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mardi 1er avril 2003

La stratégie masculiniste, une offensive contre le féminisme

par Pierrette Bouchard, chercheuse






Écrits d'Élaine Audet



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Plusieurs d’entre vous se sont bien rendu compte, en lisant les journaux ou en écoutant la radio et la télévision ces derniers temps, que le féminisme était passablement malmené. Qu’on pense, par exemple, à la sortie cet automne du texte de Pierre de Passilié, intitulé "Ça suffit !". Qu’on pense à l’émission de Denise Bombardier sur les pères séparés ou divorcés avec les militants masculinistes du groupe l’Après-Rupture, au film Entre père et fils de Serge Ferrand (un des activistes de ce groupe), à son passage en compagnie de Yves Archambault et de Benoît Dutrisac à Indicatif Présent (Dutrisac y a attaqué la crédibilité de la présidente du CSF), à la publicité dont profitent des livres comme L’Homme battu de Sophie Torrent, publié aux éditions de Yvon Dallaire (1) - lui-même auteur de La violence faite aux hommes et de Homme et fier de l’être . Ou encore au livre d’André Gélinas L’Équité salariale et autres dérives et dommages collatéraux du féminisme au Québec. Gélinas soutient que le discours féministe a été tellement dominant ces dernières décennies qu’il a fini par émousser le sens critique des Québécois. Bref, un véritable déferlement pour attaquer les acquis et les savoirs des féministes, sans compter le lancinant discours sur la discrimination dont les garçons seraient victimes dans le système scolaire.

Les concepts et l’analyse : les grandes lignes

Cette table ronde se déroule sur le thème de "ressac". Pourquoi ce concept ? Je l’ai préféré à backlash (Faludi, 1992), souvent utilisé pour décrire le même phénomène. Le dictionnaire définit "ressac" comme "le retour violent des vagues sur elles-mêmes, après un choc, lorsqu’elles ont frappé un obstacle". Le terme backlash prête à confusion parce qu’il laisse supposer que deux forces égales se rencontrent dans une séquence d’action/réaction ; la montée du masculinisme face au courant féministe, les forces étant égales ; les hommes contre les femmes ; les filles qui ont eu leur tour et qui doivent laisser la place aux garçons. Cette idée d’équivalence entre les deux groupes de sexe est celle sur laquelle repose la stratégie des masculinistes qui veulent faire croire que l’égalité est atteinte. Le concept de "ressac" rend mieux l’idée qu’il s’agit d’une volonté de resserrement du contrôle patriarcal sur le féminisme, ce dernier étant "l’obstacle" rencontré. Pour s’établir, le discours masculiniste répète que le mouvement des femmes a réalisé l’égalité des sexes et que, grâce à la lutte menée par les féministes, en quelques décennies les femmes ont rattrapé les hommes dans pratiquement tous les domaines. Elles seraient même allées trop loin, disent-ils, dépassant les limites de l’équité, pour reléguer les hommes au second rang, même dans les champs qui leur étaient traditionnellement réservés. Le climat actuel et les prétentions de notre progression fulgurante vers l’égalité, rendent de plus en plus difficile de parler ouvertement de la domination des hommes et de leurs stratégies de résistance au changement. Je donne au terme " masculinisme " le sens que lui attribue Martin Dufresne (1998)(2) : " Les discours revendicateurs formulés par des hommes en tant qu’hommes ".

L’objectif de ma présentation est de répondre brièvement aux questions suivantes :
1. Qui sont les groupes derrière cette offensive orchestrée contre le féminisme ?
2. Quels sont leurs thèmes de prédilection et leur programme politique ?
3. Comment s’y prennent-t-ils pour diffuser leur message ?
4. Doit-on s’en inquiéter ?

La recherche sur laquelle je m’appuie

Les données sur lesquelles s’appuie ce texte viennent d’une recherche effectuée avec Isabelle Boily et Marie-Claude Proulx pour Condition féminine Canada. Le rapport, qui paraîtra d’ici la fin de mars, s’intitule La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur des discours masculinistes. Des revues, des journaux et des sites Internet canadiens, américains, australiens, français et britanniques ont été étudiés, entre 1990 et 2000, pour retracer les discours sur la réussite scolaire selon le sexe. L’équipe de recherche a été amenée, par la force des choses, à considérer les discours masculinistes sur d’autres thèmes parce que les auteurs des articles font constamment des amalgames. Il est ainsi question du taux plus élevé de suicide chez les garçons, de la prise de Ritalin, de la perte d’identité, du manque de modèles masculins, de la souffrance des hommes, du rôle non reconnu du père, de la violence des femmes à l’endroit des hommes, et j’en passe. Le corpus comprend 552 articles, 374 sont canadiens dont 187 francophones, et une trentaine de sites Internet. Il ressort entre autres de cette recherche que les attaques ouvertes contre le féminisme ont été précédés d’une décennie de déconsidération propagée autour d’un discours sur la victimisation des hommes et des garçons.

1. Qui sont les groupes masculinistes qui propagent ces discours ?

Le phénomène de ressac n’est pas propre au Québec. Il est apparu au Danemark, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne vers la fin des années 80, puis aux États-Unis et au Canada et, dernièrement, en France, en Suisse et en Allemagne.(3) La présence des regroupements d’hommes peut être retracée partout dans le monde occidentalisé y incluant en Argentine, en Afrique du Sud et en Israël. Mais c’est en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et en Grande-Bretagne qu’ils sont les mieux implantés et les plus virulents contre les féministes. Avec la mondialisation culturelle, en fait grâce à Internet surtout, ils partagent leurs analyses, tissent des liens entre eux et forment des réseaux. Le même processus est à l’oeuvre dans le monde journalistique. Ainsi, l’article intitulé " Tomorrow’s second sex ", paru dans The Economist le 28 septembre 1996 (Lingard et Douglas, 1999 : 10) a fait le tour du monde occidental. Il a également été reproduit au Canada par le Globe and Mail du 5 octobre 1996. Cet article soutient que les hommes échouent tant dans le système scolaire, dans le monde du travail que dans la famille. Par ailleurs, le site de SOS Papa dirige vers un répertoire des Associations de défense des droits des enfants et des pères dans le monde, soit 117 sites (http://www.sospapa.net/). Et il y en a certainement beaucoup plus.

