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samedi 22 septembre 2018

Fil de presse, septembre 2018

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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Mise à jour quotidienne de liens vers des articles d’actualité et d’analyse sur les femmes, leurs droits, ce qui les intéresse. Ces articles proviennent de diverses sources médiatiques en ligne. Les faits rapportés et les opinions exprimées dans ces articles n’engagent que leurs auteur-es. On peut consulter les fils de presse des années et des mois précédents à gauche dans cette page.

Septembre 2018

. Le Devoir - Le poids des genres
En 1991, les femmes sont marginales au Capitole et absentes de la commission judiciaire du Sénat. Lorsqu’Anita Hill se présente devant un aréopage d’hommes blancs pour témoigner contre Clarence Thomas, elle n’a droit à aucune commisération. Ils mettent en doute sa parole, lui demandent de détailler les propos zoophiles de son patron et les sentiments que cela lui inspire, et minorent leur impact. 2018. En quelques jours, dans la foulée de l’affaire Blasey Ford, toutes les femmes concernées de près ou de loin (Christine Blasey Ford, les sénatrices Feinstein, Caskill, Collins et Murkowski, et même la femme de Kavanaugh) ont reçu des menaces de viol, de violence, de mort… Pendant ce temps, le président demande pourquoi la plainte arrive tardivement. Lire aussi : "Donald Trump attaque l’accusatrice du juge Kavanaugh".

. La Presse - Réunion de femmes ministres des Affaires étrangères à Montréal
Des femmes ministres des Affaires étrangères de partout à travers le monde se sont réunies, vendredi, à Montréal à l’occasion d’un sommet de deux jours décrit par Chrystia Freeland comme étant le premier du genre à être organisé. Mme Freeland, la ministre canadienne des Affaires étrangères, et Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, sont les hôtesses d’une série de rencontres qui se sont amorcées vendredi après-midi. Le sommet réunit au moins la moitié des 30 femmes qui dirigent des ministères des Affaires étrangères dans le monde de même que des représentants de groupes de défense des droits de la personne et de la société civile.

. Clara Magazine - La cultre du viol, sous le soleil exactement
Cet été, l’association Femmes solidaires, présente dans 190 villes de France, a lancé une campagne nationale pour dénoncer l’impression et la vente de cartes postales sexistes, souvent grossophobes et parfois même racistes. Selon l’association féministe d’éducation populaire, "elles concourent à la ’culture du viol’ qui impose une image dégradante des femmes, et participent à légitimer et banaliser les violences faites aux femmes". Ces cartes postales sont disponibles, étalées à la vue de tous et toutes. Elles peuvent être vendues, y compris les plus explicites, quel que soit l’âge des clients. Le fait de vendre des contenus à caractère pornographique aux mineurs demeure illégal. Or, certaines cartes mériteraient largement une classification porno… Chaque jour, Femmes solidaires a donc posté sur les réseaux sociaux une de ces cartes, montrant les différentes thématiques récurrentes que leurs éditeurs catégorisent comme des "cartes de charme" ou "humoristiques".

. TRADFEM - Pourquoi voit-on autant d’organisations LGBT céder aux pressions des transactivistes et s’aliéner les lesbiennes ?
Julie Bindel soutient que la peur et l’argent sont les deux grandes raisons expliquant que les organisations LGBT abandonnent les lesbiennes pour se plier aux exigences des transactivistes. Partout au pays, des organisations lesbiennes et gay déçoivent les attentes des femmes lesbiennes. Il semble que la constellation de leur acronyme demeure en pleine croissance – on parle actuellement de LGBTQQIPA+ (pour Lesbiennes, Gais, Bisexuels, Transgenres, Queer, en Question, Intersexe, Polyamoureux et Asexuels) – mais qu’elle fait peu de place aux lesbiennes. Non seulement les lesbiennes ont-elles le moins de poids dans le monde "queer" en raison de leur statut de simples femmes, mais on a l’impression que le mot "lesbienne" est en train de devenir synonyme de "transphobie ". Les lesbiennes ont été les critiques les plus fermes d’une idéologie transgenre au caractère Orwellien, parce que nous sommes celles qui avons le plus à perdre en concédant un terrain durement gagné à des hommes qui s’identifient comme femmes.

. Newswire/UQAM - Dévoilement d’études à l’UQAM. Plus de femmes en politique : qu’en est-il de la couverture médiatique des politiciennes ?
Dans l’étude Les représentations médiatiques des femmes aux élections municipales, réalisée par des chercheuses de l’UQAM, soutenues par la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie (TCGFM) et le Service aux collectivités (SAC) de l’UQAM, 1110 articles de la presse écrite et de médias communautaires écrits francophones du Québec ont été recensés. L’objectif était de mieux comprendre dans quelle mesure et de quelles manières les candidates aux postes de mairesses et de conseillères de ville ont été représentées dans les médias lors des dernières élections municipales en 2017. Les chercheuses observent que l’espace médiatique occupé par les hommes est disproportionné par rapport à celui occupé par les femmes. De plus, une analyse qualitative de la couverture des candidates permet de constater que l’accent a été mis sur les qualités et les capacités traditionnellement féminines de celles-ci. Selon les chercheuses, cela a contribué à reproduire des stéréotypes de genre et à perpétuer des attentes différenciées envers les candidates et les candidats.

. Le Journal de Montréal - L’épicerie à 75$ évoquée par Couillard est irréaliste
Interrogé sur les ondes d’Énergie pour savoir s’il était possible de nourrir un adulte et deux ados pour moins de 75$ par semaine, le premier ministre Phlippe Couillard a estimé que c’était "faisable" et a ainsi suscité tout un débat sur les réseaux sociaux. "Je penserais que oui. Par contre, les menus ne seront pas très variés et on sera pas mal sur le végétal", a affirmé le chef libéral. Il a précisé sa position à son entrée au débat des chefs à TVA hier soir. "La question, c’est est-ce que c’est faisable ? Oui c’est faisable. Mais ce n’est pas souhaitable", a expliqué M. Couillard. La facture évoquée par M.Couillard semble bien éloignée du panier nutritif que réalise trois fois par an le Dispensaire diététique, un organisme montréalais spécialisé en nutrition. Selon ce document, le coût minimum d’un régime nutritif pour une femme qui a entre 31 et 50 ans et deux adolescents entre 14 et 18 ans est de 190$.

. Elle Magazine - "Des femmes en littérature" : enfin un manuel scolaire qui met à l’honneur 100 écrivaines
Parce que les manuels scolaires zappent trop souvent les femmes, il fallait agir ! Le Salon des Dames et les éditions Des femmes-Antoinette Fouque ont décidé de plancher sur un nouveau concept : compiler 100 textes d’écrivaines à étudier en classe de collège. Des femmes en littérature est le premier ouvrage à mettre en lumière des romancières, poétesses, penseuses et dramaturges du Moyen-Age à nos jours. Céline Bizière, qui a créé l’ONG Le Salon des dames en 2016, nous explique comment, avec ses trois co-auteures, elles ont relevé le défi. Interview. Comment expliquez-vous que les femmes soient invisibles dans les manuels scolaires ? Céline Bizière. Cela vient, je pense, de l’histoire des femmes, qu’on a cantonnées à la maison alors qu’elles ont joué de stratégie à chaque époque et à chaque siècle pour échapper à cette condition de femme au foyer.

. Libération - Joan Scott ou les dessous du mythe républicain et... du genre
La plus française des historiennes américaines démontre dans un livre choc que la laïcité n’a pas toujours rimé avec égalité entre les sexes. Portrait d’une théoricienne du féminisme, reconnue internationalement pour son travail pionnier sur le genre. Elle adore la France, son esprit révolutionnaire et ses croissants mais ne supporte pas la moindre entorse à sa devise républicaine. "Liberté, égalité, fraternité sont des principes qui m’attirent énormément mais quand je vois qu’ils ne sont pas appliqués, je critique." Dans un café parisien près de la statue de la place de la République, allégorie féminine de ces beaux principes, Joan Scott, la plus française des historiennes américaines, se montre aussi affable que sa volonté d’interroger les a priori historiques est implacable. Pourquoi la "patrie des droits de l’homme" a-t-elle si longtemps exclu les femmes de la citoyenneté ? Pourquoi l’identité française est-elle liée à des règles de galanterie d’un autre âge, masquant des inégalités de pouvoir ? Pourquoi la patrie de Voltaire est-elle aujourd’hui obsédée par le voile musulman ?

. Le Soleil - La prostitution, une grande oubliée des débats
Nous sommes des femmes, des survivantes, des travailleuses, des mères, des féministes, et nous revendiquons le droit des femmes de ne pas se prostituer pour vivre. Si les prises de conscience qui ont émergé dans la foulée des mobilisations entourant #metoo et "Fugueuse » nous rendent optimistes, nous sommes aussi déçues de constater que la prostitution est la grande oubliée du débat. Parce qu’elle entérine le droit des hommes d’user des corps et des sexualités des femmes, parce qu’elle laisse des marques psychologiques, physiques et économiques, la prostitution est une violence sexuelle, raciste et coloniale envers les femmes. Il est grand temps que nos dirigeants et nos dirigeantes cessent de l’ignorer et agissent en conséquence.

