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mercredi 1er mars 2017

Fil de presse, mars 2017

par Sisyphe






Écrits d'Élaine Audet



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Mise à jour quotidienne de liens vers des articles d’actualité et d’analyse sur les femmes, leurs droits, ce qui les intéresse. Ces articles proviennent de sources médiatiques diverses en ligne, non seulement des médias conventionnels. Les opinions exprimées dans ces articles n’engagent que leurs auteur-es.

Mars 2017


. Le Devoir - La bâtisseuse de ponts dans une ville tiraillée
Au Festival international du film sur l’art, je suis allée au CCA à la première du documentaire Phyllis Lambert de Manuel Foglia, en présence du modèle. Elle a 90 ans, l’oreille moins fine qu’autrefois, l’oeil brillant de l’éternelle batailleuse et trois quarts de siècle de suractivité créatrice et citoyenne derrière la cravate. Au Centre canadien d’architecture, fondé par elle en 1979, l’expo Phyllis Lambert, 75 ans au travail, montre ses sculptures de jeunesse, des portraits, des plans et devis, et autres jalons de son parcours. Film et expo s’y répondent. Phyllis Lambert, fille de la lignée Bronfman, qui conserva le nom d’un époux français vite évacué pour s’émanciper de sa riche famille westmountaise, est un des plus grands modèles féminins qu’enfanta le Québec.

. Libération - Affiche de Cannes : les féministes dénoncent le diktat de la minceur
Saluée pour son esthétisme, l’affiche officielle du 70e Festival de Cannes avec Claudia Cardinale virevoltant sur un toit de Rome en 1959, a toutefois raté son lancement mercredi : grands médias, féministes et internautes ont dénoncé des retouches numériques pour amincir l’actrice. Sollicité plusieurs fois par l’AFP dans l’après-midi, le Festival de Cannes n’a fait aucun commentaire, tout comme l’agent de Claudia Cardinale et l’agence de création Bronx qui a imaginé l’affiche à partir d’une photo originale. "Cette affiche renvoie les femmes au diktat de la maigreur pour être acceptées. Encore une fois, on est au coeur du problème de l’utilisation de l’image des femmes dans la publicité et le marketing", a indiqué une porte-parole du groupe Osez le féminisme.

. Cheek Magazine - Avec “Les Cent Nuits de Héro”, Isabel Greenberg invente le conte folklorique féministe
Isabel Greenberg n’a pas les pieds sur terre. Il suffit d’ouvrir l’une de ses deux bandes dessinées, L’Encyclopédie des débuts de la Terre ou Les Cent nuits de Héro, pour s’en rendre compte. Elle y déroule des histoires fantasques d’un Dieu tyrannique (Homme-Aigle, “le pire mansplainer de l’histoire”, nous dira-t-elle). Elle y raconte aussi la solidarité entre sœurs, la transmission, le tragique destin des femmes que l’on empêche de lire et écrire et le sacrifice de celles que l’on punit sans vergogne pour des crimes qu’elles n’ont pas commis. Des structures classiques des Mille et une Nuits, des histoires de la bible et des contes folkloriques, elle a tiré une leçon : ces vieux récits permettent aujourd’hui de faire passer des messages politiques forts.

. Le Devoir - Après lui, le déluge - La fin de l’homme blanc extrafort
Éric Duhaime, cet admirateur de la philosophe rationaliste Ayn Rand (elle a notamment écrit La vertu d’égoïsme) peut aussi se cacher derrière un micro dans le studio d’une petite ville réputée pour ses élans intolérants et portée vers la droite libertarienne. Dire que je manque de temps pour me plonger aussi dans Nous habitons la Terre de l’ex-gardienne des Sceaux de France, Christiane Taubira. Taubira… poétique, en verve, "une" tribun féministe hors du commun qui carbure à l’indignation solidaire, au mariage pour tous, au nous inclusif, à l’idéal qui fait mal à force d’être foulé aux pieds d’un mercantilisme sans merci au nom de la "liberté", un mot désormais galvaudé qui signifie "profit personnel".

. L’Actualité - Budget Leitao : le mirage des services de qualité pour la petite enfance
Le gouvernement annonce 12 millions de dollars par année pour "soutenir la qualité de l’intervention éducative". C’est donc… 52 $ par enfant. Même s’il prétend le contraire, le gouvernement continue de pousser les enfants de 0 à 5 ans vers des services de moindre qualité et de favoriser les garderies privées. Malgré le plantureux surplus qui se dessine cette année — potentiellement le plus imposant de l’histoire du Québec — le budget ne contient qu’une seule bonne nouvelle pour les parents qui se préoccupent de la qualité des services de garde de leur progéniture : la reconnaissance qu’un élève en difficulté, un futur décrocheur à l’école, se forme dès la petite enfance. Le principe, largement reconnu par les experts, est inscrit noir sur blanc. Depuis deux ans, le gouvernement a coupé l’équivalent de 110 millions de dollars par année dans le réseau des CPE. Depuis dix ans, les compressions atteignent 500 millions de dollars. Les services ont souffert.

. Le Huffington Post France - Le Conseil de Paris interdit les publicités sexistes ou discriminatoires dans sa ville
Les publicités diffusées sur le réseau municipal d’affichage de Paris ne devront comporter aucune publicité sexiste ou discriminatoire, a décidé mardi 28 mars le Conseil de Paris à l’occasion du vote attribuant au groupe JCDecaux, seul candidat, le marché du mobilier urbain d’information. "Le nouveau contrat prévoit que le concessionnaire s’engage à s’assurer qu’aucune publicité à caractère sexiste ou discriminatoire ne puisse être diffusée sur le réseau municipal d’affichage", indique la ville de Paris, qui a voté cette décision sur proposition du groupe communiste. Cette décision intervient quelques semaines après la polémique autour des affiches publicitaires de Yves Saint-Laurent placardées dans Paris. Quelques jours plus tard, la maison a finalement décidé de les retirer.

. Le Figaro - Hillary Clinton fustige le manque de femmes à la Maison-Blanche
Mardi 28 mars 2017, l’ex-candidate à l’élection présidentielle américaine donnait son premier discours public majeur depuis sa défaite. Durant celui-ci, Hillary Clinton n’a pas hésité à critiquer ledit cliché incriminé montrant un groupe de républicains, exclusivement composé d’hommes, négociant sur la couverture des soins de santé pour... les femmes en vue de la réforme de l’Obamacare. Pour contrebalancer ces réalités accablantes pour les femmes, Hillary Clinton a tenu à néanmoins délivrer un message d’espoir. "Je suis ici aujourd’hui pour vous dire de ne pas baisser les bras. Ne pas être découragée et déçue. Nous avons besoin de plus de femmes autour des tables où les décisions sont prises."

. Mouvement du Nid - Impunité d’internet, impunité des clients, stop !
Mardi 28 mars 2017, l’ex-candidate à l’élection présidentielle américaine donnait son premier discours public majeur depuis sa défaite. Durant celui-ci, Hillary Clinton n’a pas hésité à critiquer ledit cliché incriminé montrant un groupe de républicains, exclusivement composé d’hommes, négociant sur la couverture des soins de santé pour... les femmes en vue de la réforme de l’Obamacare. Pour contrebalancer ces réalités accablantes pour les femmes, Hillary Clinton a tenu à néanmoins délivrer un message d’espoir. "Je suis ici aujourd’hui pour vous dire de ne pas baisser les bras. Ne pas être découragée et déçue. Nous avons besoin de plus de femmes autour des tables où les décisions sont prises."

. Châtelaine - Pourquoi on a besoin de plus de femmes juges
Si l’on souhaite que les choses évoluent réellement et que justice soit faite pour les survivantes d’agression sexuelle, il faudrait que le changement passe par la police, les avocats et les juges qui dirigent le système, ce qui serait complexe et coûteux. C’est pourquoi l’une des solutions les plus efficaces est probablement l’une des plus simples : nommer plus de femmes juges. En ce moment, seulement 37% des juges de nomination fédérale sont des femmes. Au provincial, là où se déroule la majorité des procès pour agression sexuelle, les chiffres sont aussi plutôt faibles. L’agression sexuelle est un crime fortement lié au genre : les victimes sont en très grande majorité des femmes, les auteurs sont en très grande majorité des hommes. Il est donc évident que le genre du juge (masculin ou féminin) a un impact sur la capacité d’évaluer le « caractère raisonnable » des faits.

. Le Journal de Québec - Où sont les femmes à la radio de Québec ?
Toutes les artisanes de radio contactées dans le cadre de ce reportage ont dressé le même constat : la radio était et demeure, encore en 2017, un "boys club". Animateurs vedettes, directeurs des programmes, directeurs des ventes, directions générales... les femmes qui occupent ces fonctions dans une station de radio sont encore extrêmement marginales. CHOI 98,1 Radio X compte 4 femmes parmi les 22 animateurs présentés sur son site web. À Énergie, 6 des 18 animateurs sont des femmes, mais seulement 3 d’entre elles agissent à titre de coanimatrices dans une émission d’opinion. Au FM93, la proportion est sensiblement la même soit trois femmes pour une douzaine d’animateurs masculins. Horaires éclectiques et compétition féroce sont des aspects bien présents dans ce métier où les animateurs sont installés sur de véritables sièges éjectables. Ces facteurs pourraient-ils rebuter spontanément les femmes ? L’étau se resserrerait considérablement lorsque les animatrices désirent fonder une famille.

. Le Devoir - Meurtre de Daphné Boudreault - La nécessité de mieux comprendre la violence conjugale
Il est de plus en plus évident que, pour être en mesure de bien évaluer les situations de violence conjugale et les risques qu’elles posent pour la sécurité des femmes, il est essentiel de comprendre les dynamiques complexes qui permettent aux agresseurs d’établir et de maintenir leur contrôle et leur emprise sur leur conjointe ou leur ex-conjointe. À cet égard, l’auteur américain Evan Stark propose une compréhension de la violence conjugale fondée sur la notion de contrôle coercitif plutôt que celle plus étroite centrée sur des actes de violence. Ainsi, tout en documentant les actes de violence, qui peuvent constituer des actes criminels, il s’avère essentiel de considérer également les diverses tactiques utilisées par les agresseurs pour contrôler leur conjointe ou leur ex-conjointe, la priver de liberté et la dépouiller de son estime d’elle-même.

. TV5 - Les marches anti-IVG à Bruxelles ou Bucarest ne font pas recette. Mais dérapent
Mille cinq cent personnes à Bruxelles, à peine deux mille à Bucarest, les marches "pro-life" - "pour la vie", organisées année après année en Europe sur le modèle américain, en cette fin mars 2017, ne drainent pas les foules. Et ce n’est pas une mauvaise nouvelle quand on écoute certain-es militant-es anti IVG énoncer des "faits alternatifs" qui feraient éclater de rire s’ils n’étaient pris au sérieux par certain-es... Parmi ces quelques centaines d’irréductibles réunis à Bruxelles, armés de poussettes, porteurs de ce qu’ils appellent "la culture de vie contre la culture de mort" (ils incluent dans leurs slogans le refus de mourir dans la dignité, un droit accordé en Belgique depuis 2002), on a pu entendre des arguments stupéfiants.

. Le Devoir - Janine Sutto, la mémoire des planches s’éteint
Cette comédienne au long cours, petit bout de femme aux yeux brillants d’humour et de lucidité, était devenue, pour bien des Québécois, le théâtre avec un grand T. Elle s’est éteinte dans la nuit de mardi, à Montréal, à l’âge de 95 ans. Passionnée, désordonnée, têtue, ardente, elle aura embrassé la vie à corps perdu, témoin et actrice de tous les bouleversements de sa société, avant, pendant et après la Révolution tranquille. Timide avouée, chanceuse autoproclamée ; mais chacun fait sa chance et la résolue Janine Sutto n’aurait laissé personne forger son destin à sa place. Si omniprésente aux premières théâtrales montréalaises, dont elle suivait chaque vague, qu’on a l’impression de l’y avoir encore croisée la veille.

. Les Nouvelles/News - La Fearless Girl de Wall Street reste au moins jusqu’en 2018
La “Fille Sans Peur” tient bon. La statue de bronze de cette fillette défiant le “Taureau de Wall Street”, installée à Manhattan à la veille de la journée internationale des droits des femmes, restera en place au moins jusqu’au 8 mars 2018. C’est ce qu’a annoncé le maire de New York Bill de Blasio, lundi 27 mars. La statue devrait initialement être retirée le 2 avril, mais elle a pu compter sur son succès public et médiatique. "J’ai été profondément frappé par ce que représente cette statue", qui porte "un message de pouvoir pour les femmes et les filles", a déclaré Bill de Blasio. Le maire y voit aussi "le symbole plus large encore de la volonté de faire face à la peur, de réclamer le pouvoir, de trouver en soi la force de faire ce qui est juste".

