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samedi 20 avril 2019

Fil de presse, avril 2019

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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Mise à jour quotidienne de liens vers des articles d’actualité et d’analyse sur les femmes, leurs droits, ce qui les intéresse. Ces articles proviennent de diverses sources médiatiques en ligne. Les faits rapportés et les opinions exprimées dans ces articles n’engagent que leurs auteur-es. On peut consulter les fils de presse des années et des mois précédents à gauche dans cette page.

Avril 2019

. Le Devoir - La défaite de Rachel Notley et l’effacement des femmes à la tête des provinces
Elles étaient cinq en 2013 : il n’y en a plus aucune aujourd’hui. La défaite de Rachel Notley aux élections albertaines de mardi marque l’effacement complet de la présence de femmes à la tête de provinces canadiennes. Une situation qui peut trouver bien des explications, mais qui confirme pour plusieurs la théorie de la "falaise de verre". Manon Tremblay remarque un scénario récurrent que plusieurs études étayent par ailleurs : celui de la "falaise de verre". "Ce qui ressort des travaux sur le sujet, c’est que les femmes deviennent leaders lorsque les partis sont en train de couler", note Mme Tremblay. Un exemple ? "Pauline Marois a été battue deux fois dans des courses à la direction du Parti québécois avant d’être couronnée en 2007… après la pire défaite du parti en 37 ans." "On peut aussi regarder ce qui est en train de se passer avec le Parti libéral du Québec, où on n’entend parler que de deux candidates alors que s’amorce un processus de reconstruction.

. Le Monde - Il y a 20 ans, la tuerie de Columbine choquait l’Amérique
Le 20 avril 1999, deux adolescents, Eric Harris et Dylan Klebold, ont pénétré dans le lycée de Columbine, à Littleton, Colorado, armés de pistolets, de fusils à pompe, de carabines et de couteaux de chasse. Une attaque de quarante-six minutes s’en est suivie, pendant laquelle les deux adolescents ont tué treize personnes, dont un enseignant, avant de se donner la mort. Vingt-quatre autres personnes ont été blessées. Les deux auteurs de l’attaque avaient initialement prévu de faire détoner de puissants explosifs dans la cafétéria du lycée, mais un défaut matériel a empêché les deux bombes cachées dans des sacs d’exploser. À l’époque, il s’agissait de l’attaque la plus meurtrière contre une école aux Etats-Unis. Emblématique, elle a donné lieu à un célèbre documentaire de Michael Moore, Bowling for Columbine, et à un film de Gus Van Sant, Elephant, qui a remporté la Palme d’or au Festival de Cannes en 2003.

. Le Soleil - Traite de personnes : l’héritière de l’empire Seagram risque 27 mois de prison
Une riche héritière de l’ancienne distillerie montréalaise Seagram a plaidé coupable, vendredi, à des accusations liées à son rôle dans un complot de traite de personnes aux États-Unis. Clare Bronfman est traduite en justice pour son implication au sein de l’organisation de croissance personnelle NXIVM, décrite par d’ex-fidèles comme une secte et un système pyramidal. La fille du défunt homme d’affaires montréalais Edgar Bronfman père a plaidé coupable devant la Cour fédérale à Brooklyn. Elle évitera donc de subir un procès le mois prochain au côté du chef spirituel de NXIVM, Keith Raniere. Les procureurs affirment que la riche héritière de 40 ans a versé des dizaines de millions de dollars de sa fortune personnelle au groupe de M. Raniere, tandis que celui-ci possédait secrètement des esclaves sexuelles qu’il marquait littéralement au fer rouge avec ses initiales.

. VOA Afrique - Dans les tribus d’Irak, mariages forcés et femmes "esclaves"
Combien de femmes sont victimes de ces traditions à travers le pays et combien tentent de mettre fin à leurs jours comme Mariam à cause d’elles ? Dans l’Irak conservateur où le suicide est tabou, impossible de trouver des chiffres exacts. A Missane, où selon l’Unicef plus d’un tiers des femmes sont mariées avant leur majorité, 14 femmes se sont suicidées depuis 2017. Et 184 autres ont tenté de le faire, de source officielle. Mais personne ne donne de détails sur les raisons de leur acte. À Bassora (sud), une étude menée en 2017 auprès de 62 femmes ayant tenté de se suicider en s’immolant donne toutefois quelques indices : dans 80% des cas, ces femmes ont dit avoir agi après des différends familiaux, notamment au sujet de leur mariage.

. Le Devoir - La commission parlementaire entendra 36 groupes et individus
Les consultations particulières se tiendront du 7 au 16 mai et dureront six jours. Le gouvernement Legault a dévoilé jeudi une liste qui compte huit invités de plus que ce qu’avait prévu le leader parlementaire de la CAQ, Simon Jolin-Barrette. La semaine dernière, il s’était dit disposé à entendre 28 intervenants. C’est deux fois moins que ce qu’avaient demandé le Parti libéral du Québec (PLQ) et Québec solidaire (QS), qui s’opposent au projet de loi 21. La liste du PLQ contenait 64 noms, et celle de QS 62. Voir la liste des personnes et des groupes.

. Axelle Magazine - Des béguinages à l’architecture féministe
Dans un monde où les concepteurs et les bâtisseurs sont des hommes, le mémoire de fin d’études de l’architecte d’Apolline Vranken explore des pistes féministes, dont les premières traces remontent au Moyen-Âge. Édité en 2018 par l’Université des Femmes, l’ouvrage tire le fil rouge d’un habitat construit à la mesure et aux besoins des femmes. L’espace n’est pas neutre. Il produit – et reproduit – des rapports sociaux inégaux, suivant la classe, la race et le genre. Et si les femmes revendiquent de plus en plus leur place dans l’espace public, "l’investissement de l’espace public par les femmes ne s’est pas accompagné d’un mouvement symétrique des hommes vers l’espace privé", remarque l’enseignante et chercheuse française Annie Dussuet dans le livre d’Apolline Vranken. Les territoires restent balisés par le genre : urbain masculin, domestique féminin.

. Huffington Post - De plus en plus d’ados hospitalisés après avoir tenté de mettre fin à leurs jours
Selon des données compilées par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), le taux d’hospitalisation des enfants et adolescents âgés entre 10 et 19 ans qui ont tenté de mettre fin à leurs jours a plus que doublé en dix ans. Ce taux est passé de 3,6/10 000 habitants, en 2007, à 8,2/10 000 habitants, en 2017. On pourrait être tenté d’expliquer ces chiffres par le fait qu’on dépiste peut-être mieux les idées suicidaires, aujourd’hui. Mais le Dr Burstein demeure sceptique face à cette théorie, puisque selon les données qu’il a recueillies aux États-Unis, 88% des visites à l’urgence recensées étaient pour des gestes suicidaires, et non des idées suicidaires. Pour lui, cette tendance relevée par l’INSPQ nécessite que le Québec s’intéresse davantage au suicide chez les jeunes, et se dote de meilleurs outils pour arriver à recenser toutes les tentatives.

. TRADFEM - Prostitution – Sous pression des féministes espagnoles, le Parti socialiste mise sur l’abolitionnisme
Manifeste. Nous nous efforcerons d’abolir la prostitution et d’éradiquer la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, de promouvoir la dignité des femmes, de garantir des alternatives et de mettre fin aux réseaux et aux mafias qui profitent de cet esclavage. À cette fin, nous devons protéger et aider les victimes, coopérer avec les pays d’origine et sensibiliser le public au fait qu’il s’agit d’un commerce illicite et d’une forme d’esclavage. Par conséquent, nous poursuivrons le travail que nous avons déjà entamé ces derniers mois en vue de l’adoption de la loi globale contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle et de prostitution. La prostitution, dont nous nous sommes déclarés abolitionnistes, est l’un des visages les plus cruels de la féminisation de la pauvreté, ainsi que l’une des pires formes de violence contre les femmes.

. Le Devoir - Laïcité rime avec égalité !
Madame Pelletier, je prends la plume afin de répondre à votre chronique du 10 avril dernier dans laquelle vous me mettez en cause pour illustrer votre propos. Je soulignerai que votre chronique dit une chose et son contraire en reconnaissant d’un côté que "toutes les religions discriminent les femmes !" et en souhaitant de l’autre que cette discrimination soit approuvée par l’État. D’abord, contrairement à ce que vous affirmez, le principe de laïcité proposé par le gouvernement actuel sera pour une première fois une norme juridique qui servira à protéger les femmes des atteintes à leur égalité, comme il protégera le droit de toutes les citoyennes et de tous les citoyens d’être traités également. L’égalité des sexes sera érigée en norme pour accorder un accommodement et précisément pour protéger les femmes fonctionnaires « d’être tassées » du seul fait qu’elles sont des femmes pour satisfaire à des principes religieux discriminatoires.

. Radio-Canada - Menacée sur les réseaux sociaux, Valérie Plante prône la "tolérance zéro"
"Préoccupée" par les nombreuses menaces violentes reçues ces dernières semaines en raison de ses prises de position contre le projet de loi sur la laïcité du gouvernement Legault, Valérie Plante ne compte pas en rester là. Ces messages ont été transmis au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), a confié la mairesse de Montréal à Radio-Canada. Ces dernières semaines, la mairesse de Montréal, qui a vivement dénoncé le projet de loi visant à interdire les signes religieux dans une partie de la fonction publique, n’a pas été épargnée sur les réseaux sociaux. Plusieurs menaces, à caractère sexiste ou encore visant son intégrité physique, lui ont été envoyées, par courriel ou par messageries privées sur ses comptes Twitter et Facebook. "Pour les femmes, c’est différent. C’est beaucoup plus violent, c’est misogyne, c’est absolument ignoble", juge-t-elle. Lire aussi : Laïcité : Montréal nie vouloir un traitement particulier ET Laïcité : confusion des genres.

