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vendredi 15 décembre 2017

Fil de presse, décembre 2017

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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Mise à jour quotidienne de liens vers des articles d’actualité et d’analyse sur les femmes, leurs droits, ce qui les intéresse. Ces articles proviennent de diverses sources médiatiques en ligne. Les faits rapportés et les opinions exprimées dans ces articles n’engagent que leurs auteur-es. On peut consulter les fils de presse des années et des mois précédents à gauche dans cette page.

Décembre 2017

. Le Devoir - 25 millions pour lutter contre les violences sexuelles
Cours d’éducation à la sexualité obligatoire en milieu scolaire, accompagnement des victimes, formation des policiers, aide aux organismes… Sur les 25 millions débloqués mercredi, 17 essaimeront vers les organismes qui oeuvrent dans le domaine et réclament de l’aide financière depuis les derniers mois, promet-on. Du côté du système judiciaire, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) sera pourvu d’un nouveau service de renseignement sur les plaintes en violences sexuelles. Les victimes pourront contacter ce service pour savoir où on est leur dossier. On s’engage en outre à mettre en place un projet pilote visant la création d’un comité de révision des dossiers d’agression sexuelle. Les policiers appelés à traiter des dossiers d’agressions seront aussi mieux formés, annonce-t-on. La ministre du Travail, Dominique Vien, a quant à elle fait savoir qu’elle comptait modifier la Loi sur les normes du travail afin de forcer toutes les entreprises à se doter d’une politique de prévention du harcèlement et du traitement des plaintes.

. TV5 Les Terriennes - Margaret Sanger : une histoire du féminisme américain en BD
Margaret Sanger, femme au parcours et aux idées controversés, bouscula l’Amérique du début du XXe siècle. Son combat ? Le droit des femmes à disposer de leur corps. Cela passait par la contraception et l’information. C’est elle qui va fonder aux Etats-Unis le premier Planning familial menacé aujourd’hui par le président Donald Trump. L’auteur américain Peter Bagge a récemment brossé d’elle un portrait en bande dessinée. Femme rebelle. L’histoire de Margarret Sanger aux éditions Nada est une biographie toute en nuances qui met en lumière ses combats dont bénéficent nombre de femmes aujourd’hui pour la contraception et la prévention... Sans le savoir. Margaret Sanger naît en 1880 dans une famille irlandaise qui a émigré aux Etats-Unis. Son père socialiste et athée, sa mère au foyer et fervente catholique sont les parents de 11 enfants (après 18 grossesses). Les soeurs aînées de "Maggie" fondent sur leur cadette leurs espoirs de réussite.

. Le Peuple - Mutilation génitale : Ottawa dit devoir consulter des experts
Ottawa refuse toujours de souligner clairement l’interdiction de la mutilation génitale dans le nouveau guide de citoyenneté, du moins, pas tant qu’il aura consulté « divers intervenants et experts » pour l’éclairer sur le sujet. Rappelons qu’en juillet, on apprenait que le gouvernement Trudeau préparait une refonte du guide d’étude pour l’examen de citoyenneté canadienne. Or, la Presse canadienne avait obtenu un document de travail de ce nouveau guide d’étude dans lequel le gouvernement avait supprimé le passage sur l’avertissement fait aux immigrants selon lequel la mutilation génitale est interdite au pays.

. Le Figaro - "Féminisme" élu mot de l’année 2017 par un dictionnaire américain
Le mot de l’année 2017 aux États-Unis est « féminisme ». Un choix porté notamment par les attaques verbales de Donald Trump contre des femmes, et l’avalanche d’accusations d’agressions sexuelles dans le sillage de l’affaire Weinstein, a annoncé mardi le groupe Merriam-Webster, équivalent outre-Atlantique du Petit Robert. "Les recherches liées au sens du mot "féminisme" ont augmenté de 70% en 2017" pour le dictionnaire en ligne, a précisé l’éditeur du site. Entré dans le dictionnaire Webster en 1841, "féminisme" signifiait "qualités des femmes". Aujourd’hui, il évoque "la théorie de l’égalité des sexes en matière politique, économique et sociale" et "l’activité organisée au nom du droit des femmes et de leurs intérêts".

. Le Huffington Post Québec - Les cours d’éducation sexuelle seront obligatoires pour tous les élèves à compter de septembre
Au total, environ un million de jeunes, de la première année du primaire à la cinquième secondaire, auront accès, dès la prochaine rentrée scolaire, à de l’information, modulée selon leur âge, sur la sexualité, l’anatomie, l’image corporelle, les rôles sociaux, les agressions sexuelles, la vie affective et amoureuse, les relations sexuelles, les stéréotypes, les maladies transmises sexuellement, etc. Aucun jeune ne sera exempté. Il ne s’agira pas d’un "cours" comme tel, mais plutôt "d’activités insérées dans le parcours de l’enfant", à l’intérieur de ses cours de français ou de mathématiques, par exemple, conformément à la formule déjà testée depuis deux ans. La vague récente de dénonciations massives d’agressions sexuelles, un phénomène très médiatisé, a contribué à accentuer la pression sur Québec pour agir dans le sens de prévenir les agressions en misant d’abord sur l’éducation.

. La Presse - Mexique : plus de 7 femmes assassinées en moyenne chaque jour en 2016
Au Mexique, 2746 femmes ont été assassinées en 2016, ce qui représente une moyenne de plus de sept meurtres par jour, selon une étude publiée mercredi par l’ONU et le gouvernement mexicain. Ce chiffre est en augmentation de 18% par rapport à l’année 2015. "Cette hausse est importante non seulement en raison de son ampleur mais aussi car elle rompt avec la tendance à la baisse observée au cours des années précédentes", indiquent les auteurs de cette étude qui ont analysé les violences envers les femmes sur la période 1985-2016. Cinq États du Mexique ont enregistré à eux seuls 40,2% des morts violentes de femmes l’an dernier : l’État de Mexico, de Guerrero, de Chihuahua, de Veracruz et la ville de Mexico. L’État de Mexico, voisin de la capitale, est le plus dangereux pour les femmes avec 421 assassinats en 2016. L’étude précise que "la moitié des victimes avaient entre 15 et 35 ans". À la différence des crimes visant des hommes, les meurtres envers les femmes se caractérisent par des méthodes "plus cruelles" telles que l’usage d’armes blanches ou l’asphyxie.

. Les Nouvelles/News - Courage en silence pour elles
L’écrivaine et journaliste turque Asli Erdogan, militante des droits humains, est la lauréate du Prix Simone-de- Beauvoir pour la liberté des femmes 2018. Elle risque la prison à vie pour avoir défendu les droits des Kurdes. Son tort ? Une qualité, pour le jury du prix : Asli Erdogan est "une femme qui a choisi l’écriture, construit une œuvre magnifique, source d’inspiration pour la résistance de la population turque, traduite dans le monde entier, [et qui] montre un courage politique inouï". Cette information ne fait pas la une dans les "grands médias", quelques entrefilets à peine dans un petit nombre de titres. Et voilà comment les femmes manquent toujours cruellement d’héroïnes auxquelles s’identifier. Les journaux ne saisissent toujours pas les bonnes occasions pour les mettre en valeur.