. Le Journal de Montréal - Londres : plaque tournante de l’islamisme radical
Londres, où des quartiers entiers ont été déclarés « zones d’application de la charia », est devenue la maison mère de l’internationale djihadiste par laquelle transite la finance islamiste et s’organise la résistance contre la démocratie occidentale et ses valeurs. Birmingham, la deuxième ville en importance, est également tombée sous l’emprise des islamistes. Dans au moins 25 écoles publiques où les femmes enseignent avec leur voile inté­gral, ils ont réussi à chasser les équipes pédagogiques et à les remplacer par des talibans qui endoctrinent les enfants afin de lutter contre « l’égarement et la mécréance occidentale ». La ségrégation sexuelle y est de mise et les cours de biologie, de musique, d’éducation physique et de nata­tion sont interdits aux filles.

. Nous Présidentes - Notre monde à venir : si nous étions présidentes
Une campagne présidentielle, c’est visiblement une guerre. On y parle de troupes, d’organigramme, de plan de communication, on s’y met en marche, en ordre de bataille. Une campagne présidentielle c’est le moment où les discours construisent des programmes et parfois les programmes construisent les discours. Une campagne, c’est une promesse. Peu ont été tenues, sauf celles qui ont continué à creuser les inégalités. Ce fameux patriarcat qu’on nous dit dépassé, qui licencie, frappe, tue, excise, viole, exclue chaque jour un peu plus les femmes et tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le rôle qu’il veut leur attribuer. Ce rôle d’opprimé par essence, par naissance. Une campagne, c’est aussi ce qui peut enfin advenir, ce qui peut être possible, ce qui est possible. Les armes de notre guerre de conviction ne tuent pas, elles abattent des murs. Ces armes ce sont les luttes dans lesquelles se construisent la solidarité et la justice.

. Le Monde - Escapades littéraires : six maisons d’écrivaines
Greenway, dans le Devon, est une demeure de style géorgien d’un blanc immaculé, d’aspect plus américain qu’anglais, achetée en 1938 par Agatha Christie et son second mari comme maison d’été. Le vaste jardin planté de grands arbres, à flanc de colline, avec ses dépendances, sa serre, son court de tennis et son petit terrain de croquet, ressemble à une collection de "lieux du crime" potentiels. Patricienne, la propriété domine le fleuve Dart et son estuaire. Car Greenway est à moins de 10 kilomètres de la mer. Elle tourne le dos à la petite ville de Torquay, au nord-est, le long de la côte, où naquit l’auteur aux deux milliards de livres vendus. Un très grand nombre d’intrigues de l’impératrice du polar se situent sur cette fameuse English Riviera, réelle ou fictive. Aussi les maisons où ont vécu Madame de Staël, Marguerite Yourcenar, Karen Blixen, Madame de Sévigné, Emma et Jane Austen.

. La Presse - Santé : cinq fois plus d’infirmières spécialisées d’ici 2025
Le Québec devrait compter 2000 infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d’ici sept ans. C’est l’objectif que s’est fixé le gouvernement du Québec, qui a annoncé hier une aide supplémentaire de 25 millions aux établissements universitaires pour la formation des IPS. Le réseau de la santé compte actuellement 428 IPS. Cette année, 100 personnes étaient inscrites à la formation. Selon le plan du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et de la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, les inscriptions devraient atteindre 270 par année dès 2021-2022. En restant à ce niveau jusqu’en 2025, le réseau pourra alors compter sur 2000 IPS en province, ce que compte déjà l’Ontario. "Nous croyons fermement que l’amélioration de l’accès aux soins et services de santé passe par un travail en interdisciplinarité de l’ensemble des professionnels de la santé", a dit le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

. Ressources Prostitution - Féminisme et "putophobie"
Les accusations de "putophobie" servent de plus en plus à faire taire et discréditer toute critique de l’industrie du sexe. Ce point de vue est enchâssé dans des politiques universitaires d’« espace sûr », où des étudiant.e.s tentent souvent de définir la prostitution comme une identité sexuelle, plutôt que comme un traitement imposé aux femmes les plus pauvres et les plus privées de droits de la planète, sauf pour quelques exceptions hautement médiatisées, du genre "Happy Hooker". Mais la prostitution n’est pas une sexualité. Il y a une nette différence entre une préférence ou une identité sexuelle et la prostitution (une forme de violence exercée par des hommes). Les féministes radicales reconnaissent cette différence, mais pour celles qui se qualifient de féministes de la troisième vague, tout cela se confond dans un vaste amalgame, souvent "queer".

. Radio-Canada - Ces personnages féminins puissants et résilients
Dans l’œuvre de Marguerite Duras ou d’Elena Ferrante, la femme est puissante et surtout implacablement lucide. La littérature maltraite souvent les femmes, explorant leur souffrance ou leur folie, mais pour notre invitée Martine Delvaux, ces personnages féminins sont souvent résilients, armés de la colère du juste. Regard sur le féminin littéraire en cinq œuvres choisies : Marguerite Duras, Jamaica Kincaid, Dorothy Allison, Elena Ferrante, Tiphaine Samoyault.

. Le Devoir - Agressions sur les campus : les victimes laissées à elles-mêmes
Sur les soixante-cinq établissements postsecondaires publics du Québec, seulement trois universités et cinq cégeps ont une politique spécifique pour lutter contre les agressions sexuelles sur les campus. Certains disposent d’une politique de civilité ou d’un code d’éthique, mais la majorité des institutions ne se réfèrent qu’à la Politique contre le harcèlement, imposée à tous les employeurs par Québec. Certaines institutions l’ont élargie pour y inclure le harcèlement sexuel en contexte étudiant, mais ne l’ont pas adaptée en conséquence. En effet, certaines politiques recommandent à la victime de commencer par aller "parler" à la personne en cause — ce qui crée beaucoup de stress chez les victimes d’agression sexuelle — ou la dirigent vers son supérieur immédiat, ce qui porte à confusion dans le cas où la victime est un étudiant. Sur les sites Web de soixante-cinq cégeps et universités, à peine dix-huit affichent des informations claires et précises sur la façon de porter plainte. Et à part quelques rares exceptions, il faut parfois chercher longtemps pour y avoir accès.

. La Gazette des femmes - Anciennes prostituées cherchent aide psychologique
La prostitution laisse des traces. Des femmes qui ont quitté l’industrie du sexe se retrouvent avec le corps et la tête en bataille, assaillies par le syndrome du choc post-traumatique. Lorsqu’elles appellent à l’aide, le soutien psychologique spécialisé et à coût accessible est difficile à obtenir. Et même dans le cabinet du psychologue, elles font face au jugement. La mémoire traumatique d’agressions sexuelles et d’autres violences veille. Ce "qui-vive" éreintant entraîne des retours en arrière (flashbacks), des cauchemars, des crises de panique qui sont autant d’obstacles à une vie normale et sereine. "Les gens n’ont pas idée de ce qu’on a vécu. Les conséquences se sont gravées dans notre corps", lance d’emblée Emma. Elle a subi plusieurs viols avant d’entrer en prostitution durant 15 ans, période pendant laquelle on a aussi tenté de l’assassiner. "La police n’a pas fait de rapport, j’étais juste une pute", raconte-t-elle, amère mais énergique.

. Le Devoir - Violence conjugale - Québec ne répond pas aux demandes des femmes
Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a évité vendredi de répondre aux appels du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, qui souhaite une révision des enquêtes policières sur les drames conjugaux des cinq dernières années et un état des faits en matière de lutte contre la violence conjugale. Des solutions existent, et elles sont consignées dans un plan d’action annoncé en 2012, a répété le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, dans une lettre adressée au ministre. La présidente du Regroupement, Sylvie Langlais, a sollicité une rencontre avec M. Coiteux pour discuter de "l’état de réalisation des différents engagements" pris par le ministère de la Sécurité publique. La veille, elle a demandé au ministre de réviser tous les cas d’homicides conjugaux survenus depuis 2012.

. Les Nouvelles/News - Quand l’avenir de l’assurance maternité se discute entre hommes
Donald Trump entend vider de sa substance l’"Obamacare" la couverture santé instaurée par son prédécesseur Barack Obama. Pour préparer le vote du texte, il recevait avec son vice-président Mike Pence, jeudi 23 mars, les représentants d’un groupe d’élus conservateurs, le House Freedom Caucus. Un groupe uniquement constitué d’hommes. Une des réformes souhaitée par les Républicains pour ce "Trump Care" est de ne plus obliger les compagnies d’assurance à inclure les soins liés à la grossesse et la maternité dans leurs plans de santé.

. Le Devoir - Omertà sportive
Bernard Charest subit actuellement son procès relativement à 57 chefs d’agression sexuelle alors qu’il était en position d’autorité. Douze femmes, dont certaines étaient mineures au moment des actes allégués, ont décrit en détail les scènes d’humiliation auxquelles leur entraîneur les soumettait, ses chantages émotifs, les contacts sexuels et l’avortement de l’une d’entre elles. Selon une enquête menée par La Presse, au moins deux entraîneurs de l’équipe nationale de ski auraient averti la direction d’ACA, lors du processus d’embauche, des agissements problématiques de Bertrand Charest à l’endroit de jeunes athlètes. Un autre employé en poste au moment de son entrée en fonction le qualifiait de "personne dangereuse". Ces avertissements auraient dû être pris au sérieux par ACA. Sa célébrité et sa réputation de générateur de médailles et de retombées économiques semblent l’avoir emporté sur toute autre considération.

. Le Journal des femmes - Avortement en campagne (électorale) : on passe au crible les positions des candidats à la Présidentielle sur l’IVG
On connaît désormais le nom des 11 candidats susceptibles de devenir président de la République le 6 mai. Histoire de vous aider à y voir plus clair dans leurs programmes, Le Journal des Femmes vous propose de les décortiquer, thème par thème. On commence avec l’avortement. Consacré par la loi Veil en 1975, l’avortement revient régulièrement dans le débat public, que ce soit par la voix de ses opposants ou à travers les déclarations de responsables politiques. Si certains des candidats à l’élection présidentielle ont émis des réserves à son encontre, à l’image de François Fillon, aucun n’a jamais envisagé de le remettre en cause. La position de chaque candidat-e.

. La Presse - À la mémoire de Daphné
Elle s’appelait Daphné. Elle avait 18 ans. On la disait forte, souriante, dynamique. Elle avait la vie devant elle. Elle a été assassinée mercredi, quelques heures après avoir appelé à l’aide. Hier, son ex-conjoint a été accusé de meurtre prémédité. "Est-ce qu’il faut que je meure pour que les policiers fassent quelque chose ? " C’est la question insoutenable qu’elle a posée à une amie, deux heures avant de mourir. Une mort qui aurait pu être évitée, qui aurait dû être évitée, se dit-on en suivant le fil sordide des évènements. Lire aussi "Des groupes de femmes réclament une enquête".

. Le Devoir - Égalité des chances - Un premier pas d’Ottawa
Pour une première fois, le gouvernement Trudeau a soumis un exercice budgétaire à une "analyse comparative entre les sexes " (ACS), en plus de s’engager à poursuivre l’exercice dans tous les budgets à venir. Une ACS permet de "mieux adapter la conception et l’exécution des programmes du gouvernement", et Ottawa espère ainsi relever "la barre en matière d’ouverture et de transparence". Mais Kate McInturff, chercheuse senior au Centre canadien de politiques alternatives, n’a pas que des fleurs pour ce budget Trudeau : "Quand le gouvernement parle des grands secteurs où il compte investir pour stimuler la croissance, la majorité de ceux-ci engagent surtout des hommes.

. Le Figaro - "Vous aurez mon vote si" : les femmes interpellent les candidats à l’élection présidentielle
Le site vousaurezmonvotesi.org propose aux femmes d’interpeller les candidats à l’élection présidentielle sur, notamment, les violences faites aux femmes et les inégalités hommes-femmes. Ce site, à moins de 40 jours de l’élection présidentielle, vise à remettre au cœur des débats, la question des droits des femmes. Le principe : apostropher les candidat(e)s sur des questions concernant les violences faites aux femmes et les inégalités hommes-femmes et compiler des propositions concrètes.

. Le Devoir - Auður Ava Ólafsdóttir, femme d’une île
Ses romans sont virevoltants, ses personnages aussi vrais que s’ils étaient devant nous, avec leurs doutes et leurs joies mêlés. De passage au Québec pour la première fois cette semaine, l’écrivaine islandaise Auður Ava Ólafsdóttir nous a raconté son oeuvre, marquée par la nature, l’humanisme et la féminité. "Je m’intéresse aux deux sexes, mais ma vision humaniste est entièrement féministe dans le sens où il n’y a pas d’autre option que l’égalité. » Cette égalité est-elle en vue ? « Non, on est loin. On fait un pas en avant, un pas en arrière." À cet égard, les romans de l’auteure travaillent à rétablir un équilibre — à montrer que nous sommes tous de jolis marginaux.

. Ressources Prostitution - Il n’y a pas, selon Marx, de perspective d’émancipation dans l’activité prostitutionnelle
Contrairement aux courants "réglementaristes" qui défendent la prostitution comme travail légal compatible avec la pensée de Marx, l’analyse de ses écrits montre que pour lui il n’y a pas d’émancipation dans l’activité prostitutionnelle. Elle constitue davantage une sorte de perte radicale du lien qui rattache cet "organisme vivant" à sa part de résistance et d’"humanité". Marx a parfaitement connaissance de la violence des rapports de domination qui s’exerce sur les femmes prostituées. Il écrit : "La prostitution est un rapport dans lequel tombe non pas seulement la prostituée mais aussi le prostituant dont l’ignominie est encore plus grande" (Manuscrits économico-philosophiques de 1844). Si, pour Marx, l’activité prostitutionnelle relève du lumpenproletariat et non pas du prolétariat, il ne s’agit en aucun cas pour lui de condamner les prostituées mais au contraire de condamner les travaux nuisibles aux femmes et de les émanciper de la situation à laquelle elles sont réduites.