. Le Journal Métro - 1 femme sur 5 qui quitte un refuge retourne chez son agresseur, selon des données
Une femme sur cinq qui a quitté un refuge pour victimes de violence est retournée vivre avec son agresseur, a dévoilé Statistique Canada qui a réalisé un « instantané » de la situation l’an dernier. Des femmes qui y retournent malgré le risque, car le refuge ne peut les garder plus longtemps, parce qu’elles n’ont pas d’argent pour un logement, ou parfois parce qu’elles croient que c’est la meilleure façon de protéger leurs enfants, a souligné Manon Monastesse, directrice générale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. Dans cette analyse dévoilée mercredi, l’organisme fédéral de statistiques a choisi une journée précise pour colliger ses données : le 18 avril 2018. Ce jour-là, 3565 femmes, 3137 enfants et huit hommes résidaient au Canada dans des établissements d’hébergement pour fuir une situation de violence. Les données laissent voir une grande fragilité et des situations fort complexes : parmi les femmes qui ont quitté un tel refuge le jour de l’« instantané », 21 pour cent ont dit qu’elles retournaient dans une résidence où vivait encore leur agresseur. Pour 36 pour cent d’entre elles, la destination était inconnue.

. Radio-Canada - L’Institut maritime du Québec sera dirigé par une femme pour la première fois
Pour la première fois en 75 ans d’existence, l’Institut maritime du Québec à Rimouski sera dirigé par une femme. C’est Mélanie Leblanc qui a obtenu le poste de directrice. Madame Leblanc, elle-même diplômée de l’institution d’enseignement en navigation, travaille à l’IMQ, Institut maritime du Québec depuis 2008. Après y avoir enseigné, elle est devenue directrice adjointe au Service aux élèves en 2012. Mélanie Leblanc était notamment responsable du recrutement, des stages en mer et des relations avec l’industrie et Transports Canada. Elle entrera en poste le 3 juin, et succèdera ainsi à Daniel Dion qui s’envolera vers la retraite. Mélanie Leblanc soutient qu’elle poursuivra la mission de l’institution dans un contexte de pénurie.

. Le Journal de Montréal - Heures supplémentaires obligatoires : la FIQ obtient "un plan d’action concret" de la ministre McCann
La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) a indiqué aujourd’hui avoir reçu de la ministre McCann "un plan d’action concret et un échéancier rapide pour contrer le temps supplémentaire obligatoire" et améliorer les ratios infirmière-patients. "Nos échanges avec la ministre ont été francs et directs, et ses engagements reflètent bien sa compréhension de l’urgence de la situation", a souligné Nancy Bédard, porte-parole de la FIQ, une organisation qui représente en majorité des infirmières. Selon Mme Bédard, la ministre McCann s’est engagée à ce que les plans d’action déterminés avec les équipes syndicales locales soient déployés avant la période estivale. La ministre de la Santé, Danielle McCann, a promis au cours des derniers mois de mettre fin aux heures supplémentaires obligatoires et de réduire le nombre de patients dont une infirmière doit prendre soin. Elle s’est dite aujourd’hui "heureuse de la collaboration" qui existe entre son cabinet et la FIQ.

. Le Devoir - Miriam Toews : s’unir, au-delà de l’horreur
Entre 2005 et 2009, dans une colonie mennonite recluse de la Bolivie, femmes et fillettes se réveillent régulièrement le corps couvert d’ecchymoses, leurs draps tachés de sang, les mains attachées par des cordes. Pourtant, leurs souvenirs sont estompés. Certains membres de la communauté suspectent le démon et l’imagination débordante des femmes. Un soir, deux hommes sont pris en flagrant délit alors qu’ils tentent d’entrer par effraction dans la maison d’une des victimes. La vérité est vite dévoilée. Pendant quatre ans, neuf prédateurs ont drogué et endormi les femmes, vaporisant un produit dont le dérivé sert à anesthésier les vaches, dans l’objectif de les violer à répétition. Dans son roman, l’auteure a choisi de laisser de côté la description de l’horreur et la sordidité des événements, préférant se concentrer sur la réponse fictive des victimes à ces derniers.

. La Presse - L’ex-journaliste Michèle Boisvert sera déléguée du Québec à Paris
La recherche a duré plus de quatre mois, mais François Legault a finalement arrêté son choix pour le représentant du Québec à Paris. Comme il le souhaitait, l’ambassadrice sera une femme, proche du milieu des affaires : l’ex-journaliste Michèle Boisvert succédera à Line Beauchamp. Avec Michèle Boisvert, Québec aura une représentante dotée d’un bon réseau dans les milieux d’affaires québécois et d’une aptitude certaine à la représentation. Mme Boisvert était jusqu’ici à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Économiste de formation, elle a d’abord travaillé à la télé de la société d’État, à Capital actions, émission quotidienne sur les questions économiques. Elle était aussi professeure associée à HEC Montréal depuis deux ans. En 2018, elle a été reçue à l’Ordre national du Québec à titre de chevalière.

. Le Devoir - Laïcité. Pas de statut particulier pour Montréal
Des élus des quatre partis représentés à l’Assemblée nationale ont fermé la porte mardi à l’octroi d’un statut particulier pour Montréal qui lui permettrait de se soustraire à l’application de l’éventuelle loi sur la laïcité de l’État. "La mairesse de Montréal, même si elle n’est pas d’accord avec le projet de loi, doit s’engager à faire respecter toutes les lois du Québec, a répondu M. Legault. Elle ne peut pas choisir les lois qui font son affaire." Quelques heures plus tôt, le ministre Simon Jolin-Barrette réitérait qu’il n’allait pas modifier les fondements de son projet de loi. Il réagissait au front commun des élus de la métropole, qui avaient adopté à l’unanimité la veille une déclaration pour s’opposer au projet de loi 21. Lire aussi de Josée Boileau : "Laïcité : le Québec peut s’en accommoder !"

. Le Journal de Montréal - États-Unis. Avortement, la bataille suprême
Aux États-Unis, c’est en principe réglé depuis 46 ans. Depuis qu’en 1973 la Cour suprême statuait que le droit des femmes à la vie privée leur assurait le droit à l’avortement. Ce droit, plusieurs États le grugent petit à petit, au point où – c’est immanquable – la cause finira par retourner devant le plus haut tribunal du pays. Et les juges conservateurs qui le dominent maintenant risquent de lancer le pays dans une tout autre direction. Pour un autre demi-siècle. L’enjeu ne se retrouve nulle part sur le radar des Québécois. Tout le contraire de la réalité américaine où pas une semaine ne passe sans qu’un nouveau choc social et culturel ne vienne approfondir le gouffre entre les partisans des droits des femmes et les défenseurs de la vie... dès la conception. Jeudi, par exemple, le gouverneur de l’Ohio signait, à son tour, une loi dite "du battement de cœur".

. Le Devoir - Pour un enseignement sans prosélytisme
Nous, signataires de ce texte, sommes d’anciennes dirigeantes et d’anciens dirigeants d’organisations syndicales du secteur de l’éducation. Nous jugeons qu’il est de notre responsabilité de prendre la parole sur le projet de loi 21 qui affirme le caractère laïque des institutions québécoises et constituera si elle est adoptée l’un des fondements de notre vie démocratique. Nous donnons un appui public et enthousiaste au projet de loi 21. Il s’agit d’une mesure essentielle dans la construction d’un État québécois laïque. Cette pièce législative constitue la dernière pierre posée à un édifice dont la construction a débuté avec la Révolution tranquille. Loin d’être discriminatoire, l’affirmation de la laïcité des institutions constitue un préalable à la liberté et à l’égalité des personnes dans leurs rapports au sein d’une société pluraliste.

. Le Monde - Le déséquilibre démographique se chiffre à 23 millions de femmes manquantes depuis 1970
Un garçon à tout prix : une partie de l’humanité refuse de s’en remettre au hasard de la conception et s’efforce de mettre au monde des descendants mâles avant tout. Les filles qui auraient dû naître sans cette sélection délibérée des genres se comptent par millions. Elles seraient même 23,1 millions à manquer à l’appel depuis 1970 dans douze pays qui présentent "des preuves statistiques solides d’un déséquilibre", selon une étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas), le 15 avril. Celle-ci montre que la tendance ne touche pas seulement quelques régions reculées, mais pèse sur la démographie d’un continent comme l’Asie, voire au-delà. Car la Chine et l’Inde sont de très loin les principales responsables de ce dérèglement.

. Huffington Post France - Anne Lebreton : "LREM ne doit pas rater le rendez-vous de la féminisation"
Tous les candidats déclarés à l’investiture LREM sont des hommes. Une bataille de testostérone qui ferait presque oublier la promesse de Macron d’accorder toute leur place aux femmes. “Réveillez-vous !”, avait-il lancé avant les élections législatives en regrettant “l’autocensure” des femmes en politique et “le droit de préséance dont bénéficient les hommes dans notre société”. Un discours qu’entend bien rappeler l’élue du IVe arrondissement Anne Lebreton, aujourd’hui seule candidate probable à l’investiture LREM. 