. Le Courrier international - La femme de Bach a-t-elle composé des chefs-d’œuvre à sa place ?
Selon un documentaire, l’épouse du compositeur aurait écrit quelques-unes des plus célèbres partitions attribuées à Johann Sebastian Bach : les Variations Goldberg et les Suites pour violoncelleC’est dans le documentaire Written by Mrs Bach, diffusé en avant-première à Londres, puis en Allemagne, que trois chercheurs défendent cette idée. Pour eux, “ces pièces diffèrent d’autres œuvres de Bach tant au niveau structurel que technique ; de plus, une page des partitions porterait l’inscription en français ‘écrit par Mme Bach’ ; et, enfin, aucune preuve n’existe pour démontrer que Johann Sebastian est le véritable auteur de ces pièces. “Son écriture n’a pas la lenteur et la lourdeur de quelqu’un qui copie un texte”. Il est plus probable que les notes “coulaient tout droit de son esprit”.

. Le Devoir - "Fugueuse", une série sur l’exploitation sexuelle des adolescentes
TVA lancera en janvier une nouvelle série dramatique réunissant l’équipe de Pour Sarah, le producteur Louis Bolduc d’Encore Télévision, l’auteure Michelle Allen et le réalisateur Éric Tessier. Fugueuse raconte comment une jeune fille de bonne famille se retrouve dans l’univers des clubs de danseuses et de la prostitution par amour. Fanny envie les vêtements et chaussures griffés de Natacha, qui ne cesse de la complimenter sur son physique. L’adolescente ignore comment celle-ci peut se permettre ce mode de vie qui la fait rêver. "En ce moment, et ça évolue constamment, le recrutement se fait surtout par des femmes. Natacha a son histoire, on va apprendre à la connaître. Elle non plus ne se lève pas le matin en disant qu’elle va faire le mal. Elle aussi peut avoir une réelle affection pour Fanny", dévoile l’auteure, qui a rencontré des policiers, des éducateurs et d’ex-prostituées lors du processus d’écriture.

. Le Nouvel Observateur - Que signifie “recevoir un prix” ?, par Annie Ernaux
Le prix Marguerite-Yourcenar 2017 a récompensé la grande Annie Ernaux pour l’ensemble de son oeuvre. Elle a, pour l’occasion, écrit ce beau texte. "Ce qui me touche profondément dans le prix Marguerite Yourcenar, c’est qu’il reconnaît, non pas un livre en particulier, mais un engagement d’écriture dans la durée. Tel que je le perçois au travers de l’œuvre de mes prédécesseurs qui l’ont reçu, Pierre Michon et Hélène Cixous, il me paraît l’approbation d’une démarche d’écriture marquée par la liberté et la recherche. La reconnaissance d’une voie que Marguerite Yourcenar a illustrée d’une façon puissante, presque insolente dans sa sérénité. Je pourrais dire ma fascination pour la personne, la femme qui approchait sensuellement le monde, qui n’a jamais transigé avec ses désirs."

. Le Barreau du Québec - Traitement judiciaire des agressions sexuelles - Le Barreau du Québec émet des recommandations
Alors que le gouvernement québécois tiendra sous peu un forum sur les violences à caractère sexuel, le Barreau du Québec propose des recommandations pour améliorer le traitement judiciaire des dossiers d’agression sexuelle. Le Barreau du Québec a mis sur pied un groupe de réflexion pour analyser le traitement judiciaire des agressions sexuelles et recenser les meilleures pratiques. Composé d’avocats membres de différents comités consultatifs du Barreau du Québec, ce groupe de réflexion a recueilli les commentaires de représentants des milieux policier, judiciaire et communautaire. Parmi les recommandations du groupe de travail : - Implanter le "modèle Philadelphie" dans l’ensemble des corps policiers au Québec et augmenter le financement des organismes qui révisent les dossiers et accompagnent les victimes d’agressions sexuelles. - S’assurer que les dossiers en matière d’agression sexuelle sont traités par des policiers provenant d’unités spécialisées et proposer à l’ensemble des corps policiers une formation obligatoire d’une heure en la matière. Lire aussi : Des victimes d’agressions sexuelles pourraient être exclues de la LIVAC.

. TVA Nouvelles - Des femmes exclues d’un chantier à proximité d’une mosquée
Le propriétaire de deux mosquées a fait des pressions sur un entrepreneur pour qu’il n’y ait aucune femme sur des chantiers de construction à proximité de ses lieux de culte, le jour de la prière du vendredi. Celui qui possède notamment la mosquée Ahl-Ill Bait, située dans l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, a d’abord demandé à l’entrepreneur de ne pas faire de travaux le vendredi pour ne pas nuire au jour de la prière. Cette requête lui a été refusée en raison des retards qui en auraient résulté. Il a ensuite réclamé que les femmes ne soient pas visibles les vendredis sur les chantiers à proximité des deux mosquées. Cette clause est d’ailleurs écrite noir sur blanc dans le contrat signé par l’entrepreneur. Les responsables des mosquées se défendent d’avoir demandé aux entreprises d’empêcher les femmes de travailler sur les chantiers le vendredi et parlent d’un coup monté. "Il y a quelqu’un qui est derrière ça, qui veut du mal à la mosquée. Je ne sais pas, moi", a affirmé l’un d’eux.

. Le Devoir - Une posture victimaire qui fragmente le mouvement des femmes
Le 8 décembre, Le Devoir publiait un texte de Marlihan Lopez pour défendre la légitimité de Gabrielle Bouchard, qui se dit "femme transgenre " à diriger la Fédération des femmes du Québec (FFQ). Ce texte, signé par une des vice-présidentes de la FFQ, Marlihan Lopez, répondait à un récent article de Denise Bombardier, qui remettait en question non seulement la capacité de Gabrielle Bouchard à représenter l’ensemble des femmes, mais aussi ses propos tenus en 2015, lors d’une commission parlementaire, pour demander d’enlever les mots maternité et mère. Avec l’idéologie de l’intersectionnalité qui est prônée par la FFQ, par Marlihan Lopez et qu’on retrouve fréquemment dans les propos de Gabrielle Bouchard, on oppose deux groupes de femmes : d’un côté, les femmes qui cumulent un ensemble de privilèges, et de l’autre côté, les femmes qui vivent à l’intersection de nombreuses oppressions et qui seraient victimes de marginalisation. Lire aussi Denise Bombardier.

. La Presse - Harcèlement : trois femmes demandent une enquête contre Trump
Trois femmes qui avaient déjà accusé Donald Trump de comportement sexuel inapproprié l’année dernière ont demandé lundi au Congrès d’ouvrir une enquête sur les agissements du président, deux d’entre elles ayant notamment assuré avoir été victimes d’agression sexuelle de sa part. "Je demande que les membres du Congrès mettent de côté leur affiliation politique et enquêtent sur les comportements sexuels inappropriés de M. Trump", a déclaré lors d’une conférence de presse l’une des victimes présumées, Rachel Crooks, ancienne réceptionniste à la Trump Tower de New York. Lors de la conférence de presse à New York, Rachel Crooks a notamment exprimé son souhait que le président soit "tenu responsable comme l’a été Harvey Weinstein".