. Libération - L’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, ici et maintenant !
Membres du Laboratoire de l’égalité, nous constituons un réseau de plus de mille femmes et hommes, de tous bords politiques et de milieux pluriels, nous voulons que les femmes passent de l’égalité en droit à l’égalité effective. C’est pourquoi nous demandons que ce qui est déjà inscrit dans les lois s’inscrive aussi dans les faits. Nous suggérons d’abord de modifier le premier article de notre Constitution. Il indique actuellement que "la loi favorise l’égal accès, des femmes et des hommes, aux mandats électoraux et fonctions électives ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales". Pourquoi ne pas remplacer "favorise" par "garantit" et stimuler ainsi d’ardentes obligations ? Nous demandons ensuite de rétablir un ministère des Droits des femmes de plein exercice et de le rattacher au Premier ou à la Première ministre avec des moyens conséquents. Tant que l’égalité demeure encore un objectif à atteindre, il est indispensable.

. La Gazette des femmes - Exploratrices modernes
Au siècle dernier, des exploratrices comme Alexandra David-Néel ou Karen Blixen ont ouvert la voie à des générations de femmes assoiffées d’aventures. Si bien qu’aujourd’hui, des voyageuses en solo de tous âges partent à la découverte de territoires lointains. En 2017, les femmes sont nombreuses à partir seules à l’aventure, que ce soit pour apprendre une langue, joindre un projet de coopération internationale, pratiquer le journalisme, faire l’expérience du désert, aller à la rencontre d’un peuple ou juste prendre l’air, sans réservation ni guide accompagnateur. Mais il existe toujours une perception de « deux poids, deux mesures », qui associe l’aventure en contrée étrangère à la liberté pour les hommes, mais à une insouciance risquée pour les femmes. Les voyageuses solitaires nous invitent à percevoir le courage, la curiosité et le sens de l’aventure comme des outils d’affirmation féministe, en découvrant des cultures étrangères, en cultivant la soif de connaître, en aiguisant leur intuition.

. L’Express - Pédophilie dans l’Église : 25 évêques soupçonnés d’avoir couvert des abus sexuels
Les chiffres publiés attestent de la gravité du scandale : depuis les années 1960, 25 évêques, dont cinq sont toujours en exercice, auraient couvert les atrocités que 32 prêtres ont commises sur 339 victimes dans 17 diocèses de l’Hexagone, mais aussi au Canada, en Suisse et en Guinée-Conakry. Parmi les victimes recensées, 288 étaient âgées de moins de 15 ans au moment des faits et 165 seulement ont été entendues par la justice. Les agressions commises par la moitié des prêtres auraient eu lieu après les années 2000. Ce que dénonce surtout le site Mediapart, c’est l’attitude des supérieurs de ces prêtres pédophiles ou agresseurs. Mediapart affirme que 28 des 32 prêtres accusés d’agressions sexuelles ont été exfiltrés par leurs supérieurs, soit dans un autre diocèse, à l’étranger, notamment en Afrique ou alors déplacés en France, lorsque les faits ont été commis dans un autre pays.

. Le Devoir - Une formation obligatoire aux policiers et aux juges sur les violences faites aux femmes
La police fédérale et les juges devraient suivre une formation obligatoire afin d’être sensibilisés aux agressions sexuelles et violences faites aux femmes, considère le Comité permanent de la condition féminine à la Chambre des communes. La chef par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose, a déposé en début d’année un projet de loi en ce sens. Après avoir entendu le témoignage de 93 personnes dans la dernière année, le comité multipartite a constaté que de nombreuses victimes se sentent jugées dans leurs démarches judiciaires et finissent par abandonner leurs poursuites. "Beaucoup de survivantes de violences sexistes, particulièrement d’agression sexuelle, ne croient pas qu’elles obtiendront justice", peut-on lire. Ce n’est pas la première fois que les services de police et la justice sont montrés du doigt en ce qui concerne le traitement des violences à l’égard des femmes.

. Radio-Canada international - La journaliste canadienne Betty Kennedy décédée à 91 ans
Betty Kennedy est morte lundi. Elle était bien connue des Canadiens anglophones pour son rôle de panéliste à l’antenne de Front Page Challenge, un jeu-concours d’actualités de la télévision de CBC dans les années 1960 à 1990. CFRB, la plus importante station de radio parlée de Toronto, lui a offert son propre programme : Le Betty Kennedy Show. Mais ce sont ses apparitions en tant que panéliste sur Front Page Challenge présenté à la télévision de CBC qui l’ont fait connaître d’un bout à l’autre du Canada anglophone. Elle a commencé son travail de panelliste en 1962, un engagement qui s’est prolongé jusqu’en 1995. Durant ses 27 années sur les ondes de CFRB, Betty Kennedy a rencontré 25 000 invités.

. Châtelaine - Comment soutenir une amie qui vit une relation abusive
Une amie habituellement très loquace s’est refermée sur elle-même depuis qu’elle a un nouveau partenaire ? Cela pourrait cacher quelque chose de plus inquiétant. Une tactique classique des abuseurs consiste à isoler les victimes de leur famille et de leurs amis, leur laissant croire que personne d’autre qu’eux ne peut les comprendre. C’est aussi un moyen facile de s’assurer que les victimes n’iront pas chercher de l’aide. Si une amie agit bizarrement, on essaie de savoir pourquoi en lui demandant comment elle va. Il faut qu’elle sache qu’on est là si elle a envie de se confier. Malgré toutes nos bonnes intentions, il se peut que notre amie soit sur la défensive. Que nous voulions l’admettre ou non, plusieurs d’entre nous pensent que les femmes intelligentes ne devraient jamais se retrouver en situation d’abus. Ce mythe garde de nombreuses victimes silencieuses.

. Entre les lignes entre les mots - L’Europe que nous voulons pour garantir le droit des femmes à l’IVG
En Europe, on assiste à une montée inquiétante des droites et des extrêmes droites. La remise en cause des droits des femmes fait partie de leurs programmes de régression des droits, des acquis et des libertés. Arrivés au pouvoir, ils essaient d’interdire ou de restreindre le droit à l’avortement dans de nombreux pays. On voit bien que ces idéologies liberticides veulent criminaliser les droits des femmes. On voit bien aussi qu’on veut nous faire revenir par tous les moyens aux rôles traditionnels que nous assigne le système patriarcal. Pour toutes ces raisons la Marche Mondiale des Femmes a décidé de proposer une Campagne Européenne afin d’exiger une loi légalisant l’avortement dans tous les pays d’Europe.

. Mes opinions - Acquittement scandaleux de 7 jeunes accusés de viol collectif sur une ado de 14 ans
Le verdict scandaleux de la cour d’assise des mineurs des Hauts de Seine rendu le 17 mars 2017, jette une lumière crue sur la réalité catastrophique du traitement judiciaire des viols, et sur le déni et la culture du viol qui sont trop souvent à l’oeuvre au sein de la justice. Les sept garçons (mineurs pour 6 d’entre eux) accusés de viol en réunion en 2011 sur une adolescente de 14 ans ont été acquittés. Pourtant deux autres garçons impliqués eux aussi, mais âgés de moins de 16 ans, ont été déclarés coupables de viol en réunion et condamnés à 3 ans de réclusion criminelle avec sursis par le tribunal des enfants. Pourtant, la cour d’assise des mineurs des Hauts de Seine a considéré qu’ils n’avaient pas usé de violence, menace, contrainte ou surprise pour la pénétrer à tour de rôle, et qu’ils n’avaient pas eu conscience d’un défaut de consentement de la plaignante, et qu’il n’y avait donc pas eu viol.

. Radio-Canada - Le français, langue sexiste ?
Depuis trois siècles, les règles grammaticales françaises donnent préséance au masculin sur le féminin. Même si les formes féminines sont en progression, particulièrement au Québec, il reste encore du chemin à faire, disent certaines et certains. À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, regard sur notre langue pas toujours paritaire. "Le masculin l’emporte sur le féminin". Cette règle grammaticale est enseignée à tous les élèves de l’école primaire. Pourtant, elle n’existe que depuis le 17e siècle. C’est ce qu’explique Eliane Viennot, auteure de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin, paru en 2014. L’historienne de la langue déboulonne le mythe selon lequel la prédominance du masculin n’aurait qu’une fonction pratique. La règle grammaticale, soutient-elle lors d’un entretien à Radio-Canada, a été inventée de toutes pièces par des grammairiens "aux idées très masculinistes". Le genre masculin était simplement considéré comme plus "noble".

. La Presse - Violence sexuelle dans les bars étudiants : nouvelle forme de protection
L’alliance de santé étudiante du Québec (ASEQ) tentera de convaincre 40 à 50 bars dans les environs des établissements scolaires de faire partie de la campagne "Commande un Angelot", qui permettra aux personnes qui se disent victime de violence sexuelle de demander la protection du personnel à l’aide d’un langage codé. L’initiative a été lancée dimanche matin, à Montréal, en compagnie de la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, et a déjà au moins deux adhérents - le Resto Bar La Maisonnée à proximité de l’Université de Montréal et le Pub Universitaire de l’Université Laval. "Je suis assez convaincu que les bars sur les campus vont embarquer dans le projet pour une simple et bonne raison : ils ont tous à coeur la sécurité de leur clientèle. Il en va de l’entreprise, du bar et de la réputation de leur établissement", a assuré Patrice Allard, vice-président, Développement et partenariats, de l’ASEQ.

. L’Actualité - Maggie MacDonnell, l’étoile du nord
Le prix est remis à Dubai, mais c’est de la Station spatiale internationale, par un astronaute, que son nom a été annoncé : Maggie MacDonnell, 36 ans, enseignante a l’école Ikusik de Salluit, au Nunavik, tout au nord du Québec, vient d’être sacrée meilleure prof au monde. Elle a remporté le "Global Teacher Prize 2017" – à Dubai, aux Émirats arabes unis, le 19 mars. Assorti d’un montant d’un million de dollars, ce prix a été créé en 2013 par la Fondation Varkey, organisme philanthropique voué a l’éducation (basé a Londres, celui-ci a été fondé par le milliardaire indien Sunny Varkey, établi à Duba. Maggie MacDonnell s’est retrouvée parmi les 10 finalistes de ce prix (venant du Pakistan, de la Jamaïque, de l’Espagne…) qui ont été choisis parmi 20 000 candidatures de 179 pays. Originaire d’une région rurale de la Nouvelle-Écosse, elle est arrivée au Nunavik en 2011, après avoir travaillé cinq ans en Afrique, notamment dans des camps de réfugiés au Burundi et au Congo avec l’organisme "Right to play" qui utilise le jeu et le sport pour le développement des jeunes.

. Le Devoir - Pourquoi la solitude au féminin est-elle suspecte ?
Le titre, déjà, Nous sommes bien seules, porte toute la complexité émotive du projet. C’est qu’il y a autant, dans ce premier livre de Julie Bosman, de femmes vivant bien leur solitude que de celles qui ne refuseraient pas un peu de chaleur humaine. Les deux sentiments ne sont d’ailleurs pas mutuellement exclusifs. Julie Bosman s’est invitée dans l’intimité de quinze femmes, ayant toutes en commun de vivre seules, de coeur ou de corps, depuis longtemps. Elles ont entre 32 et 85 ans. Certaines ont perdu trop tôt leur amoureux aux mains de la maladie, d’autres n’ont embrassé que très tard leur homosexualité, après avoir eu mari et enfants. Sans trop d’artifice, l’auteure relaie leur parole dans une perspective mêlant documentaire et narration, inspirée par l’écrivaine biélorusse Svetlana Aleksievitch, dont "la collecte d’informations ressemble à du journalisme, mais dont la mise en forme a le pouvoir d’évocation de la littérature".

. Ressources Prostitution - Une relation "asymétrique" : parallèles entre la prostitution et le développement des robots sexuels
Un certain nombre d’initiatives sont maintenant en place afin d’intégrer le développement des robots sexuels dans l’activité robotique courante. En novembre 2015 par exemple, des roboticiens intéressés par le développement du domaine de recherche sur les robots sexuels ont pu participer à la deuxième Conférence internationale sur L’amour et le sexe avec les robots qui s’est tenue en Malaisie. La conférence a permis de se pencher sur des sujets comme les émotions du robot, les robots humanoïdes, les télédildoniques et le matériel électronique intelligent. Dans son livre Le sexe, l’amour et les robots, David Levy propose un avenir aux relations humain-robot en se basant sur les échanges retrouvés dans la relation prostitutionnelle. Levy crée explicitement des parallèles entre payer pour des prostituées humaines et l’achat de robots sexuels.