. France Info - Incendie de Notre-Dame de Paris : les enquêteurs privilégient "la piste accidentelle à ce stade"
"Rien ne va dans le sens d’un acte volontaire." Voici l’enseignement principal de la conférence de presse accordée par le procureur de la République, mardi 16 avril, au lendemain de l’incendie qui a dévasté la cathédrale Notre-Dame de Paris. Rémy Heitz a livré quelques détails sur le déroulé des événements, lors d’un déplacement à proximité du bâtiment emblématique de la capitale. "La piste accidentelle est privilégiée à ce stade", a-t-il notamment insisté. La direction de la police judiciaire parisienne mobilise près de 50 enquêteurs sur cette enquête, qui s’annonce "longue et complexe". Pour l’heure, en effet, les experts du laboratoire central ne peuvent pas accéder à l’intérieur du bâtiment. "Les investigations ne font que commencer", a souligné le procureur de Paris.

. Radio-Canada - "Le Québec est plus rassembleur qu’il en a l’air", dit Josée Boileau
Malgré le clivage gauche-droite de plus en plus affirmé, malgré les divisions d’une société pluraliste qui ne s’entend pas sur la définition de la laïcité et malgré un passé complexe d’oppression des Premières Nations, la journaliste Josée Boileau aime profondément le Québec. "Nous vivons dans un pays accueillant et sur une terre magnifique", dit celle qui vient de faire paraître le livre J’ai refait le plus beau voyage. Grand livre d’amour à une province qu’elle aimerait voir devenir pays, J’ai refait le plus beau voyage permet à Josée Boileau de réaffirmer l’harmonie qui règne au Québec, malgré les apparences de division dans lesquelles nous plongent certains débats actuels. "J’ai eu beaucoup de doutes en écrivant ce livre. Souvent, ces derniers temps, j’ai eu du mal à me reconnaître dans la définition de nous-mêmes que nous renvoient les médias et les débats." Ce livre est en quelque sorte "une relecture politique et sociale du Québec contemporain, à partir du regard d’un artiste du passé", selon l’auteure. Lire aussi : "J’ai refait le plus beau voyage" : le livre anti-chicane de Josée Boileau.

. Le Devoir - Violences sexuelles : l’UQAM adopte une politique progressiste mais édulcorée
L’Université du Québec à Montréal (UQAM) vient d’adopter une des politiques les plus progressistes contre les violences sexuelles, qui comporte toutefois des reculs par rapport aux propositions d’un comité chargé de rédiger ce plan attendu depuis des années. Cette politique vise à combattre non seulement le harcèlement et les agressions sexuelles, mais aussi le "sexisme" et la "culture du viol". La nouvelle politique "proscrit" aussi les relations intimes — de nature amoureuse ou sexuelle — entre étudiants et professeurs en relation pédagogique ou d’autorité. Autre victoire du mouvement étudiant, les milieux de stage seront soumis aux règles encadrant les plaintes de nature sexiste ou sexuelle. Une grande demande des "survivantes" de violences sexuelles a ainsi été éliminée du document final : celui de divulguer les sanctions dont écopent les personnes fautives. Les services juridiques et le Bureau des relations de travail de l’UQAM ont conclu que les lois protègent la confidentialité de ces données.

. Racine rouge - Coïts, Andrea Dworkin : la domination masculine expliquée à la racine
Féministe radicale de renommée, l’américaine Andrea Dworkin est connue principalement pour son opposition à la pornographie dans les années 1970 et 1980, notamment aux côtés de la juriste féministe Catherine MacKinnon, avec qui elle a tenté de faire reconnaître la pornographie comme une violation des droits des femmes. Cette année paraît pour la première fois une belle traduction française par Martin Dufresne de Intercourse, intitulée Coïts, maintenant disponible dans les librairies françaises. Dans Coïts, Andrea Dworkin parle de "la baise" sans détour, articulant une analyse des violences sexuelles qui ne s’intéresse pas tant aux chiffres et aux mots-clé qu’à ce qui constitue la violation et la dégradation des femmes dans toute leur corporalité. La critique de la prostitution, quand elle s’appuie sur des exemples dérangeants tels que les propos dégradants des clients à l’égard des prostituées, est souvent balayée au prétexte qu’elle propose une vision mélodramatique, vulgaire et voyeuriste de ce qu’on nomme le "travail du sexe".

. La Presse - Une femme de 29 ans a imaginé l’algorithme pour voir un trou noir
Encore totalement inconnue du grand public en début de semaine, la chercheuse américaine Katie Bouman est devenue une vedette mondiale après la publication mercredi de la première image d’un trou noir, rendue possible par un algorithme qu’elle avait conçu. Si le phénomène céleste est connu depuis le XVIIIe siècle, aucun téléscope n’avait encore réussi à observer un trou noir, sans même parler d’en obtenir une image. Katie Bouman a mis au point en 2016 l’algorithme baptisé CHIRP, qui a permis de créer une image à partir des quatre petaoctets (4 millions de milliards d’octets) de données récoltées par huit téléscopes dans le monde, réunis au sein du projet Event Horizon Telescope (EHT). Lire aussi : "Femmes en sciences svp".

. La Presse - Pas de réforme du mode de scrutin sans parité
Le temps arrive enfin de passer à un mode de scrutin plus représentatif et plus équitable, alors qu’une réforme s’annonce. Désormais au pouvoir, le gouvernement caquiste a sérieusement mis en marche le processus, sous la houlette déterminée de la ministre Sonia LeBel. Signe des temps, les élus libéraux ont voté en faveur d’une motion soutenant les principes de la démarche, et s’ils entérinent la proposition de leur leader parlementaire, Sébastien Proulx, ils se rangeraient derrière les quatre partis (Parti vert, Québec solidaire, Parti québécois et Coalition avenir Québec) qui ont signé l’entente transpartisane en mai 2018 pour réaliser cette réforme. Ces quatre partis s’étaient entendus notamment pour que la réforme contribue à une meilleure représentation des femmes. Alors que débute ce processus, il faut donc réaffirmer que la réforme du mode de scrutin devra inscrire la parité dans ses principes afin que celle-ci soit pérennisée dans nos textes de loi.

. Le Devoir - Le devoir de mémoire de Marie-Claire Blais
Si Donald Trump, qui se targue de ne jamais lire de livres, devait mettre la main sur l’essai de Marie-Claire Blais, teinté d’une colère, d’une indignation et d’un désarroi que plusieurs d’entre nous, Américains ou non, partagent, sans doute serait-il outré du portrait sans concession qu’elle fait de lui, être narcissique se vautrant grossièrement dans l’ignorance et encourageant le peuple à en faire autant. Réveil pour les uns, rappel pour les autres, l’essai que livre Marie-Claire Blais s’inscrit dans ce refus de se taire, dans cette volonté de témoigner d’un ici maintenant anxiogène et de critiquer les dérives de cette "tromperie" qu’a été l’arrivée de Trump à la Maison-Blanche. "Je témoigne du présent ; on sait que les choses vont changer demain, qu’elles seront plus graves ou plus apaisées, mais au moins, on se souviendra."

. Le Journal de Montréal - Devenu femme, un tueur veut changer de prison
Un meurtrier ayant passé une douzaine d’années en cavale s’est engagé dans un bras de fer juridique avec les services correctionnels pour être transféré dans un pénitencier mieux adapté à ses besoins, depuis qu’il est devenu une femme. Même si la tueuse de 45 ans a encore les attributs physiques d’un homme, elle est désormais considérée comme une femme aux yeux du Directeur de l’état civil. Elle a entamé la prise d’hormones féminisantes en janvier dernier et commence à voir des changements sur son corps, tels que la croissance de ses seins et la diminution de ses érections. Il/elle est incarcérée depuis 2016 au pénitencier à sécurité maximale de Donnacona pour le meurtre prémédité de Robert Tanguay, commis en 1997 dans une sablière de Rigaud, en Montérégie. Or, le Service correctionnel du Canada (SCC) a refusé de transférer la détenue jusqu’à présent, invoquant la sécurité du public, du personnel et des autres détenues. Le risque d’évasion est qualifié d’"élevé" par le SCC, notamment parce qu’elle a porté son verdict de culpabilité en appel et qu’elle a tenté de s’enfuir en sautant d’un fourgon cellulaire en 2013. À ceux qui seraient tentés de croire que sa cliente essaie de berner les autorités, comme elle l’a déjà fait dans le passé, son avocate rétorque qu’elle a été dûment évaluée par deux professionnels — un endocrinologue et un psychiatre.

. 20 Minutes - Soudan : Pourquoi les femmes sont-elles au cœur de la révolte ?
Les femmes occupent une grande place dans les manifestations au Soudan qui ont contribué à renverser le président Omar el-Béchir. Un rôle historique qu’elles ont toujours joué dans la société soudanaise. C’est l’image symbole de la révolte soudanaise qui gronde depuis des semaines : une femme vêtue de blanc perchée sur une voiture et qui harangue la foule de manifestants. Une photo qui a fait le tour du monde, alors que le président Omar el-Béchir a été démis de ses fonctions ce jeudi, renversé par l’armée. Pourtant, à en croire Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du Soudan, l’image n’a rien d’incroyable : "Ce que je trouve étonnant, c’est que les gens soient étonnés, rigole-t-il. Il n’y a rien d’exceptionnel au Soudan à voir des femmes être en première ligne." Expert du pays, il explique que les femmes sont présentes dans toutes les couches de la société.