Voici des noms et des pistes de recherche explorées : SOS Papa, SOS Divorce (Europe), DADS, DADI Dads Against the Divorce Industry, (USA), PaPPa (Allemagne), Men’s Rights ou Father’s Rights (Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, USA, Canada), Parental Equality (Irlande, Canada), Entraide pères-enfants séparés, l’Après-rupture, Groupe d`Entraide Aux Pères et de Soutien à l’Enfant (Québec), Mouvements de la condition paternelle, Mouvement pour l’Egalité Parentale (France, Belgique), etc. L’accent mis sur le père est notable dans toutes ces appellations. Il s’agit en effet du point d’origine de la formation de plusieurs de ces associations d’hommes, mécontents d’avoir à se plier à des ordonnances de cour sur les pensions alimentaires ou du fait que les tribunaux confient la garde des enfants à la personne qui s’en occupe le plus, soit la mère.

Une typologie des groupes d’hommes

Plusieurs auteurs (4) ont proposé différentes catégorisations pour classer les associations d’hommes. La typologie de Lingard et Douglas (1999), des chercheurs australiens, en facilite la compréhension. Ils identifient quatre catégories : les groupes de défense ou de promotion des droits des hommes (men’s rights), les groupes de thérapie de la masculinité (masculinity therapy), les groupes pro-féministes, et les groupes conservateurs. Leur classification ne fait pas de catégorie spécifique avec les groupes homosexuels.

Les groupes de défense des droits des hommes sont les plus actifs au sein du courant anti-féministe. Ils postulent qu’à l’ère du post-féminisme (leur point de vue), il y a symétrie des positions entre les hommes et les femmes. Leur analyse des rapports de pouvoir entre les hommes et les femmes est localisée au niveau individuel, avançant que le pouvoir est également distribué entre les hommes et les femmes (et que les femmes détiennent plus de pouvoir que les hommes dans certaines situations). Toute référence à des problèmes tels que la violence contre les femmes et les homosexuels sont replacés dans un registre symétrique, à savoir qu’autant les hommes que les femmes s’agressent mutuellement et également. Ce courant s’intéresse, on l’a dit, à la question des droits des pères et aux lois concernant le divorce et la garde des enfants mais aussi à la santé des hommes, aux réformes inspirées des revendications féministes contre le harcèlement sexuel ou pour les programmes d’accès à l’égalité. Des arguments comme ceux du pouvoir des hommes ou de leurs privilèges sont contrés par ceux de leur faible espérance de vie, leur plus haut taux de suicide, de maladie, d’emprisonnement, d’accidents ou de consommation de drogues et d’alcool. Toutes les problématiques vécues par les hommes et les femmes sont rendues équivalentes.

Concernant les difficultés scolaires des garçons, la position de ces groupes consiste à soutenir que le système scolaire discrimine les garçons. Ils demandent des mesures spécifiques, notamment des mesures ségrégationnistes comme la non-mixité scolaire, ou encore un plus grand nombre d’enseignants masculins. Ils réclament aussi des pédagogies centrées sur l’activité dont le niveau serait plus élevé chez les garçons. Ils invoquent l’argument de différences fondamentales entre les deux sexes pour réclamer la valorisation des garçons et de la culture masculine.

Les groupes de thérapie de la masculinité se sont construits sur la notion de la " souffrance des hommes ". Ignorant l’approche sociopolitique des rapports de pouvoir entre les hommes et les femmes, ils ont préféré centrer leurs analyses sur les hommes en tant qu’individus et leurs rapports à la masculinité. Ils s’intéressent à la croissance personnelle. Une grande partie de la scène masculiniste de l’intervention est occupée par leurs activités du type counselling (les groupes de guérison) de même que par les idées du mouvement mythopoétique de Robert Bly. Des thérapeutes, des psychologues, des conseillers ou des professeurs d’université animent une variété d’ateliers, de retraites ou de groupes de discussion pour les hommes (Lingard et Douglas, 1999 : 41).

Les groupes pro-féministes adoptent une perspective plus large. Ils intègrent la notion de rapports de pouvoir qui agissent à tous les niveaux de la vie personnelle et sociale. Ils ont formé des " collectifs contre le sexisme " dont les membres proviennent principalement de la gauche politique et des alliés des féministes. Plusieurs d’entre eux se voient comme une " aile " du mouvement des femmes. Ils lisent les travaux des féministes, et travaillent entre autres à faire changer les comportements violents des hommes. Ces groupes sont critiques du courant dominant au sein du mouvement des hommes parce qu’il évite de reconnaître le système patriarcal.

Alors que les prises de positions des trois groupes précédents se développent en réponse au mouvement des femmes, la caractéristique des groupes conservateurs est premièrement son absence de réponse aux revendications des femmes et, deuxièmement, son anti-féminisme ouvert. Comme défenseurs du maintien des rapports sociaux traditionnels entre les sexes, ils sont les promoteurs de l’idéologie de la complémentarité entre les hommes et les femmes, donnant la primauté à la famille comme noyau de base. Des mesures tels que les programmes d’accès à l’égalité, l’accès à la contraception ou des services de garde ne feraient qu’affaiblir le sens des responsabilités familiales. Il revient aux femmes de reconnaître aux hommes leur statut d’autorité, en échange de leur rôle de pourvoyeur et de protecteur.

