| Arts & Lettres | Poésie | Démocratie, laïcité, droits | Politique | Féminisme, rapports hommes-femmes | Femmes du monde | Polytechnique 6 décembre 1989 | Prostitution & pornographie | Syndrome d'aliénation parentale (SAP) | Voile islamique | Violences | Sociétés | Santé & Sciences | Textes anglais  

                   Sisyphe.org    Accueil                                   Plan du site                       






mardi 6 septembre 2011

Polémique sur l’enseignement du genre dans les manuels scolaires en France

par Adéquations






Écrits d'Élaine Audet



Chercher dans ce site


AUTRES ARTICLES
DANS LA MEME RUBRIQUE


Sexisme politique, sexe social
Révolution féministe : site féministe universaliste et laïc
Il faut abolir les prisons pour femmes
Le féminisme islamique est-il un pseudo-féminisme ?
Pour un féminisme pluriel
Cachez-moi ce vilain féminisme
Féminisme - Le Groupe des treize veut rencontrer la ministre à la Condition féminine Lise Thériault
Combattre le patriarcat pour la dignité des femmes et le salut du monde
Martine Desjardins parle du Sommet des femmes à Montréal
Banaliser la misogynie, c’est dangereux
Féminisme - Faut-il faire le jeu du "Diviser pour régner" ?
Je suis blanche et vous me le reprochez !
La pensée binaire du féminisme intersectionnel ne peut que mener à l’incohérence
Lutter contre la pauvreté des femmes et la violence des hommes envers elles
"Du pain et des roses" - Le 26 mai 1995, une grande aventure débutait
Portrait des Québécoises en 2015 - L’égalité ? Mon œil !
Je plaide pour un féminisme qui n’essaie pas de s’édulcorer
La Maison de Marthe, première récipiendaire du Prix PDF Québec
Ensemble, réussir la 4ième Marche Mondiale des Femmes ! Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous resterons en marche !
Des "Déchaînées" aux genoux du patriarcat !
L’intervention féministe intersectionnelle – Troquer un idéal pour une idéologie trompeuse ?
Ce que révèle l’alliance de certains musulmans avec la droite réactionnaire
Au cœur de la division du mouvement féministe québécois : deux visions
Désaccord sur le virage de la Fédération des femmes du Québec
Féminisme islamique - Quand la confusion politique ne profite pas au féminisme
États généraux du féminisme - Des sujets importants écartés : "De qui ou de quoi avons-nous peur ?"
PDF Québec est lancé ! - Une voix pour les droits des femmes
États généraux et FFQ - Un féminisme accusateur source de dissension
Ignorer et défendre la domination masculine : le piège de l’intersectionnalité
Comment les hommes peuvent appuyer le féminisme
Le féminisme contemporain dans la culture porno : ni le playboy de papa, ni le féminisme de maman
Refuser d’être un homme. Pour en finir avec la virilité
Les micro-identités et le "libre choix" érigé en système menacent les luttes féministes
La misogynie n’a pas sa place dans le féminisme
L’écriture équitable - La féminisation des textes est un acte politique
Réfutation de mensonges au sujet d’Andrea Dworkin
Une éducation féministe donne de meilleurs fils
"Rien n’a encore pu me détruire" : entretien avec Catharine A. MacKinnon
France - La mainmise des hommes sur le monde de la radio
États généraux sur le féminisme au Québec/FFQ - Des exclusions fondées sur des motifs idéologiques et des faussetés
Le mouvement des « droits des hommes », la CAFE et l’Université de Toronto
Mensonges patriarcaux - Le mouvement des « droits des hommes » et sa misogynie sur nos campus
Féministes, gare à la dépolitisation ! Les féminismes individualiste et postmoderne
"Les femmes de droite", une oeuvre magistrale d’Andrea Dworkin
"Je suis libre", une incantation magique censée nous libérer des structures oppressives
Trans, queers et libéraux font annuler une conférence féministe radicale à Londres
« Le féminisme ou la mort »