. RTBF - Kenya : la politique s’invite dans la téléréalité
"Miss President", une nouvelle émission, a été lancée fin janvier à la télévision kényane. L’équivalent de la "Star Académie" version politique. Elles sont 40 femmes au départ, jugées sur leur capacité de leadership. Une seule remportera le titre de "Miss President" à l’issue de plusieurs semaines de concours. Un programme financé par l’Union européenne qui vise à sensibiliser le grand public sur la place des femmes en politique et combattre les préjugés sexistes. "Voteriez-vous pour une femme Présidente ? Pensez-y ! Vous regardez "Miss President". Dès les premières secondes du générique, le présentateur apostrophe, le doigt pointé, les téléspectateurs kényans. C’est leur nouveau rendez-vous de télévision chaque mercredi soir sur KTN, l’une des principales chaînes du pays. Lors des premiers épisodes, les candidates défilent devant un jury de professionnels (spécialistes de la communication, journalistes et politiques).

. Huffington Post - Heures supplémentaires obligatoires : la FIQ s’adresse au Tribunal
Après sa Journée sans TSO (temps supplémentaire obligatoire), le 8 avril, la Fédération interprofessionnelle de la santé veut un plan à court, moyen et long termes pour résoudre le problème une fois pour toutes. La grande organisation syndicale de 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres professionnelles en soins a ainsi déposé une requête devant le Tribunal pour lui demander de se pencher sur le fond du dossier, à savoir le recours trop fréquent au TSO _ alors que celui-ci est censé n’être utilisé que pour les situations exceptionnelles ou urgentes. Le Tribunal a donc convoqué vendredi les CIUSSS (Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux), les Centres hospitaliers universitaires, les syndicats affiliés à la FIQ et d’autres établissements du réseau.

. Le Journal de Montréal - Les instruments de musique plus nocifs que le vin, écrit Charkaoui
L’imam Adil Charkaoui, organisateur de la manifestation contre la Loi sur la laïcité de l’État de dimanche dernier, continue d’afficher des positions islamistes tranchées sur les comptes de médias sociaux qu’il contrôle. Le "coordinateur" du Collectif canadien anti-islamophobie défend une vision rigoriste de sa religion, allant jusqu’à dénoncer les instruments de musique et les matchs de soccer télévisés. Comme prédicateur, Adil Charkaoui dirige les activités du Centre islamique de l’est de Montréal — Assahaba. L’organisation, qui abrite notamment une mosquée dans Rosemont, multiplie les "formations" destinées aux musulmans sunnites de Montréal. Un autre groupe qu’anime Adil Charkaoui, Ahfadou Assahaba, se dit "réservé aux jeunes musulmans canadiens œuvrant pour le bien de la communauté". Il vise notamment à faire la "dawa" : la conversion des non-musulmans.

. Sisyphe - L’“Empowerment” des femmes : un concept creux dans les mains du patriarcat néolibéral
L’empowerment des femmes” est actuellement devenu une priorité des grandes organisations internationales telles que l’ONU, le BIT, la Banque Mondiale, afin d’atteindre leurs objectifs de développement durable, de réduction des discriminations, de la pauvreté et de la faim. Mais l’institutionnalisation du concept l’a rendu flou, voire creux. Quant aux résultats des programmes où "l’empowerment des femmes" est préconisé, ils sont loin d’être concluants. Si l’argent est le nerf de la guerre alors les chiffres sont éloquents : en 2002, par exemple, 2 milliards de dollars ont été accordés en soutien à l’égalité des genres alors que 900 milliards ont été dépensés pour l’armement et les conflits dans le monde.

. France Info - "60 millions de consommateurs" dénonce la toxicité des principaux produits ménagers
Pour dresser ce constat, le magazine a décortiqué la composition de 60 produits ménagers, en scrutant leurs étiquettes mais aussi les fiches de données de sécurité que doivent remplir les fabricants. Le résultat est édifiant : "la très grande majorité" de ces "stars du ménage" "n’a pas trouvé grâce" aux yeux de 60 millions de consommateurs. "Beaucoup contiennent une ou plusieurs substances toxiques, nuisibles à notre santé ou à l’environnement", écrit le magazine. Notre but n’est pas d’alarmer à tout prix, mais de faire prendre conscience du danger de ces substances que l’on juge encore trop souvent inoffensives. Le magazine épingle enfin des produits présentés comme fabriqués avec des produits naturels, mais dont les "ingrédients vertueux" sont souvent présents en très petite quantité, aux côtés de conservateurs toxiques. Voici les grandes lignes de cette enquête.

. Le Devoir - Projet de loi sur la laïcité : une avancée tangible
Texte signé par plus de 1000 personnes. Nous soussignés et soussignées, intellectuel.le.s et citoyen.nes du Québec, universitaires, enseignant.e.s au sein de collèges d’enseignement général et professionnel et appartenant à d’autres institutions, saluons la présentation du projet de loi 21 sur la laïcité de l’État. Celui-ci vise à enchâsser la laïcité dans une nouvelle loi fondamentale du Québec et à affirmer, ce que l’Assemblée n’a jamais fait à ce jour, que "[l]’État du Québec est laïque". Le projet de loi ne se limite donc pas à mettre en oeuvre le seul principe de la neutralité, mais ajoute une pierre à l’édifice de la laïcité. Il s’inscrit dans une histoire qui a vu le Québec procéder à une laïcisation progressive de ses institutions publiques, réalisée notamment par la création d’un ministère de l’Éducation en 1962, par l’avènement en 1981 d’un Code civil du Québec séculier et par la déconfessionnalisation des commissions scolaires et des écoles publiques du Québec, par laquelle les Québécois.es ont collectivement renoncé à des droits constitutionnels.

. Radio-Canada - Le projet de loi sur la laïcité, produit d’un État mature, affirme l’avocate Julie Latour
En entrevue à 24/60, l’avocate Julie Latour estime que la laïcité est "le socle d’un État pluraliste" et que le projet de loi 21 du gouvernement de François Legault vient établir clairement ce principe. Contrairement à Gérard Bouchard, qui qualifie le projet de loi de "radical", Me Latour le qualifie de "sobre, modéré et efficace". Il s’agit de l’aboutissement d’un long processus, selon cette ex-bâtonnière du Barreau de Montréal. L’avocate, membre du collectif Juristes pour la laïcité et la neutralité religieuse de l’État, soutient que c’est "le rôle de l’État d’équilibrer les droits fondamentaux. C’est ce qui est fait par ce projet de loi". Mme Latour explique qu’avec "l’avènement de sociétés pluralistes, la laïcité est le socle qui permet à toutes les convictions religieuses de s’exprimer".

. Urbania - Le point du mari : des mères québécoises se font-elles recoudre sans leur consentement ?
Question "d’améliorer" le plaisir sexuel des hommes, certains médecins ajouteraient un point supplémentaire quand ils font la suture d’un périnée déchiré par un accouchement. Sans son consentement, ils rendraient leur patiente plus "tight", vous voyez ? Ce n’est pas la première fois que le sujet fait surface. La Presse et L’Actualité se sont demandé si ça existait ici, en 2014, quand la France s’est entre-déchirée (pardon) au sujet du fameux "point du mari". Mais entre une poignée de témoignages et l’avis sans équivoque de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, pas de constat définitif. Est-ce qu’au Québec, il arrive que des médecins recousent leurs patientes plus fermement ou s’agit-il plutôt d’une légende urbaine entretenue par des mauvaises blagues et la sensation inconfortable inhérente à l’accouchement même ? J’ai fouillé. Encore. Parce qu’on en parle. Encore. Tout a commencé avec un témoignage anonyme envoyé à URBANIA.

. TV5 Monde - Élections en Inde : face à Modi, trois femmes puissantes
Trois femmes politiques influentes se dressent sur le chemin du Premier ministre indien Narendra Modi dans sa campagne pour un deuxième mandat à la tête du géant d’Asie du Sud, à l’occasion des élections législatives qui débutent jeudi.Féroce et imprévisible, Mamata Banerjee est la cheffe de l’exécutif du Bengale occidental (est), État plus peuplé que l’Allemagne. Aussi flamboyante que Mamata Banerjee est austère, Mayawati, 63 ans, a fait une carrière pleine de rebondissements comme championne de la communauté défavorisée des dalits (autrefois appelés "intouchables"). La "reine dalit" possède une influence considérable en Uttar Pradesh (nord), Etat le plus peuplé d’Inde avec 220 millions d’habitants et crucial à la conquête du pouvoir, qu’elle a dirigé à plusieurs reprises. Cette campagne électorale a été marquée par l’arrivée très attendue sur le devant de la scène politique de Priyanka Gandhi Vadra, membre de la célèbre dynastie des Nehru-Gandhi, fille, petite-fille et arrière-petite-fille de Premiers ministres.