. La Presse - Ghomeshi, l’indésirable
Dans ce long texte d’apitoiement, Ghomeshi se préoccupe beaucoup de lui-même et peu de ses victimes. Dans son texte, Ghomeshi se garde bien de faire le moindre mea culpa, affirmant qu’il a été acquitté et lavé de toutes les accusations. Bref, quatre ans plus tard, le bourreau est devenu une victime qui ne semble pas avoir appris grand-chose, et surtout pas l’humilité ni l’empathie - deux valeurs qu’il dit désormais pratiquer, ce qui, bien franchement, reste à prouver. Surtout lorsque Ghomeshi pousse l’outrecuidance jusqu’à se vanter d’avoir été un pionnier du #metoo. "Il y a passablement plus de types qui sont plus haïs que moi, maintenant. Mais j’ai été le PREMIER", écrit-il avec un sens toujours aussi inné de son importance. Non, mais, quelle arrogance ! Ghomeshi n’est le pionnier de rien du tout, sinon de sa propre connerie et de sa grossièreté lorsqu’il réduit la prise de parole des femmes à une affaire de détestation des hommes. Il oublie au passage les abus de pouvoir éhontés à la source des récriminations féminines, mais aussi le changement profond de culture provoqué par le mouvement.

. Le Devoir - L’humanitaire s’engage à combattre les inconduites sexuelles
Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) a dévoilé l’engagement pris par ses membres pour mieux protéger le personnel, les bénévoles et les membres des communautés qui bénéficient du soutien des organismes d’aide au développement. Déjà, plusieurs organisations, dont Oxfam et Vision mondiale, ont signé cette "promesse collective". L’objectif est que l’ensemble des 85 organisations membres du CCCI — l’association parapluie du secteur de l’aide au développement au Canada — apposent leur signature au bas du document. "Cette promesse est de mettre en place des cultures organisationnelles de tolérance zéro pour toute forme d’inconduite sexuelle dans toutes leurs activités".

. Tarek Fatah - L’Inde fait un pas de géant pour l’humanité en décriminalisant l’homosexualité
Le 6 septembre, la Cour suprême a supprimé l’article 377 de la Constitution indienne qui interdisait les relations homosexuelles, mettant ainsi fin au statut de paria de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle, transgenre et queer (LGBTQ) dans la plus grande démocratie du monde. Les cinq juges ont rendu quatre jugements distincts, mais simultanés pour sceller l’affaire, mettant fin à une bataille de plusieurs décennies au cours de laquelle la droite religieuse indienne a diabolisé la communauté LGBTQ de la manière la plus vicieuse et la plus désobligeante qui soit. Cependant, elle n’a pas réussi à passer le test de leçons et sermons moralisateurs tant vantés qui ont amené les prêtres chrétiens à faire alliance avec des religieux islamiques pendant qu’un segment des hindous boudait, ce dernier ne reconnaissant pas les relations homosexuelles comme un "péché" ou un acte immoral.

. La Presse - Au-delà des combats de coqs
Un an après le mouvement #moiaussi, il est frappant de constater à quel point les enjeux liés à la condition des femmes sont invisibles dans la campagne électorale. Jeudi dernier, lors du débat des chefs à Radio-Canada, c’est tout juste si le mot "femme" a été prononcé. Bonne chance à celle qui aspire à être écoutée sans subir de "mecsplication". Bonne chance encore à celle qui préfère les débats d’idées aux débats d’ego. Et bon courage à celle qui aimerait croire que la politique ne consiste pas à planter son adversaire, mais bien à planter des idées qui feront avancer une société. L’invisibilité des femmes en campagne électorale est aussi notable dans la mémoire sélective des chefs du Parti québécois et de la Coalition avenir Québec qui évoquent sans cesse les "15 ans de régime libéral", effaçant d’un coup le passage au pouvoir de Pauline Marois, seule femme première ministre de l’histoire du Québec. Une femme, bof ! Un détail… Les partis préfèrent mettre l’accent sur le fait que, pour la première fois de l’histoire, on a atteint la parité dans le nombre de candidatures aux élections. Sans bien sûr préciser qu’il s’agit trop souvent d’une "parité de façade", comme l’observe la journaliste Noémi Mercier dans L’actualité.

. Le Soleil - Pauline Marois rafraîchit les mémoires
Pauline Marois n’est pas agacée par l’expression "15 ans de régime libéral" martelée par les adversaires de Philippe Couillard, y compris par le péquiste Jean-François Lisée. Mais les 18 mois lors desquels elle a été première ministre du Québec durant ces 15 dernières années ont non seulement existé ; ils ont produit des résultats probants — plus que la mémoire collective veut bien se le rappeler, estime-t-elle. "Mais en un an et demi, on a fait beaucoup d’avancées, prend-elle soin de préciser. C’est dommage qu’on ne parle pas de ça ou qu’on le gomme », confie l’ex-première ministre. Des décisions de son gouvernement ont eu un impact jusque dans l’actuel processus électoral. Les élections se tiennent à date fixe ? C’est une décision de mon gouvernement. Les jeunes vont pouvoir voter dans les cégeps, dans les universités ? C’est une décision de mon gouvernement. On ne peut contribuer à une campagne de financement d’un parti politique qu’à la hauteur de 100$, et de 200$ lors des années électorales ; c’est une décision de mon gouvernement. Le financement public, en passant, a offert des moyens à des partis qui avaient beaucoup de difficulté à se financer même lorsqu’ils bénéficiaient d’un certain nombre de votes. Le plus bel exemple de ça est Québec solidaire." Lire aussi : Pauline Marois a conquis l’Éverest, un texte de Lise Payette.

. Le Devoir - Les banques ont besoin de plus de femmes à leur tête, selon le FMI
Avoir plus de femmes à la tête des banques et de leurs autorités de surveillance aurait probablement réduit les dégâts, lors de la dernière crise financière, et améliorait aujourd’hui la profitabilité et la solidité du secteur financier, conclut une étude du Fonds monétaire international (FMI). Il suffirait de réduire de seulement dix points de pourcentage le retard dans le nombre de femmes dans les conseils d’administration des banques pour en améliorer la stabilité autant que l’ont permis toutes les autres améliorations de la réglementation et des comportements depuis la fin de la dernière crise financière. Le monde de la finance est toutefois encore loin de la parité hommes femmes, montrent les auteurs de l’étude. Seulement 2% des présidents de banques étaient des femmes en 2013, soit dans 15 des 800 banques étudiées dans 72 pays, dont la moitié aux États-Unis et 20% en Europe.

. Terrafemina - Les hommes sont-ils responsables de 100% des grossesses non désirées ?
Gabrielle Blair, mère de six enfants et mormone, propose de renverser la charge mentale des grossesses non désirées sur les hommes. "Parlons plus de responsabilité. Souvent, les hommes ne savent pas, ne demandent pas et ne pensent pas à demander s’ils ont provoqué une grossesse. Il se peut qu’ils n’y pensent jamais, ou qu’ils n’associent jamais le sexe à la naissance d’un bébé. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucune conséquence pour les hommes qui provoquent des grossesses non désirées." Elle résume la situation aux États-Unis : "Notre gouvernement est majoritairement dirigé par des hommes. Ce sont les hommes qui font les lois. Et les hommes pourraient abolir les avortements en 3 mois ou moins [...] En résumé : arrêtez d’essayer de contrôler les corps et la sexualité des femmes. Les grossesses non désirées sont causées par des hommes".

. Le Droit - Sénatrice, Miville-Dechêne continuera à travailler pour les droits des femmes
Une fois qu’elle aura revêtu ses nouveaux habits de sénatrice, Julie Miville-Dechêne compte faire de la défense des droits des femmes sa cause "chouchou". Elle verrait ainsi d’un mauvais oeil le projet de loi sur les mères porteuses déposé au printemps s’il finissait par arriver sur le plancher du Sénat. Celle qui fut notamment la première femme ombudsman à Radio-Canada et présidente du Conseil du statut de la femme (CSF) fera son entrée à la chambre haute cette semaine. Son assermentation aura lieu mardi prochain. Ses priorités comme sénatrices sont claires. "Il y a deux dossiers qui me tiennent à coeur, parce que j’ai travaillé longuement sur ces dossiers-là quand j’étais au Conseil du statut de la femme : la prostitution et la question des mères porteuses", a-t-elle exposé en entrevue, fin juin. L’enjeu des mères porteuses, justement, s’est invité dans le débat politique à Ottawa en mai, avec le dépôt d’une mesure législative du député d’arrière-ban Anthony Housefather qui décriminaliserait les grossesses payées.

. Le Courrier international - Texas. Hillary Clinton pourrait disparaître des livres d’histoire
Vendredi 14 septembre, la commission scolaire du Texas a jugé nécessaire de balayer certaines personnalités américaines des manuels scolaires. Dans son viseur, entre autres, Hillary Clinton, que les jeunes Texans ne verront peut-être plus apparaître dans leurs cours d’histoire. "Pourquoi l’académie a-t-elle voté la suppression de Clinton – la première femme candidate à l’élection présidentielle pour un grand parti, qui a obtenu plus de voix que le candidat républicain Trump, mais qui aussi été une sénatrice, une ministre des Affaires étrangères et une première dame – du programme ?” demande The Washington Post. L’académie justifie cette décision en expliquant qu’elle permettrait de soulager les enfants, croulant déjà sous le poids des informations à mémoriser. Helen Keller, première personne sourde et aveugle à avoir obtenu un diplôme universitaire aux États-Unis, ainsi que Barry Goldwater, premier Juif candidat à l’élection présidentielle pour le Parti républicain en 1964, vont certainement disparaître de l’enseignement dispensé aux élèves texans. “Le groupe de travail a estimé qu’éliminer Clinton ferait gagner trente minutes de temps d’enseignement aux professeurs. Éliminer Keller en ferait gagner quarante”, souligne The Washington Post.