C’est dans ce courant que se situent les associations chrétiennes d’hommes (Christian men’s movement et les Promise Keepers) composées de fondamentalistes qui croient que la société contemporaine a causé la crise de la famille et mené les hommes au désengagement. (5) Ce courant est bien implanté au Canada et aux Etats-Unis. Connell (1995 : 212-16 dans Lingard et Douglas, 1999 : 45) inclut dans le courant conservateur le lobby des armes qui supporte l’idéologie de la supériorité masculine, notamment en invoquant l’argument qu’ils veulent protéger " leurs " femmes.

2. Quels sont leurs thèmes de prédilection et leur programme politique ?

L’impact des lois sur le divorce a constitué leur fer de lance et les masculinistes sont partis de cette base pour développer leur discours sur la discrimination contre les pères, la victimisation des garçons par le système scolaire et la soi-disant violence faite aux hommes. Dans la recherche portant sur l’analyse du discours sur la réussite scolaire selon le sexe, la question de l’éducation, soit les difficultés, les retards ou l’abandon scolaire des garçons, est une des principales thématiques couvertes par le discours. Elle est soulevée à 283 reprises, dans les 552 articles, et elle occupe le premier rang des préoccupations dans tous les pays sauf aux États-Unis. Elle y est placée quand même au second rang alors que la première place est occupée par le thème de la paternité ou de la garde des enfants.

Le deuxième sujet en importance traité dans la presse canadienne anglaise et australienne touche la violence. C’est aussi le troisième dans la presse américaine. Ce thème est repris 110 fois dans les 552 articles. En France et dans la presse canadienne francophone, ce sont les thèmes de la masculinité (ou de l’identité) et de la paternité (ou de la garde des enfants) qui occupent les deuxième et troisième rangs.

L’analyse de contenu fait ressortir les idées principales suivantes. Le féminisme aurait renversé " les valeurs essentielles et fondamentales qui concernent la famille " (La Presse, 24 octobre 1991). Depuis leur émancipation, les femmes auraient dépossédé les hommes de leur rôle parental et de leur rôle de pourvoyeur (6). Dans les cas de divorce et de séparation, le père serait privé de son droit de paternité pour ne devenir " qu’un géniteur et une machine à sous ", les mères s’acharnant à éloigner les enfants avec la complicité des juges (La Presse, 15 février 1995). Sous la pression du féminisme, disent-ils, les lois ont changé au détriment des hommes, et bien des hommes seraient accusés faussement de violence et d’abus, et privés injustement de leurs droits. Les juges ont tendance à croire les femmes et, malgré toute la bonne volonté des pères, ils décident toujours en leur faveur, privant les hommes de leurs droits parentaux. Pour un homme, la bataille judiciaire serait perdue d’avance. Les masculinistes aimeraient bien que la famille retourne aux valeurs traditionnelles et que l’homme y retrouve la place qu’il y occupait jadis.

Lorsqu’elles définissent la violence, les féministes charrient, affirment-ils. Elles confondraient la force et l’agressivité " naturelles " des hommes avec la violence. Même le crime de Marc Lépine est traité comme "exagération" (7). Les hommes et les femmes seraient aussi violents les uns que les autres. Selon leur point de vue, les hommes - accusés de violence conjugale - sont présumés coupables et deviennent les victimes d’un " véritable terrorisme judiciaire fondé sur le sexisme " (Le Devoir, 16 septembre, 2000). Le refus du gouvernement d’accorder les mêmes ressources aux hommes en détresse psychologique qu’aux femmes victimes de violence conjugale est considéré comme une mesure sexiste et appuie l’idée d’un complot féministe.

Le déclassement social des hommes débuterait au sein de la famille et se transporterait aussi dans le champ des études. À l’université, par exemple, il n’y a qu’au doctorat que les hommes ont encore une avance sur les femmes, ces dernières étant devenues majoritaires aux deux premiers cycles. Devant le constat de la bonne performance des filles, certains y vont de leurs commentaires, comme dans l’article " La misère scolaire des garçons " publié dans La Presse  : " Où sont les femmes parmi les grands inventeurs, les grands architectes, les grands philosophes, les grands explorateurs ? Il faut admettre qu’elles brillent par leur absence dans tous ces domaines " (25 octobre 1999). Des propos qu’on pourrait qualifier à tout le moins de mesquins. Ce qui inquiète en fait les masculinistes, c’est que les succès scolaires des filles - ils font la généralisation à tout le groupe de sexe - risquent de leur mériter les meilleurs emplois : dans un contexte de rareté, ce sont ceux et celles qui auront les meilleurs diplômes et la meilleure formation qui seront avantagés. Les masculinistes rendent la féminisation du système scolaire responsable de la menace du chômage.

Poursuivant leur stratégie de victimisation, ils laissent entendre que si les femmes ont tellement de succès dans tout ce qu’elles entreprennent, c’est que toute l’attention, au cours des dernières décennies, a été tournée vers les filles à qui l’on a pavé le chemin de la réussite. Soit que les mesures en faveur des filles avaient un effet démobilisateur sur les garçons, soit qu’on ne faisait absolument rien pour s’occuper d’eux.

Les premières responsables du prétendu recul des hommes seraient ainsi les femmes. Qu’elles soient mères, épouses, ex-conjointes, enseignantes, administratrices ou intervenantes, elles seraient individuellement et collectivement responsables. Mais pire encore que " les femmes ", il y a les féministes. Les groupes masculinistes soutiennent l’idée d’un " complot " contre les hommes, de connivence avec l’État, les juges, les policiers, l’école et les médias. Au bout du compte, le programme politique qui permet à ces groupes de se donner une cohésion, c’est l’anti-féminisme.