. Le Devoir - Les femmes sont les premières victimes des changements climatiques
Cette réalité doit d’ailleurs plus que jamais être prise en compte, ont rappelé lundi plusieurs intervenantes de différents horizons dans le cadre d’un événement organisé à la veille du One Planet Summit de Paris. "Plus de 80% des victimes du tsunami qui a dévasté Aceh [en Indonésie] en 2004 étaient des femmes avec des enfants", a rappelé d’entrée de jeu la ministre des Finances de l’Indonésie, Sri Mulyani. Cette situation dramatique illustre un phénomène beaucoup plus vaste, a d’ailleurs souligné la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Patricia Espinosa. Les femmes sont aux premières loges des impacts de plus en plus concrets des sécheresses, des phénomènes climatiques extrêmes, de la désertification ou alors de la raréfaction des ressources. "Cette situation est la réalité de millions de femmes dans le monde." Les données officielles lui donnent d’ailleurs raison. Les femmes sont ainsi victimes de surmortalité, par rapport aux hommes, lors des catastrophes naturelles, des phénomènes qui auront tendance à augmenter en raison du réchauffement global.

. The Conversation - Le plafond de verre des idées existe-t-il ?
En 2017, le monde de l’économie ne semble pas être encore favorable aux femmes. Non seulement ces dernières subissent plus les affres de la recherche d’emploi que leurs homologues masculins, à compétences et postes égaux, mais celles qui parviennent à gravir les échelons de l’entreprise se heurtent au fameux plafond de verre, un système à la fois non perceptible et difficilement franchissable. Les explications de ce phénomène sont connues : absence des femmes dans les réseaux d’influence, essentiellement pour des raisons de conciliations entre la vie privée – qui inclut l’éducation des enfants et les tâches ménagères – et la vie professionnelle, comportements misogynes de la part de managers et dirigeants, dans des activités considérées comme masculines, mais aussi autocensure de la femme qui s’auto-évalue de manière plus dure que son collègue masculin. Aussi, de manière générale, elle se "vend moins bien" que son homologue masculin lors qu’une occasion de promotion se présente. Nous nous sommes posé la question s’il n’y avait pas un autre phénomène, peu observé, la moindre prise en compte des idées provenant des femmes, c’est-à-dire un plafond de verre des idées que les femmes pourraient émettre.

. La Presse canadienne/98,5 FM - Québec investit 3 milliards $ pour lutter contre la pauvreté
Québec prévoit injecter 3 milliards $ au cours des cinq prochaines années pour mieux lutter contre la pauvreté, en augmentant l’aide financière versée aux plus démunis de la société. Ce sont les personnes inaptes au travail qui sortent grandes gagnantes de la réforme tant attendue de l’aide sociale annoncée dimanche. D’ici 2023, elles verront leur prestation annuelle faire un bond de 12 749$ à 18 029$, pouvant ainsi au moins atteindre le seuil de la pauvreté. Québec consentira 1,2 milliard$ à ces personnes, qui auront droit dorénavant à un revenu de base (ou revenu minimum garanti), distinct des règles imposées au programme d’aide sociale. La loi de l’aide sociale devra d’ailleurs être modifiée, dès la prochaine session, pour lever les contraintes actuelles à la création de ce revenu de base assuré. Les personnes jugées aptes au travail continueront de fonctionner quant à elles selon le régime actuel d’aide sociale, avec des primes de formation et de recherche d’emploi bonifiées à divers degrés.

. Marianne - Laïcité : Marlène Schiappa brise le silence du gouvernement
Quand l’entourage du chef de l’État répète qu’Emmanuel Macron, silencieux tout au long des semaines de polémique entre Charlie Hebdo et Edwy Plenel, entend "dépassionner" le débat sur la laïcité, Marlène Schiappa a souligné, elle, que "la laïcité ne peut pas être une simple déclaration d’intention", "c’est un combat politique !". Face aux menaces portées par la montée des intégrismes, et en particulier du communautarisme islamiste, Marlène Schiappa a exhorté la République à réagir avec fermeté : "Nous devons empêcher qu’au nom de la religion, on interdise dans la République française, à des garçons et des filles de se tenir la main à l’école, qu’on arrange des mariages, qu’on empêche des femmes de disposer librement de leur corps en culpabilisant le recours à l’IVG, qu’on séquestre des jeunes filles, qu’on enferme des corps dans des grilles de tissus".

. Le Devoir - Le sexisme tranquille en éducation
Le ministre de l’Éducation a donc fait sien un discours masculiniste qui cherche à faire croire que la présence marquée des femmes dans l’enseignement, particulièrement au primaire, expliquerait en partie les difficultés scolaires que rencontrent de nombreux garçons. Le fait de dire que la profession enseignante est une profession à prédominance féminine constitue une lapalissade. Mais faire croire que cela jouerait d’une quelconque manière dans les difficultés scolaires ou les choix de carrière des garçons relève de la malhonnêteté intellectuelle. Ce faisant le porte-voix de ce simplisme, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, laisse croire qu’une enseignante ne peut incarner un modèle d’autorité auprès des garçons. Ceux qui se cachent derrière ce simplisme cherchent à huiler une mécanique qui banalise le sexisme en éducation et le maintien du discours paternaliste qui continue de caractériser les relations entre les enseignantes et leurs patrons.

. Terres de femmes - Femmes sous le signe de l’apocalypse
Onze. Elles sont onze femmes à se partager les pages d’un même essai. Onze funambules dont la vie n’a cessé de frôler la mort. Onze figures tragiques des lettres féminines, comme le précise le sous-titre de l’œuvre. Marcheuses au bord du gouffre. Poètes artistes traductrices égéries ayant subi les horreurs de leur temps et l’ayant marqué, chacune avec son talent propre, par leur révolte et leurs écrits, elles ont retenu l’attention et ont aiguisé le talent de Nohad Salameh. Elles auraient pu être plus nombreuses à partager le même espace littéraire. Nohad Salameh, poète et essayiste, s’en explique dans "Le féminin singulier", l’avant-propos qui ouvre son livre :"Première approche, non exhaustive, de ce cortège de Sibylles enfin échappées des sombres grottes/ghettos où elles furent si longtemps reléguées, Marcheuses au bord du gouffre montre avant tout ce qu’il en coûte de vivre et de penser hors des sentiers battus. Chacune au long des millénaires dut payer la note rubis sur l’ongle — pas de rabais ni de non-lieu."

. Le Devoir - L’itinérance féminine reste tapie dans l’ombre
On voit relativement peu d’itinérantes dans les rues, mais ce n’est que parce que les femmes sans domicile fixe ont tendance à cacher leur misère. Les femmes brillent par leur absence dans les politiques et plans de lutte contre l’itinérance du Québec de même que dans les ressources d’aide mixtes, ce qui les stigmatise étant donné leur réalité distincte. C’est le principal constat que fait la recherche "Rendre visible l’itinérance au féminin", menée pendant deux ans dans sept régions de la province, dont les résultats seront présentés jeudi et vendredi dans le cadre d’un colloque à Montréal. "Nous avons pu constater à travers l’analyse des plans d’action, de la cartographie des services, des focus groupes tenus auprès d’intervenants et des entrevues réalisées auprès des femmes en situation d’itinérance à quel point persiste une lecture masculine de l’itinérance", peut-on lire dans le rapport de recherche.