. Le Devoir - Rupi Kaur, nouvelle figure canadienne du féminisme pop ?
Elle n’est pas, non, comme les autres filles, ou du moins pas comme les autres poètes. Convaincant exemple à l’appui : milk and honey, son premier livre, lancé le 6 octobre 2015 par Andrews McMeel Publishing, franchissait en janvier dernier le cap du million d’exemplaires vendus, spectaculaire fait d’armes pour un recueil de poésie. D’abord autoédité en 2014 à partir de poèmes disséminés, et maintes fois "likés" sur des réseaux sociaux comme Tumblr et Instagram, milk and honey évoque, à l’aide d’une langue du quotidien, l’amour exaltant ou trahi, la douleur de l’agression (sexuelle ou psychologique) ainsi que la résilience d’une jeune femme de 21 ans ayant appris à survivre grâce à la poésie. "Parce qu’il y a de la douceur partout / suffit de savoir où regarder", insiste-t-elle.

. Radio-Canada - Les dessous de la littérature érotique
"On me demandait de prendre mes lectrices pour des idiotes", raconte l’auteure du livre Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite. Lorsqu’elle écrivait des romans érotiques, Camille Emmanuelle s’est vite aperçue que la littérature osée est maintenant un objet de marketing. "On est dans une production quasi industrielle et extrêmement lucrative." Des phrases courtes, des mots simples et aucune référence intellectuelle. Voilà à quoi Camille Emmanuelle devait se limiter dans l’écriture de ses romans érotiques. Les contraintes vont même bien plus loin que le style d’écriture. En effet, le formatage est aussi dans la vision de la sexualité et véhicule des notions réductrices.

. La Revue Relations - Violences - Entendre le cri des femmes
L’actualité des derniers mois a montré à quel point les violences diverses envers les femmes demeurent présentes dans la société québécoise. De la banalisation des agressions sexuelles en général à la violence policière et systémique à l’encontre des femmes autochtones en passant par la traite humaine et l’exploitation sexuelle, de graves problèmes rappellent que le respect des femmes et l’égalité des sexes sont loin d’être acquis. Comment comprendre ces différentes violences ? Comment les combattre ? Et quel rôle les hommes doivent-ils jouer pour y mettre fin ainsi qu’à l’impunité qui règne trop souvent ?

. The Conversation - Mesurer l’inégalité entre les sexes : revue critique des principaux indices
Comment savoir si les hommes et les femmes sont égaux en France ou dans un autre pays ? Est-il suffisant de mesurer le niveau des salaires, le temps consacré aux travaux ménagers ou aux soins aux enfants ? Doit-on quantifier la violence en fonction du sexe ? Est-il important de savoir le nombre de femmes au Parlement, de professeures dans les universités ou parmi les infirmières ? Autant de questions qui relèvent du choix d’indices, avec pour chacun d’entre eux, des méthodologies sous-jacentes. Classiquement il existe deux grandes approches pour mesurer le degré d’égalité des sexes dans une région ou un pays : la première méthode pour mesurer l’égalité des sexes est basée sur les enquêtes ; la deuxième approche est basée sur des objectifs et des statistiques pour les quantifier.

. Le Journal de Montréal - Piètre bilan du gouvernement Trudeau en matière de droit des femmes
Dans la première édition de son bulletin qui se voudra annuel, Oxfam Canada a évalué les actions des libéraux en fonction de huit critères. Selon Oxfam, les troupes libérales ont accompli du "progrès significatif" dans une seule catégorie, la "représentativité", grâce à son cabinet des ministres paritaires et du lancement de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. "Dans l’ensemble, toutefois, la carte de pointage révèle que le discours féministe audacieux du gouvernement libéral ne s’est pas encore traduit par des politiques concrètes". Depuis qu’il est au pouvoir, le premier ministre Justin Trudeau s’est à maintes reprises proclamé un "fier féministe". Il est temps que les paroles se transforment en actes. Lire aussi : "Congés parentaux : les changements jugés insuffisants".

. Le Huffington Post - 5 raisons pour lesquelles bannir l’islamophobie serait inutile
Je pense effectivement que l’adoption d’une loi visant à bannir l’islamophobie nuirait grandement aux grands débats d’idées essentiels à la démocratie. Ceci dit, je pense aussi que ce genre de loi pourrait s’avérer contreproductive, voire inutile. Voici pourquoi. Premièrement, la notion d’islamophobie pose grandement problème. Comme nous l’avons montré dans un ouvrage collectif publié cet automne, cette notion amalgame les concepts de race et de religion. Dans le discours populaire, puisque l’islamophobie désigne à la fois le racisme dirigé contre les Arabes et une critique légitime de l’islam ou de l’islamisme, le concept porte grandement à confusion. Pour qu’une loi soit efficace, encore faut-il que les termes qu’elle définit soient clairs et opérationnels. Lire aussi : "Identité, diversité et appartenance", par Fatima Houda-Pepin.

. Change - Pour la réouverture de la page Facebook de Djemila Benhabib !
Depuis plusieurs semaines, est menée une véritable campagne d’acharnement à l’encontre de Madame Djemila Benhabib sur Facebook. Djemila est une femme de courage et de conviction qui a osé dénoncer les dérives de l’islam politique pour prôner des valeurs de paix et de tolérance dont le monde a besoin ! S’en prendre à Djemila c’est s’en prendre à nous tous ! C’est une manière de porter atteinte à la liberté, notre liberté ! Djemila est la porte parole de tous ceux et de toutes celles qui veulent vivre dans un monde libre et qui en ont assez des extrémismes de tous bords !

TV5 - Mode et Femmes 1914/1918 : miroir de la société, observatoire de la guerre
Entre 1914 et 1918, les contraintes de la Première Guerre mondiale font émerger une figure féminine plus indépendante, plus masculine. Que dit la mode des tensions sociales de l’époque, de l’économie de guerre, de l’évolution des rapports entre hommes et femmes ? Deux chercheuses y ont consacré une exposition. À travers des costumes et photos d’époque, des dessins de mode et illustrations de presse, des affiches et des tracts féministes, l’exposition "Mode & Femmes 14/18" invite à revivre et à mieux comprendre cette période clé du XXe siècle, lorsque, pour les femmes, l’histoire s’est accélérée, et qu’il leur a fallu suivre, s’adapter, inventer des solutions pour combler les vides et oser prendre les places laissées vacantes par les hommes partis au front.

. Le Devoir - Congés de maternité des médecins : le ministère sermonne les hôpitaux
En réaction à une pétition signée par plus de 2000 médecins dénonçant la discrimination dont elles s’estiment victimes, le sous-ministre au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a envoyé une note aux directeurs des services professionnels des établissements, le 10 mars dernier. "Assurez-vous que vos collègues traitent correctement la famille […] quand des collègues partent en congé de maternité", indique-t-il dans cette note obtenue par Le Devoir. "Je ne doute pas qu’il y ait eu des pressions indues sur nos collègues médecins femmes. Cela ne doit pas exister". Toutefois, il "faut continuer de limiter les remplacements". Selon les femmes médecins qui ont fait circuler la pétition, cette directive limitant les remplacements, qui doivent dorénavant tous être autorisés par un nouveau comité au MSSS, a comme effet collatéral de limiter leur accès au congé de maternité, car leurs collègues doivent pallier leur absence.

. MadmoiZelle - Pourquoi Marine Le Pen est la pire candidate pour les droits des femmes ?
Les Glorieuses ont compilé des recherches de fond en épluchant les programmes et profils de tous/toutes les candidat-es à la présidentielle. Le but ? Donner à chaque internaute le moyen de constater ce que les candidat-es à l’élection présidentielle ont réellement fait en matière de droits des femmes et d’égalité. Chaque programme a été passé au crible pour réunir tout ce qui se dit dedans concernant les femmes et leurs droits. On y trouve aussi les actions passées des candidat-es dans le cadre de leurs mandats respectifs : qui a voté pour ou contre les lois qui promouvaient les droits des femmes ? Qui a initié des actions dans le cadre de son mandat ? S’il est compliqué de dire qui est le meilleur, le résultat laisse relativement peu de doutes sur la pire candidature pour les droits des femmes.

. La Gazette des femmes - Ni plus ni moins folles que les autres
Le 15 février dernier paraissait aux Éditions Cardinal Les filles sont-elles folles ?, deuxième livre dérivé du blogue "Ton petit look". Dans cet ouvrage, Josiane et Carolane Stratis, les fondatrices de "Ton petit look" et de "TPL Moms", abordent sans complexes ni tabous la question de la santé mentale des femmes. Le livre prend pour point de départ un cliché tenace : les filles sont toutes folles. C’est un stéréotype qui, bien sûr, ne date pas d’hier. La folie des femmes, cet épouvantail construit pour l’essentiel par des hommes, a toujours servi à frapper d’invalidité la parole des femmes, à les museler, les humilier, les enfermer, ou carrément à les tuer… Que de barbaries a-t-on justifiées en invoquant la "folie" des femmes ! La forme contemporaine de ce cliché toxique opère plus sournoisement. On y recourt pour faire planer un doute sur la rationalité des femmes, sur leur capacité à agir dans le monde comme des êtres autonomes et pleinement aptes à intervenir dans le cours des choses. Dans les rapports intimes, cette folie fantasmée sert à disqualifier les perceptions, les réactions et les émotions des femmes.

. La Presse - Commission de la condition de la femme : Ottawa et Washington aux antipodes
Le gouvernement libéral a envoyé une équipe imposante à New York pour participer à une réunion annuelle de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies et y faire la promotion des programmes canadiens, dont l’investissement de 650 millions $ sur trois ans pour des projets liés à la santé sexuelle et reproductive. De son côté, le département d’État américain en a fait sourciller plusieurs cette semaine lorsqu’il a annoncé qu’il invitait deux représentantes de groupes conservateurs qui sont notamment opposés à l’avortement ou fermés à la diversité sexuelle. Il s’agit de Lisa Correnti, vice-présidente générale du Center for Family and Human Rights et de Grace Melton, du think tank Heritage Foundation.

. Le Devoir - Organismes communautaires - Laissons décider les citoyennes sur le terrain
Le 6 mars dernier, le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, annonçait une enveloppe de 20 millions pour du financement ponctuel et par projet pour les organismes communautaires autonomes intervenant auprès des familles. Contrairement au financement à la mission, ce type de financement impliquera une lourde bureaucratie en rédaction de projet et reddition de comptes pour les organismes communautaires et en analyse pour le gouvernement. Ces organismes comptent majoritairement des femmes parmi leurs membres et employées, tout comme l’ensemble du milieu communautaire.

. Châtelaine - Qui sont les jeunes féministes ?
Elles ont compris que le sexisme, et même la haine des femmes se porte encore très bien, merci. Voici comment ces jeunes féministes s’y attaquent. "Aujourd’hui, elles arrivent avec le fameux t-shirt “Je parle féministe”, connaissent les enjeux qui touchent les femmes ici comme ailleurs dans le monde et militent parfois depuis le cégep", observe la sociologue, Élisabeth Mercier, à présent professeure adjointe à l’Université Laval. Naïma Hamrouni, sa collègue au Département de science politique, n’en revient pas encore de la foule de jeunes femmes venues assister l’an dernier au lancement d’un recueil de textes savants qu’elle a codirigé, Le sujet du féminisme est-il blanc ?

. Le Monde - Europe : les entreprises peuvent interdire le voile sous conditions
La Cour de justice de l’Union européenne a rendu son avis mardi concernant les cas de deux femmes musulmanes licenciées en France et en Belgique. Les entreprises privées ont le droit, sous conditions, d’interdire le port du voile à leurs salariées. Telle est la réponse donnée mardi 14 mars par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). La Cour de Luxembourg précise néanmoins le cadre dans lequel une telle mesure peut être mise en œuvre sans être discriminatoire. Il faut en premier lieu qu’un règlement intérieur de l’entreprise prévoit l’interdiction pour les salariés de porter sur le lieu du travail des signes visibles de leurs convictions politiques, philosophiques ou religieuses. Au-delà des deux affaires qui étaient soumises à la CJUE, cette décision de principe servira désormais de référence pour le monde du travail dans l’ensemble de l’Union, en tout cas en ce qui concerne les entreprises privées.

. Le Nouvelliste (Haïti) - Une vingtaine de femmes haïtiennes honorées
Elles ont été mises en valeur, le 8 mars, par des jeunes peintres de l’atelier Kalfou Richès, pour leur contribution à la société au niveau littéraire, musical et social. L’exposition avait pour thème "Les femmes construisent une autre Haïti". Les tableaux présentent le sourire, l’espoir et le courage de ces femmes modèles dans un pays où vivre en tant que femmes est quelque chose de très difficile. Dans une enquête réalisée par l’organisation non gouvernementale Save the Children sur la santé, l’éducation, l’opportunité pour les femmes et publiée en octobre 2016, Haïti est classée 105e sur 144 pays. Les femmes représentent plus de 52% de la population haïtienne. Pourtant, une enquête de Mag Haïti réalisée en décembre 2016 précise qu’il n’existe pas de politique publique en matière de santé pour le genre féminin.