. Sisyphe - Protéger les minorités ou le rigorisme religieux ?
La mobilisation contre le projet de loi 21 sur la laïcité de l’État s’organise et s’internationalise, au nom de la protection des minorités. Pourtant, cette loi fait preuve de modération en limitant la restriction de signes religieux à certains fonctionnaires, dont les enseignants des écoles publiques, tout en reconnaissant les droits acquis des personnes en poste. On croit rêver en entendant des féministes se porter à la défense du hidjab et du niqab. Cette position radicale dénote une incompréhension des enjeux liés à l’islam politique qui menace toutes les libertés. Rappelons que la sacralisation du hidjab est relativement récente et intimement liée à l’émergence de courants intégristes représentant l’extrême droite religieuse. L’insistance sur le port du hidjab ou du niqab est justifiée par une lecture rigoriste des textes sacrés, selon laquelle le corps des femmes est awra, qui signifie honteux ou impudique, et qu’il doit être soustrait au regard des hommes pour éviter de susciter leur désir et de provoquer la fitna qui désigne le chaos social. Lire aussi : Laïcité et féminisme. - Et La laïcité, cette ennemie des islamistes.

. Le Devoir - La disposition de dérogation, un geste d’affirmation politique
En invoquant la disposition de dérogation à titre préventif, le gouvernement a agi de façon fort avisée, permettant ainsi au projet de loi 21 de demeurer dans le périmètre du politique, plutôt que de prendre, comme à l’habitude, le chemin des tribunaux. Protéger la souveraineté parlementaire au lieu d’abandonner son pouvoir à la Cour suprême pour décider du cadre laïque au Québec, voilà une attitude courageuse et responsable que nous devons saluer. Depuis 1982, avec l’enchâssement de la Charte des droits et libertés dans la Constitution canadienne, la démocratie parlementaire a été constamment mise en tutelle et inféodée aux décisions des tribunaux en matière de religion, donnant ainsi à la Cour suprême du Canada un pouvoir politique sans précédent. C’est ce que l’on appelle la judiciarisation du politique.

. La Presse - La justice après #MOIAUSSI
Si elle recevait 1$ chaque fois qu’on lui dit que la culture du viol n’existe pas, Suzanne Zaccour croit qu’elle pourrait à elle seule mettre fin au sous-financement des centres pour femmes violentées. Juriste et militante québécoise au brillant parcours, Suzanne Zaccour, 25 ans, est doctorante en droit à la prestigieuse Université d’Oxford, après avoir fait une maîtrise à Cambridge. Ses recherches portent sur la façon dont le droit conçoit et comprend les violences sexuelles. Elle vient de publier l’essai provocateur La fabrique du viol (Leméac), qui aborde de front le problème de la culture du viol, les limites du droit, la crédibilité des victimes et l’enjeu du consentement. Un des mythes déboulonnés dans La fabrique du viol, c’est celui qui nous porte à croire que le droit a le monopole de la vérité en matière d’agressions sexuelles. "Décrier les dénonciations publiques, ce n’est pas protéger la présomption d’innocence. C’est garantir l’impunité aux violeurs." Loin d’être uniquement l’affaire du système judiciaire, la justice après #moiaussi est aussi une responsabilité collective.

. Marie-Claire - Comment Trump a propulsé malgré lui des femmes progressistes vers la Maison Blanche
Candidat improbable à la victoire jugée impossible, Donald Trump a pris de court tous les experts et commentateurs en remportant l’élection présidentielle américaine en 2016. Une surprise telle qu’elle a permis par la suite de nourrir des ambitions et des espoirs chez des citoyens américains qui n’auraient autrefois pas osé rêver se lancer en politique. En réaction à la politique ultra conservatrice et hostile de Donald Trump, de nouveaux profils démocrates ont ainsi émergés ces derniers mois. Plus jeunes, issus de minorités, inconnus du grand public et en majorité féminins, ces visages de l’aile gauche incarnent un souffle nouveau dans le paysage politique américain. Pour Hélène Quanquin, professeure à l’Université de Lille en civilisation et histoire des Etats-Unis et spécialiste des mouvements féministes américains, “il est clair que la présidence de Trump a été un électrochoc pour beaucoup”. Toutefois, cela ne peut se limiter à cette seule raison.

. Le Soleil - Infirmières : le 8 avril à l’année
Ce serait bien si c’était le 8 avril à l’année. Bien sûr, pas pour le temps, la neige et le verglas. Mais pour que les hôpitaux et les centres d’hébergement de soins de longue durée recourent seulement aux heures supplémentaires de travail lors de situations exceptionnelles et urgentes, et cessent de les imposer quotidiennement aux équipes soignantes. La ministre de la Santé, Danielle McCann, assure que c’est son dossier numéro un. Pourvu que sa bonne volonté dure plus qu’une saison et que son confrère du Conseil du Trésor, Christian Dubé, partage les mêmes objectifs. Les syndicats d’infirmières dénoncent depuis plus d’une décennie que le recours au temps supplémentaire obligatoire est devenu une façon de gérer le personnel dans le réseau de la santé. Est-ce que les syndicats et le gouvernement pourront convenir d’un accord et mettre derrière eux ce problème qui mine la santé des infirmières, met en danger la santé et la sécurité des patients, et nuit à l’attraction et à la rétention du personnel infirmier dans le réseau public de santé ?

. Le Devoir - Le "rideau de verre" perdure pour les femmes en théâtre
Nouveaux chiffres et même constat : les scènes théâtrales québécoises demeurent encore loin de la parité et sont toujours le royaume des hommes, révèle une étude dévoilée lundi. Ses auteures plaident pour que le "rideau de verre" qui désavantage les femmes de théâtre soit enfin levé. La mesure de ces écarts donne l’ampleur du chemin à parcourir. Pour les saisons 2017-2018 et 2018-2019, les théâtres francophones de Montréal et de Québec ont confié 60% de leurs mises en scène à des hommes, et seulement 29% à des femmes (le reste représente les projets menés par des collectifs). Dit autrement : pour chaque mise en scène confiée à une femme, deux hommes ont eu le même privilège.

. Radio-Canada International - Avoir un enfant au Canada fait perdre à la mère des revenus pendant 5 ans, mais fait augmenter ceux du père
Selon un rapport de la Banque Royale du Canada, les Canadiennes de 25 à 38 ans peuvent s’attendre en moyenne à perdre 4% de leurs revenus pendant les cinq premières années suivant la naissance de leur enfant. Le fait d’avoir des enfants représente donc un coût important pour une nouvelle mère. Les femmes qui ont des enfants du milieu à la fin de la vingtaine doivent s’attendre à une perte de revenus plus importante que celles dans la trentaine, parce que les plus jeunes années sur le marché du travail sont considérées comme une période clé pour le perfectionnement professionnel et l’avancement. Pour les femmes plus jeunes, de 25 à 29 ans, la perte de revenu atteint 14% pendant cinq ans comparativement aux femmes qui ne donnent pas naissance. Le rapport de la RBC révèle que les hommes voient en fait une augmentation de leurs gains après avoir eu des enfants.

. TRADFEM - Comment la philanthropie et les organisations internationales soutiennent et promeuvent la prostitution en tant que "travail du sexe"
Depuis l’adoption du Protocole de Palerme en 2000, d’innombrables interprétations du sens de la traite des personnes ont été publiées, et bon nombre de ces interprétations erronées persistent dans les lois nationales contre la traite. Et depuis lors, un certain nombre d’organisations internationales telles que l’OIT, le PNUD, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), ONUSIDA, des organisations philanthropiques telles que les Open Societies fondées et présidées par le millionnaire George Soros, la McArthur Foundation, le Fondation Ford, etc., et des ONG telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch, Free the Slaves et bien d’autres ont insisté, malgré les statistiques de l’UNODC, pour affirmer que la traite impliquait plus de victimes de travail forcé que de victimes d’exploitation sexuelle. La vérité est que, d’une manière générale, ceux qui maintiennent cette position défendent également le prétendu "travail du sexe", et il est également vrai que les victimes d’exploitation sexuelle présentent des séquelles plus graves et plus difficiles à surmonter que celles de victimes du travail forcé et de la servitude.

. Irréductiblement féministe - L’Université populaire de Nantes se soumet aux transactivistes et bafoue le féminisme
Une conférence gesticulée intitulée "Harry Potiche, féminisme et bipolarité à Poudlard" était proposée le 20 mars 2019 par "L’ardeur", association d’éducation populaire politique, dans le cadre de l’Université Populaire de Nantes. Sous la pression d’activistes trans et "travailleurs du sexe", à l’issue de la conférence, l’Université Populaire s’est publiquement excusée de l’avoir programmée, en ces termes : "Nous dénonçons et refusons les propos violents envers les travailleuses du sexe, les personnes trans, les personnes racisées ou encore les personnes queer" (voir ci-dessous l’intégralité du communiqué de l’Université Populaire de Nantes). L’Université Populaire bat sa coulpe, régurgite une propagande qu’elle endosse tel un mantra ; le tout suinte le repentis à plein nez. Aucun recul, aucune analyse des réactions ni de la rhétorique des militants trans/queer "pro-sexe" qui se sont déclarés choqués par la conférence.

. Le Devoir - Laïcité et progressisme
S’il n’est pas parfait ou de conception immaculée, qu’il ne va pas assez loin pour certains ou qu’il va trop loin pour d’autres, le projet de loi sur la laïcité de l’État a plusieurs mérites. D’abord, celui d’être accompagné d’un véritable serment à retirer le crucifix du Salon bleu de l’Assemblée nationale. Comment a-t-on pu jusqu’ici justifier pareille incohérence ? C’est dans une perspective historique qu’il faut accueillir ce qui ne constitue rien de moins qu’un jalon. C’est la première fois qu’une loi va proclamer en son article premier que "l’État du Québec est laïque" et que la Charte des droits et libertés de la personne sera modifiée pour inclure l’"importance fondamentale que la nation québécoise accorde à la laïcité de l’État" alors que le Canada, lui, est fondé à la fois sur "la suprématie de Dieu et la primauté du droit", deux principes contradictoires. Pourquoi ne pas situer le débat dans ce courant progressiste ? C’est enfin dans une perspective féministe qu’on peut applaudir le projet de loi sur la laïcité.