. L’Actualité - L’inconduite sexuelle doit devenir un enjeu majeur de société, dit Couillard
Le premier ministre Philippe Couillard dit vouloir provoquer un changement de mentalité, en lançant un message à la population en général, mais surtout aux hommes, qui doivent comprendre que certains comportements ne sont tout simplement plus tolérés en 2017. Pour indiquer toute l’importance qu’il accorde à cette question, M. Couillard a dit qu’il tenait à être présent au grand forum qui aura lieu jeudi, à Québec, sur la lutte aux agressions sexuelles. Organisé par la ministre responsable de la Condition féminine, Hélène David, le forum réunira quelque 150 intervenants (groupes d’aide, experts) appelés à définir les mesures gouvernementales à privilégier pour contrer les agressions sexuelles et mieux soutenir les groupes qui viennent en aide aux victimes. En annonçant la tenue de cet événement, la ministre David avait dit vouloir une liste de mesures concrètes à mettre en application rapidement. Le financement récurrent des groupes de soutien aux victimes sera un des thèmes à l’ordre du jour, de même que le processus de traitement des plaintes.

. TV5 - Durant 50 ans, 84 % des lobotomies furent réalisées sur des femmes, en France, Belgique et Suisse
Une étude, menée par trois neurochirurgiens français, révèle que sur 1129 patients lobotomisés entre 1935 et 1985 en Belgique, en France et en Suisse, 84% des sujets étaient des femmes. Un chiffre qui montre combien les discriminations et les préjugés liés au genre influencent les pratiques médicales et comment la psychiatrie s’insère dans les rapports de domination. "Pour les filles, de manière très différenciée, on demeure dans le registre de la moralité, du danger social, d’un problème mental psychiatrique qu’il faut prendre en charge. Avec l’idée générale que l’objet à traiter c’est le corps. Un corps problématique, dangereux, malsain dévié d’une certaine manière de sa finalité qui est de donner la vie, de procréer" Aussi n’est-il pas étonnant de voir certains patients subir une lobotomie sans qu’aucune maladie psychiatrique ne soit diagnostiquée. Les interventions vont chuter pour devenir vraiment rares, même si les opérations perdureront un peu jusque dans les années 1980. "A ce moment-là, la lobotomie perd de son effet de mode et de sa pertinence, parce que la chimie va permettre d’intervenir sur le cerveau des malades, explique l’historien David Niget. "Ce qui est clair, c’est qu’on va beaucoup plus utiliser les neuroleptiques à l’égard des filles qu’à l’égard des garçons et ce, dès la fin des années 1950 et de manière assez massive."

. Journal Métro - Une femme à la direction de Québec Numérique
Martine Rioux a été nommée directrice moins d’un an après son arrivée à Québec Numérique, devenant la première femme directrice de l’organisme, pour lequel elle était déjà directrice par interim depuis le départ de l’ancien directeur. Québec numérique est un organisme à but non lucratif qui a pour mission de rassembler et animer la communauté numérique, en démocratisant le numérique. L’organisme coordonne notamment la Semaine numérique de Québec et le fameux événement Web à Québec (WAQ). On me dit souvent : « Enfin une femme à la direction de Québec Numérique ! » J’étais la personne la plus compétente pour le poste et il se trouve que je suis une femme ! Étant davantage une fille de communication que de numérique, j’ai toujours été dans des milieux majoritairement féminins ou paritaires. Depuis que je suis chez Québec Numérique, on me fait beaucoup remarquer que les femmes sont sous-représentées dans l’industrie. Pour changer les choses, il faut commencer dès l’école primaire avec l’enseignement de la programmation, de la robotique, etc. afin d’intéresser tous les jeunes et afin de combler les déficits de candidats dans cette industrie.

. Le Devoir - 1947-2017 : décès de l’auteure Verena Stefan
L’auteure d’origine suisse Verena Stefan, québécoise depuis 1999, est décédée à 70 ans le 29 novembre dernier, des suites du cancer. Son Mues (V.O. Häutugen, 1975), traduit en huit langues, reste un ouvrage marquant du féminisme en général, et du féminisme allemand en particulier. Elle a publié ici chez Héliotrope D’ailleurs (2008), et tout récemment Qui maîtrise les vents connaît son chemin (printemps 2017). Née à Berne, en Suisse, Verena Stefan étudie la physiothérapie et la sociologie. Début 1970, elle sera des fondatrices du groupe féministe Brot und Rosen, et publie son premier livre, Mues, quelque temps après. Le succès est immédiat, et le livre rejoint les "livres à succès qui brisaient les tabous sexuels et présentaient les rapports de sexe comme des rapports de pouvoir, sous le signe d’une sexualité se voulant libérée".

. Le Courrier de Russie - Les hommes russes disent niet à la violence domestique
Le portail russe Nasiliu.net (Non à la violence) a publié le 27 novembre une vidéo dans laquelle des célébrités russes, exclusivement masculines, expriment leur opposition à la violence domestique. La vidéo accompagne une campagne de sensibilisation intitulée #LesHommesContreLaViolence, présente sur le site (men.nasiliu.net), dans laquelle ces douze hommes déconstruisent les mythes et clichés sur la violence domestique. Première action de ce genre en Russie, la campagne est organisée par Nasiliu.net, seule plateforme dans le pays qui centralise de la documentation pour les victimes de violence domestique. "Les maris qui tapent sur leurs femmes et leurs enfants, ça existe dans tous les pays, mais le problème, en Russie, c’est que l’usage de la force dans l’intimité du foyer est considérée comme la norme. La plupart des victimes ne sont même pas conscientes d’être des victimes, et c’est pareil pour les bourreaux".

. L’Actualité - Femmes au bord de la falaise de verre
C’est ce qu’on appelle la "falaise de verre" : les femmes ont tendance à être nommées à des postes de pouvoir lorsqu’une organisation est dans le pétrin, des situations forcément précaires qui les mettent plus à risque d’échouer. Et d’être punies ensuite pour les déroutes provoquées par leurs prédécesseurs. Et vlan ! Une fois fracassé le plafond de verre, comme on surnomme l’ensemble des embûches qui empêchent encore nombre de femmes d’atteindre les plus hauts sommets, celles qui néanmoins y parviennent risquent de voir le sol se dérober sous leurs pieds. Des dizaines d’études scientifiques ont attesté l’existence de ce phénomène au cours de la dernière décennie. Les psychologues organisationnels Michelle Ryan, de l’Université d’Exeter, au Royaume-Uni, et Alexander Haslam, aujourd’hui à l’Université du Queensland, en Australie, ont été les premiers à le décrire, en 2005, dans la revue British Journal of Management. Reste à comprendre pourquoi on envoie plus facilement les femmes au front dans les missions périlleuses.

