peut pas nous faire oublier celle de Donald Trump, le candidat et président des États-Unis qui a embrasé la planète par ses déclarations incendiaires contre l’islam et les musulmans. Qui a mis Daech et Al-Qaïda au monde sinon l’Arabie saoudite ? Daech s’abreuve aux mêmes sources idéologiques du salafisme saoudien. Comme l’Arabie saoudite, il applique la charia, pratique la décapitation, la lapidation, la flagellation, le massacre des chiites, l’esclavage des femmes et la torture. L’Arabie saoudite a une longueur d’avance, car depuis les années 1970, elle finance, dans les pays musulmans et en Occident, une impressionnante infrastructure de prédication et de propagation du salafisme violent.

. Le Devoir - Diane Ducret, romancière à la défense des femmes libres
C’est un épisode peu connu de l’histoire de la France. Sur l’ordre du gouvernement, près de 5000 femmes sans enfant sont entassées au Vélodrome d’Hiver à Paris. Pour la plupart des réfugiées. Beaucoup ont fui la guerre et le régime nazi en Allemagne. Nous sommes en mai 1940. Deux ans avant la tristement célèbre rafle du Vel d’Hiv, où plus de 13 000 juifs seront rassemblés sur décision du régime de Vichy en vue d’être déportés dans les camps de la mort.On appelle ces femmes les indésirables, on se méfie de ces étrangères. Bientôt, plusieurs d’entre elles, Juives et Aryennes entremêlées, se retrouveront dans un camp de détention français, au milieu des Pyrénées. Le camp de Gurs. Au fait, pourquoi la rafle de mai 1940, dont faisaient partie notamment la philosophe Hannah Arendt de même que la maîtresse du poète Rilke, celle du peintre Soutine et plusieurs artistes de Montparnasse, concernait-elle seulement des femmes sans enfant ?

. La Presse - Traite des femmes durant le Grand Prix : Montréal commande une étude
Se disant préoccupé par les nombreux reportages qui témoignent du phénomène chaque année, le maire Denis Coderre dit avoir discuté de la situation avec les premiers ministres Justin Trudeau et Philippe Couillard. "Depuis de nombreuses années, des critiques fusent pour dénoncer que des activités criminelles en lien avec la traite des femmes et des filles auraient lieu durant cet événement. Si cette situation s’avérait, elle ne pourrait d’aucune façon être tolérée par mon administration", a dit le maire, par communiqué. Le mandat du Conseil des Montréalaises sera "d’aider l’administration municipale à évaluer l’existence et l’ampleur du phénomène de la traite des femmes et des filles lors du Grand Prix du Canada de Formule 1". Montréal donne trois ans au Conseil pour "accumuler le maximum de données et d’observations possibles".

. Elle - La disparition du ministère des Droits des femmes agace les féministes et on vous explique pourquoi
"Vous Président, combien de femmes souhaitez-vous voir au gouvernement ?" C’est la question que nous avions posée à Emmanuel Macron en mars dernier, quand nous l’avions rencontré comme d’autres candidats à la présidentielle. Sa réponse ? "Je m’engage à la parité. Et à instaurer un ministère des Droits des femmes." Mercredi après-midi, de nombreuses Françaises ont écarquillé les yeux en découvrant que ce ministère des Droits des femmes n’existerait plus. À la place, un secrétariat d’État à l’égalité femmes-hommes, avec à sa tête la féministe Marlène Schiappa, et qui dépendra directement du Premier ministre, "ce qui garantit en théorie des moyens importants, selon Osez le féminisme. Mais Édouard Philippe accordant peu de considération à cette question, nous sommes très dubitatives." Les effronté-e-s : "Rétrograder le ministère au rang de secrétariat d’État est un signal politique extrêmement négatif, rendant de fait la cause des droits des femmes moins importante que bien d’autres qui ont droit à des Ministères."

. La Croix - Présidentielle en Iran : les femmes à l’offensive
En Iran, la question des droits à la citoyenneté pleine des femmes est devenue un enjeu politique majeur et un défi que les femmes ont à relever face à un régime fondé sur les inégalités entre les hommes et les femmes. C’est dans cette optique que 137 d’entre elles ont saisi l’occasion de la présidentielle du 19 mai 2017 pour se porter candidates. Parmi elles figurait Azam Taleqani, la fille de l’Ayatollah révolutionnaire Mahmoud Taleqani, qui a été la première en 1997 des huit femmes qui ont concouru à la magistrature suprême. Souffrante, elle s’est déplacée cette année avec un déambulateur pour renouveler son défi au pouvoir du très conservateur Conseil de surveillance, nommé par le Guide, qui habilite des candidats à toutes les élections et veille à la compatibilité des lois votées par le Parlement avec l’islam et la Constitution. Azam Taleqani s’est fait l’écho du mécontentement des Iraniennes, dénonçant avec force les tentatives des ultra-conservateurs d’exclure les femmes de la vie politique et ainsi de les enterrer vivantes.

. Daily Geek Show - 7 femmes qui méritaient le prix Nobel mais dont le travail a été volé par des hommes
Dans la série des injustices, il existe celles de certaines femmes scientifiques. Ayant pourtant fait avancer le monde, elles n’ont jamais reçu de prix Nobel pour leurs travaux. Au fil des années et à travers le globe, les scientifiques féminines ont été nombreuses à avoir été « oubliées », afin de conserver une « élite masculine » dans les sciences. Soyons honnêtes, outre Marie Curie décorée par deux fois (1903 et 1911), bien malin sera celui qui pourra en citer d’autres. Et pour cause, depuis sa première attribution en 1901, seules 49 femmes se sont vues récompensées, contre 833 hommes. Elles sont majoritairement reconnues dans les domaines de la paix et de la littérature. Le contexte historique explique beaucoup cette telle différence. En effet, les femmes avaient peu accès au domaine scientifique au début du XXe siècle. Depuis 1976, la tendance tend à corriger cette injustice. Néanmoins, de nombreuses femmes resteront à jamais dans l’ombre.

. La Presse - La Suède abandonne les poursuites pour viol contre Julian Assange
Devant la presse à Stockholm, la procureure Marianne Ny a annoncé avoir "décidé de classer sans suite l’enquête pour viol présumé contre Julian Assange" et requis la levée du mandat d’arrêt européen qu’il tentait depuis 2010 de faire annuler. La magistrate a expliqué avoir jeté l’éponge en raison de l’inefficacité d’une procédure exceptionnellement longue et non pas à la lumière de faits nouveaux sur le fond de l’affaire. "Toutes les possibilités de faire avancer l’enquête ont été épuisées [...] et il n’apparaît plus proportionné de maintenir la demande de placement en détention provisoire par défaut de Julian Assange ni le mandat d’arrêt européen", a-t-elle fait valoir dans ses réquisitions. La plaignante suédoise voit l’abandon des poursuites comme "un scandale" et, "choquée", elle maintient ses accusations, a affirmé son avocate, Elisabeth Fritz. "C’est un scandale qu’un violeur présumé puisse échapper à la Justice et par là éviter les tribunaux. Il existe des preuves dans ce dossier et ces preuves auraient dû être examinées lors d’un procès".

. TRADFEM - Voici comment ils ont brisé nos grands-mères
L’Église catholique inventa les sorcières, disant que des femmes adoraient le diable et avaient des relations sexuelles avec lui. Comme l’explique Sylvia Federici dans son livre, Caliban et la sorcière, les autorités laïques ont finalement inventé une stratégie gagnante, celle de donner aux hommes tout ce que les femmes possédaient, y compris les femmes elles-mêmes. Les fonctionnaires n’ont pas oublié de rendre compte de la valeur économique du travail des femmes ; ils l’ont plutôt explicitement retranchée de leurs comptes économiques, en déclarant à l’ère des enclosures que tout ce travail n’avait aucune valeur. Les artisans masculins ont coordonné des boycotts de leurs concurrentes et de tous les hommes qui collaboraient avec elles. Les femmes qui persistaient à tenter de pratiquer des métiers publics étaient harcelées, qualifiées de "prostituées" ou "sorcières", et étaient même agressées en toute immunité. Finalement, être seule dans l’espace public pour une femme est presque devenu synonyme d’être présumée sorcière ou prostituée.