Ils ont développé des théories très controversées (surtout américaines) et dont les bases empiriques restent nébuleuses soit le syndrome d’aliénation parentale, le syndrome de la mère malveillante, le syndrome des faux souvenirs et des fausses allégations.(8) Bien que largement contestées, ces théories sont aussi soutenues par certains universitaires.

Ils utilisent un nouveau vocabulaire pour discréditer les féministes. Ils les traitent par exemple de " vaginocrates ", de "fémininazies" ou de "féminihilistes", "fémino-centristes".(9) Leurs revendications se modèlent à l’identique sur les moyens utilisés par les femmes (Lingard et Douglas, 1999 : 55). S’il y a une Journée internationale des femmes, il réclame une Journée internationale des hommes, un Secrétariat à la condition féminine - un Secrétariat à la condition masculine, un Conseil du statut de l’homme et ainsi de suite. Aucune réflexion propre.

Comme ils sont incapables de penser "la masculinité" en tant que construction sociale, ils ne développent pas de connaissances nouvelles sur les hommes. Ils se refusent à penser qu’il y a plusieurs types de masculinités qui se construisent selon les milieux et les cultures. Préoccupés de retrouver les valeurs traditionnelles de la famille patriarcale, ils cherchent à rassembler les hommes autour d’une notion ancrée dans la biologie et le mythe, " la " masculinité, et ils prétendent parler au nom de tous les hommes. Mais qu’en est-il exactement ?

3. La diffusion de leur message

Les groupes masculinistes savent profiter au maximum de l’espace que leur offrent les médias. Une utilisation accrue, selon un porte parole d’un groupe québécois, pourrait " signifier l’émergence d’un mouvement social ou au moins d’une prise de conscience face à un féminisme exacerbé et antimasculin " (La Presse, 31 janvier 1997). Très conscients du pouvoir de persuasion détenu par la presse écrite, dans un monde où le savoir et l’information se transmettent au public de plus en plus par la voix des médias, ils sèment le doute. Les garçons seraient-ils effectivement discriminés par le système scolaire ? Les juges seraient-ils biaisés en faveur des mères ? Le féminisme serait-il allé trop loin ? Dans une autre recherche sur les dynamiques familiales et la réussite scolaire, (10) la moitié des pères de l’échantillon croyait que c’était le cas. Sont-ils principalement alimentés par les médias pour construire cette représentation du féminisme ? C’est la question qui sera posée au personnel enseignant et de direction dans une autre recherche débutée en septembre 2002.(11) Et les décideurs politiques sont-ils eux et elles aussi influencés par ces représentations ? Il ne faut pas minimiser non plus l’influence du lobby des pères - qu’on pourrait appeler plus justement le lobby masculiniste (12) - très actif dans ce milieu.

Le courant masculiniste dans son ensemble pourrait progresser d’une part grâce à une certaine méconnaissance sur ses véritables objectifs, mais d’autre part grâce à la complaisance de certaines personnes. Bien qu’il ne représente pas toutes les tendances, ni tous les hommes malgré sa prétention, très peu d’entre eux ont osé prendre la parole pour le dénoncer ou pour demander à s’en dissocier. L’impact du mouvement repose sur cet agrégat de courants qui combine à la fois méconnaissance, complaisance et silence dans un contexte de montée de la droite et de l’extrême-droite.

Rappelons à ce propos que les individus, groupes extrémistes ou autres porte-parole de droite ou d’extrême-droite, qu’ils soient racistes, suprématistes ou hétérosexistes, utilisent abondamment Internet, tout comme le font les groupes masculinistes. Internet est un moyen de diffusion accessible, largement répandu, et qui permet de dire et de montrer à peu près n’importe quoi. S’il est aisé d’y trouver des informations, il l’est tout autant d’en diffuser, que celles-ci soient véridiques ou non. Les masculinistes ont des affinités avec la droite et l’extrême droite, comme le révèlent leur prises de positions pro-vie (ce qu’ils placent sous la notion de "droits à la reproduction" des pères) et leurs positions contre l’homosexualité. Les sites de l’organisation DaDi et SOS-Papa sont particulièrement instructifs à cet égard.

Une analyse du contenu de ces sites Internet montre qu’ils diffusent de la propagande contre les femmes et incitent à la haïne. Ils invitent au harcèlement, s’attaquent à la crédibilité et à l’intégrité des féministes et manipulent les données et les statistiques dont il font état pour appuyer leurs démonstrations. Le site de BC Fathers, consulté le 24 février 2003, liste ainsi une bibliographie commentée de 95 recherches qui montreraient que les femmes sont plus violentes que les hommes, ou qu’il n’y a pas de différence significative entre les sexes. Chaque recherche est ramenée à un paragraphe. Il n’y a aucune contextualisation, aucun mot sur la définition de violence ni sur les items qui font partie des questionnaires.

Le site du Fathers’ Rights Groups and Support in Canada on the Canadian Lawyer invitait au harcèlement contre Martin Dufresne du Collectif masculin contre le sexisme en suggérant à ses lecteurs de lui téléphoner à frais virés, de préférence à 3h du matin. Ses coordonnées personnelles étaient publiées sur le site. L’Après-Rupture a également publié la liste de tous les codes postaux des Maisons d’hébergement pour femmes, accompagnés du montant des subventions qu’elles avaient reçues.