. Konbini - Women on Waves, l’organisation qui permet aux femmes d’avorter dans les eaux internationales
L’avortement est encore strictement interdit dans plusieurs pays comme Malte, le Vatican, le Nicaragua, El Salvador, la République dominicaine… Et dans de nombreux autres pays comme le Mexique, il n’est autorisé qu’en cas de danger mortel pour la femme enceinte. L’organisation néerlandaise Women on Waves, une "unité gynécologique mobile", permet aux femmes de ces pays d’être informées, d’avorter et d’accéder à la contraception à bord d’un bateau naviguant dans les eaux internationales. Dans ces dernières, c’est le droit du pays où le bateau est enregistré qui prévaut, ce qui rend l’entreprise légale même au large des pays interdisant l’avortement. L’unité permet ainsi aux femmes désirant interrompre leur grossesse de moins de sept semaines de bénéficier d’un avortement médicamenteux sûr et légal. Un quart des grossesses sont avortées dans le monde, et presque la moitié de ces avortements sont dangereux, soit autour de 26 millions d’entre eux.

. Radio-Canada - Les "briseuses de silence" personnalité de l’année du magazine Time
Le magazine américain Time a décidé de rendre hommage aux milliers de femmes qui ont osé briser le silence sur les agressions et le harcèlement sexuel dont elles ont été victimes. Le mouvement est né spontanément en octobre lorsque l’actrice Alyssa Milano a lancé sur Twitter : "Si vous avez été harcelées ou agressées sexuellement, écrivez ’’moi aussi’’ en réponse à ce message". Le mot-clic a été repris près d’un million de fois en 48 heures. Ainsi propulsé par les réseaux sociaux, le mot-clic #MeToo (#MoiAussi) a d’abord entraîné la chute du tout-puissant producteur hollywoodien Harvey Weinstein avant d’atteindre des personnalités publiques un peu partout dans le monde, y compris au Québec.

. TV5 - Le Québec toujours sous le coup de la tuerie masculiniste de Polytechnique du 6 décembre 1989
Le 6 décembre 1989 restera un marqueur dans l’histoire québécoise de la fin du 20ème siècle. Et sans doute aussi au delà. Ce jour-là, l’étudiant en informatique Marc Gharbi dit Lepine, abattait 14 femmes, en blessait grièvement dix autres à l’Ecole polytechnique de Montréal, avant de se suicider. Sa frénésie meurtrière contre le sexe féminin, le jeune homme de 25 ans l’explique dans une lettre “testamentaire“ par une haine de ces “féministes qui lui ont toujours gâché la vie". Un parcours qui se rattache au "masculinisme", mouvement ancien de défense de la suprématie des hommes sur le genre humain, et qui connaît un certain succès depuis une trentaine d’années, en particulier en Amérique du Nord. Les Québécois commémorent désormais le massacre de Polytechnique, douze jours durant, entre le 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes et le 6 décembre de chaque année. Ce féminicide commis par un étudiant à l’esprit perturbé par des théories de domination masculine du monde, est devenu en 25 ans la date charnière d’une réflexion sur les violences faites aux femmes au Québec, mais aussi dans tout le Canada.

. L’Actualité - Femmes au bord de la falaise de verre
C’est ce qu’on appelle la "falaise de verre" : les femmes ont tendance à être nommées à des postes de pouvoir lorsqu’une organisation est dans le pétrin, des situations forcément précaires qui les mettent plus à risque d’échouer. Et d’être punies ensuite pour les déroutes provoquées par leurs prédécesseurs. Et vlan ! Une fois fracassé le plafond de verre, comme on surnomme l’ensemble des embûches qui empêchent encore nombre de femmes d’atteindre les plus hauts sommets, celles qui néanmoins y parviennent risquent de voir le sol se dérober sous leurs pieds. Des dizaines d’études scientifiques ont attesté l’existence de ce phénomène au cours de la dernière décennie. Les psychologues organisationnels Michelle Ryan, de l’Université d’Exeter, au Royaume-Uni, et Alexander Haslam, aujourd’hui à l’Université du Queensland, en Australie, ont été les premiers à le décrire, en 2005, dans la revue British Journal of Management. Reste à comprendre pourquoi on envoie plus facilement les femmes au front dans les missions périlleuses.

. Le Monde - IVG et contraception : le Conseil de l’Europe alerte sur une régression des droits des femmes
Des "restrictions rétrogrades" ont entraîné un recul des droits des femmes en matière d’accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en Europe, estime mardi 5 décembre le Conseil de l’Europe, qui publie un rapport, accompagné d’une série de recommandations aux États membres. Le document épingle pêle-mêle l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment "des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement". Il rappelle aussi qu’en Pologne "une loi a réintroduit l’obligation d’obtenir une prescription médicale pour accéder à un moyen de contraception d’urgence". Le rapport pointe également des juridictions en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin pour leur législation "hautement restrictive" en matière d’accès à l’IVG, qui n’est souvent autorisée qu’en cas de risque pour la vie ou de viol.

. Sisyphe - 6 décembre 1989
Cette année encore nous nous souvenons de
. Geneviève Bergeron, 21 ans . Hélène Colgan, 23 ans . Nathalie Croteau, 23 ans . Barbara Daigneault, 22 ans . Anne-Marie Edward, 21 ans . Maud Haviernick, 29 ans . Barbara Klucznik-Widajewicz, 31 ans . Maryse Laganière, 25 ans. . Maryse Leclair, 23 ans . Anne-Marie Lemay, 22 ans . Sonia Pelletier, 28 ans . Michèle Richard, 21 ans . Annie St-Arneault, 23 ans . Annie Turcotte, 20 ans
Pour faire un don : Poly se souvient

. Radio-Canada - Polytechnique : 28 ans plus tard, le souvenir de la tragédie est intact
Le 6 décembre 1989, un homme est entré dans un bâtiment de l’Université de Montréal et a abattu 14 femmes, en plus de blesser 14 autres personnes. Comme chaque année depuis, les familles des victimes, des dignitaires et des citoyens marqués par le drame se rassemblent pour se souvenir des disparues. Pour l’une des étudiantes de Polytechnique qui a été témoin du meurtre de ses collègues, Heidi Rathjen, il est toujours aussi important de se rappeler du massacre du 6 décembre 1989. "C’est pertinent d’en parler en lien avec le contrôle des armes à feu", estime la femme qui milite en ce sens, notamment au sein de l’organisation qu’elle a cofondée, "Poly se souvient". Pour elle, le combat pour le contrôle des armes se poursuit "en partie en hommage aux 14 victimes, comme au nom de toutes les victimes passées et futures des armes à feu". Elle estime que la date anniversaire du drame est l’occasion de réfléchir à ce sujet. Lire aussi le site de Polytechnique Montréal. Polytechnique, le massacre qui fascine encore ceux qui ont la haine des femmes.