. Le Parisien - Paris : les femmes chassées des rues dans le quartier Chapelle-Pajol
Des femmes de ce quartier de l’est parisien se plaignent de ne pas pouvoir se déplacer sans essuyer des remarques et des insultes de la part des hommes. Ce sont plusieurs centaines de mètres carrés de bitume abandonnés aux seuls hommes, et où les femmes n’ont plus droit de cité. Cafés, bars et restaurants leur sont interdits. Comme les trottoirs, la station de métro et les squares. Depuis plus d’un an, le quartier Chapelle-Pajol (Xe- XVIIIe), a totalement changé de physionomie : des groupes de dizaines d’hommes seuls, vendeurs à la sauvette, dealeurs, migrants et passeurs, tiennent les rues, harcelant les femmes. Révoltées, les habitantes du quartier ont décidé de lancer une vaste pétition pour dénoncer la situation. Et un quotidien de plus en plus oppressant. Celui des jeunes filles, qui ne peuvent plus sortir seules, porter une jupe ou un pantalon trop près du corps sans recevoir une bordée d’injures

. Nouvel Obs - Françoise Nyssen : enfin une (vraie) ministre de la Culture
Bonne nouvelle : la Culture est confiée à une femme de culture, et qui a lu Modiano. Ça nous change. C’est d’ailleurs la première fois qu’une éditrice est appelée à occuper, rue de Valois, le fauteuil d’André Malraux. Et pas une éditrice parisienne. Née à Bruxelles, licenciée en chimie, installée à Arles, peu suspecte d’avoir jamais fréquenté les lieux de pouvoir, plus gandoura marocaine que tailleur Vuitton et miel toutes fleurs que macarons Ladurée, Françoise Nyssen, 65 ans, la patronne d’Actes Sud, n’a pas seulement transformé la petite maison d’édition, que son père, Hubert Nyssen, avait créée en 1978, dans une bergerie du Paradou, en institution prospère (11.000 titres au catalogue, 500 par an, et 217 employés). Elle y a aussi publié le meilleur de la littérature contemporaine.

. L’Actualité - Formation sur les agressions sexuelles : le Conseil de la magistrature s’inquiète
Le Conseil canadien de la magistrature craint que l’indépendance des juges ne soit compromise par la formation envisagée par Ottawa pour aider les magistrats à entendre les causes d’agressions sexuelles. Le conseil s’oppose à ce que cette formation particulière soit élaborée notamment par des victimes et des organismes de soutien. Ces cours aux aspirants juges et aux magistrats nommés par Ottawa ont été suggérés par la chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, dans son projet de loi d’initiative parlementaire. Le projet de loi C-337 a été adopté à l’unanimité mardi en troisième lecture aux Communes, et transmis au Sénat pour étude. S’il était adopté, le projet de loi C-337 prévoirait que tous les avocats nommés juges devraient d’abord suivre « un cours de perfectionnement à jour et complet sur le droit relatif aux agressions sexuelles ».

. Le Monde - La composition du gouvernement ne remplit pas toutes les promesses du candidat Macron
Durant la campagne pour la présidentielle, le candidat d’En marche ! avait formulé plusieurs promesses sur sa future équipe gouvernementale… dont certaines ont été "oubliées". La parité est respectée mais une distribution toujours inégale. En comptant le premier ministre, le gouvernement compte douze hommes et 11 femmes. Mais parmi ces dernières, huit seulement sont ministres de plein exercice (neuf avec Marielle de Sarnez, qui est ministre auprès d’un ministre). Une seule a un portefeuille régalien : Sylvie Goulard, aux armées. Le 28 avril, Emmanuel Macron affirmait qu’il y aurait un ministère plein et entier des droits des femmes. Il faut croire que des arbitrages ont été faits entre-temps : le ministère est devenu un secrétariat d’État (Marlène Schiappa est chargée de l’égalité des femmes et des hommes), provoquant de vives déceptions chez les associations et les militantes.

. Gazette des femmes - Cesser de banaliser la violence sexuelle
Pourquoi faut-il encore éduquer la population à ce sujet, me direz-vous ? Parce que l’actualité nous donne tristement raison : il y a quelques jours à peine, on a condamné trois jeunes hommes pour un viol collectif, tandis qu’un réseau d’échange de photos intimes de 15 mineures (sans leur consentement) par des garçons d’une école secondaire a été démantelé. Ce qui ressort pourtant de ces faits très graves ? Ceci : les jeunes filles l’ont-elles cherché ? C’est aberrant de constater qu’en 2017, il demeure nécessaire de créer des campagnes de sensibilisation pour révéler aux gens les différents visages du harcèlement sexuel. Parce qu’on banalise et minimise son impact et que, souvent, on ne croit pas la personne qui en est victime. Parce qu’on nous a inculqué que les hommes sont des êtres sexuellement insatiables, aux pulsions difficilement contrôlables, et qu’en les côtoyant, il faut s’attendre à ce genre de comportement.

. La Tribune - "Onward Together" : la déclaration de guerre d’Hillary Clinton à Donald Trump
Hillary Clinton a annoncé ce lundi 15 mai le lancement de son nouveau projet "Onward Together", consécutif à sa défaite lors de l’élection présidentielle américaine de novembre 2016. La Démocrate veut encourager les citoyens américains à se mobiliser et à participer dans sa lutte contre son adversaire : le président Donald Trump. "Résistez, insistez, persistez, engagez-vous." C’est le slogan du nouveau parti politique "Onward Together", soit en français "En avant ensemble. Cette organisation a pour objectif de soutenir l’engagement politique des citoyens. "Ces derniers mois, nous avons vu ce qui était possible lorsque les gens se rassemblent pour lutter contre le harcèlement, la haine, les mensonges et la division, et se battent pour une Amérique plus juste et plus inclusive", explique Clinton

. L’Étudiant - L’homophobie, une discrimination à combattre
À l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, retour sur la définition et les conséquences de ce harcèlement, qui peut commencer dès le plus jeune âge. Le terme homophobie, apparu dans les années 1970 désigne la peur, le rejet ou l’aversion, souvent sous la forme d’attitudes stigmatisantes, de comportements discriminatoires, par des discours ou de la violence physique envers les personnes (ou identifiées comme telles) lesbiennes (lesbophobie), homosexuelles (homophobie), bisexuelles (biphobie) ou transgenres (transphobie). On parle plus globalement de LGBT-phobie. Cela s’apparente à la condamnation de l’homosexualité. Est ainsi homophobe toute organisation ou tout individu rejetant l’homosexualité, les homosexuel(le)s et ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu’aux hétérosexuel(le)s. L’homophobie est donc un rejet de la différence, au même titre que la xénophobie, le racisme, le sexisme, les discriminations sociales, liée aux croyances religieuses, aux handicaps, etc.

. La Presse - Les paroles invisibles
Dans un numéro spécial consacré à la littérature autochtone, Hal Niedzviecki banalisait le concept d’appropriation culturelle en en vantant les mérites et en disant que l’on devrait inventer un prix pour honorer les oeuvres d’auteurs qui s’approprient des histoires qui ne sont pas les leurs. Des écrivains autochtones, qui connaissent trop bien la douleur de la dépossession et dont les ancêtres ont été arrachés à leurs terres, à leur langue et à leur culture, se sont sentis insultés par ses propos. L’auteure innue, Natasha Kanapé Fontaine, explique bien comment on a fabriqué une "amnésie collective" en rayant la présence autochtone de l’histoire du pays. "Une amnésie programmée par les gouvernements. Et nous, nous vivons avec cette idée : d’être effacés, oubliés, incarcérés..." » Le pouvoir colonial voulait "tuer l’Indien dans l’enfant", rien de moins. Les peuples autochtones portent en eux les cicatrices de cette histoire oubliée.

. L’Express - Mises sous pression, des Japonaises forcées de tourner dans des films X
Chantage, manipulation, harcèlement... Des compagnies de production pornographique mettent la pression à de jeunes japonaises pour les pousser vers le X. Quels moyens ces compagnies utilisent-elles pour pousser de jeunes femmes, qui ne sont a prioripas intéressées par l’industrie du porno, à tourner dans des films X ? Pour Kurumin Aroma, ce sont les demandes insistantes et à répétition qui ont servi de moyen de pression. Au cours d’un entretien avec une société de production de divertissement, la jeune femme se voit proposer un contrat indiquant qu’elle devrait enlever ses vêtements pendant une séance photo. "C’est la première fois que l’on me parlait de nudité," raconte-t-elle. Au cours des mois suivants, la demande change : l’agence lui demande désormais, de manière répétitive et importante, de tourner dans un film pornographique. Au Japon, Kurumin Aroma n’est pas un cas isolé.