4. Doit-on s’en inquiéter ?

Le mouvement de ressac nie de façon entêtée que les femmes vivent encore des inégalités. Les masculinistes se gardent bien de parler des écarts de salaire qui persistent entre hommes et femmes, de la pauvreté plus marquée de ces dernières, des ghettos d’emplois féminins, de la détresse psychologique des filles ou encore des filières de formation qui leur sont présentées. Ils oublient le partage inégal du travail domestique, la quasi-absence des femmes dans les institutions civiles, religieuses et politiques, tant sur le plan national qu’international ; ils oublient aussi l’analphabétisme dans le monde, situation toujours plus désespérante pour les femmes et les filles. Dans l’ensemble de la planète, il est assez difficile de soutenir, par exemple, que le sexe masculin est discriminé en éducation puisque parmi les 130 millions d’enfants qui ne fréquentent pas l’école, les 2/3 sont des filles. L’égalité n’est pas atteinte et les forces sont loin d’être égales.

Voilà pourquoi je parle de ressac plutôt que de backlash. Le ressac, c’est une offensive patriarcale pour affaiblir ou faire perdre aux femmes certains acquis maintenant garantis par des politiques et auxquels ont été consacrées des ressources : les programmes d’accès à l’égalité, les politiques contre le harcèlement sexuel, les maisons d’hébergement pour femmes violentées, la loi sur les pensions alimentaires, la loi sur la garde des enfants, la mixité scolaire, etc. Il ressort de nos analyses une ligne de fond claire, la volonté de revenir à une société patriarcale traditionnelle, que ce soit par le contrôle de la cellule familiale (loi sur le divorce, fausses allégations, violence sur les femmes), ou encore sur le marché du travail (réussite scolaire des filles, programmes d’accès à l’égalité). L’impact du discours masculiniste commence à se faire sentir avec le retour à des formules ségrégationnistes comme la non-mixité en milieu scolaire.

En conclusion

Il reste à espérer que des groupes d’hommes qui ne sont pas d’accord avec ces positions le diront ouvertement. Il reste surtout à se mobiliser à nouveau, chacun et chacune dans son domaine d’expertise et d’intervention, pour contrer cette vague qui nous éclabousse tous et toutes.

Notes


1. Éditions Option Santé
2. Recherches féministes (11 (2) : 126)
3. Epstein et al, 1998 ; Lingard et Douglas, 1999 ; Kruse, 1996 ; Messner, 1997 ; Foster, 1996.
4. Connell 1995, Clatterbaugh 1997, Messner 1997, Skelton 2001.
5. Voir http://www.promisekeepers.org et pour une critique féministe du groupe : Sunshine for women> et NOW : National Organisation for Women .
6. Cette dernière idée montre bien les contradictions au sein de ce discours alors que le rôle de pourvoyeur a été critiqué par les hommes des générations précédentes excédés d’avoir à tout payer ; il est maintenant réclamé par un certain nombre de masculinistes. Yvon Dallaire cite ce mot de Richard Cloutier à l’occasion d’une rencontre d’hommes et pères sur la condition paternelle : "Il est noble de pourvoir" http://www.optionsante.com/fr/index.html, visité le 20 fev 2003.
7. Voir l’article de Micheline Carrier sur le site Internet Sisyphe.
8. Pour une perspective critique sur certaines de ces théories, voir Sisyphe pour les articles suivants : " Quand un spécialiste justifie la pédophilie " ; " Une théorie inventée utile au lobby des pères " ; "Conjoints agresseurs et stratégie masculiniste de victimisation " ; " Face aux conjoints agresseurs... La danse avec l’ours " ; " Limites et risques de l’intervention psychologisante auprès des batteurs de femmes " ; "Le discours masculiniste dans les forums de discussion " ; " Conjoints agresseurs et victimisation- témoignages " ; "La violence et les lois sur la famille ".
9."Féministes intégristes", (Gilbert Claes, "Un masculiniste répond", l’Après-rupture, page visitée le 22 février 2003) ; "Féministes idéologiques " ( Paul Nathanson et Katherine Young, Spreading Misandry, éditions McGill-Queens. Cités par André Pratte dans "Prendre soin des hommes", La Presse, 17 novembre 2001) ; "Fémino-centristes" (Jack Kammer (traduit par Gérard Pierre Lévesque). . Si les hommes ont tout le pouvoir, pourquoi les femmes imposent-elles les règles ? Document Adobe de 124 pages. Consulté le 24 février 2002.
10. Pierrette Bouchard, Natalie Rinfret, Claudine Baudoux, Jean-Claude St-Amant et Natasha Bouchard (2003), Dynamiques familiales de la réussite scolaire au secondaire. Tome 1 et Les héritières du féminisme. Tome 2, à paraître en mai, Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, Québec : Université Laval.
11. Pierrette Bouchard, Natalie Rinfret, Claudine Baudoux, Jean-Claude St-Amant et Jacques Tondreau. CRSH 2002-2005.
12. Martin Dufresne rapporte que le Groupe d’entraide aux pères et de soutien à l’enfant (GEPSE) est en fait l’Association des hommes séparés et divorcés qui a changé de nom parce qu"il est toujours bon d’ajouter la thématique de l’enfant" pour obtenir des subventions. "Coupable d’être un homme" : un pamphlet de droite. Paru dans L’Aut’Journal, automne 2000.

Conférence donnée le 26 février 2003, à l’Université Laval, lors d’une Table ronde s’inscrivant dans les activités de la Journée internationale des femmes.