. Le Devoir - Maria Callas, la femme derrière la "diva absolue"
La scène se déroule à New York il y a quelques années. Assailli par le mal du pays, Tom Volf, un étudiant en médecine français, erre dans Manhattan. Arrivé devant le Metropolitan Opera, il entre, plus par désoeuvrement que par envie. De son propre aveu, il est alors parfaitement indifférent à l’art lyrique. Or, pendant le spectacle auquel il assiste, une chose extraordinaire se produit : la naissance d’une passion. De là, ce n’est qu’une question de temps, peu de temps en l’occurrence, avant que le jeune homme "rencontre" celle qu’on surnommait la "diva assoluta", ou diva absolue : Maria Callas. Dans Maria by Callas, un peu comme dans Pauline Julien… intime et politique de Pascale Ferland, également projeté au FCVQ, reportages et "films maison" dont certains inédits donnent à entendre Maria Callas à diverses époques tandis que des extraits de sa correspondance (lus par Fanny Ardant) ajoutent une couche de sens aux images.

. Au Féminin - La dessinatrice Emma répond très justement au gynéco qui a comparé l’IVG à un meurtre
En début de semaine, les propos du gynécologue-obstétricien Bertrand de Rochambeau ont créé une polémique. Le médecin, interrogé par une journaliste de l’émission Quoditien s’est opposé à l’Interruption Volontaire de Grossesse et a revendiqué son droit de ne pas le pratiquer. "Nous ne sommes pas là pour retirer des vies", a-t-il affirmé devant la caméra, allant jusqu’à comparer cet acte à un homicide. Immédiatement, les réactions se sont enchaînées. La dessinatrice Emma, connue entre autres pour sa bande-dessinée sur la charge mentale, a aussi réagi. Dans une série d’images publiées sur Facebook, elle a répondu à Bertrand de Rochambeau. "Cette BD décrit des scènes de violences obstétricales. J’avoue que je n’en reviens pas de devoir faire cette histoire aujourd’hui, en 2018. Quand j’ai commencé mon blog, je savais que certains sujets féministes étaient ouverts à débat, mais je pensais vraiment que l’IVG était un droit acquis définitivement dans tous les esprits. Mais les idées rétrogrades ont la vie dure ... alors ne lâchons rien !" Emma explique qu’elle aimerait bien savoir ce que lui ressentirait s’il se retrouvait enceinte du jour au lendemain, à subir des examens invasifs et parfois des violences gynécologiques, avant d’accoucher et "qu’au bout de 11 jours, il se retrouve seul, chez lui, avec cet être non désiré, pendant que l’autre parent reprend son rythme de vie habituel".

. Le Huffington Post - La chroniqueuse de "Salut Bonjour" Sabrina Cournoyer dénonce une situation d’agression inacceptable
Sabrina Cournoyer a partagé un long message par l’entremise de sa page Facebook, décrivant un incident survenu vendredi dernier, alors qu’elle assistait à un bal ayant pour but d’encourager l’ouverture et le dialogue autour de la santé mentale. La chroniqueuse explique qu’elle vivait une soirée des plus agréables, jusqu’à ce qu’un inconnu "lui pogne le cul". "Ça l’air cru, dit de même, mais c’était cru aussi quand c’est arrivé. Net, frette, sec." Sabrina Cournoyer a ensuite interpellé l’homme en question, qui l’a ignorée, agissant comme si la jeune femme n’avait aucune raison valable de l’aborder. "J’ai rejoint mes amis. Ils ont bien vu que quelque chose n’allait pas. Je n’avais pas envie d’être là. Je me sentais vide. Mal. Agressée. Parce que oui, c’est une agression. Le problème, c’est que cet homme-là, aujourd’hui, se sent bien. Il passe très probablement une belle journée. Moi, pendant que j’écris ce texte, je tremble et je pleure. Et j’ai une envie de vomir qui me reste dans la gorge."

. Le Journal de Montréal - Les femmes veulent plus que des promesses électorales
À l’approche du scrutin du 1er octobre, les femmes réclament des engagements fermes pour lever les obstacles qui les empêchent encore d’atteindre l’égalité dans les faits. Réunies au sein du Collectif 8 mars, nos organisations représentent quelque 700 000 Québécoises provenant autant des groupes autonomes de femmes que d’organisations syndicales. Nous profitons de la campagne en cours pour rappeler nos priorités aux partis et à leurs candidates et candidats. Combattre les violences envers les femmes. Réinvestir dans les services publics et les programmes sociaux. Promouvoir l’autonomie économique des femmes. Favoriser la conciliation famille-travail-études. Contrer le racisme et la discrimination. Écouter la voix des femmes.

. Le Devoir - "Pauline Julien… intime et politique" : la passion faite femme(s)
Le Festival de cinéma de la ville de Québec présente Pauline Julien… intime et politique le 15 septembre. La réalisatrice, Pascale Ferland, a eu accès aux archives personnelles de la disparue pour concevoir son documentaire. Dès les premières minutes du documentaire Pauline Julien… intime et politique, un extrait d’entrevue datant des années 1960 saisit de par sa prescience. En parlant à un journaliste de Marilyn Monroe, qu’elle admirait, Pauline Julien glisse : "Sa mort m’a extrêmement touchée ; je l’ai comprise, dans un sens." À son tour, il y a vingt ans de cela cette année, la chanteuse atteinte d’aphasie dégénérative mit fin à ses jours. De l’ascension fulgurante au retrait crève-coeur en passant — d’où le titre — par l’engagement politique, le film de Pascale Ferland (L’immortalité en fin de compte, Adagio pour un gars de bicycle) ramène Pauline Julien dans toute son intégrité émotionnelle et professionnelle.

. Libération - Violence à l’égard des femmes et harcèlement sexuel : une loi sonne le glas de l’impunité, mais...
Alors que plusieurs affaires d’agressions sexuelles défrayent la chronique, la loi 103-13 relative à la lutte contre les violences à l’égard des femmes, publiée il y a six mois au Bulletin officiel (n° 6655 du 12 mars 2018), est entrée en vigueur le 12 septembre. Malgré les nombreuses garanties qu’elle apporte d’un côté, notamment au niveau de la protection des victimes d’agressions sexuelles, ainsi qu’une définition des violences faites aux femmes comme « tout acte basé sur la discrimination fondée sur le genre, qui soit de nature à causer un dommage physique, psychologique, sexuel ou économique à une femme », de l’autre, ladite loi fait l’objet de plusieurs critiques émises par les associations des droits des femmes. Outre le sentiment d’avoir été mis à l’écart lors de l’élaboration de la loi dite "Loi Hakkaoui", car portée par la ministre de la Famille, de la Solidarité, de l’Égalité et du Développement social, sont également pointés du doigt par les associations, l’absence de pénalisation du viol conjugal ou encore le manque de précision ayant trait à certaines dispositions, comme dans le cas du mariage, sanctionné mais uniquement en cas d’utilisation de violences ou de menaces. Tour d’horizon sur les principales dispositions de la loi 103-13.

. Le Devoir - La FFQ rend un hommage tardif et mitigé à Lise Payette
Une semaine jour pour jour après le décès de Lise Payette, la Fédération des femmes du Québec (FFQ) est sortie de son mutisme en expliquant pourquoi elle était restée coite jusque-là. Un silence qui a laissé bien des militantes pour les droits des femmes incrédules. Dans un billet publié mercredi soir sur sa page Facebook, la FFQ indique s’être tenue en retrait de la pluie d’hommages pour "laisser chaque membre associatif et chaque membre individuel s’exprimer à leur manière" sur le décès de Mme Payette. "Sans nier nos divergences, nous reconnaissons qu’elle est une figure importante de l’histoire du Québec", peut-on lire dans la missive, qui rend un hommage mitigé à Mme Payette. Lire aussi : Le sans-gêne de la FFQ.

. Le Point - Suicide des femmes : l’étude qui accable l’Inde
Une récente étude de la revue scientifique Lancet révèle que, dans le monde, 40% des suicides touchent des Indiennes, rapporte the Guardian. Bien que le taux de suicide des femmes ait baissé dans le pays depuis les années 1990, il demeure extrêmement élevé. "Ça montre que les Indiennes font face à de véritables difficultés", déplore Poonam Muttreja, directrice générale de l’association Population Foundation of India. Les chercheurs soulignent qu’en Inde, le suicide touche particulièrement les femmes mariées de moins de 35 ans. Le phénomène serait également dû aux mariages forcés. Pour cause, près d’une Indienne sur cinq est mariée de force avant l’âge de 15 ans. "Nos normes sociales sont très régressives", explique Poonam Muttreja.

. Entre les lignes entre les mots - Prostitution et pedophilie : indissociables
Jewell Baraka est une survivante de la prostitution et écrivaine, qui raconte sur #ChangetheStory son histoire de l’exploitation sexuelle dans notre culture. Elle a été exploitée pendant 3 ans dans la prostitution puis 3 ans dans la pornographie, de l’âge de 11 ans à 17 ans à Portland (Oregon, USA). Actuellement elle se bat avec les autres survivantes et abolitionnistes pour que l’opinion prenne conscience de ce problème et évolue. Depuis sa sortie de la prostitution, elle est entrée dans une nouvelle vie #NewDayRising où l’exploitation n’est plus une réalité omniprésente et quotidienne. Entrevue par Francine Sporenda.

. Le Laboratoire de l’égalité - France. Congé paternité allongé : il est temps !
Le Laboratoire de l’Égalité salue les conclusions du rapport de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) sur "l’évolution du congé paternité" publié ce mardi. Le rapport remis au Premier ministre propose de porter la durée de la totalité du congé de paternité et d’accueil de l’enfant à 4 semaines, contre 14 jours actuellement (en incluant les 3 jours de congé de naissance). Il voit dans cette évolution la "première marche d’un continuum de mesures visant à progresser en matière d’égalité femmes-hommes et dans l’intérêt de la famille." C’est une mesure que le Laboratoire de l’Égalité défend depuis longtemps. Elle figure dans son Pacte pour l’Égalité soumis en 2017 aux candidat.e.s à l’élection présidentielle, et qu’avait signé le candidat Emmanuel Macron.