. TV5 - Cinéma : derrière la caméra, la place des femmes à réinventer
Malgré une forte présence des femmes sur les plateaux français, peu d’entre elles exercent des métiers techniques en relation directe avec la caméra. Pourtant, en 2017, les filles sont de plus en plus nombreuses à étudier ces professions. Alors comment expliquer ce faible taux de féminisation ? Les inégalités d’accès à l’emploi constatées par l’EWA (European Women’s Audiovisual), un réseau européen qui promeut une meilleure représentation des femmes dans le secteur audiovisuel) n’interpellent guère les professionnels du secteur. Seuls 30% des techniciennes et 37% des techniciens français sondés par l’EWA estiment qu’il existe des inégalités femmes-hommes à l’embauche. Le taux le plus bas parmi les sept pays sondés (Allemagne, Autriche, Croatie, France, Italie, Royaume-Uni et Suède). Un pourcentage qui dénote, y compris chez les femmes, une méconnaissance, voire un déni, des discriminations liées au genre.

. Le Devoir - Le sexisme révélé, un gazouillis à la fois
Des dizaines d’écrivaines créent un bêtisier sur les préjugés tenaces en littérature. Il y a encore de belles gifles qui se perdent. C’est ce qu’on se dit en lisant la série de perles mi-vaches, mi-drôles, certainement mi-amères, rapportées depuis avril par une pléiade d’auteures de tous azimuts. Des perles faites de préjugés et stupidités qu’on a pu leur dire, toutes liées par le collier Twitter #ThingsOnlyWomenWritersHear (Ces choses que seules les auteures entendent), qui ne cesse de s’allonger. S. E. Hinton, Molly Harper, Jami Attenberg et l’historienne Joanne Freeman ne sont que quelques-unes des auteures venues rire et se délester, en 140 caractères, du sexisme ordinaire qu’elles subissent. C’est la Britannique Joanne Harris qui a planté le germe de cette conversation numérique, sans savoir qu’elle s’épanouirait en tant de branchillons.

. Marianne - Vouliez-vous vraiment une Première ministre, monsieur Macron ?
Emmanuel Macron a nommé ce lundi 15 mai Edouard Philippe au poste de Premier ministre. Celui qui a clamé durant sa campagne qu’une femme à Matignon serait son "souhait", n’a visiblement pas trouvé plus "compétente" ou "expérimentée" que le maire du Havre... La Première ministre est donc un homme. Le "souhait" et la "volonté" d’Emmanuel Macron de nommer une femme n’ont manifestement pas rencontré une "expérience" ni de "compétences" féminines à la hauteur. Ou, à l’inverse, les compétences et l’expérience d’Edouard Philippe ont suffi à évincer celles de toutes ses concurrentes. Sachant qu’il n’est député que depuis 2012 et que la plus grosse fonction exécutive qu’il ait occupée soit la mairie du Havre depuis 2010, on comprend qu’aucune n’ait fait le poids… Lire aussi dans Osez le féminisme : "Édouard Philippe Premier Ministre, marche arrière sur l’égalité femmes-hommes ?"

. Radio-Canada - L’intimidation et le harcèlement toujours présents à la GRC, selon un rapport
L’intimidation et le harcèlement en milieu de travail demeurent des phénomènes bien présents au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), conclut un rapport qui appelle à d’importants changements dans la gouvernance de la police fédérale. Ottawa a réagi en se disant "fermement résolu" à régler ce problème qui mine la GRC depuis des années. La Commission civile d’examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC reproche à la direction du corps policier de manquer de volonté et de capacités pour que ces problèmes se règlent. La Commission recommande dans son rapport final "que la GRC se dote d’enquêteurs administratifs (qui ne sont pas des membres en uniforme) qualifiés, compétents, spécialisés et indépendants de la chaîne de commandement qui seront chargés de mener les enquêtes sur les plaintes de harcèlement".

. Philomag - Les femmes, les féminismes et le Président
On a beaucoup discuté du contre-sens féministe que représentait la qualification d’une certaine femme au second tour de l’élection présidentielle, on a abondamment commenté l’âge d’une certaine autre présente aux côtés du candidat élu, mais a-t-on assez parlé du commun des citoyennes, de leurs attentes en matière de parité, d’égalité et de lutte contre le sexisme ? Si on en juge par les thèmes qui ont été au centre des débats et des discours de tous bords, certainement pas. Des promesses ont été faites cependant et nous savons désormais quelles sont celles qui sont susceptibles d’être transformées en mesures et en actions. D’où quelques questions qu’il est temps de poser : l’élection d’Emmanuel Macron est-elle une bonne nouvelle pour les droits des femmes ? de quel féminisme entend-il être le propagateur ? peut-on espérer plus que les annonces de bon sens contenues dans le programme d’En Marche ?

. La Presse - La réforme-santé ‘Trumpcare’ accusée de viser surtout les femmes
La réforme du système de santé baptisée "Trumpcare", adoptée à la Chambre des représentants, est vertement critiquée et qualifiée d’agression contre les femmes par nombre d’experts, assureurs, médecins et militants, même si le texte devrait être édulcoré au Sénat. Le Congrès américain des obstétriciens et gynécologues (ACOG) dénonce "une attaque contre la santé des femmes", qui "décime l’accès aux soins des patientes à bas revenus". Il fustige le choix donné aux Etats de ne plus couvrir des soins essentiels comme les maternités, ou les nouvelles "barrières à l’avortement". Les assureurs aussi se montrent critiques : Pat Salas, présidente de l’organisme de conseil en assurance SBHIS, estime que "les femmes et les enfants qui n’avaient pas de couverture santé avant (la loi santé d’Obama) vont être les premiers touchés".

. Le Courrier du Vietnam - Clôture du 27ème Sommet mondial des femmes
Le 27ème Sommet mondial des femmes s’est clôturé samedi, à Tokyo, au Japon, après trois jours de travail sur le thème "Promouvoir la doctrine économique des femmes : augmenter les opportunités des femmes". Dans son allocution prononcée lors de la cérémonie de clôture, la vice-présidente du Vietnam, Dang Thi Ngoc Thinh, a apprécié les séances de discussions au Sommet, ainsi que la participation active des femmes politiques et des femmes d’affaires de nombreux pays dans le monde. Le Sommet mondial des femmes à Tokyo au Japon a attiré la participation de 1.300 délégués venus de 62 pays, dont des dirigeants de l’État, du gouvernement, des organisations des femmes et des femmes d’affaires.

. Hypathie - Pour en finir avec "même pas foutue de te trouver un mec" !
Grossiers, mal élevés, l’insulte à la bouche, les insultes proférées sur mon passage, c’est l’histoire de ma vie, mais maintenant, c’est devant chez moi. Le sexisme et la haine des femmes n’ont pas de fond. Donc, il FAUDRAIT se trouver un mec ? Et je n’en serais pas capable ? On nage en pleine science-fiction. Niveau cheptel, aucune pénurie. Des mecs, il y en a absolument partout : dans les rues, dans les entreprises, dans les cinémas, au boulot, même dans le désert et au sommet de l’Everest. Et on n’en trouverait pas ? Non, je n’ai jamais cherché à me conformer à la vision de ce "qui est correct" pour une femme en aliénant ma liberté. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas eu ou n’ai pas de compagnons et d’amis de cœur, et sans chercher, en plus. Mais chacun dans sa chacunière, je ne suis pas une princesse transformable en ménagère à balai dès le lendemain de l’union, je fais mes choix politiques et prophylactiques, librement.

. TV5 - Le fabuleux destin d’Alexandra David-Néel
Pour tous les aventuriers modernes, Alexandra David-Néel est ce modèle infatigable de femme éprise de liberté. Le Musée Guimet lui rend hommage avec l’exposition « Alexandra David-Néel : Une aventurière au musée », jusqu’au 22 mai. À travers de nombreux récits, cette orientaliste de terrain a su transmettre les fondements du bouddhisme tibétain aux sociétés occidentales. Le chemin d’Alexandra vers la sagesse ne fut pas de tout repos. "Tibet en tête" et sans jamais renoncer, cette femme hors du commun a poursuivi son éveil. Retenez 10 moments clés de la vie extraordinaire de la plus grande exploratrice du XXe siècle. Anarchiste, curieuse, féministe, elle est aussi chanteuse lyrique. Pendant ses études à Londres, elle commence à s’intéresser aux philosophies orientales. En quête de vérité, elle s’intéresse à tout. Proche du géographe Elisée Reclus, elle développe progressivement ses convictions et rédige un essai si contestataire que personne ne veut le publier.