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Pierrette Bouchard, chercheuse

L’auteure est chercheure et a été professeure à l’Université Laval, où elle a aussi dirigé la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes. Elle possède un doctorat (Ph. D.) en Sciences politiques, une Maîtrise en Science de l’éducation ; les inégalités scolaires et sociales ; les écarts de réussite scolaire entre garçons et filles ; la scolarisation des filles dans le monde et la socialisation familiale et scolaire. Elle a publié plusieurs articles dans des revues spécialisées, notamment, Recherches féministes, et elle est co-auteure des deux ouvrages suivants : Bouchard, P. St-Amant, J. C., Bouchard, N. et J. Tondreau (1997), De l’amour de l’école. Points de vue de jeunes de quinze ans. Montréal, éditions du Remue-ménage. Bouchard, P. et J. C. St-Amant (1996), Garçons et filles : stéréotypes sexuels et réussite, scolaire. Montréal : éditions du Remue-ménage. 2ième édition en 1999. Pierrette Bouchard termine, en collaboration, un autre projet de recherche intitulé « La réussite scolaire au secondaire : l’implication des pères et des mères », subventionné par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH). Elle a publié aux éditions Sisyphe, en collaboration avec Natasha Bouchard et Isabelle Boily, La sexualisation précoce des filles (2005).



Plan-Liens Forum

  • La stratégie masculiniste, une offensive contre le féminisme
    (1/3) 14 mars 2013 , par

  • La promotion des droits des hommes
    (2/3) 2 avril 2007 , par

  • Le masculinisme, une offensive contre le féminisme ????
    (3/3) 14 mai 2004 , par





  • La stratégie masculiniste, une offensive contre le féminisme
    14 mars 2013 , par   [retour au début des forums]

    exposer les faits qui ne concernent que moi, la mère ainsi que des hommes en robe, magistrats à Perpignan et à la cour d’appel de Montpellier.

    En 2000, après 10 ans de mariage, je suis obligée de demander le divorce suite au comportement devenu intolérable de mon ex mari. Ma fille a alors un an. La résidence des enfants m’est confiée par la justice lors de l’audience de non conciliation.

    Le père des enfants est très riche et propriétaire d’un patrimoine important : le foyer est assujetti à l’ISF possède des titres de propriétés parisiennes intra muros et des justificatifs de revenus importants. Mon ex mari change 3 fois d’avocat en 4 mois et prend soudain comme avocat un membre médiatique de SOS Papa : un acharné de la garde alternée du SAP et de la mise à mort de la femme. Les deux hommes sont francs maçons.

    A partir de ce moment un scénario horrible va m’être donné à vivre. Je suis violentée par mon ex mari. La violence est telle que je suis forcée à 20 jours d’ITT. Je peux produire les certificats médicaux ainsi que d’autres attestations pour différentes agressions. Pour me contraindre à me taire sur certains faits, « on » me met des stupéfiants dans ma voiture et « on » produit de faux témoignages contre moi. « On » me calomnie également pour tenter de me discréditer afin de me retirer la garde des enfants auprès du JAF. On vide également mes comptes bancaires. Mon calvaire va durer 6 ans avant que le divorce soit prononcé définitivement en cour d’appel.

    Je dispose de tous les courriers et preuves de ce que j’avance !

    Au total, une dizaine de plaintes sont déposées pour coups et blessures, intimidations, menace de mort et calomnies. J’ai produits des témoignages qui attestent les faits, de la part de fonctionnaires, de médecins, etc … Souvent je me retrouve moi même accusée de ce dont je porte plainte.

    En 2002, le père enlève ma fille de 2 ans et l’emmène au Mexique et ce malgré une interdiction de sortie du territoire émanant du JAF. Odieux chantage du père : ma fille me sera rendue que si je me tais.

    TOUT est classé sans suite par le procureur que j’ai pourtant maintes fois alerté. Des hommes de mains sont payés pour me nuire, je porte plainte en vain et en vain. J’ai également porté plainte contre l’avocat de mon ex mari, très influent mais aussi fraternellement ami de mon ex.

    Je remarque que dans tous les courriers adressés à la justice par la partie adverse, les signatures à trois points étaient présentes (marque des franc maçons). De la même manière on retrouve des signatures à trois points lorsque mon ex mari est auditionné en gendarmerie. J’ai partagé mon inquiétude avec le procureur concernant ces marques franc maçonniques en lui adressant un courrier. Je me vois alors convoquée à la gendarmerie où on me produit mon courrier au procureur, retourné et on me fait comprendre que si je continue à insister dans ce sens, je n’aurai plus la garde de mes enfants : il fallait que je cesse de parler de franc maçonnerie !

    Durant tout ce temps, la procédure de divorce s’éternise.

    En 2006, malgré toutes les preuves évidentes de violence, l’enlèvement de ma fille, les plaintes déposées (et je ne vous ai pas TOUT raconté ici car peut être que des faits pénalement répréhensibles seront un jour étudié) je suis condamnée, à un divorce pour faute !

    Je me retrouve jetée à la rue avec mes enfants sans voiture. En effet, pendant la procédure de divorce, le domicile familial a été vendu par mon ex malgré le fait que ce domicile était protégé par un contrat.

    Le comble est que malgré sa fortune et ses revenus le père a obtenu l’aide juridictionnelle pendant les 6 ans de procédure. Cette aide a été mise en place par son avocat (celui de SOS Papa) alors que mon ex mari est multi millionnaire . J’ai alerté la justice et fourni les preuves de ce fait, mais rien n’y a fait !

    Dégoutée et anéantie, je me suis attachée à reconstruire ma vie car je n’avais plus rien de mes 10 ans précédent, qu’il avait vidé les comptes joints, qu’il ne payait pas la pension alimentaire. Il continuait à revendiquer la résidence des enfants. Je pensais n’avoir qu’à tourner la page et à encaisser de temps en temps un de ses multiples coups bas. J’ai tout recommencé à zéro, racheté une maison à crédit et me suis réinstallée dans une vie presque normale.

    En 2011, ce fou ressaisit la justice et me demande la somme avec laquelle j’ai, soi disant, acheté ma nouvelle maison. Mais JE L’AI ACHETÉ A CRÉDIT !!!