"Des paradis vraiment bizarres" - "Reflets dans un œil d’homme ", un essai de Nancy Huston
Quand les stéréotypes contrôlent nos sens
"Agentivité sexuelle" et appropriation des stratégies sexistes
Cessons de dire que les jeunes femmes ne s’identifient pas au féminisme !
Un grand moment de féminisme en milieu universitaire
Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine
Résistance au sexe en contexte hétérosexuel
La CHI - Un humour dégradant et complice de l’injustice sociale
"Heartbreak", une autobiographie d’Andrea Dworkin
Hockey, suicide et construction sociale de la masculinité
Le "Gender" à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal
2011-2015 - Un plan d’action pour un Québec égalitaire
NousFemmes.org
L’égalité inachevée
Journée internationale des femmes 2011 - Briser le silence sur toutes les formes de sexisme
En France et ailleurs, 2010, une mauvaise année pour les femmes
Ce qu’est le féminisme radical
Polygamie - Le Comité de réflexion sur la situation des femmes immigrées et “racisées” appuie l’avis du CSF
Il y a trois ans, mon cher Léo...
La Fédération des femmes du Québec représente-t-elle toutes les femmes ?
Tout est rentable dans le corps des femmes... pour ceux qui l’exploitent
Incessante tyrannie
Comment le patriarcat et le capitalisme renforcent-ils conjointement l’oppression des femmes ?
Égalité ou différence ? Le féminisme face à ses divisions
Le "gender gap" dans les Technologies de l’information et de la communication
La Marche mondiale des femmes dix ans plus tard
Azilda Marchand : une Québécoise qui fut de tous les combats pour les femmes !
Les hommes proféministes : compagnons de route ou faux amis ?
Prostitution et voile intégral – Sisyphe censuré par le réseau féministe NetFemmes
Regard sur l’égalité entre les femmes et les hommes : où en sommes-nous au Québec ?
Féminisme en ménopause ?
Ce n’est pas la France des NOBELS !
Écarter d’excellentes candidates en médecine ? Inadmissible !
Trois mousquetaires au féminin : Susan B. Anthony, Elizabeth Cady Stanton et Matilda Joslyn Gage
La question des privilèges - Le réalisateur Patric Jean répond à des critiques
Lettre à Patric Jean, réalisateur de "La domination masculine", et à bien d’autres...
Une grande féministe, Laurette Chrétien-Sloan, décédée en décembre 2009
Le travail, tant qu’il nous plaira !
Comme une odeur de misogynie
La patineuse
Invasion du sexisme dans un lycée public
Magazines, anorgasmie et autres dysfonctions
"Toutes et tous ensemble pour les droits des femmes !"
Cent ans d’antiféminisme
MLF : "Antoinette Fouque a un petit côté sectaire"
Des femmes : Une histoire du MLF de 1968 à 2008
Qui est déconnectée ? Réponse à Nathalie Collard
Manifeste du rassemblement pancanadien des jeunes féministes
Pour une Charte des droits des femmes
Andy Srougi perd sa poursuite en diffamation
La lesbienne dans Le Deuxième Sexe
Le livre noir de la condition des femmes
La percée de la mouvance masculiniste en Occident
Procès du féminisme
Humanisme, pédocriminalité et résistance masculiniste
Une critique des pages sur le viol du livre "Le Plaisir de tuer"
Mise au point sur la suspension d’un article critiquant le livre du Dr Michel Dubec
Pour éviter de se noyer dans la (troisième) vague : réflexions sur l’histoire et l’actualité du féminisme radical
L’égalité des femmes au Québec, loin de la coupe aux lèvres !
Je suis féministe !
Écoféminisme et économie
Poursuite contre Barbara Legault et la revue "À Bâbord !" - Mise à jour
Biographie de Léo Thiers-Vidal
Vivement le temps de prendre son temps !
Séances d’information pour le projet d’une Politique d’égalité à la Ville de Montréal
Florence Montreynaud fait oeuvre d’amour et de mémoire
Magazines pour filles, changement de ton !
Un 30e anniversaire de la JIF sous la fronde conservatrice
L’égalité des femmes au Québec est-elle plus qu’une façade ?
Colloque sur Antigone