. Le Devoir - Luttes de femmes dans un monde pourri
Il est rare qu’un roman trouve une seconde vie éditoriale dans sa propre langue après trente ans. C’est pourtant l’aventure d’Héritières (Splendid Hotel, Forever Valley, Rose Mélie Rose) de Marie Redonnet, trilogie qu’elle écrivit en rafale. Ces oeuvres évoquent la courte vie dramatique de trois jeunes femmes : l’une dans un marécage, l’autre entre un presbytère et un bordel, la troisième dans une île où elle erre jusqu’à accoucher en trouvant la mort. Redonnet a dit sa proximité avec ces femmes démunies. Quoi qu’elles tentent, ces femmes échouent à déjouer le destin. Mais elles fascinent, avec leur courage, leur peu de moralité et de dégoût. Ce qui les engloutit, c’est l’excès de dureté du monde et leur dénuement, idée abstraite sous un pessimisme teinté d’humour noir. Elles sont de toutes les époques, avec leurs corps de travailleuses, leurs ventres ouverts, leur épuisement fatal.

. Le Monde - Les Argentines, fer de lance du féminisme sud-américain
Dans la moiteur de l’été austral, des centaines de milliers d’Argentines se sont rassemblées, mercredi 8 mars, à Buenos Aires, marchant du Congrès jusqu’à la Casa Rosada, le palais présidentiel, pour revendiquer leurs droits. Elles ont fait grève, elles ont crié leur colère, elles ont bruyamment envahi les rues, la plupart vêtues de noir, parfois accompagnées d’hommes. Comme un peu partout dans le monde, mais les femmes argentines sont aussi des fers de lance du mouvement féministe international. Un des détonateurs de leur rébellion a été, début 2015, une vague vertigineuse de "féminicides" relatés dans la presse.

. TRADFEM - Quand un agresseur conjugal n’est-il pas un agresseur ?
Les agresseurs conjugaux passent beaucoup de temps et d’énergie à nier leur violence à l’égard de leur victime/survivante. Il est crucial pour eux de ne jamais admettre ce qu’ils ont fait ou continuent de faire à une femme. C’est en partie important parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent pas arrêter de le faire. C’est surtout essentiel de le nier pour ne pas devoir le reconnaître, devoir être arrêté pour cela, devoir en payer le prix toute leur vie. Comme la femme qu’ils ont agressée. Confronté à des preuves de sa violence, l’homme va simplement faire semblant qu’il ne peut pas les voir. Les hommes qui agressent leur conjointe maîtrisent bien les tactiques de minimisation et de déni de leur comportement violent. Cela leur permet de continuer.

. Diacritik - Duras : "L’homme devant la femme est encore l’homme devant l’animal"
Dans un très bel ouvrage que Suzanne Horer et Jeanne Socquet consacraient en 1973 à la place de la femme dans l’art, parmi les quelques beaux témoignages de femmes artistes publiés, la parole était donnée à Marguerite Duras qui mettait précisément l’accent sur la nécessité, de la part de la femme écrivain et cinéaste qu’elle représentait, de s’exposer avec force et conviction sur la scène médiatique pour faire face à un dehors masculin hostile et toujours prêt à suffoquer la parole féminine. Le titre du livre, La Création étouffée, annonçait déjà le projet des deux auteurs : aller interroger le pouvoir créateur qui est plus volontiers accordé aux hommes comme si la création était un ensemble monolitique réservée à une seule portion du monde.

. L’Actualité - Les filles se penseraient moins brillantes que les gars
Posséder un intellect d’exception, un esprit particulièrement pénétrant ou inventif, est une qualité qu’on imagine plus spontanément chez les hommes que chez les femmes. Ainsi vont les stéréotypes. Ces idées reçues ne sont pas en voie de se résorber, bien au contraire. Le réflexe d’associer le génie au sexe masculin est encore bien présent, et il prend racine dès la tendre enfance, ont découvert des chercheurs américains. Dès l’âge de six ans, les fillettes commencent à avoir plus de mal à croire que les femmes et les filles puissent posséder une intelligence supérieure. Et déjà, elles se détournent des activités qui semblent exiger de telles facultés.

. Le Quotidien - Un congrès pour les femmes élues des Premières Nations
Des femmes autochtones de partout au Québec participeront à un congrès des femmes élues des Premières Nations qui se tiendra à Roberval en avril. Pour la vice-chef Marjolaine Étienne, il s’agit d’un colloque très important qui parlera principalement du développement de l’entrepreneuriat chez les femmes autochtones. Le colloque, qui se tiendra du 3 au 6 avril, devrait accueillir 50 femmes siégeant à des conseils de bande. Ce congrès sera l’occasion pour ces femmes d’échanger sur la place qu’elles peuvent occuper dans les communautés et des moyens pour y parvenir. Des ateliers et des conférences viseront à leur donner des outils pour développer leur autonomie économique et politique.

. Le Devoir - L’incohérence de la laïcité "ouverte"
Le Québec a vécu un nouvel épisode révélateur de la confusion qui règne autour de la laïcité avec la saga du crucifix de l’hôpital du Saint-Sacrement de Québec. Le débat autour de cette question dépasse le seul enjeu du crucifix en question et mérite qu’on s’y attarde. Le principal argument exprimé par les opposants au retrait du crucifix peut se résumer ainsi : on retire les symboles identitaires de la majorité et on laisse les autres religions s’afficher. Cet argument n’a de poids que dans le contexte flou de la laïcité ouverte où, tel que le recommandait le rapport Bouchard-Taylor, on retire les symboles religieux des institutions publiques (qui sont forcément chrétiens) tout en permettant aux fonctionnaires et agents de l’État d’afficher leurs propres symboles religieux (qui sont autres que chrétiens). Agir de la sorte crée une apparence de privilège accordé aux uns et refusé aux autres, d’où le sentiment de frustration ressenti par plusieurs.

. TV5 - Violences faites aux femmes en Égypte : quand un régime se dit féministe et persécute les féministes
En Égypte, en ce début 2017, il devient de plus en plus difficile de critiquer le gouvernement, singulièrement quand on est féministe. Les autorités égyptiennes semblent déterminées à éliminer non pas les violences faites aux femmes dans les espaces publics et privés mais les activistes qui les dénoncent. Malgré le travail essentiel qu’elles mènent pour combattre les violences faites aux femmes, et le soutien qu’elles apportent aux victimes depuis des années, ces militantes sont décrites comme des “espionnes”, des personnes qui “mettent en danger la sécurité du pays”, et incitent à la “libération irresponsable” des femmes.

. Radio-Canada - Des femmes autochtones marchent pour l’eau
Une quinzaine de personnes ont souligné la journée internationale des femmes en parcourant 10 kilomètres autour du lac Nepawin à Sudbury. Cette marche visait à honorer les femmes et leur rôle traditionnel de gardiennes de l’eau dans la culture anishnawbe. L’eau est vitale à la vie tout comme le sont les femmes à leur communauté, explique l’une des organisatrices, Celeste Contant-Rodrigues. C’est une occasion pour elle de célébrer les différents modèles que sont les femmes d’aujourd’hui pour les générations futures.

. La Presse - Parité. Comme par magie
Les gouvernements (surtout celui de Justin Trudeau, qui se proclame féministe de par le monde) disent pourtant être en faveur de la parité… mais sans mesures contraignantes. Alors comment vont-ils faire ? Espèrent-ils qu’une fée lancera un sort à tous les Parlements du pays pour que le Canada se réveille un matin avec 50% de femmes députées ? La parité se prépare, elle demande qu’on se penche sur les meilleures pratiques, stratégies, celles qui conviennent le mieux selon les gouvernements ; tout cela n’est pas simple et prend du temps. Il faut aussi s’éduquer, dans le grand public, sur ce que veut dire la parité et sur ses enjeux. Il faut faire valoir ce que l’arrivée des femmes a changé dans nos vies pour constater qu’il est important qu’elles y soient, en politique.

. Le Devoir - États-Unis - Les femmes au pied du mur
À Ciudad Juarez, depuis plus de 20 ans, les femmes meurent. À un rythme si élevé et dans de telles proportions que l’on y parle de "féminicide". Les meurtres, les mutilations, les fosses communes appartiennent à la réalité de cette zone frontalière, ville jumelle de l’agglomération texane d’El Paso, dont l’histoire récente est attachée à l’ALENA, à l’implantation des maquiladoras, au désengagement de l’État mexicain et à l’emprise des cartels de la drogue. La féminisation des flux migratoires (de plus en plus de femmes seules ou avec leurs enfants entreprennent le voyage vers le nord), l’impunité des criminels et l’inaction du gouvernement expliquent en partie l’ampleur du phénomène. Dans ce contexte, le durcissement graduel de la frontière américaine ne fait qu’accroître cette vulnérabilité puisqu’elle oblige à prendre des passages plus dangereux, impose de recourir à des passeurs. Car devant la violence au sud, il y a, en miroir, celle plus insidieuse qui croît au nord de la ligne frontalière.

. Ricochet - Le repos des guerrières
En ce 8 mars, dans le cadre de la journée internationale des femmes, un appel à la grève a été lancé à travers une trentaine de pays. Les Argentines en profiteront par exemple pour dénoncer les féminicides qui ont lieu dans leur pays. #VivasNosQueremos. "Nous nous voulons vivantes". Aux quatre coins du globe, des femmes refuseront d’aller à leur travail salarié, mais aussi de faire du travail émotionnel (notamment de rassurer des hommes au sujet du fait que non non non, le patriarcat ce n’est pas eux), de s’occuper des enfants, de faire à manger, du ménage, des courses, de se forcer à sourires, de flirter, de se maquiller, de se raser les jambes. La situation de celles qui s’en plaignent (autrement appelées "les féministes") est encore plus accablante. Loin d’avoir lieu uniquement sur les réseaux sociaux, la véhémence des dominants exprime la résistance de ceux qui savent qu’ils vont y perdre au change.

. Le Devoir - 50 Margie Gillis, un peu partout dans le monde
Que restera-t-il lorsque la soliste et chorégraphe étoile Margie Gillis, 63 ans, ne pourra plus danser ? Il restera 50 danseurs — femmes et hommes, jeunes ou matures —, un peu partout dans le monde, qui sauront danser ses solos, enseigner à sa manière, transmettre sa philosophie ou travailler, par la danse, à la transformation de conflits. Projet Héritage, de Margie Gillis, qui inclut parmi ses étapes un spectacle, permet à la danseuse de léguer une part de ce qu’elle a construit et compris au cours de sa remarquable carrière.

. TRADFEM - Meghan Murphy - Rappelons-nous du véritable sujet du féminisme : les femmes
Des gens nous répètent constamment que le féminisme est pour tout le monde. Ce "féminisme" n’est pas un mot effrayant – tout ce qu’il signifie est "l’égalité". Mais ces gens ont tort. Le féminisme n’est pas pour tout le monde, et peut-être que celles et ceux qui sont effrayés par ce mot ont raison de l’être. Le féminisme est à propos des femmes. Et si vous n’aimez pas cela, vous n’allez probablement pas aimer beaucoup le féminisme. Quand Andrea Dworkin a dit : "Je suis une féministe radicale, pas du genre marrant", voici ce qu’elle voulait dire : Que quoi qu’il arrive, son féminisme était centré sur la libération des femmes et rien de moins. Dworkin refusait de biaiser : son féminisme faisait peur.

. BFMTV- Hillary Clinton appelle les femmes à ne "jamais perdre leur résistance"
L’ancienne candidate démocrate à la présidentielle américaine de 2016 s’est dite encouragée par la mobilisation de la société civile depuis son échec du 8 novembre dernier, et notamment celle des femmes, qui ont manifesté à plusieurs reprises à travers le pays, engendrant notamment la création du mouvement "Women’s March"."Ne perdez pas votre optimisme, votre persistance et votre résistance", a-t-elle ainsi lancé à son auditoire féminin, lors de cet événement organisé à Washington. "Nos voix n’ont jamais été si nécessaires".

. Le Progrès - La dame blanche au piano vit et dort à Saint-Ex
Nobuyo a trouvé le bonheur à Lyon-Saint-Exupéry. Depuis six mois, elle joue du piano jour et nuit à la gare TGV. Voyageuse sans domicile, elle a posé son baluchon et se nourrit d’eau chaude, de noisettes et d’espace. "Elle dort souvent ici, à l’espace Welcome, nous explique Émilie, la coordinatrice. Elle est très précautionneuse, très discrète. Elle ne mendie jamais et joue du piano divinement bien." D’origine japonaise, Nobuyo est canadienne et traîne ses sacs, son violon et son Niccolo (peluche) sur tous les continents. Mexico, Vancouver, Milan, le grand Nord, le Japon… Autant d’étapes d’un voyage spirituel et d’une quête mystique.

. L’Actualité - Ottawa alloue 650M$ en aide internationale pour la santé reproductive des femmes
Le premier ministre Justin Trudeau et la ministre du Développement international Marie-Claude Bibeau ont profité du 8 mars, Journée internationale des femmes, pour annoncer l’allocation d’une aide internationale de 650M$ qui s’étalera sur trois ans et sera consacrée à la santé reproductive des femmes, y compris la contraception et l’avortement. La date de cette annonce importait à la ministre Bibeau. Selon elle, le 8 mars est "une journée pour réaffirmer que pour maîtriser pleinement notre destin, nous les femmes devons d’abord avoir le contrôle de notre propre corps". L’aide canadienne pourra également servir à prévenir la violence contre les femmes, les mariages précoces et la mutilation génitale.