. Le Devoir - Lueur au bout du tunnel
Depuis 28 ans (déjà), le souvenir d’un certain 6 décembre s’abat comme une chape de plomb. Impossible à oublier. Heureusement, il y a autre chose à broyer que du noir cette année. Au-delà de la douleur et de la colère, au-delà des « gunnies » qui réclament bêtement l’abolition du registre des armes à feu, on voit, pour la première fois, une éclaircie à l’horizon. Mieux encore qu’à l’occasion du 25e anniversaire où tous, du chef de police aux politiciens présents, ont parlé d’un « crime contre les femmes », aveu qui s’était fait péniblement attendre, on assiste aujourd’hui à un véritable retour du balancier. Car si le geste odieux de Marc Lépine a marqué la fin d’un certain féminisme insouciant, voire triomphant, la campagne actuelle de dénonciation envers les agressions sexuelles marque le retour d’une parole de femmes qui porte. Dans toute l’histoire de l’humanité, c’est la première fois que des femmes se plaignent et que des hommes puissants tombent sur-le-champ. Depuis que les femmes se lèvent, rien ne ressemble, en fait, à ce règlement de comptes. Le féminisme a réussi à changer des lois, et avec elles, la place des femmes dans le monde ; il a réussi à mettre fin à une soumission millénaire, mais pas, malheureusement, au dénigrement. Avec les années, le contraste entre l’épanouissement des femmes, d’une part, et la violence qu’elles continuaient à subir, malgré tout, détonait de plus en plus. À tel point qu’on a conclu à des espèces de vases communicants. N’était-ce pas d’ailleurs le message de Marc Lépine ? Vous pensez que vous pouvez prendre la place des hommes ?

. La Presse - Québec solidaire. La bête à deux têtes
Pour porter avec encore plus d’emphase la cause des "personnes binaires et transgenres", les délégués au congrès de Québec solidaire ont amendé un bloc de résolutions qui concernaient spécifiquement les femmes, pour placer ces dernières sur le même pied que les "personnes binaires ou transgenres". Incroyable, venant d’un parti qui s’est toujours défini comme féministe. Cette année, il y a un troisième micro, destiné aux "binaires", plus précisément aux transgenres (naguère appelés transexuels). En trois heures, il ne voit se présenter qu’une seule personne, qui porte un prénom féminin et explique être devenue femme à un âge relativement avancé. Cette dernière a contribué à faire diluer les résolutions présentées par la commission féminine du parti. Le concept d’"égalité entre les sexes" est remplacé par l’"égalité et la diversité des genres". La différenciation sexuelle, de même que les mots "homme" et "femme", sont biffés au profit de la référence aux "genres". Dans la plateforme de QS, les femmes (52% de la population, aux dernières nouvelles)seront considérées comme une minorité parmi d’autres. Nombre de femmes se sont succédé au micro "femme" pour faire valoir l’importance de conserver à QS sa "spécificité féministe", mais elles ont été battues à plate couture.

. Telerama - “Ce sont surtout les femmes qui se mobilisent pour les causes environnementales”
Joutes nucléaires effrayantes entre les États-Unis et la Corée du Nord, mobilisation massive des femmes contre le sexisme institutionnalisé, alerte de 15 000 scientifiques sur l’état de notre planète…, l’actualité de ces dernières semaines fait écho à la lutte des écoféministes. Ces militantes pacifistes anglo-saxonnes, détenant des pistes de réflexion précieuses (renouer positivement avec la nature, se réapproprier des connaissances empiriques, retrouver de la fierté pour son corps…), restent pourtant méconnues en France. L’écoféminisme est né dans les années 1980, aux Etats-Unis et, parallèlement, en Angleterre, dans le sillage des mouvements antiguerre, féministe et écologiste des années 1970. Il émerge en réponse à la menace d’une guerre nucléaire avec l’ex-URSS et durera plus d’une décennie.

. The Conversation - Que penser de la greffe d’utérus ?
La première naissance d’un bébé, aux États-Unis, à la suite d’une greffe d’utérus, vient d’être annoncée le 1er décembre. Le dernier décompte connu faisait état, en septembre, de 8 bébés nés dans le monde depuis 2014 grâce à cette technique encore expérimentale. La greffe d’utérus semble s’inscrire dans la tendance actuelle au rapprochement de la médecine et de l’anthropotechnie. Cette dernière, définie comme l’ensemble des techniques favorisant le développement biologique et culturel de l’homme, contribue à l’amélioration de l’être humain, c’est-à-dire à l’avènement d’un homme augmenté. L’utérus artificiel pourrait se présenter comme un remède miracle. Son statut juridique poserait néanmoins de nombreuses questions. En déshumanisant le fœtus comme la conception in vitro déshumanise l’embryon, un tel utérus viendrait à coup sûr prolonger le débat éthique relatif à l’artificialisation de la procréation, débat initié par la PMA et relancé par la greffe d’utérus.

. La Presse - Égalité hommes-femmes à l’Assemblée nationale : scepticisme des élues
Ce n’est pas demain la veille que l’égalité hommes-femmes sera proclamée à l’Assemblée nationale. Si ça se trouve, le grand soir pourrait très bien ne jamais survenir, si on se fie aux femmes qui siègent présentement au parlement. Questionnées à savoir dans combien de temps, selon elles, l’Assemblée nationale pourrait prétendre être un lieu vraiment égalitaire, composé à 50 pour cent de femmes, une majorité d’élues affiche un scepticisme certain. Plus de la moitié d’entre elles estiment carrément que cela n’arrivera "probablement jamais" (21 pour cent) ou "dans 100 ans, peut-être" (33 pour cent), mais pas avant. Le portrait-type de la parlementaire québécoise pourrait ressembler à ceci : elle est féministe (79 pour cent), elle considère qu’il est encore aujourd’hui plus difficile pour une femme que pour un homme de faire sa place en politique (67 pour cent), elle souhaite que les partis fassent plus d’efforts pour attirer des candidatures féminines (91 pour cent), mais préfère la "zone paritaire" de 40 pour cent de candidatures féminines à l’idée d’imposer un nombre égal de candidats des deux sexes.

. Châtelaine - Sarah Marquis, la femme qui marche
La Suissesse Sarah Marquis a fait, à pied, l’équivalent du tour de la terre. Dans les Andes et en Mongolie, dans le désert de Gobi, en Chine ou en Sibérie. Toute seule. Pour prouver qu’on peut toutes accomplir de grandes choses. "Je suis la girl next door", dit-elle pourtant. Et c’est vrai qu’avec ses 44 ans et ses 65 kilos, elle n’a que peu de ressemblance avec Superman. Mais cette "fille ordinaire" consacre sa vie à enchaîner les longues expéditions dans des endroits impossibles. Et à acquérir les habiletés nécessaires pour les réussir. En 2000, elle a marché les 4 000 km entre la frontière canadienne et la frontière mexicaine sur la Pacific Crest Trail, qui longe la côte ouest du continent nord-américain. Deux ans plus tard, elle a mis 17 mois à parcourir 14 000 km dans les déserts australiens. Suivront des voyages dans la cordillère des Andes (7 000 km en huit mois) et un autre d’une durée de trois ans qui la mènera de la Sibérie à l’Australie. "Je crois qu’on naît aventurier. Tous les enfants sont des explorateurs. Puis la société nous structure. Moi, je ne sais pas trop pourquoi, je n’ai jamais vraiment perdu cette pulsion."