. La Presse - Élection Québec - Grand débat des chefs : vérification des faits
Une équipe de journalistes de La Presse a vérifié les déclarations des chefs pendant ce premier débat de la campagne. Lire aussi : "Constats post débat : Lisée solide, Legault piétine, Couillard s’enfonce..."

. Cheek Magazine - La fin du monde rimerait-elle avec le retour en force du patriarcat ?
Mode “testostéronée” du survivalisme, séries comme The Walking Dead ou The Handmaid’s Tale… Nous sommes hanté·e·s par l’idée de la fin du monde et fasciné·e·s par ce qu’elle révèle de la nature humaine. Mais le folklore post-apocalyptique prévoit bien souvent un grand recul des droits des femmes et de leur position sociale. En serait-il vraiment ainsi si le monde venait à s’effondrer demain ? L’éventuel sort des femmes en cas d’apocalypse fait froid dans le dos : au mieux remisées à la popote et au rang de fragiles créatures sous protection masculine, au pire considérées comme des esclaves sexuelles. Retour à un patriarcat musclé, absence de contraception ou d’aide médicale, viols en toute impunité… Dans le match fin du monde vs féminisme, la plupart des scénaristes, auteur·rice·s et survivalistes annoncent une défaite par KO du féminisme, remisé au rang de lointaine utopie. L’occasion de se demander si ces scénarios sont réalistes ou si d’autres sont envisageables. Des organismes comme l’ONU ou l’Unicef ne cessent de le rappeler : quand tout un pays se retrouve livré à lui-même, les femmes sont les premières à trinquer.

. Le Devoir - La lumière de Joséphine Bacon
"Revoir la lumière / De l’automne // Je n’ai aucun secret / À garder / Au crépuscule de ma vie // Accorde-moi / Une autre saison", écrit Joséphine Bacon dans Uiesh. Quelque part. Accorde-moi une autre saison : le ton pourrait sembler implorant, mais c’est plutôt de l’humilité qu’il faudrait lire ici. Que ce recueil célèbre l’urbanité explique en partie que ses poèmes aient exceptionnellement d’abord été écrits en français, bien qu’ils demeurent imprégnés de cette variation de l’innu-aimun propre au Nutshimit. "Aujourd’hui, je continue la tradition orale, et quand tu transmets ce que les vieux t’ont donné, c’est que tu es devenue toi aussi une aînée, une vieille", observe en éclatant de son rire mythique celle qui pose sur notre monde son regard vif et une canne fleurie.

. TRADFEM - Il n’est pas transphobe de s’interroger sur le transgenrisme
Mais qu’est-ce qui en 2018, est ainsi discuté à voix basse ? Le transgenrisme. À aucun moment de ma vie n’ai-je vu une fixation gagner la culture occidentale avec la rapidité de notre obsession du transgenrisme. Je n’ai jamais rien observé de pareil. Mais, quelles sortes de pensées, disons, transgressives, nos proches craignent-ils d’émettre en public ? Ils s’aventurent parfois, timidement, à confier que peut-être, juste peut-être, le fait de dire à des enfants de trois et quatre ans qu’ils doivent « décider » de leur genre, avant qu’ils et elles n’aient même l’âge de comprendre ce que le genre signifie, peut s’avérer un peu déroutant. Ou que peut-être des adolescents dont le cerveau est en plein développement devraient être dissuadés de prendre des mesures médicales irréversibles, alors qu’ils et elles sont encore à déterminer leur personnalité.

. The Conversation - Ces femmes autistes qui s’ignorent
La journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, organisée le 2 avril à l’initiative des Nations Unies, s’est concentrée pour la première fois sur l’autonomisation des femmes et des filles autistes. À cette occasion, la question préalable du sous-diagnostic chez les femmes mérite d’être posée : combien sont-elles à ignorer ainsi leur différence neurodéveloppementale ? Les études font état d’1 femme pour 9 hommes avec le diagnostic d’autisme dit "de haut niveau", c’est à dire sans déficience intellectuelle. Si l’on compare au ratio d’1 femme pour 4 hommes observé dans l’autisme dit « de bas niveau », où elles sont mieux repérées, on peut penser que beaucoup manquent à l’appel. Sophie passe aujourd’hui un entretien d’embauche. À la voir tortiller nerveusement une mèche de ses cheveux, on pourrait la croire anxieuse, comme tout un chacun en pareilles circonstances. On aurait tort. Sophie est en réalité au bord de la crise de panique.

. Le Huffington Post - Lise Payette. Une femme d’exception
Le Québec a perdu une figure de proue féministe avec le décès de Madame Lise Payette, le 5 septembre. Je tiens à lui rendre hommage, car elle fut un modèle, pour moi comme pour tant d’autres Québécoises, en particulier dans les années 1970. Il faut relire les trois tomes de son autobiographie pour comprendre à quel point son parcours de femme, d’intervieweuse, de politicienne a été difficile et exceptionnel. Madame Payette voulait non seulement l’indépendance des femmes, mais l’indépendance du Québec. Elle a fait un passage court, mais spectaculaire, en politique dans le premier gouvernement du Parti québécois. Seule femme ministre, elle a livré de dures batailles au sein du cabinet pour faire passer notamment la réforme de l’assurance-automobile.

. Le Devoir - Encadrer la parité dans nos lieux de pouvoir
"Qu’est-ce qui a retenu le plus votre attention durant la dernière semaine de campagne ?" Christiane Pelchat : "Que les partis politiques aient atteint 47 % de candidatures féminines. J’en suis très heureuse et je les félicite parce que ce n’est pas une mince affaire. Quand on regarde les chiffres des dernières élections, on réalise que c’est une véritable révolution. Comme ancienne parlementaire, je me rends compte qu’on n’a pas toujours conscience de la difficulté de faire bouger les choses. Cette semaine, Lise Payette nous a quittés, et pour moi, arriver enfin à un tel pourcentage, c’est le plus bel hommage qu’on peut lui rendre. Je suis certaine qu’elle serait très heureuse. Ça vient aussi confirmer la nécessité de se doter d’une loi sur la parité à l’Assemblée nationale, et je pense que chaque formation politique devrait avoir sa propre politique d’égalité. Maintenant, j’invite les partis à mettre en avant leurs engagements pour améliorer l’égalité femmes-hommes." Lire aussi : Récompenser la parité en politique.

. La Presse - Étudiantes honorées
Le 10 septembre dernier, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) honorait les trois lauréats de son programme de prix et bourse art et culture Michel de la Chenelière. Il s’agit de trois lauréates : Barbara Wisnoski, Jessica Veevers, Cassandre Herbert. Créé en 2013 par Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM, et Michel de la Chenelière, grand mécène de l’éducation au Musée, ce programme vise à souligner l’excellence académique d’étudiants de deuxième et de troisième cycle d’universités montréalaises. Visant à faire avancer la recherche sur les collections du MBAM au sens large, les prix sont attribués selon la pertinence de la thèse dans ses liens (artistiques, esthétiques, historiques, sociologiques, etc.) avec le Musée. Le jury évalue le dossier académique selon les critères suivants : l’implication dans le domaine de la recherche ; et la qualité et la pertinence de la thèse pour l’avancement des connaissances.

. Slate France - La science récompense cette physicienne 50 ans après son prof, pour la même découverte
L’histoire de Jocelyne Bell Burnell est celle de beaucoup de femmes de science. En 1967, à Cambridge, son talent lui permet de détecter via un télescope radio une sorte de "gribouillis inclassable" dans le ciel. Alors doctorante en physique, elle en informe son professeur, Antony Hewish. Elle vient de découvrir son premier pulsar –objet astronomique qui produit un rayonnement électromagnétique émis à de brefs intervalles très réguliers. En 1974, Hewish reçoit le prix Nobel pour « son rôle décisif dans la découverte des pulsars ». En 2018, quarante-quatre années plus tard, Bell Burnell se voit, enfin, accorder un prix pour sa découverte. Elle reçoit le Special Breakthrough Prize in Fundamental Physics, prix spécial de découverte en physique fondamentale pour "sa contribution fondamentale dans la découverte des pulsars et son leadership inspirant de toute une vie pour la communauté scientifique". Avec les trois millions de dollars du Special Breakthrough Prize, la scientifique veut faire des bourses d’études pour celles et ceux qui viennent de milieux sous-représentés et souhaitent étudier la physique.

. Le Devoir - Vigie parité finale : 47,2% de candidates
Voilà un engagement préélectoral respecté — et il permet d’écrire une page d’histoire : les quatre grands partis québécois ont tous réussi à présenter au moins 40% de femmes parmi leurs candidats, révèle l’ultime mise à jour du projet Vigie parité mené par Le Devoir. Décompte final ? 47,2% de femmes. Tant le caquiste François Legault — que le sondage Léger-Le Devoir de ce mardi donne gagnant — que Jean-François Lisée (PQ) se sont engagés à composer un Conseil des ministres paritaire s’ils sont élus. C’est une promesse aussi ancrée dans le programme des solidaires. Depuis l’élection d’une première femme à l’Assemblée nationale en 1961 (Marie-Claire Kirkland-Casgrain), il n’y a jamais eu plus de 32% d’élues à Québec. C’était en 2012. Elles étaient 29% à siéger au Parlement jusqu’au déclenchement des élections.