. Konbini - En France, les webzines féministes n’ont jamais été aussi nombreux
De plus en plus de plateformes émergent des entrailles du Web dans le but de mettre en lumière une nouvelle génération de femmes créatives, sportives ou militantes (voire, bien souvent, les trois à la fois). Elles s’appellent Alison Beckner, Rebecca Amsellem ou Chloé Bonnard et elles ont toutes, chacune à leur façon, choisi de promouvoir la créativité, la force, la beauté, et la combativité d’une multitude de femmes issues des quatre coins du globe. S’inscrivant dans la lignée de Cheek Magazine, ces jeunes Françaises ont ainsi fait de cet infini espace qu’est l’Internet un terrain d’expression sans limite, sur lequel elles présentent chaque semaine de nouvelles figures inspirantes, font le point sur la condition de la femme à travers le monde et s’imposent en première ligne du combat pour l’égalité des sexes. On fait les présentations.

. The Conversation - Quand la série "13 Reasons Why" nous plonge au sein du harcèlement genré
La série télé états-unienne 13 Reasons Why, diffusée depuis le 31 mars 2017 sur Netflix, a fait couler beaucoup d’encre et a été notamment pointée du doigt par des autorités scolaires aux États-Unis et au Canada pour la façon dont elle aborde les sujets sensibles du suicide adolescent et du harcèlement scolaire. Certaines écoles canadiennes ont même interdit aux élèves de discuter de la série. 13 Reasons Why met le doigt sur l’absence de marge de manœuvre qui s’offre aux jeunes filles à l’adolescence, particulièrement en ce qui concerne la sexualité. À des degrés différents, les trois principaux personnages féminins sont ainsi aux prises avec un phénomène que l’on appelle le slut shaming. Le slut shaming réfère aux pratiques et aux attitudes par lesquelles on blâme les filles qui ne se comportent pas de manière attendue en matière de sexualité, qu’elles soient considérées comme trop prudes ou, au contraire, trop dévergondées.

. TV5 - Être femme ingénieure au 21ème siècle : blocages, clichés et auto-censure
En France, mais pas seulement, les entraves restent nombreuses pour éloigner les filles, puis les femmes des carrières scientifiques, singulièrement dans cette vaste catégorie que l’on appelle "ingénieur". Pourtant les tentatives ne manquent pas pour faire exploser les barrières. Parfois, de loin, des nouvelles réjouissantes nous parviennent. Lors de la semaine nationale des ingénieurs que l’on célèbre chaque mois d’avril aux Etats-Unis, le Collège Dartmouth a fait savoir que cette vénérable et prestigieuse institution, l’une des plus anciennes universités américaines, membre de l’Ivy League, synonyme d’excellence, devenait la première à diplômer plus de filles que de garçons dans son département d’ingénieurs.

. Global voices - #SiMeMatan – #SiOnMeTue : le hashtag qui rejette le traitement fait au féminicide au Mexique
Le corps inerte d’une jeune femme de 22 ans du nom de Lesby Berlín Osorio a été retrouvé le 4 mai 2017 sur le campus de l’Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM) Le hashtag sur Twitter #SiMeMatan [Si on me tue] a fait irruption sur la toile mexicaine en réaction à la manière dont les autorités en charge de la justice dans la ville de Mexico ont fait connaître l’affaire de féminicide – sans donner d’informations sur le mobile du crime ou d’éléments de recherches, simplement en faisant étalage de détails sur la vie personnelle de la victime qui la rendraient coupable de cette violence. En 2016, Global Voices a publié une série d’articles dans lesquels était abordée la problématique de la violence envers les femmes au Mexique et en particulier dans la capitale. On y trouvait notamment un article concernant l’agression sexuelle –encore impunie à ce jour, après 14 mois – de la journaliste américaine Andrea Noel.

. La Presse - UdeM : des professeurs dénoncent une "nomination sexiste"
Les signataires de la lettre s’indignent de la décision du Conseil de l’Université mardi de nommer Frédéric Bouchard comme doyen de la faculté pour les cinq prochaines années. Celle qui assurait depuis deux ans l’intérim à la direction de la FAS, Tania Saba, avait pourtant récolté plus de 65% des appuis des professeurs de la faculté dans le cadre d’une consultation, disent-ils. "Nous sommes extrêmement en colère et stupéfaits. La carrière de Tania Saba est impressionnante, sa compétence est évidente, il n’y a aucune raison qui puisse justifier ce choix", dit Marie-Thérèse Chica, professeure titulaire à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal et signataire de la lettre.

. L’Express - La "charge mentale", le syndrome des femmes épuisées "d’avoir à penser à tout"
Le partage des tâches ménagères reste, encore aujourd’hui, l’une des démonstrations les plus flagrantes des inégalités femmes-hommes dans notre société. Inscrite au sein même des foyers, cette inégalité n’a que très peu diminué au cours des 25 dernières années. Et même si le partage des tâches semble à peu près équitable dans votre couple, vous avez la sensation de devoir sans cesse vous organiser pour assurer le bon fonctionnement de votre foyer. Ce réflexe porte un nom : la "charge mentale", que la chercheuse Nicole Brais de l’Université Laval de Québec définit comme "ce travail de gestion, d’organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence."

. Le Devoir - Agressions sexuelles : vers une formation obligatoire des juges ?
Les mises en garde de la magistrature auront été vaines. Le Comité parlementaire sur la condition féminine, à majorité libérale, a donné son imprimatur jeudi au projet de loi de Rona Ambrose obligeant les futurs juges à suivre une formation sur les agressions sexuelles. Reste maintenant à savoir si le gouvernement de Justin Trudeau suivra la recommandation lors du vote définitif à la Chambre des communes. Le projet de loi C-337 modifie la Loi sur les juges afin que seules les personnes ayant suivi un cours en matière d’agression sexuelle soient admissibles à la magistrature. Il s’agit d’éviter la nomination de personnages comme Robin Camp qui avait désigné tout au long d’un procès pour viol la victime comme étant « l’accusée » et qui lui avait demandé pourquoi elle n’avait pas "serré les jambes" pour empêcher l’agression. M. Camp a depuis démissionné.

. Le Huffington Post Québec - Lettre d’une jeune femme à son frère incestueux
Elle a 8 ans et il en a 18, lorsqu’il lui touche les seins pour la première fois, par-dessus ses vêtements. Au cours des quatre années suivantes, les agressions se multiplient et sont de plus en plus poussées. Vingt ans plus tard, la petite soeur confie à la cour tout le mal que son grand frère lui a fait subir. "J’avais 13 ans la première fois que j’ai eu envie d’en finir avec ma vie", écrit la victime, à présent âgée de 31 ans. La femme soutient avoir développé de l’anxiété et des comportements destructeurs, comme celui de se laver "jusqu’au sang avec de l’eau bouillante" ou de s’automutiler. L’agresseur a été directeur général d’un CPE du centre-ville de Montréal pendant 17 ans.

. Le Devoir - La découverte de Jeanne Mance
Pour qui souhaite comprendre les assises européennes du curieux projet missionnaire à l’origine de Montréal, voici un incontournable : au Musée des Hospitalières de l’Hôtel-Dieu s’ouvre ce mercredi une exposition consacrée à Jeanne Mance, pilier de la fondation de cette colonie, modèle d’un certain engagement féminin au XVIIe siècle. Sur la gauche, tout de suite en entrant, le regard est d’abord attiré par une haute sculpture sur bois datée de 1942, une oeuvre signée Médard Bourgault et réalisée à l’occasion du tricentenaire de Montréal. Dans la vision du célèbre artiste autodidacte de Saint-Jean-Port-Joli, Jeanne Mance apparaît longue, plutôt décharnée, pâle en tout cas comme un cierge de Pâques. Elle semble en fait tout droit sortie d’une délicate représentation de la Vierge tirée d’un tableau craquelé du Moyen Âge.

. Ouest France - Qui sont les femmes qui entourent Macron ?
Elles l’ont accompagné, tout au long de sa campagne, avant de le laisser marcher seul sur l’esplanade du Louvre, vers l’Élysée et la présidence de la République française. Emmanuel Macron peut se féliciter de s’être entouré de femmes d’exception. Engagées à ses côtés, avec force et courage. Sous les feux des projecteurs, il y a bien sûr Brigitte Trogneux, sa compagne et plus proche conseillère. Mais Emmanuel Macron s’est aussi entouré d’autres personnalités féminines. Sibeth Ndiaye, Tiphaine Auzière, Marlène Schiappa, ou encore Sophie Ferracci, qui sont ces femmes de l’ombre ? Nommée ce lundi présidente du mouvement d’Emmanuel Macron, Catherine Barbaroux est ce qu’elle appelle elle-même "l’aile gauche d’En Marche !". Du haut de ses 68 ans, cette ancienne employée du ministère de l’Environnement, puis de celui du Commerce, et enfin celui du Travail, n’est pas une inconnue de la vie politique.