. La Presse - Prostitution juvénile : les gangs de rue s’activent à Longueuil
À Longueuil, 125 adolescentes sont recrutées en moyenne chaque année à des fins de prostitution. Et les gangs de rue sont en pleine période "intensive" de recrutement. "Il y a un recrutement intensif qui se déroule dans la ville actuellement", confirme le directeur de la maison Kekpart, à Longueuil, Richard Desjardins. Ces jours-ci, le téléphone de l’organisme qui vient en aide aux jeunes vulnérables ne dérougit pas. Les appels proviennent de parents inquiets d’un changement de comportement chez leurs enfants ou encore des écoles aux prises avec des jeunes à problèmes. La prostitution juvénile est l’une des sources de revenus des gangs de rue. Et cette activité lucrative se déroule souvent à l’abri des regards. Des membres louent des logements pour faire travailler les jeunes filles sans attirer l’attention des autorités.

. Le Devoir - Héritières du suffrage - Un Parlement entièrement féminin pour un jour
Ces 338 femmes, provenant de chacune des circonscriptions électorales du pays, ont été recrutées au cours de la dernière année dans le cadre de l’initiative "Héritières du suffrage". Leur session a débuté par un discours de la première première ministre du Canada, Kim Campbell, qui foulait ainsi le tapis vert de l’enceinte parlementaire pour la première fois depuis 1993. Après leur avoir prodigué des conseils sur les rouages du Parlement, Mme Campbell a souligné à quel point il était nécessaire d’augmenter le nombre d’élues pour qu’on en arrive à trouver normale la façon d’être des femmes en politique. Rona Ambrose, chef conservatrice par intérim les a invitées à être "frondeuses", "courageuses" et à ne pas avoir peur.

. Le Journal Métro - Rendre les autochtones visibles
Près de 1000 films plus tard, la réalisatrice Manon Barbeau peut dire mission accomplie. Son organisme Wapikoni, basé à Outremont, a réussi à transformer des centaines de vies dans les communautés autochtones et donner une voix à de nombreuses femmes grâce au cinéma. Retour aux études, nouvel emploi, reconnaissance à l’international, la productrice a en tête de nombreuses histoires à succès d’autochtones chez qui la réalisation d’un court-métrage avec Wapikoni a eu un impact majeur dans leur parcours. À ses débuts, Wapikoni attirait peu les femmes. Treize ans plus tard, elles représentent 50% des quelques milliers de participants impliqués avec l’organisme.

. Le Devoir - L’ONF vise la parité pour de nombreux postes de création d’ici 2020
L’Office national du film du Canada (ONF) s’engage ainsi à atteindre la parité dans les secteurs, entre autres, du montage, de la scénarisation, de la composition musicale, de la conception, de la direction de la photographie et de la direction artistique. L’ONF considère qu’il s’agit de disciplines où les femmes sont "minoritaires", citant des chiffres recueillis par l’organisation Women in View. Sur un échantillon de 91 films en 2013-2014, seulement 17 pour cent des réalisateurs et 22% des scénaristes étaient des femmes. Chez les directeurs photo, seulement 12% des postes étaient occupés par des femmes. Pour y arriver, l’agence dit qu’elle travaillera de pair avec des organismes, tels que Réalisatrices Équitables ou Women in View, pour sonder le portrait de l’industrie. Elle compte aussi discuter avec les syndicats et les écoles, afin d’évaluer des formations possibles.

. Le Parisien - Les femmes invisibles à l’écran, selon un collectif féministe
Un collectif féministe demande à la ministre de la Culture, à la veille de la journée de la Femme le 8 mars, de "prendre enfin les mesures qui s’imposent en termes de dotations et de nominations à parité financées par l’argent public afin que les femmes y trouvent la place qui leur revient de droit". Selon une lettre rendue publique mardi, "à partir de 50 ans, les femmes développent un super-pouvoir, elles deviennent invisibles. Surtout à l’écran." La lettre pointe la faible représentation des femmes dans les programmes de la Cinémathèque Française. Ainsi, pour sa prochaine exposition "Mômes & cie", consacrée à l’enfance, la Cinémathèque "réussit le tour de force de ne programmer aucun film de femme-cinéaste et de n’inviter qu’une seule réalisatrice, Céline Sciamma, à participer à une table ronde".

. Wikipedia - Projet : Art+Féminisme/2017/Montréal/UQAM
L’édition 2017 de Art+Féminisme à Montréal a notamment lieu à la Bibliothèque des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) à l’initiative du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) en collaboration avec le Service des bibliothèques de l’UQAM. Cette page est consacrée à cette initiative. L’événement aura lieu le 8 mars 2017. Chaque participante, chaque participant est libre de prendre part à l’événement à tout moment, entre midi et 18 h. La journée débutera par une allocution d’Amber Berson, coordonnatrice des initiatives Art+Féminisme au Canada, qui sera suivie d’un atelier d’initiation à la contribution à Wikipédia.

. Diacritik - Du plus loin qu’elles s’en souviennent
Depuis des temps immémoriaux, la Tunisie, ce grand petit pays, le seul du monde arabe à n’avoir pas réduit à rien ou transformé en guerre la vague révolutionnaire née en janvier 2011 sur son sol, s’est fait une spécialité… de ses femmes. Coïncidence ? Des femmes parfois insoumises, voire rebelles. Et assoiffées de liberté – bien avant que ne soit proclamé, en 1957, sous la présidence d’Habib Bourguiba, le fameux Code du statut personnel, qui fait des Tunisiennes, contre vents et marées, les moins discriminées du monde arabo-musulman. Trois livres en témoignent, signés Sophie Bessis, Michèle Lesbre et Saber Mansouri.

. Courrier international - 40e Journée des droits des femmes sur un air de contestation
Pas de cadeaux, pas de fleurs, des actes : la 40e journée internationale des droits des femmes, mercredi, sera l’occasion de rappeler que la lutte pour l’égalité est toujours d’actualité, face à la résurgence de discours sexistes qui inquiète les mouvements féministes. Explosion du nombre de féminicides en Amérique latine, remise en question du droit à l’avortement en Europe, libération des discours machistes : officialisée par les Nations unies en 1977, la journée du 8 mars fera écho cette année aux rassemblements de millions de personnes organisés ces derniers mois pour défendre leurs droits.

. Le Soleil - Une accusation lourde de sens
L’article de François Bourque, "Éviter le piège du voile", laisse suggérer prosaïquement que ceux qui sont en faveur de l’interdiction du voile dans les institutions de l’État québécois (comme je le suis) sont des racistes. "Ça se peut que j’aie été raciste face au voile", explique une personne interrogée. "Elle a longtemps eu sur le voile une opinion très tranchée, proche, dit-elle, de la militante anti-islamiste Djemila Benhabib", explique alors le journaliste dans le même paragraphe. Grave accusation s’il en est une, lourde de sens, qui dépasse largement ma simple personne tant il est vrai qu’une majorité de Québécois se reconnaissent dans ce principe d’interdiction des signes religieux dans la fonction publique. Cette posture fait-elle de nous des racistes ?

. Radio-Canada - Manque de sages-femmes : le quart des Ontariennes qui en cherchent n’en trouvent pas
En 1994, l’Ontario devient la première province canadienne à réglementer la profession de sage-femme et à intégrer ces praticiennes au système de santé. Depuis, le recours aux sages-femmes n’a cessé d’augmenter dans la province. L’an dernier, 16 des accouchements en Ontario étaient assistés par une sage-femme, la grande majorité en milieu hospitalier. Mais 27% des femmes qui tentent d’obtenir les soins d’une sage-femme n’y arrivent pas. Malgré la popularité croissante des sages-femmes, le nombre de places disponibles dans les trois programmes d’études n’a pas changé depuis 2008. Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée mentionne que le gouvernement n’a pas l’intention d’augmenter le nombre de places disponibles, sans toutefois expliquer pourquoi.

. Le Journal Métro - Parité homme-femme à l’Assemblée nationale : d’ex-élues réclament une loi
Lasses d’attendre le grand soir, d’anciennes parlementaires ont décidé de se regrouper pour réclamer l’adoption d’une loi contraignante visant à donner enfin aux femmes la place qui leur revient à l’Assemblée nationale. Car seule une loi peut renverser la tendance et faire en sorte que les partis politiques ne puissent plus se défiler, selon ce nouveau regroupement non partisan, formé de plusieurs anciennes députées et ministres. Une telle loi stipulerait que tous les partis politiques doivent présenter un minimum de 40 % de candidates aux élections générales.

. Le Devoir - Les grandes oubliées - L’histoire invisible des femmes
Et si l’histoire devait s’écrire autrement ? Quelle place l’Histoire fait-elle aux femmes ? "Les gens ne se rendent pas compte qu’il y a de l’idéologie et des constructions historiques qui font en sorte de les écarter de leur société", soutient l’historienne Micheline Dumont. Comment écrit-on l’histoire au regard des femmes, c’est-à-dire de la moitié de l’humanité ? Prenons l’exemple de Wikipédia. En 2017, en français, 16,1 % seulement des biographies de l’encyclopédie coopérative sont consacrées à des femmes. En langue anglaise, guère mieux : 16,85 %.

. TV5 - "Hidden figures", femmes occultées de la conquête spatiale aux États-Unis
Un film, après un livre, sort de l’ombre, où elles avaient été poussées, ces "Hidden figures", personnes cachées de la conquête spatiale aux États-Unis. Des scientifiques, brillantes, qui avaient le tort d’être femmes et noires, frappées par une double ségrégation sexuelle et raciale. Une histoire très actuelle à méditer et à savourer. En dépit de la ségrégation qui les obligeaient par des lois multiples à ne pas s’asseoir hors des places réservées dans les autobus, à utiliser des toilettes séparées, à vivre dans des quartiers ghettos, Dorothy Vaughan, Katherine Johnson, Mary Jackson et Christine Darden, ont commencé à travailler à Langley, le premier centre de recherche aéronautique américain, dès le début des années 1940. À cause de la guerre.

. Radio-Canada - Harcèlement sexuel : la sincérité des excuses de la GRC mise en doute par un psychiatre
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a beau avoir présenté des excuses publiques à des centaines d’employées ayant subi de la discrimination ou du harcèlement sexuel au fil des années, ses agissements douteux en la matière se poursuivent, accuse un psychiatre de Vancouver. Le Dr Greg Passey en tient pour preuve le sort que la police fédérale fait subir à Atoya Montague et Susan Gastaldo, deux employées de son détachement britanno-colombien qui sont actuellement en congé de maladie et qui sont sur le point d’être congédiées. Les deux femmes, qui souffrent d’un syndrome de stress post-traumatique et qui sont traitées par le psychiatre, poursuivent la GRC au civil. Le psychiatre Greg Passey dit avoir été intimidé par des cadres de la Gendarmerie royale du Canada qui lui ont rendu visite l’automne dernier.

. 7 sur 7 - La politique d’austérité, "un acte de violence économique contre les femmes"
Une centaine de femmes se sont rassemblées samedi midi place de la Monnaie à Bruxelles et ont formé une chaîne pour symboliquement "serrer la ceinture au gouvernement". Une action organisée par le mouvement Marche mondiale des femmes, en préambule à la Journée internationale des droits des femmes célébrée chaque année le 8 mars. Selon les manifestants, la politique d’austérité menée en Belgique constitue "un acte de violence économique fait aux femmes", avec un effet négatif disproportionné à leur égard. Les coupes budgétaires forcent les femmes à accepter majoritairement des contrats à temps partiels, avec une protection sociale diminuée et un calcul de pension qui leur est de plus en plus défavorable.

. Le Devoir - Loi sur les transgenres : le Sénat dit son premier oui
Le Sénat a donné son premier appui jeudi au projet de loi C-16 interdisant la discrimination envers les transgenres. Même le conservateur Don Plett, pourtant farouchement opposé à l’initiative, a cru bon donner son feu vert pour que se poursuive la réflexion. M. Plett espère démontrer les risques d’ériger en loi le constructivisme social en citant le cas d’un Torontois cinquantenaire qui se présente maintenant comme une fillette de six ans aimant jouer à la poupée avec les petits-enfants de ses parents adoptifs. Selon lui, l’adoption de C-16 est dangereuse car elle met "prématurément un terme à un débat sur les genres qui n’est pas réglé et qui repose sur une théorie sociale fautive" à savoir qu’il existe "un spectre infini de genres".

. Les Vigilantes - Féminisme & laïcité. Questionnaire des VigilantEs à l’intention des candidats à l’élection présidentielle 2017
Les VigilantEs sont préoccupées par le climat mondial de violences envers les femmes. Les droits et libertés des femmes sont partout menacés par les conservateurs et les fondamentalistes religieux qui s’acharnent à repousser l’égalité femmes-hommes et même à anéantir ce qui semblait acquis, tels les droits à la contraception et à l’avortement, et l’éducation à la sexualité. Pour le 8 mars 2017, les VigilantEs, réseau féministe et laïque, ont adressé un questionnaire aux candidatEs à la présidentielle. Le groupe publiera leurs réponses sur son blogue.