. Cheek Magazine - Mona Chollet : “La chasse aux sorcières, c’est un moment où se cristallise complètement la misogynie”
Les femmes “monstrueuses” d’aujourd’hui ne sont autres que les héritières des “sorcières” d’hier, nous explique Mona Chollet. Celles qui, par dizaines de milliers, furent traquées et exterminées en Europe dans les chasses aux sorcières, à la Renaissance. Remonter jusqu’à cet épisode historique, trop souvent passé sous silence, permet à l’autrice d’établir une filiation dans l’hostilité que suscitent les femmes qui ne font pas ce qui est attendu d’elles. Le résultat est un livre -Sorcières, la puissance invaincue des femmes - qui n’en finit plus de renverser nos certitudes à coup de micro et macro-révélations. Car Mona Chollet n’a pas son pareil pour terrasser la logique rhétorique des puissants, comprendre ici les chasseurs de sorcières de tous poils. Armée d’une patience sans faille, elle détricote la gigantesque toile d’araignée dans laquelle nous sommes empêtré·e·s à notre insu, nous laissant entrevoir ce que peut bien être la magie. Pas celle des sorcières Disney, mais plutôt l’incantation renversante des vraies sorcières, qui pulvérisent les vérités admises.

. 20 Minutes - Paris : Un guide de voyage pour "promouvoir le matrimoine parisien" et les femmes illustres
Publié en janvier, le livre La guide de voyage – initialement une association pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes – répertorie les lieux méconnus de la capitale où les femmes ont joué un rôle majeur. L’objectif de Charlotte Soulary ? "Promouvoir le matrimoine parisien". L’idée d’écrire un guide où la femme serait à l’honneur à germer lors d’un voyage au Népal où l’auteure a rencontré des activistes féministes. Ensemble, elles partent à la découverte de Katmandou hors du circuit traditionnel mais avec un regard féminin. De retour à Paris, la jeune femme de 34 ans planche sur les différents parcours de militantes féministes parisiennes tombées dans l’oubli. En sillonnant la capitale pour son livre, Charlotte Soulary a recensé uniquement "40 statues à l’effigie de femmes illustres, dont certaines sont réalistes et d’autres non, contre 300 pour les hommes".

. BFTM TV -Emprisonnée dans une prison pour femmes, une transgenre accusée de viol sur ses codétenues
En septembre 2017, Karen White, une transgenre de 52 ans, est condamnée au Royaume-Uni pour viol. Affirmant se sentir femme, les autorités acceptent de la placer dans une prison réservée aux femmes à Wakefield, dans le nord du pays, relate le journal britannique The Telegraph, même si elle n’a pas subi de chirurgie pour changer de sexe. En août dernier, celle qui a toujours nié les faits pour lesquels elle est condamnée, est de nouveau devant les juges, accusée cette fois d’agressions sexuelles sur plusieurs de ses codétenues. Certaines assurent que Karen White leur aurait fait des avances, d’autres qu’elle les aurait forcées à effectuer des attouchements sexuels. Dans deux cas sur quatre, Karen White avoue et plaide coupable. Une enquête a été ouverte pour déterminer s’il y a eu des erreurs de la part des autorités carcérales.

. La Presse - Le mouvement #MeToo peut aider à briser le plafond de verre, croit Trudeau
Le premier ministre Justin Trudeau affirme que des mouvements tels que MoiAussi jouent un rôle important dans l’évolution de la culture en milieu de travail, qui empêche souvent les femmes d’atteindre les postes les plus élevés de la hiérarchie. Alors qu’il prenait la parole lundi dans le cadre du sommet "Women in the World Canada", présenté à Toronto, le premier ministre a déclaré que le harcèlement sexuel est l’un des obstacles qui empêchent les femmes de gravir les échelons du monde des affaires et de la politique. Interrogé sur ce que les gouvernements peuvent faire pour faire croître le nombre de femmes occupant des postes de haute direction dans les entreprises, Justin Trudeau a évoqué sa propre expérience en matière de recrutement de femmes candidates qui lui a permis de former un cabinet paritaire.

. Slate France - L’écoféminisme, mouvement quasi inconnu au bataillon français
"Écoféminisme" : le mot existe depuis plus de quarante ans, et pourtant, vous n’en avez peut-être jamais entendu parler, ou seulement récemment. Pour le décrire très simplement, l’écoféminisme est un courant qui allie féminisme et écologie. Rien de plus simple, vous me direz : nombre de féministes sont écolos, et vice-versa. Sauf que l’écoféminisme ne se contente pas de juxtaposer ces deux doctrines, mais les pense comme étant intrinsèquement liées. "La thèse fondamentale de l’écoféminisme, c’est de soutenir qu’il y a des liens indissociables entre domination des femmes et domination de la nature, ou entre capitalisme écocide et patriarcat. Que ce sont les deux facettes de la même médaille, du même modèle de civilisation qui s’est imposé historiquement", explique Jeanne Burgart Goutal, professeure de philosophie et spécialiste d’écoféminisme.

. Le Journal de Montréal - Place aux femmes en politique
L’un des aspects marquants de la présente campagne électorale est sans conteste la participation significative des femmes, à titre de candidates. Elles ne seront pas toutes élues, mais les efforts consentis par les partis politiques, notamment la CAQ et QS, méritent d’être soulignés. C’est que nous venons de loin. Le Québec est la dernière province à avoir accordé le droit de vote aux femmes au Canada, 24 ans après le Manitoba dont les citoyennes l’avaient eu en janvier 1916. Alors que le suffrage leur était acquis au niveau fédéral, les Québécoises ne pouvaient l’exercer au provincial. L’épiscopat catholique y voyait un geste « contraire aux idées chrétiennes » et Maurice Duplessis pesait de tout son poids pour empêcher que cela arrive.

. Le Devoir - "Widows" : le thriller féministe de Steve McQueen
Steve McQueen constitue une grosse prise pour le Festival de Toronto. Ni la Mostra de Venise ni le rendez-vous de Telluride n’avaient mis la main sur le dernier film de l’oscarisé de 12 Years a Slave. Son Widows, thriller féministe, est une première mondiale ici, qui tombait en même temps que la journée des femmes du TIFF. Ce grand cinéaste afro-britannique en ces temps de #MeToo, donne la vedette à des épouses de cambrioleurs, qui, après la mort de ces messieurs, s’unissent dans leur Chicago d’inégalités raciales pour un dernier braquage destiné à les mettre à l’abri du besoin. McQueen, abonné jusqu’ici aux figures masculines, se frottait à des héroïnes pour la première fois en adaptant une série britannique. "Dans la vie, je vois des êtres formidables qui ont un vagin, et ça change des choses", disait-il aux journalistes dimanche. Il trouve aberrant le traitement réservé à la moitié de l’humanité.

. Le Journal de Montréal - Lise Payette aura droit à un "hommage national", confirme Christine St-Pierre
Figure importante du féminisme, de l’histoire politique et télévisuelle du Québec, Lise Payette,qui s’est éteinte mercredi à l’âge de 87 ans, aura droit à un "hommage national" si la famille le veut, assure Christine St-Pierre. Dans une lettre publiée samedi dans nos pages, la petite-fille de Lise Payette, Flavie Payette-Renouf, a écrit "qu’une cérémonie nationale d’hommage" à la vie et à l’œuvre de sa grand-mère serait "de circonstance". Elle précise toutefois que cela devra se faire en cohérence avec les vœux exprimés avant son décès. "Dans son esprit à elle, funérailles nationales, ça avait une connotation religieuse, c’est-à-dire la basilique, l’église et tout ça", a rapporté Mme St-Pierre.

. The Conversation - La marquise du Châtelet, femme de sciences invisibilisée
Le 10 septembre n’est pas, à Lunéville, un jour tout à fait comme les autres. Dès l’après-midi un attroupement joyeusement bariolé se fait dans la cour du château : un cortège se forme et, avec banderoles et chansons, parcourt quelques rues avant d’entrer, en ordre et en silence, dans l’église Saint-Jacques, où déjà attend le maire. Cet étrange rituel se produit d’année en année depuis dix ans. Il commémore un événement bien oublié : la mort d’Émilie du Châtelet le 10 septembre 1749. Mme du Châtelet fut pendant quinze ans l’amie de Voltaire, elle le protégea et l’hébergea dans son château de Cirey. Mathématicienne, physicienne, chimiste et philosophe, qui discuta d’égal à égal avec Maupertuis, Bernoulli et Dortous de Mairan.

. Culture Box - Judy Chicago : les débuts d’une grande artiste féministe à la Villa Arson à Nice
Artiste engagée, icône féministe, si Judy Chicago reste méconnue du grand public, elle est l’un des grands noms de l’art contemporain mondial. Un parcours débuté dans le Los Angeles des années 60, que met en lumière la Villa Arson à Nice. Art minimaliste, début du pop art, travail des couleurs et des matériaux, Judy Chicago est inclassable. Mais le travail de ses débuts est profondément ancré dans l’atmosphère californienne des années 60. À l’époque, une esthétique nommée "cool school" fait son apparition, et sera une sorte de matrice pour de nombreux mouvements et autres expérimentations. C’est cette histoire et la naissance de l’une des plus grandes activistes féministes du monde de l’art contemporain que raconte jusqu’au 4 novembre la Villa Arson avec cette exposition "Los Angeles, les années cool/Judy Chicago".