. Le Devoir - Être une femme, une maladie préexistante ?
Si Barack Obama était parvenu, dans un régime de santé malgré tout inadéquat, à faire adopter l’interdiction pour des assureurs de refuser d’assurer des gens pour cause de maladie préexistante, Trumpcare non seulement refuse de subventionner le Planned Parenthood (dont on sait combien il est important non seulement pour la santé des femmes, mais pour celle de la communauté LGBTQI +) mais donne aux États la liberté de décider si un assureur peut ou non discriminer en fonction des dossiers médicaux et de maladies préexistantes. Quelques jours avant le vote des républicains en faveur de Trumpcare commençait la diffusion de la télésérie The Handmaid’s Tale, adaptation pour le petit écran du roman de Margaret Atwood (La servante écarlate) paru en 1985. Si la parution du roman a eu lieu en plein backlash contre les femmes et le féminisme, la télésérie est diffusée à la date qui marque les 100 premiers jours de Trump à la tête des États-Unis, et en plein coeur de ce que d’aucunes décrivent comme une quatrième vague du féminisme.

. BFMTV - "Dès demain" : quel rôle pour le mouvement d’Hidalgo, Aubry et Taubira ?
C’est un mouvement ouvert à "tous les humanistes qui croient encore en l’action". Dans une tribune publiée dans Le Monde, Anne Hidalgo, Martine Aubry, Christiane Taubira ainsi que quelques intellectuels et artistes ont entériné la création de "Dès demain", "grand mouvement d’innovation pour une démocratie européenne, écologique et sociale". Fédérer les initiatives locales. Tel est l’objectif porté par la maire de Paris qui souhaite "un espace commun, national, européen, international, à la fois de discussion et de promotion des solutions inventées tous les jours sur nos territoires". "Ce sont les citoyens engagés qui relèveront à la fois localement et globalement les grands défis auxquels est confrontée l’humanité", écrivent les signataires, en parlant de "libérer notre avenir français et européen de la catastrophe environnementale, de la casse sociale, de la faillite démocratique, de l’abandon des valeurs républicaines".

. The Conversation - Droits sexuels : le chaînon manquant dans l’agenda du développement ?
La 50ᵉ Commission sur la population et le développement qui s’est tenue en avril dernier au siège des Nations Unies à New York n’a pu se conclure sur un accord final, révélant une fois de plus les antagonismes profonds dans la communauté internationale autour de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SDSR), qui sont constamment l’objet de remises en cause larvées et de plus en plus affichées. Il faut s’interroger sur ce que l’on perd à ne pas prendre en compte les droits sexuels dans la réduction de la pauvreté et le développement ou plus précisément les conséquences négatives de l’absence des droits sexuels en particulier sur le renforcement de l’exclusion sociale vis-à-vis de l’école et sur le maintien d’une plus grande vulnérabilité en matière sanitaire.

. Africa News - Les amazones d’Afrique chantent la cause des femmes
Les amazones du Dahomey, régiment militaire féminin au 18è siècle ont combattu l’armée coloniale française. Leur nom a inspiré le collectif les Amazones d’Afrique. Leur chanson phare "I play the Kora" symbolise leur combat pour l‘égalité : cet instrument de musique africain était traditionnellement réservé aux hommes. Il s’agit d’un projet qui réunit quelques unes des plus grandes voix du continent africain : entre autre la grande dame Angélique Kidjo, la chanteuse nigérianne Nneka, la malienne Mariam Doumbia (du duo Amadou et Mariam) et bien d’autres. Au final on a plusieurs générations de chanteuses africaines et un message : l’arrêt des violences faites aux femmes partout dans le monde. C’est un très beau projet dont les bénéfices iront au profit notamment de la Fondation Panzi.

. Kedistan - Femmes exécutées : Günay, Dilek, Dilan, Şirin, Yeliz, Taybet… Sıla
Aujourd’hui 6 mai, Sıla Abalay a été exécutée par la police dans le quartier Yeşilova, à Küçükçekmece, district d’Istanbul. Elle avait 18 ans. Ces pratiques d’exécution sans jugement se répètent sans cesse depuis deux ans. Malgré le fait que les proches, amiEs ou autres témoins apportent leur témoignages, expliquent qu’elles ont été tuées dans des conditions qui ne peuvent en aucun cas justifier leur mort, elles sont relayées par les médias au services du régime, toujours avec le même refrain. Ces jeunes militantes, deviennent dans les unes de ces médias, de “dangereuses dirigeantes d’organisation illégale et armée” donc des “terroristes” donc “à abattre”. Et ces exécutions ciblent particulièrement de jeunes militantes femmes.

. TV5 - Marlène Schiappa : "Arrêtons d’organiser la vie politique française autour des normes masculines"
Mère, entrepreneure, élue, auteure et bientôt ministre ? Marlène Schiappa s’est fait remarquer dans cette campagne électorale 2017. La jeune femme de 34 ans, était la référente du candidat d’En Marche !, Emmanuel Macron, élu président de la République le 7 mai 2017, pour tout ce qui relevait de l’égalité femmes-hommes. Un combat qu’elle mène depuis qu’elle a eu son premier enfant en 2008. C’est à cette période qu’elle fonde le blog "Maman travaille". Le site deviendra ensuite une association qui propose des ateliers de formation, organise des conférences et est consulté par les pouvoirs publics sur l’égalité entre les sexes dans la vie professionnelle et personnelle. Maire adjointe dans ce domaine à la mairie socialiste du Mans, elle est aussi auteure de "Où sont les violeurs ?"

. Radio-Canada - Les jeunes péquistes veulent la parité hommes-femmes
C’est un comité formé de jeunes femmes membres du CNJPQ qui, après s’être penché sur l’engagement des femmes en politique, recommande au PQ de présenter autant de candidats que de candidate en 2018. Le président du Comité national des jeunes du Parti Québécois, Marc-André Bouvette, rappelle l’urgence d’agir pour que le nombre de femmes élues soit plus élevé. "Depuis l’élection de la première femme à l’Assemblée nationale en 1961, on n’a jamais atteint la parité", affirme-t-il. Les résultats du dernier scrutin témoignent d’un déclin du nombre de députées au Salon bleu.

. TRADFEM - Personne n’a fondamentalement ‘droit’ à des rapports sexuels, même pas les personnes handicapées
Les débats concernant l’industrie du sexe ne sont jamais très éloignés de la vigilance d’une féministe, et un des arguments qui retient toujours mon attention veut que la prostitution doive être légalisée, car, sans des "travailleuses du sexe", ces pauvres, misérables personnes handicapées n’auraient jamais de rapports sexuels. Des gens n’ayant jamais manifesté le moindre intérêt pour faire campagne contre la réduction des prestations d’invalidité ou pour l’accessibilité des locaux se montrent soudain préoccupés par notre ‘droit’ à des rapports sexuels ? C’est malhonnête. La présupposition que personne ne voudrait jamais avoir par choix personnel des rapports sexuels avec une personne handicapée est non seulement inexacte mais offensante.

. Urbania - Pleurer avec les agresseurs
On peut difficilement se fermer les yeux et la yeule sur un "article" tel que celui qui est paru samedi, dans le Journal de Montréal. Sur fond mélodramatique, une apologie de trois agresseurs reconnus coupables d’agression sexuelle sur une personne de moins de 16 ans. En sachant que seulement : "Trois plaintes pour agressions sexuelles sur 1000 se soldent par une condamnation". Et en n’oubliant pas que : "La couverture médiatique des crimes, dont les agressions sexuelles, influence les connaissances, les croyances, les attitudes et les comportements de la population face à ces phénomènes » et qu’il « est reconnu que les croyances et attitudes cautionnant l’agression sexuelle jouent un rôle important dans l’existence du phénomène et sur la réponse de la société face à l’agression sexuelle, les médias peuvent jouer un rôle dans la prévention des agressions sexuelles [ou faire l’inverse]."

. Le Devoir - Congrès de l’Acfas - La cyberintimidation, nouveau fléau chez les jeunes Québécois
Les filles et les homosexuels sont les plus grandes victimes de la cyberintimidation, révèle une étude présentée dans le cadre du Congrès de l’Acfas, qui a lieu cette semaine à l’Université McGill. Cette étude a été menée auprès de 6540 élèves, dont 56 % de filles, de 3e, 4e et 5e secondaire provenant de 34 écoles secondaires de diverses régions du Québec. Le chercheur a par ailleurs observé que les jeunes qui pouvaient compter sur le soutien de leur mère échappaient plus que les autres à cette forme de violence et souffraient moins de problèmes de santé mentale quand ils en subissaient. Étant donné que la plupart des victimes de cyberintimidation n’osent rien révéler à leurs parents, il croit qu’il faut dans un premier temps tenter de rejoindre ces jeunes de façon anonyme par l’entremise d’Internet ou du téléphone cellulaire.