. Le Devoir - Ethel Stark, créer son orchestre pour pouvoir tenir la baguette
Le changement de nom du parc Claude-Jutra, devenu parc Ethel-Stark en juin dernier, a attiré l’attention sur cette pionnière, violoniste virtuose, née à Montréal en 1910 et fondatrice en 1940, avec la mécène Madge Bowen, de la Symphonie féminine de Montréal, premier orchestre symphonique féminin créé au Canada. Ethel Stark dirigera cet ensemble pendant 28 ans et l’amènera en 1947 au Carnegie Hall. La Symphonie féminine de Montréal fut ainsi le premier orchestre canadien à se produire dans la mythique salle new-yorkaise. Les premiers soubresauts d’une féminisation possible du métier de chef d’orchestre étaient dans l’air du temps au début des années 1930. Créer un orchestre féminin était à l’époque un moyen non seulement pour les femmes tentées par la direction d’orchestre de pouvoir exercer leur passion, mais aussi pour les musiciennes de jouer publiquement des instruments jugés « masculins », comme le violoncelle ou la trompette.

. l’aut’journal - Le 8 mars et la laïcité
Au moment où se forment, au sud de la frontière, de noirs nuages (anti-avortement, anti-immigration, anti-syndicalisme, etc.), qui commanderaient de serrer les rangs et de reprendre l’initiative de la lutte, le mouvement est paralysé par le débat sur les signes identitaires qui occupe tout l’espace médiatique. D’aucuns disent qu’il faut le mettre de côté pour passer aux « vraies affaires ». C’est le cas du gouvernement Couillard, qui retire du débat le projet de loi 62 sur les signes religieux et le remplace par l’étude des dispositions des corporations professionnelles qui bloquent l’accès aux professions des immigrants. Une même attitude prévaut également à gauche. Dans le livre « Ne renonçons à rien », compte rendu des 169 assemblées de cuisine et 19 consultations publiques de la tournée « Faut qu’on se parle », le thème de la laïcité est complètement évacué.

. The Conversation - Éducation sans violence : un si long chemin
Avec l’annonce par Laurence Rossignol du premier plan de lutte contre les violences faites aux enfants, le 1er mars, la question de leur prévention focalise enfin l’attention. L’idée de les élever sans violence fait, lentement, son chemin dans notre pays, même si la majorité des citoyens considèrent encore la fessée comme un geste sans grande conséquence. "En 2014, quand j’ai commencé à parler d’éducation sans violence, je me suis heurtée à du scepticisme, à de la raillerie, voire à de l’hostilité, déclarait la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes en décembre 2016. Aujourd’hui, de très nombreuses personnes soutiennent ces pratiques". Pas plus tard qu’en janvier, pourtant, le gouvernement a encore essuyé un revers dans son effort pour modifier les pratiques au sein des foyers.

. Le Devoir - Catherine Dolto et mam’zelle la clown
Catherine Dolto est à Montréal. Fille et collaboratrice de Françoise Dolto, vous savez cette grande psychanalyste française qui aura sorti l’enfance des limbes pour l’analyser, la connaître et tenter de l’épanouir. Pédagogues et auteures de mère en fille ; l’une, Catherine, étant légataire du droit moral de l’autre, marchant sur la voie maternelle mais à sa manière. "Que vous a apporté Françoise Dolto ?" je lui demande. — Tout. Son père, Boris, était kinésithérapeute. Catherine Dolto est tombée toute jeune dans la marmite de l’éveil pour n’en point ressortir. "Les fées qui se penchent sur votre berceau ne donnent pas, elles prêtent, estime-t-elle. Si on ne rend pas à la hauteur de ce qu’on a reçu, c’est perdu." La voici aux côtés d’Emma la clown (Meriem Menant) pour leur spectacle au théâtre Outremont les 2, 3 et 4 mars.

. Le Figaro - Un site imagine l’Amérique de Hillary Clinton présidente
Si Hillary Clinton avait remporté l’élection présidentielle américaine en novembre 2016, à quoi ressemblerait le monde aujourd’hui ? C’est à cette question que tente de répondre la créatrice anonyme du site hillarybeattrump.org. La femme derrière le projet a confié au Washington Post son désir de rester anonyme afin d’éviter tout risque d’être prise pour cible par les sympathisants conservateurs. "Hillarybeattrump est destiné à servir les libéraux pour croire à une autre réalité", a-t-elle confié. Cependant, la créatrice du site ne cache pas qu’une grande partie du trafic provient... des sympathisants du camp adversaire qui n’hésitent pas à laisser des commentaires haineux.

. France Info - Visite en avant-première du premier musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine
Le 26 mars prochain, la petite ville de Nogent-sur-Seine dans l’Aube inaugurera le tout premier musée Camille Claudel. 43 oeuvres célèbres issues de donations sont à découvrir dans la maison où la famille de la sculptrice vécut pendant trois ans. Le musée de Nogent dispose d’acquisitions faites depuis 2008, dont des collections privées de Reine-Marie Paris, la petite nièce de Camille Claudel. De la "Vieille Hélène" à "l’Aurore" en passant par "La femme accroupie", le musée dispose aussi de la monumentale sculpture "Persée et la Gorgone" datée de 1902.

. Le Devoir - Marie Rollet était veuve au moment de son mariage avec Louis Hébert
Selon des recherches de l’historien Jacques Mathieu dévoilées mardi, Marie Rollet, épouse de Louis Hébert, était veuve au moment de son mariage avec lui en l’église Saint-Sulpice à Paris. "On ignorait jusqu’ici la date du mariage entre les deux : février 1601." Après la mort de Louis Hébert, survenue en mai 1629, Marie Rollet se remariera à nouveau, cette fois avec Guillaume Hubou. Elle est morte à Québec en 1649. L’attention des historiens a surtout été consacrée par le passé à Louis Hébert. Mais la vie de Marie Rollet témoigne certainement de la condition des femmes de son époque, aux prises avec une mortalité infantile terrible et la nécessité de trouver à tout prix mari.

. Entre les lignes entre les mots - Femmes, partout dans le monde, mobilisez-vous
Appel à l’action de la Via Campesina pour le #8Mars. Pour les femmes de la Via Campesina du monde entier, le 8 mars est une journée de lutte, de résistance, de dénonciation contre le système capitaliste, les multinationales, le patriarcat et le machisme, qui oppriment, exploitent et violent les femmes. C’est aussi une journée de solidarité avec les luttes des femmes. En tant que paysannes, nous sommes pleinement engagées dans la lutte pour la souveraineté alimentaire comme solution pour un changement systémique.

. Le Journal de Montréal - Islamophobie et droits de la personne
Au cœur du litige, un conflit entre deux conceptions des droits de la personne, une laïque, portée par les pays démocratiques, et une théocratique, défendue par le régime wahhabite, qui a fait du salafisme politique et djihadiste sa religion d’État. L’Arabie saoudite s’est opposée à plusieurs dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, notamment les articles 1, 13, 16 et 18. Elle s’est déclarée : 1) contre le principe selon lequel "tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits" ; 2) contre le fait que "toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État", considérant qu’il est interdit aux non-musulmans de circuler à la Mecque ; 3) contre le "libre consentement des époux" en cas de mariage, car, dans le royaume de la débauche, la pédophilie est légitimée par des mariages arrangés avec des petites filles ; enfin, 4) contre « la liberté de pensée, de conscience et de religion », car ce droit implique la liberté de changer de religion. Or, l’apostasie est un crime qui appelle la peine capitale.

. Le Huffington Post France - Pendant le discours de Donald Trump devant le Congrès, les élues démocrates ont fait passer un message fort sans dire un mot
On ne pouvait pas les manquer. Des dizaines d’élues du parti démocrate ont revêtu une tenue blanche ce mardi 28 février pour le premier discours au Congrès de Donald Trump. Un code vestimentaire non pas lié au cérémonial dans l’hémicycle de la Chambre des représentants au Capitole, mais qui avait pour objectif de faire passer un message sans avoir à prendre la parole. Comme l’avait annoncé Nancy Pelosi, cheffe des représentants démocrates, sur son compte Twitter quelques heures avant le discours tant attendu, les élues ont choisi le blanc pour soutenir les droits des femmes "que le président ne respecte pas". La couleur est une référence directe aux suffragettes, militantes pour le droit de vote des femmes en Grande-Bretagne puis aux États-Unis au début du 20e siècle.

. Radio-Canada - Les trolls viennent à bout d’une chroniqueuse féministe
Épuisées par le nombre et la violence des commentaires sur les réseaux sociaux, plusieurs femmes dans les médias décident de s’en éloigner. C’est le cas notamment de Judith Lussier, qui a récemment abandonné sa chronique d’opinion largement consacrée aux idées féministes. Mme Lussier estime que les sujets de ses chroniques, le féminisme et l’homosexualité, l’ont particulièrement exposée aux paroles violentes. Elle considère que les féministes génèrent des tensions et de l’incompréhension. Elle regrette que de nombreuses personnes soient convaincues que « le féminisme c’est contre les hommes » et déplore qu’il soit plus facile pour un homme que pour une femme de s’aventurer sur ce terrain. "C’est très rare qu’un homme soit critiqué pour une position féministe", estime-t-elle.

. The Conversation - Pour une recherche et une médecine sexuellement différenciées : des faits biologiques irréfutables
Sous prétexte de parité, on a trop longtemps évité en France de reconnaître les différences biologiques liées au sexe (DLS), entre les hommes et les femmes, au nom de l’égalité mais au mépris des évidences scientifiques. Or certaines stratégies thérapeutiques ou préventives efficaces pour les individus d’un sexe ne sont pas adaptées à l’autre sexe. Ainsi, depuis des années, les essais cliniques incluent, de façon générale, beaucoup moins de femmes que d’hommes, et les femmes font près de deux fois plus d’accidents secondaires liés aux médicaments que les hommes. Le coût humain et financier de cette ignorance, voire de cet aveuglement, est exorbitant ; il serait pourtant évitable à condition que les scientifiques et les médecins en prennent conscience pour alerter et agir en réparant enfin cette grave injustice médicale.

. Radio-Canada - L’enquête sur les femmes autochtones : ne rien imposer aux communautés
L’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) veut s’assurer que toutes les femmes victimes de violence et les familles des victimes qui veulent témoigner seront à même de le faire lors des audiences qui commenceront en mai. Mais des intervenantes autochtones s’interrogent sur la décision de l’ENFFADA de ne pas se rendre dans toutes les communautés autochtones du pays. Pour la porte-parole d’Idle No More Québec, Melissa Mollen Dupuis, il est fort plausible que certaines bandes refuseront d’ouvrir les portes de leurs réserves aux commissaires. Elle s’inquiète aussi du fait que des membres en position de pouvoir dans certaines communautés pourraient aussi être "des personnes qui ont commis des actes répréhensibles envers des membres de la communauté". Ils pourraient donc être moins intéressés à voir des commissaires sur leur territoire.

Le Devoir - Dernier voyage - Mourir dans la dignité… à l’étranger
Au Canada, concernant l’euthanasie et le suicide assisté, en refusant d’inclure les pathologies non mortelles, les élus fédéraux qui ont manqué de courage malgré les recommandations de l’arrêt Carter de la Cour suprême n’ont aucune idée de ce qu’ils font vivre aux personnes affublées d’une telle pathologie ; de par la nouvelle loi, ils ont exclu toutes les personnes souffrantes dont la mort n’est pas « raisonnablement prévisible ». Conséquemment, de mon côté, puisque la neuropathie ou la radiculopathie chronique sévère dont je souffre depuis 20 ans n’est pas mortelle, je n’ai d’autre choix que de me tourner vers la Suisse… et seuls mes proches sont au courant. Il m’est impossible de vivre ce cheminement avec mes professionnels de la santé, seulement avec des médecins et des professionnels suisses que je ne connais pas. La Suisse est le seul pays qui accepte les étrangers. Pour résumer, Dignitas – Vivre dignement – Mourir dignement – accepte toujours d’aider les étrangers à des conditions claires et strictes en accord avec la loi suisse.

<--- Lire les fils de presse des mois précédents.

Mis en ligne sur Sisyphe, mars 2017


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  • Fil de presse, mars 2017
    (1/2) 29 mars 2017 , par

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    (2/2) 12 mars 2017 , par





  • Fil de presse, mars 2017
    29 mars 2017 , par   [retour au début des forums]

    Cela se passe en Europe (chez un ami de Mr Trump) :

    « Ici, le seul moyen d’éviter les risques de viol et d’agression sexuelle, c’est de ne pas naître femme. »

    "Ces agressions, surtout commises entre le printemps 2014 et l’été 2015, toucheraient autant les hommes que les femmes et atteignent parfois un degré de violence extrême. Les auteurs ont ainsi recueilli le témoignage de deux femmes dont la poitrine a été transpercée à l’aide de tournevis et celui d’un homme violé avec une perceuse. Menaces, nudité forcée, électrocution des organes génitaux, mutilations ou viols, dans l’Ukraine en guerre, la réalité des violences sexuelles est multiple. D’après notre enquête et les premiers rapports publiés, elles se déroulent souvent dans des lieux de détention irréguliers (anciennes prisons, bâtiments militaires ou administratifs, maisons ou usines réquisitionnées, mais aussi dans des écoles et des caves)."