Prostitution et trafic sexuel - Dossier principal sur Sisyphe.org
Golf : "Gentlemen only, ladies forbidden" ?
Méchant ressac ou KIA raison ?
Dégénération de "Mes aïeux", un engouement questionnant
Les « Gender Studies », un gruyère confortable pour les universitaires
Réflexions "scientifiques" du haut du Mont Grey Lock
Madame, s’il vous plaît !
Annie Leclerc, philosophe
Des arguments de poids...
Pour hommes seulement
Andrea Dworkin ne croit pas que tout rapport sexuel hétéro est un viol
Peau d’Âme ou Beautés désespérées ?
Réflexions et questionnement d’une féministe en mutation
Mais pourquoi est-elle si méchante ?
Le concours « Les Jeudis Seins » s’inscrit dans le phénomène de l’hypersexualisation sociale
Aux femmes qui demandent - sans plus y croire - justice. Qu’elles vivent !
Jeux olympiques 2006 : félicitations, les filles !
7e Grève mondiale des femmes - Le Venezuela donne l’exemple
Évolution des droits des Québécoises et parcours d’une militante
2005, l’année de l’homme au Québec
Mes "problèmes de sexe" chez le garagiste !
Brèves considérations autour des représentations contemporaines du corps
OUI à la décriminalisation des personnes prostituées, NON à la décriminalisation de la prostitution
"Femmes, le pouvoir impossible", un livre de Marie-Joseph Bertini
L’AFEAS veut la représentation égalitaire à l’Assemblée nationale du Québec
Elles sont jeunes... eux pas
Dis-moi, « le genre », ça veut dire quoi ?
Quand donc les hommes ont-ils renoncé à la parole ?
Déconstruction du discours masculiniste sur la violence
Les hommes vont mal. Ah bon ?
La face visible d’un nouveau patriarcat
Quelle alternative au patriarcat ?
Le projet de loi du gouvernement Raffarin "relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste et homophobe" est indéfendable
L’influence des groupes de pères séparés sur le droit de la famille en Australie
Victoires incomplètes, avenir incertain : les enjeux du féminisme québécois
Retrouver l’élan du féminisme
Le droit d’éliminer les filles dans l’oeuf ?
Le système patriarcal à la base des inégalités entre les sexes
Des nouvelles des masculinistes
Masculinisme et système de justice : du pleurnichage à l’intimidation
Nouvelle donne féministe : de la résistance à la conquête
Les masculinistes : s’ouvrir à leurs réalités et répondre à leurs besoins
Nouvelles Questions féministes : "À contresens de l’égalité"
S’assumer pour surmonter sa propre violence
Sisyphe, que de rochers il faudra encore rouler !
Coupables...et fières de l’être !
Un rapport de Condition féminine Canada démasque un discours qui nie les inégalités de genre
De la masculinité à l’anti-masculinisme : penser les rapports sociaux de sexe à partir d’une position sociale oppressive
Les courants de pensée féministe
Quelques commentaires sur la domination patriarcale
Chroniques plurielles des luttes féministes au Québec
Qu’il est difficile de partir !
Deux cents participantes au premier rassemblement québécois des jeunes féministes
Le féminisme : comprendre, agir, changer
Le féminisme, une fausse route ? Une lutte secondaire ?
À l’ombre du Vaaag : retour sur le Point G
L’identité masculine ne se construit pas contre l’autre
Les hommes et le féminisme : intégrer la pensée féministe
La misère au masculin
Le Nobel de la paix 2003 à la juriste iranienne Shirin Ebadi
Hommes en désarroi et déroutes de la raison
Le « complot » féministe
Christine de Pisan au coeur d’une querelle antiféministe avant la lettre
Masculinisme et suicide chez les hommes
Le féminisme, chèvre émissaire !
L’autonomie de la FFQ, véritable enjeu de l’élection à la présidence
Les défis du féminisme d’aujourd’hui
Les arguments du discours masculiniste
Nouvelle présidente à la FFQ : changement de cap ?
La stratégie masculiniste, une offensive contre le féminisme
Le discours masculiniste dans les forums de discussion