. Le Devoir - Un hommage fleuri à 21 femmes
Une dalle inclinée couverte de 21 espèces de plantes et fleurs, tel un bouquet pour les 21 femmes honorées à la place des Montréalaises, reliera à partir de 2022 le Vieux-Montréal au centre-ville. Dernière étape du projet de recouvrement de l’autoroute Ville-Marie dans le secteur du métro Champ-de-Mars, le réaménagement du site rendra inutile le tunnel piétonnier, qui sera détruit. Cette passerelle, qui entraînera la démolition du tunnel piétonnier Champ-de-Mars, aura l’avantage d’être accessible universellement. D’une superficie de 1550 m2, la place publique rendra hommage à 21 femmes ayant marqué l’histoire de Montréal, parmi lesquelles Jeanne Mance, cofondatrice de Montréal, Marie-Josèphe Angélique, esclave noire condamnée à mort en 1734, Myra Cree, Autochtone d’origine mohawk, la hockeyeuse Agnès Vautier de même que les quatorze victimes de Polytechnique.

. Le Devoir - Le désir féminin éclate au festival
On a vraiment eu droit à un coup de poing vendredi soir. Un film sur le désir féminin vu par une femme (Renée Beaulieu) et joué par une autre : Brigitte Poupart. La salle était remplie pour la première du long métrage québécois au TIFF et les spectateurs sont restés, dérangés ou pas, sous applaudissements timides à la fin, mais beaucoup de questionnements autour des Salopes ou le sucre naturel de la peau, à la nudité omniprésente mais sans voyeurisme. On sentait que le dernier tabou, celui du désir féminin, était levé. "J’ai voulu faire quelque chose de frontal. Les femmes ne sont jamais vues, nous dit Renée Beaulieu après la projection. Elles sont objectivées, dépeintes comme si elles attendaient sans fin le prince charmant, mais elles désirent aussi."

. La Presse - Lise Payette 1931-2018 : une grande féministe québécoise
Une femme qui a marqué le Québec, des années 70 jusqu’au début du millénaire, autant par sa présence à la télé qu’au Conseil des ministres, autant par ses gestes politiques que par son influence sur la culture populaire. L’assurance automobile, les mères qui peuvent donner leur nom à leurs enfants, les personnages de Jean-Paul Belleau, de Marilyn, et toutes les discussions qui s’ensuivirent… Elle a changé des choses, laissé une trace claire là où elle a agi. C’était une femme ancrée sur terre, dont les décisions, les questions et les textes parlaient de nous, pour vrai. En personne, elle était à l’opposé de toute conception caricaturale que l’on peut se faire d’une militante féministe. Elle fut journaliste, animatrice, politicienne, scénariste, mais partout son féminisme passait par l’étude, la description, la redéfinition des rapports de force dans la vie personnelle.

. Le Point - Violences sexuelles faites aux femmes : des chiffres en forte hausse
C’est un chiffre alarmant. Un bond du nombre de violences sexuelles enregistré par les forces de l’ordre depuis le début de l’année. Une augmentation de 23,1 % sur les sept premiers mois de l’année. Mais le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb l’attribue à un mouvement de libération de la parole. M. Collomb a rappelé le lancement en octobre d’une plateforme de signalements des violences sexuelles et sexistes. "Nous savons qu’en termes statistiques, cela conduira à une augmentation des chiffres. Mais ce qui compte, c’est bien évidemment de faire changer la réalité", a-t-il déclaré. Le ministre avait expliqué un peu plus tôt, sur BFM TV, que grâce à cette plateforme "les femmes pourront déposer de manière anonyme, de manière à ce qu’on puisse effectivement commencer l’enquête sans qu’elles soient obligées d’aller au commissariat avec le regard désapprobateur de l’environnement."

. Le Nouveau Magazine littéraire - Féminisme. Le retour de bâton a commencé
Lorsque les féministes gagnent du terrain, des sanctions absurdes apparaissent. Comme si la perte des privilèges masculins, perte inhérente à l’avancée du combat pour établir une société égalitaire pour les femmes et les hommes, en faisait paniquer quelques-uns qui se retrancheraient derrière des règles insensées, établies dans un système profondément patriarcal. Est-ce le milieu du tennis qui est totalement conservateur et réfractaire aux avancées de la cause des femmes ou n’est-il qu’un signe que le combat féministe doit encore affronter, dans tous les milieux, des réfractaires à la remise en cause des privilèges masculins ? Dernier épisode en date, la tenue de deux joueuses de tennis, l’une américaine et numéro 1 mondiale, Serena Williams, et l’autre française, Alizé Cornet. À quelques jours d’intervalle, deux hommes ont cru bon de faire du zèle en usant de leur pouvoir pour critiquer et même sanctionner en vertu des règles établies pour la seconde.

. Radio-Canada - Lise Payette, celle qui a réussi à se faire appeler "madame la ministre"
Figure marquante du Québec moderne, pionnière, Lise Payette a fait de l’indépendance des femmes l’un de ses combats. Au lendemain de sa mort, celles qui l’ont côtoyée saluent l’immense contribution d’une communicatrice et politicienne qui a ouvert la voie aux femmes de sa génération et à celles qui ont suivi. "Il faut raconter à nos petites filles, le chemin que nous [les femmes] avons parcouru en politique. Cet héritage collectif mérite qu’on le valorise et le conserve", a déjà dit Lise Payette. Celle qui a fait inscrire la devise du Québec, "Je me souviens", sur les plaques d’immatriculation figure elle-même parmi les pionnières qui imposent ce devoir de mémoire. Si son père trouvait inutile que les femmes poursuivent des études, Lise Payette a su faire sa place dans un monde d’hommes et contribué à ce que d’autres femmes prennent la leur.

. Le Huffington Post - L’influence féministe de Lise Payette vue par Pauline Marois et d’autres femmes québécoises
Lorsque Pauline Marois a été approchée par Lise Payette pour devenir sa directrice de cabinet, alors qu’elle venait d’être nommée ministre d’État à la Condition féminine par René Lévesque, elle a d’abord été réticente. Elle avait même dit non, se remémore-t-elle, et lui avait expliqué qu’elle n’était pas féministe. "Elle m’a dit : Ne t’inquiète pas. Avec moi, tu vas le devenir", se remémore l’ex-première ministre du Québec. Celle qui fut politicienne, animatrice et auteure avait eu raison. Mme Marois affirme qu’en travaillant avec elle, elle a eu l’occasion de constater que la bataille pour l’égalité était loin d’être gagnée. "Je l’ai accompagnée comme collaboratrice. Je suis devenue féministe, je le suis restée et je le suis plus que jamais", assure Mme Marois.

. Le Journal de Montréal - Lise Payette : une guerrière
Qu’aurait pensé Lise Payette des hommages, parfois de surface, exprimés depuis 24 heures par ses amis et ses ennemis politiques ? Elle en aurait ri, sans doute. Cette femme avait la rugosité du climat québécois. Chez elle, la douceur et la tendresse étaient réservées à quelques intimes. Au dernier homme de sa vie, qui l’adorait et qu’elle a aimé passionnément, et à sa petite-fille Flavie­­­, qu’elle idolâtrait. Elle fut la maîtresse femme de son époque, l’incarnation du matriarcat québécois. Elle ne faisait pas dans la dentelle lorsqu’elle dénonçait ceux qui divergeaient d’opinion avec elle. Madame Payette n’a jamais cherché à flatter les gens, les compromis n’étaient pas dans sa nature. Elle s’est battue toute sa vie à visage découvert et n’a jamais fait semblant d’apprécier ceux qui l’insupportaient.

. La Presse - L’influence féministe de Lise Payette
Lise Payette est certes considérée comme une icône féministe au Québec. Au jour de l’annonce de son décès, de nombreuses femmes ont témoigné dans les médias et sur les réseaux sociaux pour expliquer l’influence qu’elle avait eue sur leur vie et sur le féminisme. "Il y a une phrase qu’elle a dite elle-même et qui pour moi marque tout son parcours, c’est : "Vous êtes capables de tout". Et cette phrase-là, elle la disait aux femmes, mais elle parlait aussi aux hommes, Mme Payette. Je pense que c’est un élément fort important de sa contribution", a indiqué la présidente du Conseil du statut de la femme, Louise Cordeau. L’ex-leader du mouvement étudiant Martine Desjardins a retenu le même message. Celle qui est aujourd’hui à la tête du Mouvement national des Québécoises et Québécois avait tissé des liens avec Lise Payette, qui lui avait d’ailleurs passé le flambeau afin qu’elle poursuive son oeuvre, dans un documentaire réalisé par Jean-Claude Lord et sa petite-fille Flavie Payette-Renouf, en 2013.

. Radio-Canada - Lise Payette est décédée à l’âge de 87 ans
La journaliste, écrivaine, femme politique et figure importante du féminisme québécois, Lise Payette, est décédée mercredi soir à l’âge de 87 ans, à son domicile et entourée de ses proches. Lise Payette est née à Verdun, le 29 août 1931. Après ses études à Montréal, elle fit ses débuts de journaliste dans les années 1950, à la radio à Rouyn-Noranda, Trois-Rivières, Québec et Montréal. Lors d’un séjour à Paris de 1958 à 1964, elle anima l’émission Interdit aux hommes, diffusée à Radio-Canada. Son engagement en politique active prend forme en 1975 lorsqu’elle préside le Comité des fêtes nationales du Québec qui se dérouleront sur le mont Royal. L’année suivante Lise Payette est élue députée du Parti québécois dans Dorion. Elle occupera plusieurs postes ministériels.