. TRADFEM - Prostitution, proxénètes… Pour en finir avec le mythe de la prostituée heureuse
The Pimping of Prostitution : Abolishing the Myth of Sex Work, l’écrivaine et activiste féministe britannique Julie Bindel retrace l’histoire du mouvement abolitionniste en remontant jusqu’en 1860 et à Josephine Butler, une réformatrice sociale et activiste féministe qui a fait pression sur l’industrie de la prostitution aux États-Unis et en Europe. Elle nous conduit jusqu’au militantisme contemporain mené par des groupes tels que Women Hurt in Systems of Prostitution Engaged in Revolt (WHISPER), fondé en 1985 par Evelina Giobbe. Vendue à un proxénète à 14 ans, Giobbe lutte depuis trente ans contre cette industrie. Bindel décrit ensuite les diverses tentatives menées au cours des dernières décennies pour normaliser le commerce du sexe, en illustrant leurs échecs par les témoignages de survivantes et de militantes interviewées dans 35 pays. On est atterré à la lecture de leurs nombreux récits incluant d’horribles sévices de la part des proxénètes, des policiers et des acheteurs de sexe.

. Le Nouvel Observateur - Annick Cojean, Manon Loizeau : "Le viol est le crime parfait"
Le jeudi 7 décembre aura lieu sur France 2, à 20h55, un événement assez rare pour être souligné. Deux documentaires seront diffusés au cours d’une soirée spéciale consacrée à "la Syrie de Bachar el-Assad" dans le cadre d’un rendez-vous proposé et présenté par Laurent Delahousse : en première partie, le documentaire inédit "Bachar el-Assad, le pouvoir ou la mort", réalisé par Christophe Widemann, et, à 23 heures, "Syrie, le cri étouffé", réalisé par Manon Loizeau et coécrit avec Annick Cojean. Ce film, également inédit, sur lequel nous avons choisi de nous arrêter, présente les témoignages de femmes, épouses, proches de combattants, victimes de viols perpétrés par le régime. Les deux journalistes nous expliquent comment elles ont procédé pour fabriquer ce film difficile qui a reçu plusieurs prix dans différents festivals.

. La Presse - Inconduite sexuelle : les députées et ministres ne sont pas épargnées
Le mouvement planétaire de dénonciation de l’inconduite sexuelle s’étend désormais à l’Assemblée nationale. Fait rarissime, 24 députées et ministres ont accepté de briser le silence sur ce fléau, n’hésitant pas à braquer un projecteur sur le côté sombre des coulisses du pouvoir, dans le cadre d’une enquête journalistique menée par La Presse canadienne. Loin d’être rose, le portrait qui s’en dégage, à travers un sondage auquel elles ont participé et des témoignages recueillis, indique que l’inconduite sexuelle sous toutes ses formes n’épargne pas les femmes occupant des postes de pouvoir, loin de là. Ainsi, près des deux tiers des répondantes (63%) affirment avoir subi une ou plusieurs formes d’inconduite sexuelle, souvent à répétition, dans l’exercice de leurs fonctions d’élues. Près d’une élue sur deux (42%), dont deux ministres, soutient avoir déjà été victime de harcèlement sexuel, avant de se lancer en politique. Deux femmes siégeant présentement à l’Assemblée nationale ont connu dans leur chair ce que signifie une agression sexuelle.

. Le Devoir - Hommage à Monique Simard
C’est avec une infinie tristesse que j’ai appris que le mandat de Monique Simard à la tête de la SODEC ne sera pas renouvelé en janvier prochain. Qu’il me soit permis de dire ici à quel point Monique est pour moi une femme d’exception et j’espère surtout que son départ ne viendra pas remettre en cause la mise en oeuvre de l’entente signée cette année entre la SODEC et le Centre national du cinéma français. J’ai toujours été fasciné devant son incroyable connaissance du milieu culturel québécois et français. Je suis presque certain qu’il n’existe pas un artiste québécois dont on puisse parler sans que Monique dise "tu veux que je te le présente ?" Je sais que l’excellence de son travail a été saluée par son conseil d’administration et par tous les artistes, cinéastes, écrivains québécois et que ces derniers se sentent un peu orphelins en ce moment.

. RTL Girls - Qu’est-ce que "Baf(f)e", la base de données féministe ?
"Baf(f)e", pour "Base de données féministe". C’est le nom choisi par Ondine, pour le site internet qu’elle a créé en juillet dernier. Y sont répertoriés toutes les vidéos, podcasts et articles féministes qu’elle a lus et rangés soigneusement dans ses favoris pendant environ deux ans et demi. "Au début quand j’ai ouvert Bafe.fr, j’ai commencé avec 730 articles", raconte-t-elle à Girls. Aujourd’hui, la base de données s’est enrichie de 150 articles supplémentaires et attire près de 3.200 visiteurs par mois. Sur Bafe.fr, les articles dénoncent le sexisme mais également l’homophobie, la grossophobie ou le validisme - discrimination qui vise les personnes handicapées. "Pour moi, le féminisme, c’est se battre contre toutes les oppressions, justifie Ondine.

. Vice - ’La femme qui brisait les codes’ – Sur les traces de la cryptanalyste oubliée de la Seconde Guerre mondiale
Contrairement à J. Edgar Hoover, Elizebeth Smith Friedman n’a pas de barrage à son nom. Contrairement à Alan Turing, sa vie n’a pas fait l’objet de biopics hollywoodiens. Et contrairement à Ada Lovelace, elle n’a pas de journée de célébration internationale en son honneur. Smith Friedman a pourtant autant de mérite que n’importe lequel de ces trois piliers de la communauté scientifique et du renseignement, puisqu’elle est parvenue à déchiffrer les codes nazis de la Seconde Guerre mondiale, contribuant de fait à sauver des milliers de vies. Mais en raison du sexisme institutionnel de l’époque, de sa personnalité effacée et de ses homologues masculins, Smith Friedman fut en grande partie rayée de l’histoire. Jusqu’à aujourd’hui. L’écrivain Jason Fagone a passé trois ans à mener des recherches sur la vie de Smith Friedman.

. La Presse - L’article charnière de la Loi sur la neutralité religieuse est suspendu
Un juge de la Cour supérieure a suspendu, vendredi, l’article charnière de la Loi sur la neutralité religieuse qui prévoit que les services gouvernementaux au Québec doivent être livrés et reçus à visage découvert. Un sursis temporaire de l’article 10 a été accordé par le juge Babak Barin, tant et aussi longtemps que le gouvernement du Québec n’aura pas défini les « lignes directrices » qui permettront aux organismes de déterminer si des accommodements peuvent être consentis. La Loi sur la neutralité religieuse, adoptée le 18 octobre, prévoit la possibilité d’accorder des accommodements pour un motif religieux. Mais l’article 11, qui encadre ces demandes d’accommodement, n’est pas entré en vigueur en même temps que le reste de la loi et il ne l’est toujours pas.