« Définitions de l’approche de genre et genre & développement 2011
Le "genre" ou "l’approche de genre" est souvent mal compris en France. Issu de l’anglais "Gender", le genre est un concept sociologique désignant les "rapports sociaux de sexe", et de façon concrète, l’analyse des statuts, rôle sociaux, relations entre les hommes et les femmes.
Appliquées aux politiques publiques, le genre a pour objectif de promouvoir l’égalité des femmes et des hommes en prenant en compte les différences et la hiérarchisation socialement construite. On parle aussi en France ’d’approche intégrée’ de l’égalité ».

____________________

Une polémique s’est instaurée autour de l’enseignement de "la théorie du genre" en classe de Sciences de la Vie et de la Terre, abordée par certains manuels des classes de premières ES et L suite à des instructions ministérielles de juillet 2010 sur le nouveau programme. Cette polémique témoigne des réticences, contre-sens et refus idéologiques, au sujet d’une approche encore mal connue en France, bien que faisant l’objet d’études et de recherches depuis une trentaine d’années.

Une certaine confusion règne. Des articles dans les médias ont contribué à diffuser une idée caricaturale de l’approche de genre, en indiquant par exemple qu’il s’agit pour chacun et chacune de choisir à tout moment si il ou elle décide d’être ou de rester un homme ou une femme... Des responsables politiques ont fait des amalgames entre "théorie du genre" et pédophilie. L’approche est présentée comme uniquement d’origine américaine. C’est oublier qu’elle est résumée dans l’affirmation célèbre de Simone de Beauvoir dès 1948 : "On ne naît pas femme, on le devient". Par ailleurs, il n’est pas certain non plus que la façon dont les notions de genre, de sexe, d’identité sexuelle, d’orientation sexuelle, sont "expliquées" dans les manuels incriminés contribue à clarifier les choses... De leur côté, les instructions officielles sont-elles vraiment claires, en demandant d’expliquer aux élèves que "si l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l’orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée" ?

La mobilisation de milieux politiques et religieux conservateurs contre le genre, qui n’est pas spécifique à la France, et qui est ancienne, nous donne des indications sur ce qui pose problème de façon sous-jacente. Pour l’approche de genre, au-delà du sexe anatomique donné à la naissance, les identités masculines ou féminines se construisent en fonction des rôles, des statuts sociaux, culturels, symboliques, variables selon les époques et les lieux, influencés par de multiples facteurs politiques, économiques, institutionnels, éducatifs, etc. Les "rapports sociaux de sexe" se fondent, de façon universelle, sur des inégalités au détriment des femmes.

L’approche de genre fournit des outils pour analyser, déconstruire les rapports de domination, proposer des mesures pour favorise l’égalité des droits, etc.

Cette approche sociologique a pu heurter le socle idéologique sur lequel se basent notamment les religions monothéistes : l’essentialisme, qui considère qu’il existe une "nature" féminine et une "nature" masculine immuable et innée, conférant aux femmes et aux hommes des rôles différents et complémentaires, notamment au sein de l’institution de la famille. Cette conception a, pendant des siècles, contribué à maintenir les femmes dans un état de sujétion, trouvant d’ailleurs un renfort inattendu à partir de la fin du 18ème siècle dans les milieux médicaux et "scientifiques" théorisant l’infériorité constitutionnelle féminine en matière de pensée, de création, de prise de responsabilité politique, etc. Les différences de statut des femmes et des hommes dans la société ont ainsi été "naturalisées" pour "sauver" la notion de supériorité masculine - dont la coexistence avec le principe d’égalité des citoyens et les droits affirmés par la Révolution devenait problématique. Remplacer la hiérarchie sociale d’origine "spirituelle" par une hiérarchie expliquée (scientifiquement) par la "nature" permettait de continuer à exclure les femmes du droit de vote et de l’exercice du pouvoir politique et économique.

Les intervenants hostiles à l’enseignement du genre expriment d’ailleurs un discours sacralisant "la science", le "scientifique", qui parait quelque peu daté. Apparemment pour eux, d’une part les "sciences de la vie" seraient par définition exemptes de tous présupposés, idéologies, stéréotypes etc. D’autre part, les travaux et recherches en sciences humaines, dont relève l’approche de genre, ne seraient pas du domaine des sciences. D’ailleurs, il n’y a pas que les sciences humaines qui s’intéressent au genre : des recherches en neurobiologie, comme celles de Catherine Vidal, estiment, par exemple, qu’il n’y a pas plus de différences entre un cerveau féminin et un cerveau masculin qu’entre des cerveaux de personnes du même sexe : c’est la diversité humaine qui prévaut, la plasticité et l’évolution permanente en fonction de l’environnement et des expériences vécues.

Le "genre" a ceci de particulier (comme le "développement durable") qu’il s’agit de concepts aux implications complexes, aux multiples interprétations, en recherche et en débat permanents, susceptible de récupérations... Et qu’il s’agit aussi de pratiques concrètes, mobilisables pour transformer la société, la faire évoluer. Ainsi, pour Adéquations "l’approche de genre" est une démarche d’émancipation des femmes et des hommes et un ensemble d’outils méthodologiques très utiles "sur le terrain" pour favoriser l’efficacité de projets, par exemple en matière de solidarité internationale ou d’éducation non sexiste. Le centre de ressources en ligne sur l’éducation non sexiste témoigne de la richesse des pratiques et des outils disponibles. L’expérience en cours du programme pilote Genre et économie, les femmes actrices du développement, qui mobilise 12 ONG françaises et 40 partenaires en Afrique de l’Ouest, montre l’intérêt très pratique de cette approche.