    "ce conflit ukrainien se joue presque autant dans les journaux que sur le front. Pour gagner la guerre des esprits, les médias des deux camps n’hésitent pas à brandir le viol comme une arme de guerre utilisée par l’ennemi. Les sites d’informations pro-russes et ukrainiens relatent des cas de tortures sexuelles, de viols de masse ou de viols sur mineures, illustrations photographiques du plus mauvais goût et faux témoignages dûment monnayés à l’appui. Une propagande diffusée largement sur les réseaux sociaux, en particulier par une armée de trolls au service de Moscou, sème la haine autant que le discrédit sur les paroles des véritables victimes. Car derrière les affabulations, se cache une réalité qui n’a parfois rien à envier aux récits propagandistes. Et si les viols dénoncés semblent plus nombreux dans les territoires séparatistes, de l’autre côté du front, dans l’Ukraine contrôlée par les forces de Kiev, les pires exactions ont également lieu."

    "Dans la zone de conflit, les check-points notamment cristallisent aussi les pressions exercées sur les femmes. Aux barrières, des soldats proposent aux femmes de les laisser passer en échange de services sexuels, d’après plusieurs témoignages que nous avons recueillis."

    "Côté ukrainien, dans les zones situées près du front, seulement 30 %** des forces de police étaient encore opérationnelles en 2016. Mais pour ces jeunes filles de Krasnohorivka, comme pour la plupart des victimes de violences sexuelles en Ukraine, la peur des représailles et la honte sont les plus fortes, et elles n’envisagent pas de déposer plainte. Même avant le début du conflit, les survivantes d’un viol étaient déjà bâillonnées : « Ici, il y a une forte culture de la culpabilisation des victimes : on te dit que c’est de ta faute, que tu n’avais pas à t’habiller de telle manière, à trop boire », regrette Nastya Melnychenko.
    Cette trentenaire, elle-même victime d’agression sexuelle il y a plusieurs années, a lancé en 2016 sur les réseaux sociaux en Ukraine et en Russie une campagne, « #Jenaipaspeurdeledire », afin de libérer la parole. Pourtant, le constat de l’activiste est désespéré :
    « Ici, le seul moyen d’éviter les risques de viol et d’agression sexuelle, c’est de ne pas naître femme. »
    Quant à celles qui trouvent le courage de s’adresser à la police, leur dépôt de plainte tourne souvent au cauchemar. Non seulement la police elle-même se rend parfois coupable de violences sexuelles, mais des pressions sont aussi exercées par les officiers ou les soldats accusés, pour que les victimes retirent leurs plaintes."

    "Dans les Républiques populaires de Donetsk (RPD) et de Lougansk (RPL), les structures ukrainiennes n’opèrent plus et ont progressivement fait place à une justice parallèle, déficitaire en personnel, sous-financée et opaque. Un chaos qui explique pour certains activistes le fait que ces violences, même si elles ont été perpétrées des deux côtés de la ligne de front, auraient été plus nombreuses côté séparatiste : « Le territoire n’est contrôlé que par les armes et les criminels, alors que côté Kiev, il y a quand même toujours eu un État et des procureurs. La torture, y compris les violences sexuelles, fait partie là-bas d’une politique pour menacer la population », analyse ainsi Volodymyr Shcherbachenko, coordinateur du rapport Douleur silencieuse. Demandé pour les besoins de cette enquête, l’accès en RPD et RPL nous a été refusé, sans plus d’explication."

    " Les autorités ukrainiennes ont-elles intérêt à enquêter davantage ? Il semblerait en effet que même leurs propres services secrets soient impliqués. C’est en tout cas ce qu’il ressort du témoignage d’un ancien détenu passé par les geôles du SBU (Services de renseignements ukrainiens) que nous avons pu recueillir. Le récent rapport de l’ONU signale également que des violences sexuelles comme technique d’interrogation ont été « le plus souvent perpétrées contre des individus, des hommes surtout, détenus par les services secrets ukrainiens (SBU) et les bataillons de volontaires ».

    De l’autre côté de la ligne de front, les services secrets – russes notamment – ne sont pas en reste, comme nous l’a confirmé un ancien détenu des séparatistes. Il évoque la présence, parmi le commandement, de « membres du FSB », dans ce lieu où « des violences sexuelles se produisaient [et où] ils exploitaient des prostituées ». "

    Plus loin, l’article décrit les tentatives de faire juger ces crimes de guerre par le Tribunal international - et conclue :

    "Pour Olexandr Pavlichenko, un des co-auteurs du rapport Douleur silencieuse, la Russie serait de toute façon déjà en train de faire le ménage : de plus en plus de chefs de guerre disparaissent dans « de mystérieux assassinats », qui sont pour lui des « manœuvres à peine déguisées de la Russie pour nettoyer la mémoire ». Il craint que d’ici un à deux ans, ces criminels n’aient disparu « et avec eux, toute chance d’obtenir la vérité »."

    Extraits de https://www.mediapart.fr/journal/international/280317/ukraine-viols-et-violences-sexuelles-comme-armes-de-guerre?onglet=full

    Fil de presse, mars 2017
    12 mars 2017 , par   [retour au début des forums]

    Chiffres effarants : "chaque année, au moins 400 enfants soient tués dans leur famille, et que 120 à 140 femmes le soient tuées par leur partenaire ou ex-partenaire" (extrait de l’article qui suit) :

    6 mars 2017
    Par Muriel Salmona (psychiatre)

    Le monde à l’envers ! En l’espace de deux jours, une succession de traitements judiciaires particulièrement inhumains concernant des victimes de violences nous a laissé sous le choc. (...)

    Trois situations hallucinantes rapportées par la presse en deux jours

    La première situation est celle d’une fille de 12 ans chez qui on découvre une grossesse. lors d’un examen échographique pour douleurs abdominales. Elle refuse de dire précisément qui est le géniteur et parle de copains lors d’une soirée… C’est la recherche d’ADN sur le fœtus qui va désigner celui qui l’a violée : son beau-père. Elle dénonce alors les viols qu’il lui a fait subir. Et si elle n’a pas parlé dans un premier temps, c’est parce qu’elle l’avait déjà fait en vain 5 ans auparavant : à l’âge de 7 ans elle avait eu la force de dénoncer les agressions sexuelles que lui faisait subir son beau-père. Mais celui-ci avait nié et avait été relaxé à deux reprises par le tribunal correctionnel. Et c’est ainsi que cette enfant dont la parole n’a pas été crue s’est retrouvée exposée à nouveau à son agresseur. Ce dernier bénéficiant de son impunité a pu à nouveau l’agresser et la violer.Et malgré l’ADN il continue à nier…

    La deuxième situation est celle d’un père divorcé qui constate sur son fils 2 ans des hématomes après l’avoir récupéré chez son ex-femme et son nouveau conjoint, il fait constater les lésions à l’hôpital et il porte plainte contre le beau-père. Il récupère dans un premier temps la garde de son fils, mais une enquête sociale lui est défavorable, le suspectant même d’être l’auteur des hématomes constatés. Le père demande une nouvelle enquête qu’il n’obtient pas. Sur la foi de cette enquête sociale, le juge aux Affaires familiales confie alors la garde à la mère. Le père s’y oppose, il est mis en garde à vue à deux reprises et les gendarmes récupèrent l’enfant qui est alors confié à sa mère. L’enfant a 4 ans, 3 mois plus tard il décède, l’autopsie révèle une fracture du crâne, le beau-père est mis en examen et placé en détention provisoire. La plainte pénale de départ a été classée sans suite, après, comme seule investigation, une audition du beau-père qui a nié et a été soutenu par la mère. Pourtant le beau-père de 22 ans avait déjà été condamné plusieurs fois pour violences…

    La troisième situation est celle d’un homme accusé par quatre jeunes femmes de viols, en détention provisoire qui a été libéré par erreur par l’administration judiciaire. ll a été arrêté 10 jours après chez une ex-compagne qui l’accuse de l’avoir frappée avec une ceinture et de l’avoir violée. Il est mis en examen pour agression sexuelle sur personne vulnérable, comme cela arrive fréquemment l’infraction de viol a été déqualifiée en agression sexuelle,(au moins 40% des agressions sexuelles jugées en correctionnel sont en fait des viols déqualifiés, étude du TGI de Bobigny et de l’Observatoire des violences envers les femmes du 93, 2015).

    Chronique d’injustices inconcevables

    (...) Ces trois situations rapportées par la presse ne sont malheureusement pas l’exception, elles reflètent l’injustice et l’absence de protection effarantes que subissent les victimes de violences, particulièrement les femmes et les enfants, pas seulement par la justice mais par toute la société. (...)

    La situation tout aussi inhumaine d’une jeune patiente

    Je peux donner, en plus de ces exemples, celui d’une jeune patiente qui a actuellement 25 ans. Elle a dû interrompre ses études en première, elle vit seule avec sa mère, elle ne peut pas sortir, elle est dans l’incapacité de travailler et est reconnue adulte handicapée. Elle présente de très graves troubles psychotraumatiques consécutifs à des violences physiques et sexuelles commises par son père. Pour elle aussi la justice est restée sourde à ses appels et l’a exposée à son bourreau qui a fini par la violer à l’âge de 7 ans, alors qu’elle avait dénoncé et même écrit au juge des enfants les agissements de son père.

    Père, qu’elle était obligée de voir, malgré les nombreuses démarches et signalements de sa mère qui s’était séparée de lui après de graves violences conjugales alors que sa fille avait 3 ans, et malgré des menaces et un harcèlement permanents après la séparation. Toutes les semaines elle devait rester une journée qui lui paraissait une éternité dans un studio sordide sans rien pour s’occuper, la peur au ventre, avec un père alcoolisé, violent qui s’amusait à la terroriser en permanence. C’était une torture. Il lui faisait croire qu’il avait une bombe dans sa poche et qu’elle allait exploser (il comptait 10, 9, 8, 7, 6…), il lui interdisait de s’enfermer dans les toilettes et ouvrait brutalement la porte la menaçant avec une fourchette à la main en hurlant, urinait devant elle, se mettait nu pour qu’elle apprenne ce qu’était un homme, passait sa main sous son pull pour toucher sa poitrine, ne lui donnait pas à manger de la journée, etc. Tout cela elle l’avait écrit au juge sans que rien ne change, les psychiatres qui suivaient son père (il faisait régulièrement des séjours en hôpital psychiatrique) avaient fait des certificats pour dire à quel point il était essentiel pour lui et pour son équilibre de voir sa fille régulièrement. L’enquête sociale et les expertises psy ont été plutôt à charge pour la mère qui était considérée comme trop angoissée, fusionnelle avec sa fille, la protégeant trop.

    Jusqu’à ce qu’il la viole, ce jour là, il n’a pas pu la ramener à l’heure, elle se trouvait, se rappelle-t-elle, dans un tel état de choc physique et psychique, qu’elle était incapable de marcher. Sa mère paniquée est allée à la police, une fois de plus. La petite, une fois rentrée n’a pas pu parler du viol à sa mère, celle-ci a pu constater qu’elle n’était plus la même. Cet important retard a été pris en considération par la juge, et elle n’a plus vu son père seule mais chez son oncle, ce qui, rapidement, n’a plus intéressé son père. Il a arrêté les visites, mais il a continué à les harceler à distance. (...)

    Pourquoi malgré des chiffes accablants, si peu de personnes se mobilisent

    Comment est-il possible qu’on tolère dans un silence assourdissant et dans la plus grande indifférence, que chaque année, au moins 400 enfants soient tués dans leur famille, et que 120 à 140 femmes le soient tuées par leur partenaire ou ex-partenaire. Depuis le début de cette année, ce sont au moins 21 femmes qui ont déjà été tués par leur partenaire ou ex-partenaire (nous venons d’apprendre ce jour l’assassinat de la 21ème, une femme de 37 ans, mère de 3 jeunes enfants de 2, 4 et 5 ans, qui a été abattue froidement par son ex-conjoint).

    En 2015 ce sont 122 femmes et 22 hommes qui ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, les femmes ont été tuées le plus souvent lors d’une séparation, et 36 enfants ont été tués dans le cadre de violences au sein du couple. 223 000 femmes âgées de 18 à 75 ans ont été victimes de violences conjugales dans leurs formes les plus graves. 84 000 femmes âgées de 18 à 75 ans ont subi des viols et des tentatives de viols dont 54 000 par des personnes vivant avec la victime, et 14000 hommes. Les enfants sont encore plus touchés, ils sont les principales victimes de violences sexuelles, les filles en premier lieu qui sont chaque année 124 000 à avoir subi des viols et des tentatives de viols, et 30 000 garçons, les viols sont commis par un membre de la famille pour la moitiés d’entre elles et eux (2).

    Malgré ces chiffres intolérables, le manque de protection des femmes et des enfants victimes de violences reste structurel. Dans notre enquête de 2015, Impact des Violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte, les victimes de violences sexuelles étaient 83% à témoigner n’avoir jamais été protégées, ni reconnues (3). (...)

    https://blogs.mediapart.fr/muriel-salmona/blog/060317/ils-nont-pas-peur


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