. Lire aussi : Merci, Lise Payette, de ce que vous avez fait pour les femmes et pour le Québec

. Le Devoir - La surcharge de travail des infirmières au coeur du débat des aspirantes ministres de la Santé
Les quatre aspirantes au poste de ministre de la Santé se sont engagées, mercredi, à adopter une loi sur les ratios infirmières-patients et à éradiquer le temps supplémentaire obligatoire (TSO). "Tous les partis […] semblent enfin comprendre la détresse des professionnelles en soins et s’engagent à agir", s’est réjouie Nancy Bédard, la présidente du plus important syndicat infirmier, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui organisait le débat entre les candidates des quatre principales formations politiques.

. Slate France - Cinq ans de la vie d’une femme sous l’emprise d’un pervers narcissique
C’est une femme qui a passé tellement de temps à se taire, et qui un jour, a eu besoin que ça sorte. Son histoire, c’est celle de milliers de femmes qui se sont retrouvées enfermées dans une relation toxique avec quelqu’un qui exerçait une emprise sur elles, au point de faire de leur vie un enfer absolu. Dans certains de ces cas, le diagnostic est posé : pervers narcissique. Assez récemment, l’emploi de ces deux mots est devenu bien plus fréquent qu’avant. Loin de la médiatisation, il y a des victimes qui souffrent en silence sans que personne ne vienne coller une étiquette sur leur mal quotidien, pas plus que sur le comportement psychologiquement violent de la personne qui partage leur vie. Dans La théorie des origines (1992), le psychiatre et psychanalyste Paul-Claude Racamier définit la perversion narcissique comme un mécanisme de défense qui consiste en une survalorisation de soi-même aux dépens d’autrui.

. Mémoire traumatique - Le fiasco d’une loi censée renforcer la protection des mineurs contre les violences sexuelles
Il s’agit de la chronique d’un monde à l’envers où des adultes peuvent torturer sexuellement des enfants en toute impunité puisque la loi continue à les considérer comme pouvant consentir à des pénétrations sexuelles ou d’autres actes sexuels quels que soient leur âge, leur handicap, la situation d’inceste ou le rapport d’autorité qu’ils subissent, sans que ce soit considéré comme des viols ou des agressions sexuelles, des actes cruels, dégradants et inhumains. Ce projet de loi, inscrit dans la grande cause nationale du quinquennat, avait pourtant suscité l’espoir de voir enfin corriger une faille majeure et scandaleuse de notre arsenal juridique concernant les viols et les agressions sexuelles commis sur des enfants par des adultes : l’absence d’un seuil d’âge du consentement permettant de criminaliser toute pénétration sexuelle sur un enfant par un adulte et de ne plus rechercher le consentement d’un enfant.

. La Gazette des femmes - Enfin des femmes à la tête des revues culturelles !
Des fiefs masculins, les revues culturelles ? Ce sont maintenant des femmes qui dirigent les revues Lettres québécoises, Liberté (Art et politique) et Mœbius. De nouvelles propositions voient le jour, comme le fanzine* Tristesse, initiative de six fondatrices animées par le désir de donner plus de place aux autrices et artistes féminines. Le vent tournerait-il ? "Tout était un boys club avant", estime Annabelle Moreau. "Lettres québécoises, Liberté… Toutes les revues. Tous les médias. Ça se transforme tranquillement. Et les publications qui réussissent incluent des femmes. Pas sûre que si on avait mis deux gars à Liberté, on en aurait parlé autant ! Même chose pour Lettres québécoises."

. L’Actualité - Méritocratie mon œil
Une nouvelle cohorte prépare son entrée à l’université et, cette année encore, les filles seront majoritaires dans presque toutes les facultés. Elles obtiendront, dans l’ensemble, de meilleures notes que les garçons et seront plus nombreuses à terminer leurs études. Parmi les femmes âgées de 25 à 34 ans, 43% possèdent un diplôme universitaire, contre seulement 27% des hommes du même âge, selon l’Institut de la statistique du Québec. Ce déséquilibre — qui n’est pas unique au Québec — suscite à intervalles réguliers des cris d’alarme sur le retard scolaire des jeunes hommes et leurs perspectives d’avenir déclinantes. Mais avant de conclure à la déroute des garçons, il serait sage de se demander si leurs résultats scolaires se répercutent sur leurs débouchés professionnels, et si la supériorité des filles à l’école donne à celles-ci une longueur d’avance quand vient le temps de décrocher un emploi. Ce sont les questions que pose la sociologue Natasha Quadlin, professeure à l’Université d’État de l’Ohio, dans une étude publiée en avril dernier dans American Sociological Review. Si on se fie à ses travaux, les jeunes hommes peuvent dormir tranquilles. Leur place sur le marché du travail n’est aucunement menacée.

. Le Devoir - La montée des femmes au TIFF
Samedi prochain, à Toronto, à l’exemple de Cannes et de Sundance, sous la bannière "Share her Journey Rally", la grande artère King, privée de voitures, sera prise d’assaut en plein TIFF par une grande marche de solidarité envers les femmes en quête de parité. Réalisatrices, stars et personnalités du milieu du cinéma défileront et protesteront. Signe des temps. Les enjeux féminins sont désormais au coeur des bouleversements du monde du cinéma… Le TIFF n’a pas attendu le tremblement de terre de #MeToo pour faire plus de place aux réalisatrices. En 2017, 33,6% des oeuvres qu’il présentait étaient dirigées par des femmes. Le pourcentage est passé à 36% cette année. Une proportion plus élevée qu’ailleurs.

. RFAQ - 18e concours Prix Femmes d’affaires du Québec !
Les 27 finalistes du 18e concours Prix Femmes d’affaires du Québec (PFAQ) seront honorées lors du prestigieux gala de remise de prix le 7 novembre 2018. En plus des 27 finalistes du concours PFAQ, seront également reconnues au gala, les trois finalistes qui se sont distinguées dans la catégorie Entrepreneure à propriété féminine certifiée du quatrième concours Prix Développement économique Féminin. Un jury de sélection indépendant présidé par madame Johanne Berry, présidente de Gestion Johanne Berry, a choisi les 30 finalistes après l’étude de nombreuses candidatures provenant de plusieurs secteurs et de toutes les régions du Québec. Les Prix sont sous la présidence d’honneur de madame Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada en France. Le Réseau des Femmes d’affaires du Québec contribue depuis 37 ans au leadership féminin, au développement économique et à l’épanouissement professionnel de ses membres. Il est le partenaire privilégié du succès des femmes en facilitant leur accès aux marchés et en créant des relations d’affaires et humaines durables.

. Challenges - Des quotas de femmes dans les conseils de la Silicon Valley
Les députés californiens ont adopté un projet de loi introduisant des quotas de femmes dans les conseils d’administration des entreprises cotées. Celles-ci auront l’obligation de nommer au moins une administratrice en 2019, et de respecter d’ici à 2021 une proportion de 40% de femmes dans leurs conseils. Ce qui concernerait, en particulier, une très grande partie de la Tech américaine, dont San Francisco et la Silicon Valley constituent les principaux viviers. Déjà approuvé dans son principe par le Sénat de Californie, l’entrée en vigueur de ce texte n’attend plus que le feu vert du gouverneur démocrate Jerry Brown. Mais il n’a pas encore fait connaître ses intentions, et peut donc subir des pressions de lobbys. Or, des institutions patronales telles que la Chambre de Commerce de Californie sont notoirement opposées à ce projet, redoutant qu’il n’entraîne…des pratiques discriminatoires des entreprises envers les hommes. Ce projet, qui s’inspire des législations européennes, dont celles de la Norvège et de la France, a été initiée par deux femmes, la sénatrice Toni Atkins, élue de San Diego, et Hannah-Beth Jackson, sénatrice de Santa Barbara.

. Le Collectif pour le respect de la personne - Pour le respect des femmes et des enfants, abolir la maternité de substitution
Colloque accueilli par Madame la sénatrice Laurence Cohen, le 22 septembre 2018, Palais du Luxembourg, de 14h à 18h15, Salle Clemenceau. Organisé dans une approche féministe, laïque et humaniste, ce colloque apporte des arguments pour mieux récuser la pratique de la maternité de substitution. En effet, "Gestation pour autrui", "maternité de substitution", "grossesse pour autrui", quelle que soit la manière dont on désigne cette pratique, il s’agit toujours d’une instrumentalisation des femmes à des fins de reproduction, et de la transformation des enfants en choses que l’on peut demander et obtenir par contrat. Demander à une femme qui n’a pas de désir d’enfant, de porter une grossesse et de mettre au monde un enfant afin de le remettre aux personnes qui le lui ont demandé, c’est se servir d’une femme comme d’un moyen, nier à l’enfant son statut de personne, et disposer du lien de filiation.

. Radio-Canada - L’équilibre travail-famille au coeur de la refonte du Code du travail
Assurer une meilleure conciliation travail-famille et mieux protéger les employés à temps partiel et temporaires figurent parmi les principaux objectifs de la révision du Code du travail, qui devrait être mis à jour d’ici la fête du Travail de l’an prochain, a révélé la ministre fédérale de l’Emploi. Patty Hajdu a affirmé que le projet de loi serait présenté cet automne afin de mettre à jour les normes en matière de travail dans les milieux régis par le fédéral, normes qui n’ont pas été revues en profondeur depuis qu’elles ont été rédigées pour la première fois, il y a quelques décennies. Selon Mme Hajdu, ces changements refléteront les enjeux qui ont été soulevés durant les consultations que le gouvernement a tenues au cours de l’année dernière, et durant lesquelles le manque d’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle a souvent été mentionné.