    Je décide voyant la tournure que cela prends de cesser de payer le crédit de ma maison. Je la laisse vendre aux enchères. Je jette l’éponge ! Je laisse la procédure du fou se faire et cette fois je suis sûre que la justice va se rendre compte que cet homme est un escroc. Un expert est nommé et dans son rapport il mentionne correctement que la maison est acheté a crédit. Contre toutes attentes, je suis condamnée à lui rembourser la maison malgré le rapport de l’expert agrée à la cour.

    En 2012, la plus jeune de mes enfants voit un psy chaque semaine depuis presque 1 an. En effet elle présente depuis 2 ans des troubles. Lorsque mon ex mari l’apprend, il ne me rend pas ma fille après son droit de visite qu’il exerce lors des vacances de l’été 2012. Naturellement, JE REPORTE PLAINTE. Je présente au procureur l’ensemble de mon histoire (les faits précédents de 2000, 2006 et 2011) en lui apportant toutes les pièces en ma possession (dont certaines « égarées » par la cour, au moment de l’audience , me sont revenues plus tard). Naïve, je croyais que le procureur allait comprendre l’énormité des faits à la lumière de cet historique édifiant et du personnage de mon ex mari. A nouveau, la plainte est classée sans suite !

    Novembre 2012, au bout de 6mois sans ma fille alors que j’en avais la résidence, je suis allée la récupérer sans l’aide de la justice. Elle est avec moi et je me remets peu à peu. Je vis toujours dans la crainte qu’il la fasse enlever à nouveau puisqu’il en a les moyens. J’avais écrit au juge pour enfant lors de la non présentation d’enfant. La justice n’a pris aucune mesure pour récupérer l’enfant. Le juge a ordonné une enquête pour la protection des mineures. Etrangement, c’est chez moi que l’enquêtrice vient en premier. Elle me questionne, je lui montre tous les doubles de mon histoire. Elle ne dit rien. Elle revient et ……. cela fait 5 mois et elle n’a toujours pas rencontré le père. Que répondre à ma fille lorsqu’elle me demande : « Pourquoi elle est toujours là ? » De plaignante et protectrice, je deviens l’objet d’enquête. L’enquête semble s’orienter à charge contre moi. Je devine la suite sans difficulté.

    Donc il est très riche, il est dangereux, il est franc maçon, il est conseillé par SOS Papa et je ne peux rien. J’ai tout perdu et plus rien à perdre ni à gagner.

    Je ne veux pas que cette histoire se reproduise pour d’autres personnes. Je montrerai l’entièreté de ce dossier à qui veut prendre la peine de s’y pencher. De plus ce dossier est détenu par une trentaine de fonctionnaires et d’autres amis qui ont suivi toute cette horrible histoire depuis le début.

    Encore un dernier mot à propos de SOS Papa

    Je sais que SOS Papa l’a entrainé au début dans ce scénario. L’avocat de mon ex était un chantre de la garde alternée, de la garde pour le père, du SAP (syndrome d’Aliénation Parental). Il en écrivait des livres, se montrait partout dans les médias. Il en va de même que dans l’affaire Devaux, ils se connaissent, tous les anciens fondateurs de SOS Papa. L’association est dangereuse, car je les ai alerté et n’ont rien fait.

    D’autres mamans ont subi les mêmes méthodes, en plus tout ce petit monde a des appuis politiques. Ils reçoivent des aides et des criminologues les conseillent ainsi ils arrivent toujours à retourner la situation à leur avantage.

    Pour la maman, les pires scénarios se passent quand le père a de l’argent et est récupéré par SOS Papa. Les autres pères moins riches sont leurs marionnettes et il les font monter aux grues.

    Marie

    0

    • asso sos papa
      8 avril 2013 , par
        [retour au début des forums]

      Votre témoignage est HELAS celui de nombreuses femmes/mères en France depuis 10 ans.
      Nous rappelons que cette association et ses propositions ont fondés toute la loi qui gère les séparations parentales en justice (Loi du 4 mars 2002) et qu’elle est membre de l’UNAF (interlocuteur privilégié du gouvernement en matière de politique familiale), malgré toutes ces états de fait elle et conserve toute sa crédibilité.
      Association SOS les Mamans

      [Répondre à ce message]

    La promotion des droits des hommes
    2 avril 2007 , par   [retour au début des forums]

    J’interviens régulièrement sur ce site et j’assume ma position de féministe, non pas contre les hommes, mais avec les hommes, pour un changement dans la société.

    Concernant la promotion des droits des hommes, il y a effectivement encore du travail. Mais pas là où le revendiquent les groupes de défense des droits des hommes dont parle Pierrette Bouchard.

    Les droits que les hommes et les feministes doivent défendre sont liés à la valorisation des stéréotypes liés la masculinité et la dévalorisation liée à la féminité, par exemple :

    le droit pour un homme de travailler à temps partiel pour s’occuper de sa famille sans être suspecté de ne pas s’impliquer dans sa carrière,

    le droit des garçons à ne pas se battre dans la cour de la récréation et ne pas aimer le football,

    le droit des hommes à devenir infirmier, danseur ou coiffeur sans que leur orientation hétérosexuelle soit remise en doute,

    le droit des hommes à prendre soin de leur corps et de leur santé, sans que cela soit taxé d’être une "femmelette" ou d’être obligé de faire de la musculation,

    le droit d’un mari de moins gagner que sa femme et de tout de même se sentir à l’aise dans son couple,

    le droit des papas de partir tôt du travail pour aller chercher leurs enfants à l’école et ne pas devoir faire des heures supplémentaire sous prétexte que les enfants, c’est l’affaire de "Madame",

    le droit des hommes de ne pas consommer de l’alcool quand ils sont avec leurs copains, sans se faire railler,

    le droit d’apprendre en tant qu’enfant, comme les filles, à prendre soin des autres, et donc aussi plus tard de leurs enfants,

    le droit de ne pas être exposé à des métiers dangereux, sous prétexte que ce sont de métiers d’hommes,

    le droit à ne pas s’exposer à des dangers, dans les loisirs et dans le travail, car c’est considéré comme viril.

    etc.