. Tarek Fatah - Le Québec montre l’exemple au reste du Canada avec l’interdiction des symboles religieux
Quatre gouvernements consécutifs ont tenté d’appliquer une loi sur la séparation de l’Église et de l’État, mais ont échoué. Cette fois, la probabilité de succès est certaine. Il est vrai que si le turban sikh, les kippas juives et le crucifix catholique sont définitivement des symboles religieux, le hijab ne l’est pas. Il s’agit plutôt d’un symbole politique qui, jusqu’à la fin des années 1970, était inconnu au Pakistan, en Inde, en Indonésie, au Bangladesh, en Turquie, en Somalie et au Nigeria. C’était l’uniforme des Frères musulmans dans le monde arabe. Écoutons la représentante la plus en vue au monde du hijab, membre nouvellement élue de la Chambre des représentants des États-Unis, la hijabi Ilhan Omar, né en Somalie. S’adressant à Vogue, Mme Omar a dit : "Pour moi, le hijab signifie pouvoir, libération, beauté et résistance." Elle a admis que "porter son hidjab lui permet d’être un panneau d’affichage ambulant." Pour Ilhan Omar, le hijab est un drapeau islamiste tout comme le béret de Che Guevara l’était pour les révolutionnaires en herbe ou la tête de cône du KKK pour l’idéologie suprémaciste blanche. Lire aussi : "Des milliers de manifestants contre le projet de loi sur la laïcité à Montréal".

. Huffington Post Québec - Pourquoi les maladies cardiaques tuent plus de femmes que d’hommes ?
Les maladies cardiovasculaires sont la principale cause de décès dans le monde pour les deux sexes. Et les femmes sont plus susceptibles que les hommes de mourir d’une crise cardiaque. Les directives thérapeutiques sont basées sur les données recueillies principalement auprès des hommes. Le sexisme dans la recherche cardiovasculaire signifie qu’on méconnait souvent la crise cardiaque chez les femmes, qui en outre ont aussi moins de chance de profiter des thérapies, des interventions et des possibilités de réadaptation recommandées. Pourquoi la même maladie tue plus de femmes que d’hommes ?

. Daily Geek Show - Liberté et autonomie : voici les Babayagas, ces féministes qui ont décidé de vieillir ensemble
À Montreuil, des féministes à la retraite ont décidé de vieillir ensemble. Depuis 6 ans, les Babayagas forment une petite communauté autonome et résident dans un immeuble dont elles ont dirigé les travaux. Vingt et une femmes de 60 à 80 ans partagent cette utopie communautaire pour vivre libres, loin des maisons de retraite. Et elles ont dû se battre pour y parvenir ! Néanmoins, ces féministes engagées sont parvenues à lever des fonds et à nouer des partenariats avec la région, la ville de Montreuil et l’office HLM. Dans cet immeuble construit par, et pour les Babayagas, chacune des 21 résidentes est responsable de son logement. Toutefois, le projet est de vivre en communauté. Alors, plusieurs parties du bâtiment sont gérées de façon collective. Elles organisent également de nombreuses sorties en groupe. En somme, ce collectif pour femmes âgées de 60 à 80 ans est plus proche d’une résidence universitaire que d’une maison de retraite !

. Le Soleil - Moins d’idéologie, moins de souffrances
Le Dr Alain Naud trouve inhumain que des médecins, des établissements de santé et des maisons de soins palliatifs imposent leur idéologie à des malades qui réclament l’aide médicale à mourir. Pour lui, c’est comme dire aux patient : "vous mourrez comme je veux que vous mouriez". Pour lui, c’est l’expression d’un mépris à l’égard des malades. La Commission sur les soins de fin de vie est elle aussi préoccupée du fait que le tiers des demandes d’aide médicale à mourir (830 sur 2462) n’a pas été réalisé même si la majorité des patients y étaient potentiellement admissibles. Le Dr Naud estime que les médecins et les établissements doivent rendre davantage de comptes et expliquer pourquoi une requête a été ignorée, refusée ou repoussée au point que le malade meurt dans des conditions qui ne sont pas celles qu’il désirait.

. Université de Montréal - Les femmes ont transformé le monde du travail dès la Grande Dépression
Les femmes sont entrées massivement sur le marché du travail dès la crise des années 30. Un phénomène montré pour la première fois dans une étude publiée par deux professeures de l’UdeM. La Grande Dépression, qui s’est étalée sur les 10 années qui ont suivi le krach de 1929, a été très dure dans plusieurs pays développés, alors qu’il n’y avait pas de filet social. Les femmes sont donc entrées de façon massive sur le marché du travail et, pour la première fois dans l’histoire, elles y sont restées une fois mariées afin de mettre la main à la pâte pour subvenir aux besoins de la famille. Plus précisément, aux États-Unis en 1960, 41% des femmes de 45 à 64 ans travaillaient, alors que c’était la moitié moins en 1940. Jusqu’aux années 20, les femmes qui occupaient un emploi étaient généralement jeunes et célibataires. Les deux chercheuses tentent aussi de comprendre pourquoi les femmes sont restées sur le marché du travail après la crise en dépit des salaires qui restaient bas.

. Le Devoir - Laïcité. Droits et devoirs
Quel est le pays où 75% des musulmans sont en faveur de l’interdiction du port du voile islamique chez les fonctionnaires, y compris les enseignants ? La France ! Au moment où les accusations fusent contre la loi de François Legault sur la laïcité de l’État, il n’est pas inutile de savoir que la laïcité peut aussi être un objet de consensus. Il restera à nous expliquer comment une telle loi pourrait être à la fois "islamophobe" et approuvée par une majorité de musulmans… Loin d’être synonyme de discrimination, la laïcité de l’État est plutôt un prérequis à la liberté et à l’égalité. Dès 2003, la Cour suprême allemande avait reconnu le droit des citoyens dans leurs rapports avec l’État "de ne pas être exposés à une conviction religieuse qu’ils ne partagent pas". Un droit par ailleurs déjà garanti au Québec pour les convictions politiques, puisque les fonctionnaires ont déjà l’interdiction de porter des symboles politiques. Lire aussi : Laïcité : 250 universitaires contre le projet de loi 21.

. INA - 5 avril 1971 : le manifeste des 343
Le 5 avril 1971, Le Nouvel Observateur décide de publier un manifeste. Dans cette publication, 343 femmes, connues ou inconnues, parmi lesquelles Simone de Beauvoir, Françoise Sagan, Jeanne Moreau, Brigitte Fontaine, Nadine Trintignant s’accusent volontairement d’avoir eu recours à l’avortement. Leur objectif est de frapper les consciences et d’obtenir le droit pour les femmes d’avorter, ce qui était, à l’époque, un délit condamné par la justice. En 1975, Simone de Beauvoir revenait sur l’impact de ce manifeste des 343 - qualifiées par Charlie Hebdo de "salopes" - sur le vote de la loi Veil. "En ce qui concerne l’avortement, nous les féministes, nous pouvons être fière car je me demande si cette loi aurait eu lieu si on n’avait pas commencé par signer le manifeste des 343." Plusieurs témoignages vidéo.

. Le Devoir - Le plafond de verre des Japonaises
Le premier ministre du Japon promettait en 2014 de relancer l’économie de son pays en augmentant fortement le nombre de femmes sur le marché du travail. Sa politique "Womenomics" devait transformer la société nippone. Mais cinq ans plus tard, les constats sont amers. Les progrès se font attendre, faute de réels changements structurants. Ce qui fait dire aux intervenantes sur le terrain que Shinzo Abe ne s’est payé qu’un coup de pub. L’un des pans de la politique de Shinzo Abe prévoyait l’emploi de millions de femmes. Deux millions d’entre elles ont effectivement rejoint le marché de l’emploi entre 2012 et 2017, mais pour la plupart dans des postes à temps partiel. Et les femmes demeurent lourdement sous-représentées dans les postes de plus hauts échelons. "Ce n’est que du marketing, de la propagande, des relations publiques", dénonce Yoshie Tsukamoto, qui est présidente de la compagnie de télécommunications NTT Online Marketing Solutions.

. Sortir à Paris - Des visites guidées féministes à Paris
Feminists of Paris propose aux intéréssé.es des visites guidées de la capitale sous l’angle du féminisme. L’occasion de (re)découvrir Paris au féminin, sa richesse culturelle mais aussi son histoire à travers le prisme du féminisme. Feminists of Paris propose 4 visites féministes de Paris, organisées tous les week-ends, ouvertes à toutes et tous, en français et en anglais : - Street Art & Féminisme (13ème) - Matrimoine & Féminisme -
Sexe & Féminisme - Louvre & FéminismeDe la Victoire de Samothrace à la Vierge Marie, l’histoire de l’égalité des genres et celle de femmes emblématiques n’auront plus aucun secret pour vous, tout comme la place du "deuxième sexe" dans le monde de l’art.