. Radio-Canada - La lutte contre la pauvreté souffre d’un manque de volonté politique, déplore le Collectif
À quelques jours du 15e anniversaire de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion, le Collectif pour un Québec sans pauvreté déplore le manque de volonté politique des gouvernements pour faire reculer la pauvreté dans la province. Or, la pauvreté n’a pas reculé au Québec depuis 15 ans, selon le porte-parole du Collectif, Serge Petitclerc. "Une personne sur dix ne couvre toujours pas ses besoins de base", déplore-t-il. Si l’État a amélioré son soutien aux familles avec des enfants, "les couples sans enfants et les personnes seules ont été abandonnés", selon lui. Appuyé par le Parti québécois et Québec solidaire, M. Petitclerc déplore que deux ans se sont écoulés sans que les libéraux ne déposent le troisième plan de lutte contre la pauvreté du gouvernement du Québec depuis l’entrée en vigueur de la loi.

. Le Journal de Montréal - Une transgenre préside la FFQ
Gabrielle Bouchard est la nouvelle présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ). Mais qui donc est cet homme devenu femme à l’âge adulte ? Bien sûr, les médias sont à quelques exceptions près devenus muets lorsqu’il s’agit d’interroger Gabrielle Bouchard sur son parcours. Comment peut-elle parler au nom de toutes les femmes, elle qui a été formée dans la culture masculine, ignorant les expériences vécues par les femmes depuis l’enfance ? Nous sommes tous prisonniers d’une terrible rectitude politique puisqu’elle nous interdit d’exprimer quelque doute sur le bien fondé de pareille réalité. Car le risque est grand alors d’être honni et menacé sur les réseaux sociaux. Aucun débat ne peut donc se dérouler sur ce qu’il faut bien nommer une offensive des transgenres à faire éclater la réalité des deux sexes pour imposer une vision ahurissante où il n’existerait plus ni homme ni femme. Gabrielle Bouchard souhaite que les mots "mère" et "maternité" disparaissent du vocabulaire. Il y a derrière ce souhait exprimé par la présidente de la FFQ un sentiment quasi haineux à l’égard de la moitié de l’humanité. Un macho n’en pense pas moins.

. The Conversation - Débat : le rôle des réseaux masculins dans les violences faites aux femmes
Dans son essai "Sur la violence", Hannah Arendt a clairement distingué le pouvoir, qui est toujours collectif, de la puissance, qui est la propriété d’un individu. Ces scandales (l’affaite Weinstein et d’autres de même nature) révèlent des abus de puissance, mais le pouvoir est rarement mis en cause, sinon vaguement, lorsqu’on accuse le "système" d’être au final responsable. Dans la vie quotidienne, cette dimension collective du pouvoir s’incarne dans le réseau. Chacun d’entre nous appartient à des réseaux d’ampleur variable, d’où nous tirons notre force et notre autorité. Or les réseaux masculins sont prépondérants dans les sphères politique, économique et culturelle. Les réseaux jouent un rôle fondamental dans les domaines innovants, où les règles et les normes ne sont pas encore fixées. Il est aisé de constater que les hommes y monopolisent collectivement le pouvoir. L’affaire Weinstein permet de distinguer trois catégories de réseaux : les licites, les délictueux et les supraréseaux.

. Le Huffington Post Québec - Recensement : des Canadiens plus éduqués, mais l’écart hommes-femmes demeure
Ces données tirées du recensement de 2016 indiquent que plus de la moitié de la population active du Canada âgée de 25 à 64 ans a obtenu un diplôme collégial ou universitaire. Il s’agit de la plus forte proportion parmi les pays comparables de l’OCDE, incluant les États-Unis. Lorsqu’il est question d’éducation, les femmes semblent avoir comblé l’écart les séparant des hommes. Elles ont ainsi obtenu la moitié de toutes les maîtrises décernées en 2016 et près de la moitié de tous les doctorats acquis par les jeunes Canadiens de 25 à 34 ans. L’écart salarial persiste, toutefois. "Bien que les femmes soient plus hautement éduquées, elles ne gagnent pas davantage. Leur taux de participation au marché du travail n’est pas plus élevé. L’éducation ne raconte donc pas toute l’histoire".

. Agora Vox - Paula Modersohn-Becker, une femme moderne
En ces temps de dénonciation justifiée du machisme ordinaire et des agressions sexuelles contre les femmes, s’il y avait une femme à honorer pour sa modernité, sa vivacité et son esprit libre, ce serait bien Paula Modersohn-Becker, peintre allemande et l’une des premières représentantes de l’expressionnisme en Allemagne. Elle est morte il y a cent dix ans, le 21 novembre 1907, à l’âge de seulement 31 ans. Cette courte vie fut dense, surtout les dernières années de sa vie, puisqu’elle a réalisé environ un millier de dessins et sept cent cinquante peintures, dont une centaine la dernière année. La modernité est ressentie dans toutes son œuvre, une œuvre extraordinaire et souvent égocentrée, beaucoup d’autoportraits (surtout à la fin de sa vie), des autoportraits nus ou à demi nus également, ce qui fut très novateur à l’époque, et sa fille adoptive Elsbeth (1898-1984) fut souvent son modèle d’enfant. Elle a peint de très nombreuses fois des femmes (dont elle, dont son amie Clara, entre autres) et des enfants (dont Elsbeth).

. PADEL - Tennis : le harcèlement comme habitude
Peu de cas de harcèlement et d’agression au sein du monde sportif ont été mis en lumière. Dans le monde du tennis, les tournois amateurs sont gérés par des juges-arbitres, qui s’occupent d’une partie de l’organisation, des horaires, des tableaux. Les joueurs et joueuses échangent donc avec ces juges-arbitres. Sophie et Lila racontent alors avoir déjà reçu des messages récurrents de juges-arbitres après un tournoi pour prendre un verre. Elles n’ont jamais donné leur numéro, hormis au moment de l’inscription. Ces juges-arbitres récupèrent les coordonnées personnelles de joueuses dans les fichiers des inscrits pour les utiliser à des fins personnelles, et de harcèlement donc, continuant de les inviter malgré plusieurs "non". Le tennis, c’est aussi des enseignants professionnels qui harcèlent des joueuses, parfois mineures.

. Sciences et Avenir - Marie Curie, un modèle pour les femmes en sciences
2017 est le 150e anniversaire de la naissance de Marie Curie, moins connue sous son nom de naissance, Marya Salomea Sklodowska. Dans le cadre de l’exposition au Panthéon qui lui est consacrée jusqu’au 4 mars 2018, Sylvaine Turck-Chièze, directrice de recherches honoraire au CEA et présidente de l’association Femmes & Sciences, lui rendait hommage en dressant son portrait au cours d’une conférence. L’occasion de faire le point sur plusieurs paradoxes relatifs à la place des femmes en sciences. "On s’identifie moins à Marie Curie aujourd’hui, mais il fut une époque où c’était un modèle pour les femmes scientifiques par sa rigueur et sa détermination. Elle fut un modèle pour moi." La place des femmes en sciences a longtemps été paradoxale, rappelle la physicienne.

<--- Lire les fils de presse précédents.

Mis en ligne sur Sisyphe, décembre 2017


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