. Le Devoir - Emily D’Angelo triomphe à Operalia
D’Angelo, 24 ans, a remporté, dimanche soir à Lisbonne, tous les honneurs du plus grand concours de chant du monde, Operalia. Sa consoeur québécoise d’origine tunisienne Rihab Chaieb a reçu le 3e prix. C’est un dénouement rêvé pour les deux compétitrices canadiennes du concours de Placido Domingo. À Lisbonne, en plus de l’opéra, Emily D’Angelo avait été sélectionnée en finale de la discipline de la zarzuela, l’opérette espagnole. Le triomphe enregistré dimanche par la chanteuse formée à Toronto a peu d’équivalents dans l’histoire d’Operalia, un concours créé par Placido Domingo en 1993. Une seule Canadienne avait précédemment gagné Operalia en 25 ans d’existence du concours.

. L’Actualité - Le nombril sans fond de l’appareil gouvernemental
"Nul n’est censé ignorer la loi". À la suite des analyses effectuées cette année pour la deuxième édition du bulletin des ministères, je constate que ce principe juridique ne s’applique qu’aux citoyens. Les ministères peuvent ignorer la Loi sur l’administration publique en toute impunité et ne subissent aucune conséquence, alors qu’ils n’atteignent pas la moitié de leurs cibles. Où est le juge lorsque c’est l’État qui bafoue sa propre loi ? Et surtout, comment l’appareil administratif peut-il demander autant de rigueur au citoyen quand il s’en demande si peu ? les efforts du Conseil du Trésor sont surtout symboliques. Les ministères n’atteignent pas la moitié des cibles qu’ils se fixent. Il est là, le scandale. Et bien qu’un plan stratégique à jour soit, dans l’absolu, une bonne chose, il ne sert pas à grand-chose si les ministères sont incapables de le réaliser. Le meilleur exemple est celui de la Santé, qui atteint les cibles qu’il s’est lui-même fixées à 34% seulement en 2016-2017.

. Le Devoir - Le retour de l’éducation sexuelle, un "rendez-vous manqué" ?
La FQPN dénonce la formation incomplète des enseignants, l’insuffisance des ressources allouées aux écoles, de même qu’un manque de collaboration avec les familles et le milieu communautaire. Sa présidente, Nesrine Bessaih, soutient que dans les dernières années, l’éducation à la sexualité intégrée au cours de science et technologie se concentrait surtout sur la biologie humaine, la reproduction, la contraception et les infections transmissibles sexuellement et par le sang. La dimension des relations interpersonnelles était donc assumée par les organismes communautaires et il faut maintenant s’en remettre à leur expertise, avance-t-elle.

. Jeune Afrique - Maroc – Droits des femmes : première victoire pour les soulaliyates sur l’accès aux terres collectives
C’est une première : des femmes marocaines ont obtenu des autorités locales, à égalité avec leurs comparses masculins, l’attribution de lots fonciers en indemnisation de la cession de terres collectives. Au Maroc, les "soulaliyates" se battent depuis plus de dix ans pour avoir les mêmes indemnités que les hommes lorsque des terres tribales ou collectives, gérées par les tribus sous tutelle du ministère de l’Intérieur, sont cédées, que ce soit pour des grands travaux ou pour de l’immobilier. "Dans la région, on compte pas loin de 10 000 femmes qui, un jour ou l’autre, ont été exclues du partage de la terre", précise Driss Sedraoui, président de la Ligue marocaine pour la citoyenneté et les droits de l’homme (LMCDH). Elles seraient plusieurs millions au Maroc. Ces terres collectives, dont la gestion est encore fondée sur un texte datant de la colonisation française, représentent en effet pas moins de 15 millions d’hectares dans le royaume

. Blog du Collectif pour le respect de la personne - La maternité de substitution en Inde, un bazar mondialisé construit sur l’exploitation des femmes – entretien avec Sheela Saravanan
J’ai mentionné dans mon livre que dans ce “bazar de la GPA” tout tourne autour de la capacité reproductive des femmes, et les enfants sont marketés et tarifés ; les parties du corps des femmes, leur lait maternel, leur activité maternante, le nombre d’enfants nés, le poids de leurs bébés, le sexe de l’enfant et même la caste, le poids ou la religion sont tarifés. Une fois arrivée dans les cliniques, j’ai constaté que les femmes qui restaient dans les dortoirs ne l’avaient pas choisi - c’était obligatoire, imposé aux mères “porteuses”. Leur alimentation, leurs mouvements, leurs activités, jusqu’à la musique qu’elles écoutaient, étaient surveillés. Elles ne pouvaient entrer en contact avec leurs familles, leurs enfants, que dans un cadre très restreint.

. Le Devoir - Violence conjugale : les femmes immigrantes sont déçues de Québec
Les femmes immigrantes se disent oubliées par le Plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale présenté il y a trois semaines. Aucune subvention n’est spécifiquement accordée pour embaucher des interprètes, ce qu’elles ont pourtant réclamé haut et fort tout l’automne dernier. "Ce qui avait été demandé, c’était une enveloppe spécifique, mais les montants qui ont été accordés ne font pas du tout mention de [l’interprétariat] alors que c’est fondamental", a déploré Yasmina Chouakri, qui s’occupe du dossier à la Table de concertation des organismes au service des réfugiés et des immigrants (TCRI). À l’heure actuelle, les maisons d’hébergement ont les moyens d’offrir une seule heure d’interprétariat par femme allophone par semaine. Il est même arrivé que l’homme qui violentait sa femme lui serve de traducteur, faute d’interprète.

. Le Devoir - Le second mouvement de la symphonie #MeToo
Nous voici entrés dans une phase de maturité du mouvement #MeToo, alors que diverses situations de complexité éclatent au grand jour. Elles invitent à composer avec les zones grises des êtres humains que nous sommes. Tant mieux si ces questions de représentation sont débattues sur croisement des points de vue, sans viser l’unanimité des voix. Fallait-il que le cri des femmes ait résonné fort pour avoir bousculé la donne sur tant de champs. D’où la récupération féministe par le camp libéral des déboires de la versatile Gertrude Bourdon. En corollaire, ces allégations odieuses de sexisme lancées contre François Legault — qui cherche à ratisser le vote féminin avec une préséance accordée aux candidates et qui s’est vu attaquer sur ce flanc — démontraient par l’absurde à quel point la cause des femmes devient un enjeu crucial de la partie de ping-pong électorale. Fût-il brandi d’une façon abusive à dénoncer.

. Le Nord-Côtier - Michèle Audette était très émue en recevant son doctorat honorifique
L’Université de Montréal a remis un doctorat honoris causa en science politique à Michèle Audette mardi en reconnaissance de son engagement politique et social, notamment dans la cause des femmes autochtones. Michèle Audette, originaire de Maliotenam, a reçu la plus haute distinction universitaire des mains du recteur de l’université, Guy Breton, devant un parterre de nouveaux diplômés réunis pour la collation des grades de la Faculté des arts et sciences. Il s’agit du tout premier doctorat honorifique octroyé par le Département de science politique de l’Université de Montréal en 60 années d’existence. En entrevue, Michèle Audette a identifié l’amour "en lettres majuscules" et l’espoir comme des éléments centraux de sa carrière. "Cette violence-là va toujours être là. Et c’est ça aussi qui m’anime à poursuivre. De défaire cette violence-là et de la transférer en amour, ou du moins en respect."

. AIJES News - Les femmes et républicains aisés, déterminants pour les législatives américaines
Les femmes diplômées et les républicains aisés joueront un rôle clé face aux fidèles partisans de Donald Trump dans les prochaines législatives américaines, selon les sondeurs d’Ipsos qui affrontent, armés d’un nouvel outil, leur premier grand test après la victoire surprise du milliardaire en 2016. L’arrivée de l’homme d’affaires à la Maison Blanche avait pris de court tout le secteur. Afin d’obtenir cette fois une vision plus complète, Ipsos a combiné trois sources d’information dans un nouvel outil, accessible gratuitement en ligne à l’adresse “political-atlas.com” : les sondages traditionnels, l’analyse d’experts de l’université de Virginie et des millions de messages postés sur les réseaux sociaux. Leur verdict : les démocrates partent pour l’instant favoris.

. Slate France - Gisèle Halimi, l’avocate qui a fait basculer la loi Veil sur l’avortement
En 1972, l’avocate s’illustre dans le procès de Bobigny, où elle défend une adolescente ayant clandestinement interrompu sa grossesse après un viol. La légalisation de l’avortement, votée en 1975, n’aurait sans doute pas été possible sans l’expression publique de l’indignation suscitée par cette affaire. Depuis la loi de 1920, avorter est considéré comme un crime, sauf si, grâce à un décret de 1955, la vie de la femme est en danger. Pourtant, au cours des années 1960 et 1970, 250.000 femmes décident chaque année d’entrer dans l’illégalité. Pour certaines, c’est le seul moyen –au prix de terribles complications, voire au prix de leur vie– de ne pas avoir à assumer encore un enfant. Pour d’autres, c’est un choix de vie. Comme pour Gisèle Halimi. L’avocate prend pour la première fois publiquement position sur l’avortement en 1971. Elle signe le manifeste des 343, psublié dans Le Nouvel Observateur le 5 avril. Les 343, ce sont des femmes, personnalités, actrices, écrivaines, intellectuelles en tout genre ou anonymes, qui assument publiquement avoir eu recours à l’avortement.

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Mis en ligne sur Sisyphe, septembre 2018



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  • Fil de presse, septembre 2018
    (1/1) 17 septembre 2018 , par





  • Fil de presse, septembre 2018
    17 septembre 2018 , par   [retour au début des forums]

    "Peut-on parler de féminisme quand on est un homme ?" https://blogs.mediapart.fr/raphael-enthoven/blog/140918/peut-parler-de-feminisme-quand-est-un-homme

    Réflexion riche sur cette question récurrente..., à mon avis absurde.

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