. VOA Afrique - Lori Lightfoot, première femme noire maire de Chicago
Les habitants de Chicago ont élu une femme noire et ouvertement homosexuelle à la tête de leur ville, une première dans cette cité marquée par les inégalités sociales et la violence due aux armes à feu. Lori Lightfoot, 56 ans, une ancienne procureure fédérale qui a notamment dirigé une commission de surveillance des activités de la police, l’a largement emporté face à Toni Preckwinkle, démocrate et Afro-Américaine comme elle. Mme Lightfoot a obtenu 74% des voix selon les premières estimations, après que la majorité des bulletins ont été dépouillés. Elle a fait campagne avec un programme progressiste, promettant notamment de réduire les inégalités sociales et raciales. Selon les analystes, le scrutin a été marqué par un sentiment de ras-le-bol concernant la politique locale dans ce fief démocrate.

. Terriennes - "Tchika" première revue pour féministes en herbe
"Tchika" sonne comme "chica", qui signifie petite fille en espagnol. C’est le nom de ce magazine francophone d’un tout nouveau genre. Destiné aux fillettes, il entend faire valser les stéréotypes de genre, justement, et s’assume totalement féministe. Financé grâce à une opération de collecte de fonds sur internet, le premier numéro est attendu en juin. La Française Elisabeth Roman, ancienne rédactrice en chef de "Science & Vie Découvertes", a su saisir la balle au bond. Après deux mois passés à développer Tchika dans un incubateur, la journaliste spécialisée dans la presse jeunesse a lancé son soiofinancement ("crowdfunding"). En dix jours, le projet avait déjà atteint 100% de financement. Au menu du futur trimestriel, dont la première édition sera imprimée en juin, on trouve le portrait d’Amandine Henry, capitaine de l’équipe de France féminine de football, un dossier sur l’artiste Frida Kahlo, un article scientifique qui décortique les mains ou encore un papier sur la colère – le premier d’une série à propos des émotions.

. Le Soleil - Dix fois plus d’aides médicales à mourir demandées que prévues
Dix fois plus d’aides médicales à mourir ont été demandées au Québec que ce qui était prévu lors de l’adoption de la loi, en 2014. Déposé à l’Assemblée nationale mercredi, le Rapport sur la situation des soins de fin de vie au Québec révèle que 1632 personnes ont reçu l’aide médicale à mourir entre le 10 décembre 2015 et le 31 mars 2018. Durant cette même période, 830 demandes d’aide médicale à mourir n’ont pas pu être exaucées, un nombre trop élevé selon la Commission. La ministre réclame que les directions d’hôpitaux prennent le "leadership" de créer un guichet unique dans leur établissement, où toutes les demandes seraient enregistrées.

. Huffington Post Québec - Des femmes des "Héritières du suffrage" tournent le dos à Trudeau pendant son discours
Au lendemain de l’exclusion de deux ex-ministres influentes du caucus libéral, Justin Trudeau a reconnu mercredi devant un groupe de jeunes femmes mordues de la politique que l’exercice consiste souvent à concilier des points de vue opposés et des divergences d’opinions. Mais une cinquantaine de jeunes femmes qui prenaient part à l’événement « Héritières du suffrage », à la Chambre des communes, n’ont pas été impressionnées par ce discours et elles ont tourné le dos au premier ministre pendant son allocution. M. Trudeau s’adressait mercredi matin dans la Chambre des communes aux 338 participantes à cet événement, qui réunit cette semaine à Ottawa des jeunes femmes de 18 à 23 ans de toutes les circonscriptions du pays. Par ailleurs, même s’il s’agissait d’un évènement qui regroupait des femmes de chacune des circonscriptions du Canada, dont 78 du Québec, Justin Trudeau a uniquement utilisé l’anglais dans son discours d’ouverture.

. Les Échos - La "féministe du Vatican" démissionne pour dénoncer le "machisme de l’Église"
Lucetta Scaraffia, la directrice de "Femmes Église Monde", le mensuel féminin de l’"Osservatore Romano", le quotidien du Saint-Siège, ne se contente pas de mots. Elle claque la porte avec l’ensemble du comité éditorial. Dans une lettre ouverte adressée au Pape, elle affirme : "Nous nous sentons entourés d’un climat de méfiance et d’une délégitimation progressive, nous donnant le sentiment de ne plus avoir ni le crédit ni l’estime pour poursuivre notre collaboration." Lucetta Scaraffia fournit plusieurs exemples qui ont suscité l’irritation de la nouvelle direction du quotidien du Vatican. Notamment avoir soutenu la dénonciation des abus commis contre des religieuses ou encore le récit, dans un livre, de sa participation au synode sur la famille au cours duquel elle a été marginalisée parce que femme.

. Bastamag - Six étudiantes en médecine sur dix ont subi des violences sexuelles
Les deux tiers des étudiantes en médecine ont subi des violences sexuelle dans le cadre de leurs études. C’est l’une des conclusions de l’enquête menée par deux doctorantes en médecine, Line Zou Al Guyna et Malyza Mohamed Ali. Le risque de subir des violences est majeur pour les femmes, puisqu’il concerne 60% d’entre elles en fin d’externat, lorsque, à la fin de leurs études, les étudiants en médecine partagent leur temps entre université et hôpital, où ils enchaînent des stages dans plusieurs spécialités. Plus on fait de stages en hôpital, plus la probabilité d’être victime augmente. Les services de chirurgie, et dans une moindre mesure les services d’urgence ou de réanimation, sont les plus dangereux. La plupart des agresseurs sont les supérieurs hiérarchiques des victimes. Et ils agressent en général à plusieurs reprises. Une large majorité d’étudiantes – huit sur dix – ne sont pas au courant que les actes subis tombent sous le coup de la loi.

. Le Figaro - Aux États-Unis, les femmes se battent depuis 40 ans pour entrer dans la Constitution
C’est une bataille vieille de quarante ans que les féministes américaines refusent de perdre. Sous l’impulsion des représentantes démocrates Jackie Speier (14e district de l’État de Californie) et Carolyn Maloney (12ᵉ district de l’État de New York), des élues et militantes féministes, soutenues par certains de leurs homologues masculins, se battent pour la ratification de l’Equal Rights Amendment (ERA). Cette proposition d’amendement de la Constitution des États-Unis déposée dans les années 1920, visait à garantir que l’égalité des droits entre les sexes ne pouvait être remise en cause par aucune législation fédérale, étatique ou locale. En 1972, l’ERA a manqué de peu d’être adopté. Rédigé pour la première fois en 1923 par des suffragettes, l’amendement a été réécrit à de nombreuses reprises. La version actuelle est aussi courte que claire : "l’égalité des droits face à la loi ne doit pas être niée ou abrégée par les États-Unis ou par n’importe quel État en raison du sexe". Pour l’instant, l’égalité de genre est seulement inscrite dans les constitutions de 24 États.

. L’aut’journal - Laïcité : un projet de loi attendu dont il faut se réjouir
Comme la grande majorité des Québécoises et des Québécois, Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec) reçoit le projet de loi 21 avec satisfaction et soulagement. Soulagement parce qu’enfin, après des années d’intrusions du religieux dans les instances publiques à coups d’accommodements, de discussions sans fin, ce gouvernement donne suite à son engagement électoral et livre un projet de loi sérieux qui, certes, n’est pas sans défaut, mais qui tient la route et répond aux aspirations de la société québécoise. Nous le recevons également avec satisfaction parce que c’est l’aboutissement attendu de la longue marche vers un État laïque qui avait fait une pause depuis l’amendement constitutionnel de 1997. Cet amendement, trop de gens l’oublient ou l’ignorent, avait pour effet d’abolir les droits et privilèges constitutionnels des Québécois catholiques et protestants pour permettre la déghettoïsation du système scolaire public, jusque-là basé sur l’appartenance religieuse, et ainsi mettre sur pied des commissions scolaires linguistiques. Lire aussi : "Saluons le choix de la laïcité", par Christiane Pelchat, avocate, présidente du conseil du statut de la femme de 2006 à 2011.

. La Presse - Le droit à l’erreur
Je pense souvent à ces ruelles obscures et à ce déficit de pas lorsque je réfléchis aux choix de vie des femmes. Face à un monde inhospitalier, qui pardonne moins leurs errements et leurs dérives, elles se conditionnent à évoluer dans un périmètre plus étroit. Il ne nous viendrait pas à l’idée d’attribuer ce repli à la paresse ou à un manque de bravoure, plutôt qu’aux risques réels que leur environnement comporte. C’est pourtant ce qu’on fait quand on tente d’expliquer la faible présence des femmes dans les sphères de pouvoir par leur plus grande hésitation à s’y aventurer. On est prompt à invoquer leurs ambitions trop timides, le manque de confiance qui les paralyse, le syndrome de l’imposteur qui les afflige plus que les hommes, dit-on. Mais on peut difficilement reprocher leur prudence aux femmes sans parler aussi des périls qui les guettent. La vérité, c’est que les femmes paient un prix plus élevé pour leurs échecs, leurs erreurs et leurs transgressions.

. Libération - Le Conseil de l’Europe adopte la "première définition internationale" du sexisme
Le Conseil de l’Europe, vigie des droits de l’Homme en Europe, a annoncé avoir adopté un texte intégrant la "première définition à l’échelle internationale du sexisme" afin de contribuer "à mettre fin à ce phénomène". Le texte, une recommandation adressée aux 47 pays membres de l’organisation paneuropéenne, adopté par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe, définit le sexisme comme une manifestation des rapports de force historiquement inégaux" entre femmes et hommes "conduisant à la discrimination et empêchant la pleine émancipation des femmes dans la société", selon un communiqué du Conseil. Sexisme et violence envers les femmes et les filles sont liées, insiste la recommandation, "puisque le sexisme ’ordinaire’ fait partie d’un continuum de violences", créant un "climat d’intimidation, de peur, de discrimination, d’exclusion et d’insécurité".