. Le Monde - L’insulte sexuelle ne devrait pas être une arme politique
Fixation scatologique, sexisme, homophobie : l’insulte est aussi réactionnaire que les comportements qu’elle prétend dénoncer – qu’elle vienne de gauche ou de droite, d’esprits supposément étroits ou prétendument libérés, elle méprise les travailleurs sexuels, les femmes, les passifs. Tout se passe comme si l’indignation politique donnait la permission de recréer des hiérarchies entre les citoyens, et comme par hasard, cette hiérarchie n’aime pas trop celles et ceux qui sont "en dessous". Cette sémantique ne marque pas seulement la fin de la pensée : elle rappelle que nos mots sont plombés de significations et que non, ce n’est jamais "qu’une manière de parler".

. Actu Orange - États-Unis. Travail des femmes : la présidente de la Banque centrale américaine appelle à suivre l’exemple européen
Les États-Unis devraient adopter des politiques favorisant l’emploi des femmes, à l’instar de beaucoup de pays européens, a plaidé vendredi la présidente de la Banque centrale Janet Yellen. Les États-Unis, qui dans les années 1990 étaient au premier rang des pays industrialisés avec un taux de participation féminin au travail de 74%, sont descendus à la 17e place alors que ce taux a stagné, a-t-elle relevé. "L’expérience européenne suggère de choisir des politiques qui ne ciblent pas seulement l’aide à la naissance, mais plus largement les responsabilités familiales", a-t-elle affirmé.

. La Presse - La différence d’âge qui dérange
En France, on ne parle que de ça. De la différence d’âge entre le candidat à l’élection présidentielle française Emmanuel Macron, 39 ans, et sa femme Brigitte, 64 ans. Pas un jour ne passe sans qu’on entende des remarques misogynes à ce sujet. Pour Chiara Piazzesi, professeure de sociologie à l’UQAM, ces réactions sont très prévisibles. "C’est un reste de stéréotypes très fort, car le couple qu’on voit comme idéal est un couple où l’homme est un peu plus âgé que la femme, plus grand en taille et avec un salaire plus élevé. Il est protecteur, pourvoyeur, alors que la femme est plus petite, dans une position symboliquement dominée, protégée, mais elle est rarement dans une situation dominante", explique la professeure. Elle souligne que le couple Trump a la même différence d’âge (presque 24 ans d’écart) à l’inverse, mais que ça ne choque personne.

. Le Devoir - Elizabeth Warren est-elle l’anti-Trump ?
Dans son dernier livre This Fight Is Your Fight, déjà dans les meilleures ventes du New York Times, l’étoile montante du parti démocrate Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts depuis 2013 et ex-professeure de droit à Harvard, retrace son parcours et fait état des injustices qui plombent le système politique et la société américaine. Celle que plusieurs voient comme candidate à la présidence en 2020 lance aussi un vibrant appel à la mobilisation pour résister au gouvernement Trump. Pressentie par plusieurs pour la nomination de son parti et comme candidate aux prochaines élections présidentielles, y compris par Trump déjà qui la voit comme son adversaire en 2020, elle n’a pas encore annoncé ses intentions. Même s’il est vrai qu’elle ferait face à de nombreux défis si elle venait à se lancer, cette politicienne férocement intelligente et déterminée serait une candidate redoutable et une défenseure infatigable de la classe moyenne américaine.

. L’Actualité - Suède. Quotas en politique. Moins compétentes, vraiment ?
En 1993, le Parti social-démocrate, principale formation politique de la Suède, s’est volontairement astreint à présenter un nombre égal de candidatures féminines et masculines lors de chaque élection, y compris au niveau municipal. La mesure s’est avérée efficace : dès 1994, la proportion de femmes élues sous la bannière sociale-démocrate dans les conseils municipaux a augmenté de 10%. Tim Besley et ses collaborateurs ont comparé les conseillers municipaux que le parti a fait élire en 1991, avant l’adoption du quota, à ceux qui ont été élus au cours des six élections suivantes, de 1994 à 2014, dans les 290 municipalités du pays. Leurs résultats mettent en échec l’un des arguments les plus souvent invoqués pour s’opposer à la parité obligatoire. La classe politique n’est pas devenue moins compétente avec l’adoption du quota. Au contraire, elle l’est devenue davantage. Comment ? Parce que les politiciens médiocres, les hommes en particulier, ont été chassés du pouvoir.

. Radio-Canada - Rapport d’étape sur la progression des femmes vers l’égalité au N.-B.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a publié un rapport qui rend compte de la progression des femmes vers l’égalité. Sa stratégie vise à s’attaquer aux iniquités qui persistent dans la main-d’œuvre, y compris la représentation des femmes dans les postes de direction, ainsi qu’aux risques à la sécurité personnelle, économique et sociale de toutes les femmes. Des initiatives visant à renforcer l’accès à l’éducation et à la formation, l’indépendance financière et le droit à une vie exempte de violence sont détaillées dans le rapport.

. Tradfem - Prendre les problèmes à la racine : à propos des jeunes femmes et du féminisme radical
La diabolisation du féminisme radical est un moyen très efficace d’entraver tout changement politique important, de maintenir le statu quo. Il est donc prévisible que la droite conservatrice s’oppose au féminisme radical. Ce qui est souvent plus difficile à prévoir, ce sont les propos venimeux adressés au féminisme radical par la gauche progressiste, dont on s’attend à ce qu’elle soutienne une politique de justice sociale. L’atteinte de cette justice par les femmes appelle notre libération du patriarcat, y compris celle des contraintes du genre, qui est à la fois une cause et une conséquence de la domination masculine. Mais quand on se penche sur les raisons de l’hostilité de la gauche, elle devient tristement prévisible. Le choix personnel, et non le contexte politique, est devenu l’unité d’analyse préférée du discours féministe. Par conséquent, toute analyse critique des choix personnels, comme le préconise le féminisme radical, est devenue un facteur de discorde, malgré sa nécessité pour impulser tout changement social d’importance. Le deuxième facteur est la généralisation progressive d’une interprétation queer du genre.

. TV5 - Avec Prune Nourry, les "filles non désirées" entrent au musée Guimet à Paris
"Carte blanche, ou carton rouge, c’est à la présidente du Musée Guimet de nous le dire !" s’amuse Prune Nourry, 32 ans, diplômée de l’école Boule de Paris, une pointe de malice dans la voix. Selon Prune Nourry, l’exposition se veut un "dialogue poétique" entre les œuvres asiatiques millénaires de la collection permanente et certaines de ses créations d’art contemporain nées sur le même continent, après plusieurs années de travail, comme la pièce "Holy Daughters". Durant des siècles, la dépréciation des filles au sein des familles indiennes s’est traduite par leur élimination physique, avant ou après leur naissance. En 2011, on recense 940 femmes pour 1000 hommes en Inde.

. Le Devoir - Chants libres raconte Frida
C’est un opéra solo, l’un des rares du genre. À partir de vendredi, la soprano Stéphanie Lessard interprétera à la Cinquième Salle de la Place des Arts Yo soy la desintegración, l’opéra-performance inspiré du journal intime de Frida Kahlo, conçu par Pauline Vaillancourt en 1997. C’est en 1995, soit 40 ans après la mort de Frida Kahlo, que son journal intime, écrit durant les dix dernières années de la vie de l’artiste, est publié. Pauline Vaillancourt, qui reçoit le livre en cadeau, est fascinée par le personnage de Frida Kahlo. L’opéra-performance prend forme à Coyoacan, dans la ville de Mexico. Vingt ans plus tard, Stéphanie Lessard reprend sa partition, un ton plus bas. Le spectacle se déroule en neuf tableaux. En 1997, cette intégration de l’écriture, des arts visuels et de la musique était tout à fait nouvelle.

. Ton petit look - Des BD et romans graphiques féministes écrits par des femmes
Tout comme le reste de l’univers geek, il s’agit d’un domaine encore trop dominé par les hommes, où on retrouve beaucoup d’œuvres misogynes où la femme est objectifiée. J’ai donc décidé de créer une nouvelle série d’articles dans le but de mettre en valeur et de faire découvrir des BD et des romans graphiques à thème féministe et écrits par des femmes. Je vous ferai part de mes coups de cœur, ainsi que d’une brève description et d’un aperçu photo. Partie 2. Partie 3.