    Le masculinisme, une offensive contre le féminisme ????
    14 mai 2004 , par   [retour au début des forums]
    La stratégie masculiniste, une offensive contre le féminisme

    Bien que je sois en accord avec une partie de votre article, je considère que vous ommettez une partie importante de la réalité. D’abord vous ne parlez toujours que des femmes qui adoptent une position féministe et des hommes qui en adoptent une anti-féministe.
    N’oubliez jamais que certaines femmes se considèrent heureuse dans la vie qu’elles mènent même si elles subissent quelques injustices. Les injustices est-il nécessaire de la préciser, peuvent affecter n’importe qui indépendement de toute discrimination de sexe ou de race.
    Oui biensur, la discrimination engendre des injustices, mais doit-on refuser aux hommes le droit de s’exprimer sur des problèmes qu’ils vivent ?

    Le fameaux incident avec Marc Lépine, s’il est le summum de la mysogynie, est un argument régulièrement utilisé dans l’argumentation en faveur de féminisme. Étant moi même un homme et ancien partisant du mouvement féministe, que je continue d’ailleur d’appuyer, j’ai réaliser que l’acquisition de droit féminin n’était pas MON combat. En tant qu’homme qui tente de vivre son androgénie, je suis également victime d’injustice et de harcèlement. Pourquoi n’aurais-je pas le droit de m’exprimer publiquement sur les injustices subie par les hommes qui découle de l’action de certaines féministes extrémistes ?
    Pourquoi suis-je condamné à être taxé de machisme aussitôt que j’ose dire que le féminisme va parfois trop loin dans ses revendications ?
    Dans chaque combat il y a des "victimes", le combat féministe n’y fait aps exeption.
    La question que j’aimerais soulever est la suivante : "Comment les féministe peuvent-elles justifier leurs idéaux d’égalité de la femme (pour tous en fait) si elles refusent d’entendre ce que les hommes ont a dire et si elles refusent d’admettre qu’elles ne sont pas les seules à être victimes d’injustices.
    Lorsque je vois des propos comme ceux de Paola Tabet, je ne peux que m’indigner du réductionisme dont elle fait preuve en affirmant que "les couts de la formation structurale de la société, les coûts de de la libération du rapport de dépendance personnelle, sont payés entièrement par les femmes" dans Côté femme:Approche ethnologique(1986,p.229) Biesur je comprends ses propos et je réalise qu’en effet la femme paie cher sa capacité de reproduction, biensur, je réalise que les hommes ne pouvant se reproduire autrement que socialement tentent de s’approprier la fonction reproductrice de la femme, mais de là à dire que la faute en incombe uniquement et entièrement à l’homme est une exagération grossière.

    Si le féminisme s’attardait à comprendre et à collaborer avec le mouvement masculiniste montant, peut-être réaliserait-on que cette soudaine montée idéologique traduit un malaise réel des hommes. Ne serait-il apas mieux de collaborer afin d’éviter que ne se reproduisent des incidents comme celui de Marc Lépine plutôt que de continuer à décrier la mysogynie et le patriarcat assitôt qu’un homme adopte une attide de repli.

    Pour ce qui est de la montée et de la diffusion des arguments masculinisme, je ferai remarquer que sur google le 14 mai 2004 il y avait 864 entrée pour le masculinisme alors qu’il y en avait 124,000 pour le féminisme soit 143 fois plus.

    Pensez-y !

    • Pour une bienveillance qui ne distingue pas les sexes !
      29 avril 2008 , par
        [retour au début des forums]

      Bonjour, je suis un étudiant de 17 ans et j’étudie présentement au cégep. Je dois avouer que j’ai été un peu surpris de la manière avec laquelle vous avez abordé le problème. J’ai l’impression que vous avez, a tort, tenté de réduire le mouvement masculiniste a une sorte de mécanisme de défense des hommes pour protéger leurs privilèges historiques. Pourtant, je crois que vous vous devez d’être plus objective dans votre analyse du problème. Sous quel prétexte la détresse d’une femme serait-elle plus vraie ou considérable que celle d’un homme ? Or cette détresse masculine, cette perte d’indentité aussi, sont bel et bien réels. Aussi je crois qu’il ne faut pas aborder la problématique comme une confrontation entre féministes et anti-féministes, mais que nous nous devons plutôt de prendre le temps de considérer la situation d’une manière fondamentalement bienveillante envers les unes comme les autres. Nous nous trouvons dans une situation inédite (a ma connaissance) et ou il est important de considérer chaque élément. L’émancipation de la femme est une chose bonne autant au niveau économique, sociale qu’humain, mais si j’ai bien appris une chose, c’est que rien n’est ni parfaitement blanc ou noir. Il est évident que le féminisme a eut des impacts négatifs, en particulier pour les hommes. Mon point n’est pas qu’il faut revenir en arrière, mais je crois qu’il est de notre devoir en tant que société de réfléchir le problème et tenter d’aider les hommes a s’épanouir a nouveaux au meilleur de leur potentiel, chose qui leur profiterait autant a eux qu’aux femmes.

      J’ai espoir que l’avenir verra un équilibre nouveau entre les hommes et les femmes, tenant compte de leurs forces et de leurs différences, mais prenant pour acquis leur égalité fondamentale.

      Vincent

      [Répondre à ce message]


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