. La Presse - Contrôle des armes à feu : des médecins montent au front
Des médecins d’un peu partout au Canada - appuyés par d’autres professionnels de la santé - viennent de former une coalition baptisée Médecins canadiens pour un meilleur contrôle des armes à feu (Canadian Doctors for Protection from Guns en anglais), qui se bat pour l’adoption de lois plus strictes sur le contrôle des armes à feu, notamment l’interdiction des armes de poing et de toutes les armes d’assaut. Le groupe auquel s’est joint le Dr Beckett organise une journée nationale d’action le 3 avril pour demander un contrôle plus strict des armes à feu. Un rassemblement est prévu sur l’heure du dîner ce jour-là sur les terrains de l’Hôpital général de Montréal. "Je ne vois aucune raison pour laquelle une personne, ici, dans un pays en paix, devrait posséder une arme de poing ou une arme d’assaut. Ça ne fait qu’infliger des souffrances."

. FAFMQ - Budget du québec et pensions alimentaires pour enfants : Un moment historique pour des milliers de familles monoparentales !
La Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) est heureuse de l’annonce de la bonification de l’exemption des pensions alimentaires pour enfants qui passe de 100$ à 350$ par enfant à l’aide sociale, à l’aide financière aux études, à l’aide au logement et à l’aide juridique. "Après plus de 15 ans de luttes acharnées pour faire cesser le détournement des pensions alimentaires pour enfants, qui privait des dizaines de milliers d’entre eux de la pension versée en leur nom, nous pouvons dire : enfin !", se réjouit Sylvie Lévesque, directrice générale de la Fédération. Toutefois, nous poursuivrons nos représentations pour obtenir l’exemption complète de ces montants et pour que le dépôt du règlement et l’entrée en vigueur de cette mesure se fassent rapidement.

. Slate France - En 2019, certains profs n’ont toujours rien compris à l’égalité filles-garçons
En somme, on pense d’emblée le système scolaire comme étant non sexiste, mais celles et ceux qui l’étudient pointent des mécanismes de discrimination. Le plus marquant : le fait de différencier la catégorie des filles et celle des garçons en se basant sur des stéréotypes de genre. "L’année dernière, en cours d’ultimate, mon professeur de sport –qui valorisait beaucoup les garçons– avait donné un exercice à faire à l’ensemble de la classe, raconte Coline, une élève de terminale d’un lycée public de la région parisienne. Avec deux filles, on a fini avant les autres. Le prof a dit : “Ce n’est pas possible, les garçons, réveillez-vous, les filles ne peuvent pas être meilleures que vous !”. En troisième, Manon entend déjà fréquemment ce genre de commentaires sexistes. "Vendredi dernier, un prof a fait une réflexion à une élève et sa voisine qui discutaient : ’C’est bon, arrêtez de parler de vos robes et de vos cheveux deux minutes’, alors que les filles discutaient du cours et qu’il ne lancerait jamais ça à des garçons".

. Streetpress - Violences sexuelles sur les femmes autistes, un scandale passé sous silence
Des histoires traumatiques, le psychiatre David Gourion et la psychologue Séverine Leduc en entendent souvent. Alors, afin d’évaluer le nombre de femmes autistes de haut niveau (sans déficience) intellectuel touchées par ces violences sexuelles, ils ont décidé de mener une enquête sur internet. Il s’agit de la première du genre. 228 femmes autistes de haut niveau ont répondu à un questionnaire en ligne. Le bilan, rendu public en janvier dernier, est lourd. Alors que 14,5% des Françaises âgées de 20 à 69 ans affirment avoir subi des violences sexuelles au cours de leur vie, 88% des femmes autistes de haut niveau interrogées déclarent, quand à elles, avoir été victime d’une ou plusieurs violences sexuelles (viol ou tentative, attouchements, baiser non désiré). Le nombre de victimes ne surprend pas vraiment Marie Rabatel. "Les femmes autistes rencontrent souvent des troubles de la communication qui peuvent se traduire par une incompréhension de l’implicite, des signaux non-verbaux", explique la co-fondatrice de l’Affa, l’association francophone de femmes autistes.

. Le Devoir - Des familles de femmes assassinées veulent rencontrer la ministre Guilbault
Ces proches de victimes demandent une enquête publique sur les méthodes policières dans les enquêtes sur des meurtres et des disparitions. Ils veulent que toutes les enquêtes de cette nature soient confiées exclusivement à la Sûreté du Québec. Les familles souhaitent également l’instauration d’un protocole rigoureux de conservation des pièces à conviction ainsi qu’une formation bonifiée pour les enquêteurs. Elles voudraient finalement être tenues informées du progrès des enquêtes et avoir un accès complet aux dossiers 25 ans après le drame. Soutenus par l’avocat Marc Bellemare, les proches de ces jeunes femmes assassinées n’attendent pas nécessairement une réponse positive à toutes leurs demandes, mais ils veulent être écoutés par la ministre. "On veut dénoncer le refus obstiné de Mme Geneviève Guilbault, qui est vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, de rencontrer des familles de femmes assassinées dans les années 1970", a déclaré Me Bellemare en conférence de presse, dimanche.

. Radio-Canada - La première astronaute canadienne incite les femmes à se tourner vers les sciences
Plus de 500 de personnes étaient présentes à Saskatoon pour entendre Roberta Bondar, la première astronaute du Canada et la première neurologiste du monde à avoir pratiqué son art dans l’espace. En janvier 1992, la Dre Bondar a tourné en orbite autour de la Terre 129 fois en 8 jours, 1 heure et 14 minutes à l’intérieur de la navette spatiale Discovery. La Canadienne, originaire de Sault-Sainte-Marie, en Ontario, y effectuait diverses expériences dans le laboratoire spatial et dans le compartiment intermédiaire de la navette. Vingt-sept ans plus tard, elle prend part à la série de conférences intitulée "Women in science" (WinS) pour augmenter la représentation des femmes dans le domaine des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), organisée par le Centre d’étude de la politique, de la science et de l’innovation (CSIP) et l’École d’études supérieures en politiques publiques Johnson-Shoyama, de l’Université de la Saskatchewan.

. La Presse - Legault présente un projet de loi sur la laïcité « modéré » dans une allocution
Le projet de loi sur la laïcité de l’État présenté par le gouvernement Legault, jeudi dernier, est "modéré, comme le sont les Québécois", a déclaré le premier ministre dans une allocution en ligne préenregistrée et diffusée dimanche soir. Dans cette adresse à la nation de deux minutes, François Legault revient sur les grandes lignes du projet de loi 21 qui fait l’objet de nombreuses discussions au sein de la population. "J’ai envie de dire : Enfin ! C’est un débat qui dure depuis plus de 10 ans. Il est temps qu’un gouvernement mette en place des règles claires pour tout le monde", déclare d’entrée de jeu François Legault dans la vidéo publiée sur le site web du premier ministre et sur sa page Facebook.

. Le Devoir - Enfin une loi sur la laïcité
Nous avons plusieurs raisons de nous réjouir, au Mouvement laïque québécois (MLQ), du projet de loi 21 sur la laïcité de l’État. Nous réclamions depuis 38 ans une loi affirmant le caractère laïque de l’État, et ce sera enfin chose faite. Les libertés fondamentales devront désormais s’exercer dans "le respect de la laïcité". Nous nous réjouissons que ce soit le principe de laïcité qui prévale plutôt que la simple neutralité, qui est l’une des composantes de la laïcité. En dehors de la laïcité, la neutralité simple peut donner lieu à de la multiconfessionnalité, comme la récitation de prières de toutes les confessions, alors que la laïcité commande de n’en réciter aucune. L’article 3 stipule que les principes sous-jacents à la laïcité doivent être respectés par les institutions publiques "en fait et en apparence". Toutefois, le projet de loi présente des lacunes qu’il faudra corriger.

. Le Point - Les Slovaques choisissent le changement et une femme comme présidente
Les Slovaques ont choisi le changement en élisant samedi à la présidence l’avocate libérale Zuzana Caputova, première femme à ce poste dans leur histoire, qui incarne pour beaucoup un contrepoids face aux populistes au pouvoir. Mme Caputova, une militante anti-corruption de 45 ans, a obtenu 58,40% des voix, selon les résultats portant sur 100% des bureaux de vote, face à son rival Maros Sefcovic, commissaire européen soutenu par le parti au pouvoir Smer-SD. "Cherchons ce qui nous unit, plaçons la coopération au-dessus des intérêts personnels", a-t-elle dit à la presse. Son résultat, a-t-elle estimé, montre "qu’il est possible de ne pas céder au populisme" et de "gagner la confiance des gens sans recourir à un vocabulaire agressif et aux attaques personnelles". "Caputova défie l’image typique d’un politicien : c’est une femme, elle est divorcée, elle est novice en politique. C’est avec un sentiment positif que je vois nos citoyens choisir quelqu’un qui détruit tous les stéréotypes", a déclaré Iveta Rabelyova, une enseignante de 34 ans.

<<<--- Consultez des articles dans les fils de presse des mois précédents.

Mis en ligne sur Sisyphe, avril 2019



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