. Les nouvelles/news - États-Unis : la nouvelle loi sur l’assurance santé relance la “guerre contre les femmes”
Malaise aux États-Unis après l’adoption jeudi 4 mai, de justesse, par la Chambre des représentants, de l’American Health Care Act (AHCA). Ses opposant.e.s espèrent désormais que le texte sera rejeté par le Sénat, en dénonçant tout particulièrement un des éléments de cette loi : le rétablissement des "pre-existing conditions", ou antécédents médicaux. Avant l’Obamacare, le système permettait aux assureurs de gonfler les tarifs de la couverture santé – au risque d’empêcher les moins riches d’y souscrire – pour les personnes présentant des risques plus élevés au vu de leurs antécédents. Cette mesure risque de pénaliser surtout les femmes. En effet, avoir été victime d’agression sexuelle ou de violences conjugales peut être considéré comme un antécédent médical – car la personne concernée pourrait par exemple avoir besoin d’antidépresseurs. Avoir accouché par césarienne, souffert de dépression post-partum, ou simplement avoir été enceinte, pourrait également faire bondir le coût de son assurance. Lire aussi : "Les monologues du portefeuille".

. La Tribune de Genève - Le calcul qui prédit la victoire de Marine Le Pen
"L’abstention différenciée" pourrait faire gagner Marine Le Pen, le 7 mai prochain, selon Serge Galam, physicien et directeur de recherche au CNRS. Mais quèsaco ? Ce n’est ni un sondage ni une prédiction, juste une équation. La notion d’"abstention différenciée" signifie l’écart entre l’intention de vote déclarée dans les sondages et le vote effectif. Concrètement, affirme l’expert. "Si ne serait-ce que 30% des électeurs qui ont annoncé qu’ils voteraient contre Marine Le Pen ne le font pas et choisissent l’abstention, cela suffira à la faire gagner." A noter que ce scientifique, inventeur de ce concept, n’en est pas à son coup d’essai, il avait notamment prédit le Brexit, l’élection de Donald Trump et la défaite d’Alain Juppé à la primaire de la droite.

. Le Devoir - L’Arabie saoudite ne peut défendre les droits des femmes à l’ONU
Sans grand effort, chacune et chacun sont en mesure de constater l’apartheid sexuel institutionnalisé par le royaume des Saoud, faisant fi de tous les textes internationaux en la matière. Certes, nous reconnaissons qu’il y a eu quelques avancées, ici et là, depuis 1948. Trop peu. Trop modestes. N’empêche que les femmes y sont toujours considérées comme des mineures à vie. Sans compter que, sur la scène internationale, le royaume saoudien est en grande partie responsable de la promotion d’un islam extrémiste, wahabo-salafiste, qui prône le djihad, la haine des mécréants et des juifs, la mise à mort des apostats et des homosexuels ainsi que l’emprisonnement des libres penseurs, dont le plus célèbre est Raïf Badawi. Il faut, aujourd’hui plus que jamais, protéger les femmes, rendre accessibles les soins de santé et les droits sexuels et reproductifs, garantir le droit à l’éducation, à la culture et au travail, faire en sorte que les femmes puissent exercer leur citoyenneté à part entière. Aussi pétition à signer

ici.

. Le Huffington Post France - Féministes et engagées, nous appelons à la mobilisation contre l’abstention et le vote blanc


Les féministes du monde de la culture et des médias lancent un appel contre l’abstention et le vote blanc. Parce que nous sommes féministes nous n’ignorons pas le mouvement mondial de régression du statut des femmes et de leurs droits, emporté par tous les partis conservateurs, extrémistes et rétrogrades. C’est donc cette voix féministe que nous souhaitons faire entendre aujourd’hui, dans ce contexte politique extraordinaire, où encore une fois, hélas, un parti d’extrême droite, le Front National, est au second tour de la présidentielle. Au-delà de nos différentes sensibilités politiques, les signataires de cette tribune, appelons à la mobilisation contre l’abstention ! Ne pas voter ou voter blanc c’est être indifférent à l’issue du second tour et c’est donc penser que Macron ou Le Pen c’est pareil !

. Les Éditions du remue-ménage - Adolescences lesbiennes
Tant de luttes ont été menées pour que les lesbiennes sortent de l’ombre. Pourtant, les adolescentes qui prennent conscience aujourd’hui de leur homosexualité refont le même chemin tortueux, de l’invisibilité à l’affirmation. Et le récit de ces expériences demeure rare, étouffé, voire phagocyté par le tapage continu du discours hétérosexiste.
Ce livre rassemble et analyse les témoignages sans fard d’une vingtaine de jeunes femmes qui ont accepté de dévoiler pour nous ces parcours intimes. Toutes se souviennent de l’homophobie latente à l’école, des relations hétérosexuelles malheureuses, du sentiment d’être normales ou déviantes, des réactions de leur famille, de leur propre déni.

. Les Glorieuses - Le silence est d’or. Et de plomb
Margaret Atwood, l’écrivaine canadienne, dépeint (La servante écarlate) une société théocratique totalitaire états-unienne en prenant le point de vue de Defred (“qui appartient à Fred”), autrefois June. Defred est une servante écarlate dont la fonction unique est de procréer pour la femme d’un commandant. Le livre a été récemment adapté en série avec Elizabeth Moss dans le rôle principal. Ce qui est le plus frappant dans l’adaptation, et qui est moins perceptible dans le livre, est le silence complice des protagonistes masculins. Et voilà que cette société fait allonger des femmes fertiles sur les genoux d’épouses stériles pendant que leurs conjoints les pénètrent. Lire aussi : "Margaret Atwood : le cauchemar totalitaire vu par une femme."

. Le Huffington Post Québec - Pour en finir avec le jovialisme politique du PQ
Revenons à cette fameuse débâcle de 2014. Que nous dit-elle au juste ? Alors que le PQ donnait l’impression de partir en élection comme on s’en va à la chasse aux papillons, le front anti-Charte l’attendait de pied ferme. Ce front-là ne s’est jamais véritablement calmé. Pas même après le 7 avril. La fronde s’est étendue au sein même du Parti québécois. Elle se maintient, encore aujourd’hui, dans une certaine mesure à travers la confusion entretenue par Paul St-Pierre Plamondon qui consiste à faire croire que la Charte des valeurs a servi de lance-roquette contre les communautés culturelles. Voilà de quoi nourrir allégrement le front anti-Charte. Ces "communautés", soi-disant "sympathiques" au PQ, l’auraient donc déserté en 2014, c’est cela ?

. Radio-Canada - Inconduite sexuelle - Un comité du Sénat recommande que Don Meredith soit expulsé
Le comité sénatorial sur l’éthique et les conflits d’intérêts du Sénat recommande l’expulsion du sénateur Don Meredith, et préconise aussi que son siège soit déclaré vacant. Don Meredith a enfreint le code d’éthique de la Chambre haute en entretenant une relation intime avec une mineure. Ce sont les sénateurs qui décideront s’ils acceptent ou non la suggestion du comité. Rendu public mardi, en après-midi, ce rapport du comité sur l’éthique et les conflits d’intérêts était très attendu. Don Meredith, 52 ans, est un pasteur pentecôtiste qui avait été nommé sénateur par l’ex-premier ministre conservateur Stephen Harper, en 2010. Sur le même sujet : "Le Sénat s’apprête à expulser Don Meredith", Le Devoir.

. CNW Telbec - Congrès annuel 2016-2017 : l’ASSÉ démarre une campagne contre la culture du viol
Réunies à Québec les 29 et 30 avril, les associations membres de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante ont adopté un plan d’action pour l’année à venir et ont dressé un état de la mobilisation. Des débats ont eu lieu entre les associations étudiantes sur la place des femmes militantes en leur sein, du travail invisible qu’elles effectuent dans leur militantisme et concernant le sujet de la prochaine campagne menée par l’ASSÉ - en ce sens, une campagne contre les agressions sexuelles et la culture du viol dans les établissement scolaires au Québec pour l’année 2017-2018 a été adoptée. Celle-ci inclut une exigence pour un réinvestissement massif dans le financement des universités et des cégeps ainsi qu’un appel à une restructuration des politiques contre le harcèlement sexuel, des processus de dénonciation ainsi que des structures de soutien aux personnes survivantes dans les établissements scolaires.