Mais derrière les amalgames et les contresens faits par les pétitionnaires eux-mêmes, se cache (très peu d’ailleurs) la crainte de la confusion "des genres" et de la "promotion" de l’homosexualité, porte ouverte à un amoindrissement de la famille "normale". Leur vision du genre se réduit à la question de l’orientation sexuelle.

Les député-es pétitionnaires (qui sont environ 78 hommes pour 12 femmes, en raison de l’inégalité de genre à l’Assemblée nationale) gagneraient à se former un peu sur le genre comme construction sociale des identités sexuées, d’autant que le "gender mainstreaming" (approche intégrée de l’égalité femmes-hommes dans toutes les politiques publiques) fait partie des engagements de la France, que c’est un des socles de la construction européenne, que la France comme la plupart des Etats a signé la Convention internationale contre l’élimination de toutes les discriminations envers les femmes (CEDEF), qui l’engage juridiquement à lutter contre les stéréotypes de genre, etc.

Espérons que de leur côté, le ministère de l’éducation, les éditeurs de livres scolaires s’attelleront à mieux formuler la problématique, sinon les enseignant-es pourraient se décourager, ce qui résoudra le problème par défaut. Parmi les ouvrages incriminés, certains considèrent l’identité sexuelle... ou même le genre comme relevant du biologique, d’autres comme du social, d’autres comme les deux à la fois...

En tout cas, tout cela montre qu’informer et former sur l’approche du genre, et en débattre, répondent à un réel besoin ! Le mieux serait donc de généraliser les études de genre en milieu scolaire et de favoriser l’inter-disciplinarité des approches biologiques, historiques, sociologiques, philosophiques...

Source : Adéquations.

Autres articles du dossier d’Adéquations

  • Les programmes scolaires incriminés
  • Les réactions de refus
  • La défense du genre par les chercheur-es

    Note de Sisyphe - Articles complétant ce dossier

    - « Le "Gender" à l’américaine - Un verbiage qui noie la réalité du pouvoir patriarcal », par Dre Michèle Dayras, présidente de SOS-SEXISME
    - « Dis-moi, "le genre", ça veut dire quoi ? », par Marie-Victoire Louis, chercheuse au CNRS
    - « Genre ou sexe - Ce qui n’est pas nommé n’existe pas ! », par Michèle Dayras
    - « Le gender est-il une invention américaine ? », par Karen Offen, sur Clio
    - « De l’identité biologique à l’identité sociologique ou comment déconstruire les structures fondamentales de la société », par Élizabeth Montfort
    - « Les études de genre en France, année zéro ?
    Sciences Po, le MLF et la mémoire des luttes féministes »
    , par
    Juliette Rennes et Rose-Marie Lagrave

    Mis en ligne sur Sisyphe, le 6 septembre 2011


  • Partagez cette page.
    Share


    Format Noir & Blanc pour mieux imprimer ce texteImprimer ce texte   Nous suivre sur Twitter   Nous suivre sur Facebook
       Commenter cet article plus bas.

    Adéquations



    Plan-Liens Forum

  • Où mène la bêtise...
    (1/1) 18 septembre 2011 , par Sisyphe





  • Où mène la bêtise...
    18 septembre 2011 , par Sisyphe   [retour au début des forums]

    Bon, d’accord pour ne pas baser l’identité de l’individu-e sur la seule biologie et ne pas instrumentaliser les différences à des fins de discrimination. Mais d’un extrême (ne retenir que les différences biologiques comme base d’identité) à un autre (nier toutes différences biologiques en prétendant que les sexes féminin et masculin ne sont que des constructions sociales), on arrive parfois à la bêtise : « Une école maternelle de Suède a choisi de ne plus utiliser les pronoms « il » et « elle » mais une forme neutre du terme « ami », rapporte le magazine Time.

    Le but est de préserver les enfants des stéréotypes de genre qui pourraient « les enfermer dans un rôle déterminé et les empêcher de s’exprimer tels qu’ils sont vraiment » (...)

    Lire la suite : "Ne dites plus ’il’ ou ’elle’ à l’école".


        Pour afficher en permanence les plus récents titres et le logo de Sisyphe.org sur votre site, visitez la brève À propos de Sisyphe.

    © SISYPHE 2002-2011
    http://sisyphe.org | Archives | Plan du site | Copyright Sisyphe 2002-2016 | |Retour à la page d'accueil |Admin