. Le Figaro - Laurence Marchand-Taillade : "La laïcité est la grande oubliée de cette campagne"
Laurence Marchand-Taillade publie L’urgence laïque, un essai sur la question de la laïcité dans la société française. À cette occasion, elle revient sur la façon dont cette question a été abordée durant la campagne présidentielle. Malheureusement traitée comme un sujet annexe, la laïcité est passée à la trappe pour beaucoup de candidats, voire la plupart, alors que tous les sondages en font l’une des principales préoccupations des Français dans cette élection. Il est triste de constater que, notamment pour la gauche, ce sujet est nauséabond, et qu’il vaut mieux le laisser à la droite extrême ou à l’extrême droite, de peur de déplaire à un certain électorat.

. La Gazette des femmes - The Womanhood Project : être femme, en mille variantes
Par des séries de photos et de textes-portraits, Sara Hini et Cassandra Cacheiro explorent les multiples déclinaisons de ce que signifie être femme. De façon intimiste, elles abordent des sujets complexes ou tabous : viol, maladie mentale, menstruations, poids, avortement… Au cœur du propos, la relation des femmes à leur corps et l’acceptation de soi. Les photos du Womanhood Project laissent transpercer une sobre délicatesse en même temps qu’une force tranquille. En plus de promouvoir la diversité et de favoriser un processus de libération, les deux filles derrière le Womanhood Project souhaitent montrer les choses comme elles le sont vraiment. Les menstruations, par exemple, font l’objet d’une série de photos, où on voit notamment une jeune femme agenouillée dans la baignoire, déversant le contenu de sa coupe menstruelle. L’objectif étant de briser les tabous autour de ce phénomène pourtant naturel qui est encore vécu dans le secret, voire de façon honteuse. Lire aussi : "The Womanhood Project : Photographie féministe".

. France Info - Marine Le Pen affirme défendre le droit des femmes… vraiment ?
Marine le Pen dit vouloir défendre les femmes françaises. Alors, comment Marine le Pen défend-elle les femmes au parlement européen, où elle est élue ? Depuis que la candidate à l’élection présidentielle est députée, l’union européenne a présenté 59 textes sur la cause des femmes. Par exemple, sur l’émancipation à l’ère du numérique pour plus d’égalité, notamment sur les salaires. Qu’a voté Marine le Pen ? Contre ! Pour l’égalité dans le monde scientifique, l’Europe propose que les femmes accèdent plus facilement aux postes à responsabilité. Marine le Pen a encore voté contre. Combien de fois Marine le Pen a-t-elle voté en faveur de ces 59 textes ? Seulement 3 fois. Elle s’est prononcée contre 17 fois et s’est abstenue 7 fois. Et pour 32 de ces propositions, elle était absente.

. Les Observateurs - Une application Android brise les tabous sexuels en Iran
En Iran, parler de sexe est tabou et les écoles proposent très peu d’ateliers pour l’éducation sexuelle. Pour y remédier, une activiste iranienne a lancé Hamdam, la première application en persan qui fournit des informations sur la santé sexuelle. Selon un sondage paru en 2015, un peu plus de 33 % des garçons et 27 % des filles âgées de moins de 18 ans ont déjà eu des relations sexuelles avec un partenaire du sexe opposé ou du même sexe. Pour autant, ils ou elles sont très peu à avoir eu à l’école ou à l’université des informations sur la sexualité et sur les risques liées à des pratiques sexuelles.

. Le Monde - Asli Erdogan : "Rien ne compensera jamais un jour de prison"
La romancière turque Asli Erdogan, 50 ans, porte encore les stigmates de sa détention, la mine fatiguée, le teint brouillé, enchaînant fiévreusement des cigarettes. Mais elle est là, dans un petit appartement d’Istanbul, silhouette gracile, sourire timide et douloureux, en liberté provisoire jusqu’au 22 juin, date à laquelle se tiendra l’audience du tribunal qui statuera sur son sort. Accusée d’atteinte à l’unité de l’État, elle risque la prison à vie. L’écrivaine turque la plus lue et connue à l’étranger, revient sur un parcours difficile dans un pays où la liberté d’expression se pratique désormais à très haut risque.

. La Dépêche - Le 1er mai dans l’histoire
L’origine de la Fête du Travail vient des États-Unis et d’un gros mouvement social qui avait mobilisé le monde ouvrier de Chicago. Le samedi 1er mai 1886, les ouvriers s’étaient alors réunis pour réduire à huit heures la durée d’une journée de travail. Cette mobilisation avait été lancée par les syndicats américains et ce sont alors près de 400.000 salariés qui avaient bloqué de nombreuses usines par une grève générale. La date n’est pas choisie au hasard, le 1er mai c’est le jour ou les entreprises font les comptes de l’année. Le slogan était alors "8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de repos". Un mouvement dur et sanglant : quatre jours de grève paralysent le pays et des affrontements feront dix morts lors du "massacre de Haymarket Square".

. Radio-Canada - La pilule abortive sera accessible gratuitement en Ontario
L’Ontario promet de financer la nouvelle pilule abortive Mifegymiso. Toute femme qui en a besoin pourra donc se la procurer gratuitement en pharmacie avec l’ordonnance d’un médecin. Le ministère de la Santé affirme être en pourparlers avec la compagnie Celopharma, notamment, pour négocier le prix de cette pilule. Mais des cliniques de santé sexuelle craignent que l’accès à la pilule ne reste limité. Présentement, seules des cliniques d’avortement à Toronto et à Ottawa fournissent la pilule. Plusieurs médecins refusent encore de la prescrire, pour des raisons morales ou religieuses. De leur côté, les groupes anti-avortement voient cette nouvelle d’un très mauvais œil.

. TV5 - 1er mai 1871, quand les Communardes "avaient la folie en tête"
Le 1er mai 1871 n’est pas encore journée internationale du travail, et ce jour-là, on chante déjà "Le Temps des cerises". Trois semaines plus tard, la Commune de Paris s"achève dans un bain de sang. Cette expérience révolutionnaire française inédite, observée du monde, propose des avancées spectaculaires côté démocratie et travail, en particulier grâce aux femmes. Elles sont ouvrières, écrivaines, institutrices, ou employées, françaises, russes, turques, polonaises ou belges… Pour la première fois, elles combattent aux côtés et à l’égal des hommes. La presse, nationale comme internationale, se déchaîne contre ces mégères, appelées aussi pétroleuses ou qualifiées de prostituées. Ces femmes, plus que leurs compagnons de lutte, font peur, sans doute parce qu’elles investissent un mouvement insurrectionnel, porteuses de leurs revendications propres.

. À dire d’elles - Voter Macron aujourd’hui, c’est peut être Mélenchon (ou Le Pen) dans 5 ans. Ne pas voter Macron aujourd’hui, c’est Le Pen maintenant
J’ai très longuement hésité à écrire. Ne pas écrire, parce que j’ai l’impression que tout le monde en ce moment prend tout comme des leçons ou des injonctions, comme un sentiment de supériorité. Or je n’ai pas envie, en écrivant, d’avoir l’effet inverse de celui que je souhaite. Je ne souhaite dicter à personne son vote. Je souhaite juste argumenter, et pourquoi pas convaincre. Écrire, parce que j’ai peur, et que je pense avoir des arguments qui justifient cette peur. Ma peur n’est pas une peur déraisonnée, c’est une peur fondée sur des faits réels. Mme Le Pen pourrait gagner l’élection présidentielle, sur un malentendu démocratique : s’imaginer qu’on peut élire Macron sans voter pour lui.

<--- Lire les fils de presse des mois précédents.

Mis en ligne sur Sisyphe, mai 2017


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  • Fil de presse, mai 2017
    27 mai 2017 , par   [retour au début des forums]

    La mode serait même la deuxième industrie la plus polluante, après le pétrole.

    Pour lire ce texte sur Mediapart il faut être abonné, voici un autre lien, libre : https://troisiemebaobab.com/

    Fil de presse, mai 2017
    26 mai 2017 , par   [retour au début des forums]

    Aie : Pour trouver l’article sur la mode, deuxième industrie la plus polluante après celle du pétrole, il faut utiliser une autre adresse qu’indiquée précédemment : https://blogs.mediapart.fr/baobab3

    Fil de presse, mai 2017
    26 mai 2017 , par   [retour au début des forums]

    L’objet de ce site étant "... analyse sur les femmes, leurs droits, ce qui les intéresse" : pouvez-vous reproduire l’article :
    https://blogs.mediapart.fr/baobab3/blog/240517/pourquoi-la-mode-fait-partie-des-pires-pollueurs-au-monde/

    La mode serait même la deuxième industrie la plus polluante, après le pétrole.


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